FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › « La Blockchain » peut elle sauver du peril de la contrefaçon et cie ?
- Ce sujet contient 35 réponses, 16 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Electrolyse, le il y a 5 années et 1 mois.
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5 septembre 2020 à 14h48 #420004400940
slavia25
MembreBof, bof, bof, ….
Je n’ai pas approfondi la Blockchain, mais étant informaticien je m’y suis un peu intéressé.
A mon avis, il y a beaucoup de vent dans tout ça et de nombreux journalistes qui n’y connaissent rien.
La blockchain n’est guère révolutionnaire et basée sur ce que l’on connait depuis longtemps : listes chainées et cryptographie à clef publique.
La signature via clef privée/publique (+tiers de confiance) permet déjà depuis longtemps de s’assurer de l’intégrité/authenticité/non répudiation d’un élément d’information émis, la blockchain ne fait que rajouter la garantie de la séquence/l’enchainement des informations, bref pas de quoi fouetter un chat….
Quand l’élément à garantir est une information seule (écriture comptable, transaction financière, testament, document officiel quelconque ,….) ok.
Mais quand il s’agit de rattacher ce document à un bien matériel, c’est le lien entre les deux qui pèche tout le temps (quel identifiant ?).Les documents peuvent donc déjà être garantis par une signature.
Quel est l’intérêt de garantir la séquentialité ? et le lien avec le bien en lui-même n’est pas plus garanti… Bref, j’ai du mal à voir l’apport, mais si quelqu’un voit, merci à lui de nous éclairer.Par contre, je vois très bien l’intérêt qu’auraient certains gouvernements à contrôler une blockchain répertoriant certains biens/certaines transactions et dont l’inscription y serait obligatoire…
5 septembre 2020 à 16h44 #420004400941marmoot
Membre- pierre37 a écrit:
- Oui, mais qui inscrit les transactions dans la blockchain ? (notamment les ventes 2nde main ?). Il faut donc donner une clé privée à l’acheteur afin qu’il puisse éventuellement revendre la montre et inscrire cette transaction dans la blockchain, non ?
De plus, le nom de l’actuel propriétaire ne peut être publique dans la blockchain pour des raisons évidentes de confidentialité.
La transaction est inscrite dans le bloc par le réseau et le bloc est ensuite validé par celui-ci (comme un paiement bancaire ou autre). Donc oui, il faut que chaque partie ait une clé privée afin de signer celle-ci, c’est le protocole. Cette clé peut être générée aléatoirement (comme bitcoin) ou être dérivée de données de chaque utilisateur, comme son identité par exemple. Actuellement, il n’est pas nécessaire de connaitre sa clé privée pour effectuer des transactions sur un réseau comme bitcoin, les plateformes d’échange par exemple la stocke et signe à votre notre place. C’est donc totalement transparent pour l’utilisateur (même s’il est quand même fortement conseillé de stocker sa clé privée soi-même, pour des raisons de sécurité)
- slavia25 a écrit:
- Bof, bof, bof, ….
Je n’ai pas approfondi la Blockchain, mais étant informaticien je m’y suis un peu intéressé.
A mon avis, il y a beaucoup de vent dans tout ça et de nombreux journalistes qui n’y connaissent rien.
La blockchain n’est guère révolutionnaire et basée sur ce que l’on connait depuis longtemps : listes chainées et cryptographie à clef publique.
La signature via clef privée/publique (+tiers de confiance) permet déjà depuis longtemps de s’assurer de l’intégrité/authenticité/non répudiation d’un élément d’information émis, la blockchain ne fait que rajouter la garantie de la séquence/l’enchainement des informations, bref pas de quoi fouetter un chat….
Quand l’élément à garantir est une information seule (écriture comptable, transaction financière, testament, document officiel quelconque ,….) ok.
Mais quand il s’agit de rattacher ce document à un bien matériel, c’est le lien entre les deux qui pèche tout le temps (quel identifiant ?).Les documents peuvent donc déjà être garantis par une signature.
