Laisser le temps au temps … Billet

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9 sujets de 16 à 24 (sur un total de 24)
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  • #420004161324
    ZEN
    Membre

    Il y a 100 ans, on parvenait à des résultats de 0,002 sec par jour non pas sur 3 modèles de goussets mais sur des dizaines de pièces et sur des chronomètres de marine.
    La mise en œuvre de process industriels pour améliorer la précision sur des productions de masse n’atteint pas ces résultats. Mais il ne faut pas confondre chronométrie et fabrication de pièces ayant une bonne précision sur des volumes fabriqués.

    Ce qui n’a aucun sens est la manière dont tu confonds les deux notions. Ce que j’ai dit est qu’on parvenait en 1910 à des productions en volumes aussi précises que ce qu’on fait aujourd’hui. Pour la chronométrie, on n’y arrive plus du tout. Les montres ne sont plus capables de subir les tests et il n’y a plus de régleurs.

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420004161325
    foversta
    Membre

    Disons que sur le pur aspect de la précision de la mesure du temps, d’autres technologies ont remplacé la montre mécanique et que donc il faudrait comparer le top d’antan avec le top d’aujourd’hui.

    #420004161326
    ZEN
    Membre

    Oui sans doute mais, les montres de bord ou goussets avaient des balanciers de grands diamètres et les montres bracelets sont différentes…

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420004161327
    Invité
    Membre
    ZEN a écrit:
    Il y a 100 ans, on parvenait à des résultats de 0,002 sec par jour non pas sur 3 modèles de goussets mais sur des dizaines de pièces et sur des chronomètres de marine.
    La mise en œuvre de process industriels pour améliorer la précision sur des productions de masse n’atteint pas ces résultats. Mais il ne faut pas confondre chronométrie et fabrication de pièces ayant une bonne précision sur des volumes fabriqués.

    Ce qui n’a aucun sens est la manière dont tu confonds les deux notions. Ce que j’ai dit est qu’on parvenait en 1910 à des productions en volumes aussi précises que ce qu’on fait aujourd’hui. Pour la chronométrie, on n’y arrive plus du tout. Les montres ne sont plus capables de subir les tests et il n’y a plus de régleurs.

    Cette assertion est complètement fausse. Déjà il y a cent ans la plupart des montres étaient destinées à être portées dans une poche et auraient bien été en peine de supporter le dixième des chocs de la vie quotidienne d’aujourd’hui.

    Ensuite je vous parle d’un million de pièces à moins de 4s/j et vous me répondez avec des séries de quelques dizaines de pièces ou des chronomètres de Marine produits quasiment sur commande. Où voyez-vous de l’horlogerie dite de volume là dedans ? Incompréhensible

    Bon dimanche quand même. Wink

    #420004161328
    pfla
    Membre

    Je pense que cela n’a pas beaucoup de sens de comparer des technologies avec 1 siècle d’écart. La technologie n’a jamais été aussi avancée qu’aujourd’hui et si on voulait ( ou avoir besoin) de perfectionner une techno ancienne on saurait le faire. Tout à été amélioré : les matériaux, les techniques d’usinage et de fabrication etc mais on n’en a plus besoin. D’autres techno plus performantes les ont remplacées.
    D’ailleurs la montre mécanique aujourd’hui est une aberration technologique permise par le cerveau humain qui n’est pas toujours rationnel, heureusement dans ce cas et malheureusement dans d’autres cas.

    #420004161329
    ZEN
    Membre

    La phrase qui semble vous ériger en expert autoproclamé est :

    Citation :
    Aujourd’hui, l’horlogerie nous explique que la précision d’une montre dépend de matériaux nouveaux alors qu’aucune montre ne peut plus être réglée pour être aussi précise que des chronomètres des années 1920 avec des spiraux en acier et des balanciers compensés en Elinvar.

    Cette phrase signifie que même avec des matériaux nouveaux et high tech, on n’approche pas des réglages que les concours de chronométrie permettaient d’obtenir. Cela est d’autant plus vérifiable que le silicium ne permet pas le réglage fin. On peut faire 500 000 pièces à une seconde ou deux mais pas mieux. Le Parachrome de Rolex qui lui est réglable permet d’excellents réglages mais atteindre le niveau des pièces de concours reste inaccessible.