Quel est l’intérêt de garantir la séquentialité ? et le lien avec le bien en lui-même n’est pas plus garanti… Bref, j’ai du mal à voir l’apport, mais si quelqu’un voit, merci à lui de nous éclairer.
Les vulgarisateurs sérieux disent bien que séparément, chaque élément du protocole initial (bitcoin) n’est pas nouveau: crypto asymétrique, table de hachage, preuve de travail..tout ça existait déjà. Ce qui a été nouveau, en revanche, c’est de créer un système d’échange de pair à pair sans tiers de confiance, et le moyen pour y arriver a été de séquencer l’historique de toutes les transactions et de faire valider chaque bloc de transaction par un réseau décentralisé.
Avant bitcoin il y a eu plusieurs tentatives de monnaie numérique, mais chaque essai s’est heurté au problème de la confiance et passait par un système « d’autorité centrale ». Bitcoin s’est passé de la confiance et du problème du tiers grâce au principe du registre partagé et validé par tous les membres du réseau.
Dans le cas des montres, il est vrai qu’un système plus simple de certificat numérique serait déjà une belle avancée. La marque pouvant jouer le rôle de tiers de confiance, on pourrait s’accommoder d’un registre centralisé ou chaque montre y est inscrite individuellement. Un faussaire qui copierait une montre et sa clé ne pourrait pas l’authentifier car elle serait alors inscrite deux fois dans le registre. Chaque moment de la vie de l’objet pourrait également y être inscrit (transactions, révisions…). Ca marcherait pareil, à condition que le passage par le registre soit rendu nécessaire.
Le principal avantage de la blockchain, c’est de pouvoir se passer de la confiance et de la centralisation.
7 septembre 2020 à 17h47 #420004400942sebromano
Membre- slavia25 a écrit:
- Bof, bof, bof, ….
Je n’ai pas approfondi la Blockchain, mais étant informaticien je m’y suis un peu intéressé.
A mon avis, il y a beaucoup de vent dans tout ça et de nombreux journalistes qui n’y connaissent rien.
La blockchain n’est guère révolutionnaire et basée sur ce que l’on connait depuis longtemps : listes chainées et cryptographie à clef publique.
La signature via clef privée/publique (+tiers de confiance) permet déjà depuis longtemps de s’assurer de l’intégrité/authenticité/non répudiation d’un élément d’information émis, la blockchain ne fait que rajouter la garantie de la séquence/l’enchainement des informations, bref pas de quoi fouetter un chat….
Quand l’élément à garantir est une information seule (écriture comptable, transaction financière, testament, document officiel quelconque ,….) ok.
Mais quand il s’agit de rattacher ce document à un bien matériel, c’est le lien entre les deux qui pèche tout le temps (quel identifiant ?).Les documents peuvent donc déjà être garantis par une signature.
Quel est l’intérêt de garantir la séquentialité ? et le lien avec le bien en lui-même n’est pas plus garanti… Bref, j’ai du mal à voir l’apport, mais si quelqu’un voit, merci à lui de nous éclairer.Par contre, je vois très bien l’intérêt qu’auraient certains gouvernements à contrôler une blockchain répertoriant certains biens/certaines transactions et dont l’inscription y serait obligatoire…
C’est tout le sujet de la blockchain et je te rejoins, il faut trouver une solution. Je n’ai pas directement participé à la mise en place de la blockchain pour le vin de prestige mais je poserais la question. Garantir la séquentialité permet de verrouiller l’intangibilité d’un registre: si toutes les ventes et achats sont déclarés, cela devient compliquer de contrefaire et le numéro de série et l’identité du possesseur, que ce soit ce qui est rattaché au bien et au registre. Un peu à l’identique d’une carte grise mais totalement dématérialisée.
13 septembre 2020 à 9h32 #420004400943slavia25
MembreLe principal avantage de la blockchain, c’est de pouvoir se passer de la confiance et de la centralisation.
Je ne pense pas, si mes informations sont exactes. Le système de validation décentralisée est spécifique à bitcoin, mais n’est pas dans la technique de base des blockchains. La validation de l’ajout de nouveaux maillons peut se faire selon les règles que l’on souhaite, en général par le gestionnaire de la blockchain.