    La production en volume de pièces précises en réglage usine fut depuis très longtemps une préoccupation des fabricants. Zenith reçut un diplôme spécial pour avoir fait 1000 pièces consécutives toutes avec un bulletin de marche (certes moins exigeant que le -2 +2 mais dans les normes du COSC actuel).

    Quand les observatoires militaires comme celui de Washington achetaient des montres qui réussissaient les concours dans la discipline des Torpédo Boat Watches, les dérives étaient de l’ordre de 0,000x seconde par jour. C’était la condition pour que l’US Navy les achète.

    Aucune montre bracelet n’atteint cette précision. Aucune Rolex ou Omega actuelle n’aurait pu servir de Master Navigation Watch comme une Ulysse Nardin ou une Longines qui plus est avec un mouvement 8 jours.

    Les derniers concours de chronométrie furent des mascarades. Les montres de concours étaient testées aux chocs, au froid, en étuve… Il suffit de relire les règlements. Les responsables de production des marques constatent cette marge de progrès des montres actuelles. C’est un fait pas une assertion, pas un professionnel ne le remet en question parce que c’est comme ça.

    Le patron d’une grande marque avec lequel j’en discutais il y a quelques semaines se demandait même si ses horlogers seraient capables de retrouver les gestes des réglages d’il y a 100 ans. Ma réponse est claire, c’est non. Un chronomètrier avait besoin de 15 ou 20 ans pour se former. C’est aujourd’hui impossible et anti-économique.

    Alors sans doute les marques produisent en volumes des montres plus précises qu’avant mais pas encore au niveau chronométrique de pièces qui il y a 100 ans remportaient les concours. Sinon, on le saurait.

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420004161330
    pfla
    Membre
    Citation :
    Le patron d’une grande marque avec lequel j’en discutais il y a quelques semaines se demandait même si ses horlogers seraient capables de retrouver les gestes des réglages d’il y a 100 ans. Ma réponse est claire, c’est non. Un chronomètrier avait besoin de 15 ou 20 ans pour se former. C’est aujourd’hui impossible et anti-économique.

    effectivement ce n’est plus possible car nous n’en avons plus besoin Il y a d’autres solutions plus performantes au problème de mesurer le temps.
    Dans la majorité des domaines, les technologies obsolètes et les métiers associés disparaissent. La montre mécanique perdure, c’est assez extraordinaire en soi !

    #420004161331
    tépépé
    Membre

    1000, puis 20.000, puis 100.000 mouvements aux numéros consécutifs, certifiés chronomètres avec résultats particulièrement bons.

    C’était Omega… les grandes années.

    http://omega-constellation-collectors.blogspot.com/2009/06/as-ryan-rooney-noted-here-in-his-blog.html

    la liste et les lettres de l’observatoire sont téléchargeables.

    Horlogerie traditionnelle, en grand volume pour offrir une heure précise avec les techniques « avancées » de l’époque.
    Pas à la seconde certes, mais réglée en usine, et améliorable si envie.

    Les chonos de concours, alors là c’était autre chose. Que ce soit inutile je veux bien, c’est vrai.
    Mais l’art, comme le savoir-faire et l’amour du travail de précision, tout cela est inutile… tout en étant indispensable.

    #420004161332
    pfla
    Membre

    effectivement je pense que l’horlogerie mécanique a changé de catégorie d’une certaine façon. on est passé du domaine industriel (métrologie) avec des besoins de précision et de fiabilité vitales pour les usages à un domaine que je ne sais pas trop qualifier mais qui semble se rapprocher de l’accessoire de luxe ou de l’art avec tout ce que cela comporte de savoir faire pointus, de prix élevés, d’engouements parfois passagers, de spéculations financières etc.

    Je ne dis pas que la chonométrie mécanique est inutile dans l’absolu mais qu’elle est devenue inutile pour l’industrie d’aujourd’hui. Cela reste une activité à haute valeur ajoutée tant que des amateurs comme les Fameurs lui accorderons de la valeur !

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