Le peu que j’aie lu concernant la preuve de travail dans le Bitcoin m’a abasourdi. C’est une aberration économique et écologique de faire travailler pendant des mois en vain des millions d’ordinateurs, ça a déstabilisé le marché de l’électricité, des cartes graphiques et induit une pollution inimaginable… Par ailleurs les dérives commencent à être prévisibles, le système s’apparentant à un suffrage censitaire…. Bref, la validation décentralisée est à revoir si elle s’inspire de celle du bitcoin. Mais à l’évidence, ce n’était pas ce qui était suggéré dans les articles.
La blockchain est très convaincante pour une utilisation privée ou avec une autorité certificatrice et pour certifier la séquentialité d’informations …
La certification d’un historique de la montre pourrait donc être intéressant éventuellement, mais il faudrait une autorité tierce pour certifier l’ajout de nouveaux maillons à la chaine.Qui vivra verra
13 septembre 2020 à 10h36 #420004400944marmoot
Membre- slavia25 a écrit:
- Le principal avantage de la blockchain, c’est de pouvoir se passer de la confiance et de la centralisation.
Je ne pense pas, si mes informations sont exactes. Le système de validation décentralisée est spécifique à bitcoin, mais n’est pas dans la technique de base des blockchains. La validation de l’ajout de nouveaux maillons peut se faire selon les règles que l’on souhaite, en général par le gestionnaire de la blockchain.
Le peu que j’aie lu concernant la preuve de travail dans le Bitcoin m’a abasourdi. C’est une aberration économique et écologique de faire travailler pendant des mois en vain des millions d’ordinateurs, ça a déstabilisé le marché de l’électricité, des cartes graphiques et induit une pollution inimaginable… Par ailleurs les dérives commencent à être prévisibles, le système s’apparentant à un suffrage censitaire…. Bref, la validation décentralisée est à revoir si elle s’inspire de celle du bitcoin. Mais à l’évidence, ce n’était pas ce qui était suggéré dans les articles.
La blockchain est très convaincante pour une utilisation privée ou avec une autorité certificatrice et pour certifier la séquentialité d’informations …
La certification d’un historique de la montre pourrait donc être intéressant éventuellement, mais il faudrait une autorité tierce pour certifier l’ajout de nouveaux maillons à la chaine.Qui vivra verra
Pardon, mais c’est un peu incohérent. La « technique de base des blockchains »…c’est justement ce qu’a proposé bitcoin. Bitcoin a été la première blockchain. Le terme « block chain » a été inventé par Hal Finney ( le premier a avoir reçu une transaction bitcoin..et peut être Satoshi Nakatomo lui-même) vers 2009.
Pour les curieux, le whitepaper de bitcoin : https://bitcoin.org/bitcoin.pdf. Je reprends une partie de l’abstract: « A purely peer-to-peer version of electronic cash would allow online payments to be sent directly from one party to another without going through a financial institution. Digital signatures provide part of the solution, but the main benefits are lost if a trusted third party is still required to prevent double-spending. We propose a solution to the double-spending problem using a peer-to-peer network. The network timestamps transactions by hashing them into an ongoing chain of hash-based proof-of-work, forming a record that cannot be changed without redoing the proof-of-work. »
Il y avait bien, dans la première blockchain produite, la volonté de se passer du tiers de confiance (prévenir la double dépense sans tierce partie) et de la centralisation (peer-to-peer). Si centralisation, alors tiers de confiance possible. Si tiers de confiance, alors pas vraiment besoin de blockchain. Bitcoin utilise la preuve de travail (PoW), comme beaucoup d’autres protocoles (litecoin, ethereum ..) Il existe depuis d’autres méthodes de validation des blocs (preuve d’enjeu -PoS-, preuve d’autorité -PoA-, …). VeChain, qui se concentre justement sur la certification des objets, utilise la PoA.
Un des principaux problèmes de la PoW est le cout énergétique. Mais c’est assez marrant (et un peu HS) que l’on mette systématiquement en avant cette « abérration » pour bitcoin et ses 40TWh par an, mais jamais concernant internet que l’on utilise tous les jours souvent sans grande raison, et ses 1500TWh par an. D’autant que, selon une étude de Cambridge de 2018, 30% de cette énergie du réseau bitcoin est issue du renouvelable (hydroélectricité en Chine, géothermie en Islande)
https://www.fournisseur-energie.com/internet-plus-gros-pollueur-de-planete/
https://bitcoin.fr/quelle-est-la-consommation-electrique-du-reseau-bitcoin/
« faire travailler pendant des mois en vain des millions d’ordinateurs » il ne travaillent pas « en vain », justement. Ils travaillent pour sécuriser le réseau. Dire que ce travail ne sert à rien, équivaut à ne pas avoir du tout compris le principe de base de ce type de réseau.
Je ne sais pas quelles ont été tes sources d’information, mais il y a peut être un soucis de sérieux/rigueur/impartialité
14 septembre 2020 à 14h15 #420004400945slavia25
MembreAh ? on ne s’est pas compris …
La PoA d’une blockchain privée est justement ce qui est intéressant. C’est en ce sens que je parlais de « tiers de confiance », pas au sens des PKI, je ne sais plus le terme consacré …
La PoW du type bitcoin avec minage, étant – je maintiens – une aberration économique/écologique …Et si, nombreux sont ceux qui protestent contre le coût énergétique d’Internet. Le stockage, le streaming sont bien connus pour être très gourmands en énergie.
Mais bon, je doute que ça intéresse grand-monde, et j’ai pas mal oublié depuis le temps et je manque de temps pour réviser … la faute en partie à FAM

>Je ne sais pas quelles ont été tes sources d’information, mais il y a peut être un soucis de sérieux/rigueur/impartialité
Votre remarque manque de savoir vivre jeune homme …14 septembre 2020 à 15h14 #420004400946sebromano
Membre- slavia25 a écrit:
- [b]L
La blockchain est très convaincante pour une utilisation privée ou avec une autorité certificatrice et pour certifier la séquentialité d’informations …
La certification d’un historique de la montre pourrait donc être intéressant éventuellement, mais il faudrait une autorité tierce pour certifier l’ajout de nouveaux maillons à la chaine.Qui vivra verra
Et dans ce cas, l’autorité certifiante est bien la manufacture. Tout devrait être renseigné et stocké grâce à la carte de garantie, ce qui est un atour majeur par rapport à l’exemple de l’article, le vin.
14 septembre 2020 à 21h32 #420004400947lowendalblades
MembreSujet éminemment intéressant, sur lequel nous travaillons depuis pas mal de temps.
Notre approche concerne, pour l’instant, plutôt la traçabilité des montres de collection que la contrefaçon des montres neuves.Nous avions présenté notre offre de certificats blockchain ici :
Un article intéressant à lire sur Europa Star ici :
15 septembre 2020 à 4h37 #420004400948marmoot
Membre- slavia25 a écrit:
- >Je ne sais pas quelles ont été tes sources d’information, mais il y a peut être un soucis de sérieux/rigueur/impartialité
Votre remarque manque de savoir vivre jeune homme …
Je ne parlais pas de votre intervention mais des informations que vous avez reçues sur le sujet. Car dire :
– que la validation décentralisée est spécifique à bitcoin n’est pas vrai
– que la validation des blocs s’apparente à un suffrage n’est pas vrai non plus ( on peut à la rigueur dire ça avec la « preuve d’enjeu » mais pas avec la PoW qui n’est que la résolution d’un calcul complexe, donc plutôt une compétition)
– que les ordinateurs tournent « en vain » est factuellement faux, puisque c’est justement ce travail informatique qui fait exister le réseau (transactions, validations, création de nouveaux BTC…bref, tout)
– que la « validation décentralisée de bitcoin est à revoir » est un avis un peu hardi. Les spécialistes de ce sujet s’accordent à dire que le réseau BTC est le plus sur et le plus robuste à ce jour.
– que c’est une « aberration économique » sans le début d’une justification n’est pas une donnée mais un avis, partisan de surcroit car le terme « aberration » est très connoté. De nombreux économistes ( tendance école autrichienne) voient d’un très bon oeil cette expérience, je pense donc qu’il faut un solide bagage de culture économique pour faire passer l’idée que ces gens là n’ont rien compris.
Il y a énormément d’infos imprécises voire de désinformation volontaire sur le sujet des blockchains/cryptomonnaies. Je vois mal en quoi chercher un peu de rigueur et de précision est un manque de savoir-vivre
- lowendalblades a écrit:
- Sujet éminemment intéressant, sur lequel nous travaillons depuis pas mal de temps.
Notre approche concerne, pour l’instant, plutôt la traçabilité des montres de collection que la contrefaçon des montres neuves.Nous avions présenté notre offre de certificats blockchain ici :
Un article intéressant à lire sur Europa Star ici :
J’avais loupé ce post ! Félicitations, c’est une très belle idée. Voila du concret
Vous utilisez le protocole Ethereum ?Pour rester dans le thème, UN propose un certificat numérique pour ses montres. La blockchain utilisée est celle de Bitcoin.
Dans le cas présenté, l’utilisation de la blockchain n’est pas vraiment indispensable puisque, comme il est expliqué, UN certifie le certificat numérique par signature électronique avant que celui-ci soit intégré au réseau btc. Il s’agit donc d’un petit « plus », mais qui permet tout de même de montrer qu’une blockchain centralisée n’est pas nécessaire.
24 septembre 2020 à 1h27 #420004400958mertenss
Membreouais , ya pas mal de fraude sur la blokchain, plus il y a de fric à se faire plus la fraude est présente
Entre les clés Ledger , ETh qui s’est fait hacker en 2016 ( 2 eme valorisation cyrpto je crois ).
régle de base de la crypto : tu y mets les sous que tu es prêt à perdre
Envie de perdre ta montre?
24 septembre 2020 à 2h17 #420004400959Electrolyse
Membre- mertenss a écrit:
- ouais , ya pas mal de fraude sur la blokchain, plus il y a de fric à se faire plus la fraude est présente
Entre les clés Ledger , ETh qui s’est fait hacker en 2016 ( 2 eme valorisation cyrpto je crois ).
régle de base de la crypto : tu y mets les sous que tu es prêt à perdre
Envie de perdre ta montre?
J’ai une blinde en crypto, trop rien sur les marchés US, et aucune montre pour le moment, comme quoi

L’idée n’est pas si folle, RENAULT se sert de la blockchain pour la gestion de son stock me semble t’il, l’idée de base est extraordinaire,
mais faut il encore bien l’appliquer. le soucis c’est que ça n’est pas pour tous les métiers.24 septembre 2020 à 23h44 #420004400960Electrolyse
MembreBonjour ,
Je vais aller chercher cette après-midi une Longines, et je me pose la question du certificat électronique.
Le bijoutier me dit que la boite est full-set, mais que les certificats n’existent pas, qu’il y a juste une facture d’entretien certifiée Longines,
et bien sur les papiers de la montre, mais aucun certificat.Je me pose donc la question du certificat électronique, qui est inscrit dans la blockchain sur le réseau ETHEREUM.
Est-ce que quelqu’un connait, l’à déjà fait ?Il faut compter 99€ pour une montre à moins de 5000€, et plus au-delà.
C’est quelque chose qui aiderait lors de la revente à votre avis ou pas du tout ?
étant nouveau je ne peut pas poster de lien, mais le titre est parleur si vous voulez voir à quoi ça ressemble.merci pour vos retours,
Electro –
19 septembre 2021 à 11h59 #420004400949Invité
MembreQue c’est lourd maintenant l’achat et la vente d’une montre… il faut la boîte, sur boîte, les goodies, les straps offert, la carte de garantie, la facture, le manuel d’utilisation de 80 pages qui répertorie l’utilisation de tout les mouvement de la marque. Je trouve ça bien lourd pour un achat plaisir. Je suis peut être vieux jeu ou je me rends pas compte que cela a de l’importance (je limite l’achat de mes montre à 2 smics mensuel)
19 septembre 2021 à 12h10 #420004400950Elsegundo
MembreJe trouve que le contexte est assez différent quand on compare la technologie de la blockchain (surtout telle qu’elle est appliquée à Bitcoin) et la traçabilité des montres : dans un cas, on cherche à s’affranchir d’une confiance centralisée, et dans l’autre on s’y intègre volontairement, voire, on la recherche (on rempli sa fiche de garantie, le numéro de série est stocké par le fabricant, etc).
De fait, l’un des grands atouts de la blockchain (la capacité à s’affranchir d’un tiers de confiance) disparaît ici, sauf dans le cas de la création d’un service d’enregistrement et de suivi du cycle de vie d’une montre dans un contexte multi-marques, entre passionnés (ce que semble être le service mentionné plus haut par @lowendalblades mais je n’ai pas encore l’article).
Pour lutter contre la contrefaçon il est nécessaire de s’assurer de l’unicité d’un numéro de série et du lien avec une information connue du fabricant, ce que des solutions cryptographiques traditionnelles à base de clé publique sont capables de proposer (c’est après tout juste de la signature électronique).
Pour aller plus loin, on pourrait imaginer que chaque pièce principale dans la montre (le boitier, le bracelet, les différents supports du mouvement, le cadran, pourquoi pas les aiguilles) dispose d’un élément de signature intermédiaire (un code hexa de quelques caractères, court et simple à apposer) qui entre dans le calcul de la signature de la montre par une relation cryptographique (pas simplement par concaténation, bien entendu). Cela permettrait de lier un ensemble (la pièce et son numéro de série) à ses principaux éléments.
Lors des réparations et changements de pièces, l’atelier autorisé (en interne chez le fabricant ou par un réseau de partenaires référencés) pourrait mettre à jour le code hexa des pièces remplacées, ce qui générerait une nouvelle signature qui serait associée au numéro de série via une interface mise à disposition par le fabricant.
Ça ne changerait rien à la capacité de cloner une montre spécifique, mais complexifierait la production à la chaine de copies et permettrait en outre d’assurer à un acheteur vintage que l’ensemble des principaux éléments sont d’origine, tant que sa signature est valide.
Cela créerai une sorte de « circuit premium » qui garantirait que la pièce a été entretenue dans le circuit officiel accrédité par le fabricant et dispose de pièces officielles. Bien entendu, au fil du temps les montres « sortiraient » progressivement d’un tel circuit (disponibilité des pièces, choix du propriétaire de travailler avec un horloger indépendant, etc).
Évidemment, toute cette usine a gaz a un coût et ne se justifierait que pour des pièces très haut de gamme.
Mais on s’éloigne de la discussion blockchain ici, et surtout et ça demanderait une intervention sur la chaine de production. Et je suis bien placé pour savoir que les relations entre la sécurité et la prod sont parfois tendues
20 septembre 2021 à 14h21 #420004400951py3.14
Membre- Santiagol a écrit:
- Que c’est lourd maintenant l’achat et la vente d’une montre… il faut la boîte, sur boîte, les goodies, les straps offert, la carte de garantie, la facture, le manuel d’utilisation de 80 pages qui répertorie l’utilisation de tout les mouvement de la marque.
Je suis d’accord avec la folie ‘box & papers’.
Deja que ca ne veut plus trop rien dire maintenant avec le niveau de filouterie ambiant….
Je me serais bien fait des boites a montres ou a autre chose avec mes boites Omega par exemple… Mais non, je dois les garder precieusement sinon je perds plus de 1000 euros le jour ou je veux la revendre…
A la limite, un papier, une facture de revision ok, mais la boite, que faire avec….
Et au final, perso j’aurais plus confiance en une montre nue avec juste une facture de revision recente plutot qu’une ‘box papers »’serviced »’ par un pro C24 dont on sait tous ce que »’serviced »’ veut dire dans la plupart des cas…
(secoue la, elle fait tictic, parfait. Mets lui 1 an de garantie on risque pas grand chose)
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