FORUMAMONTRES › Forums › ForumAmontres Haute Horlogerie › Jewelery Arabia 2017 – Une revue
- Ce sujet contient 45 réponses, 29 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
py3.14, le il y a 8 années et 10 mois.
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27 novembre 2017 à 22h21 #420003741020
Basyl177
MembreTrès sympa ce CR ! Merci.
Et cette Vacheron…Mmmmmm…
Comme Fatalitas, je trouve la rose gold simplement sublime !La suite… la suite…
27 novembre 2017 à 23h02 #420003741021jbpoincot
Membremerci pour ton exposé
28 novembre 2017 à 0h12 #420003741022Roland de Gilead
MembreBravo et merci!
Impatient de lire la suite…
28 novembre 2017 à 4h31 #420003741023Razgriz
MembreCette seconde partie dédiée à Jewellery Arabia commence par une traversée du tapis rouge séparant les stands de VC et d’A. Lange & Sohne. Je suis accueilli par le vendeur de l’AD AL&S, un Indien sympathique quoiqu’un peu esseulé. La marque ne dispose pas d’une grande notoriété dans le coin, en témoignent les Saoudiens vissés sur leurs téléphones qui ne daignent pas lever les yeux devant les présentoirs. Peu de complications en effet, seulement l’essence de la collection de la marque.
Tant mieux pour moi, cela laisse plus de temps pour discuter et essayer. Je remarque immédiatement la Saxonia Dual Time et ses trois aiguilles.


Grande première à l’essai pour moi. Plutôt habitué à admirer les AL&S sur ce forum ou dans les boutiques, il faut dire que la sensation n’a strictement rien à voir avec les grandes maisons suisses. Il y a surement du marketing là-dedans mais peu importe, parce qu’une fois la Dual Time au poignet, on est conquis par son cadran argenté, aux index d’or blanc en applique et frappé du logo de la marque à 9 et 3h.

Ca transpire l’équilibre, la rigueur et la bonne facture, si bien que je me transportais facilement au milieu des rues calmes et austères de Glashutte. Sans en faire trop, pas un gramme de fioritures dans cette montre : deux aiguilles en or et rodhium auxquelles répond l’aiguille travel time rigoureusement similaire (exceptée la teinte bleue), une petite seconde très lisible et un indicateur jour/nuit bicolore, à côté duquel on pourrait passer tant il se fond parfaitement dans le cadran. Ajoutez à cela des proportions contenues (38,5 et 9mm d’épaisseur) et un boitier en or blanc 18K tout à fait sobre, et vous obtenez un garde-temps qui brille par sa maîtrise d’exécution et sa simplicité. Incarnation réussie de l’esprit horloger allemand qui se confirme par la performance du cal. L086 automatique à 72h de réserve de marche.
Un aperçu de la bête, avec sa masse oscillante ouvragée cerclée de platine :

L’éloge de nos amis Saxons ne va pas s’arrêter là puisque j’ai enchaîné avec la collection 1815, que le vendeur m’a aimablement mise à disposition (c’est un des avantages d’être avec des gens humbles, ils ne vous font pas sentir constamment que leurs produits sont trop chers pour vous, comme c’est parfois le cas à Paris). Rien de nouveau là-dedans non plus, simplement de la très belle horlogerie.

Le même laïus pourrait être appliqué à la Saxonia et aux 1815 Classique et UP/DOWN, avec tout de même un feeling différent. On passe cette fois sur des boitiers en or rose 18K, avec des index peints chemin de fer / grands chiffres arabes et imposantes aiguilles glaives bleuies. Autant la Dual Time donne une impression de sérénité et d’understatement, autant ces deux 1815 sont un hommage plus appuyé à l’horlogerie germanique, avec des boitiers à la présence plus marquée bien que dotés des mêmes proportions.


C’est une conception autre mais tout aussi valide de la classe, et un retour à la plus pure tradition du XIX° siècle : assemblage de couleurs sobre et efficace, RDM au design similaire aux anciens chronos de marine, sous-compteurs travaillés en motifs concentriques presqu’invisibles… Encore une fois, rien de superflu, ce qui est paradoxal au vu de la puissance du ressenti au poignet. Pour ma part, je leur préfère quand même la Saxonia, pour son look plus moderne et sa discrétion !
Maintenant, on l’attendait – je l’attendais depuis que j’avais vu AL&S apparaitre dans la liste des exposants un mois avant – le fameux chronographe 1815 Flyback, joyau de la couronne s’il en est.

Par où commencer ? Le visuel général est époustouflant. Moi qui aime les cadrans classiques, je suis servi : tout y est, armes de la maison, index chemin de fer gradué, grands chiffres arabes, sous-compteurs sobres et fond de cadran segmenté à la teinte écrue si particulière. Mêlé aux gros boutons poussoir en or et aux longues aiguilles à losange, cela donne un mélange de vintage et de force tranquille vraiment remarquable, certainement aussi du fait des 11mm d’épaisseur qui changent beaucoup le ressenti.

Le vendeur m’a conté une anecdote véridique : un client émirien lui a demandé s’il pouvait changer le bracelet de côté pour avoir le dos de la pièce constamment exposé aux regards du monde… On en rit, mais il faut avouer qu’en se plongeant dans le calibre L951, un cœur battant à 18k semi-osc/h et comptant 350+ composants, on peut comprendre que des non-connaisseurs puissent s’y perdre. Le chronographe VC précédent peut – c’est triste mais vrai – aller se rhabiller face à des finitions aussi dantesques.
Ma pauvre photo ne rend pas justice à l’impression de profondeur qui me prit en l’admirant. La platine est travaillée d’un mélange de Côtes de Genève et de motifs spiralés, les vis sont bleuies, les rubis enchâssés, les angles sont polis et le pont de balancier ornementé d’une fresque végétale. Les inscriptions dorées courent le long des ponts chargés de rouages, tandis que des pièces dont je ne connais ni le nom ni la fonction se mêlent harmonieusement. Rien à dire de plus tellement c’est impressionnant.
Un bémol tout de même : la fonction remise à zéro ne fonctionnait pas correctement, envoyant toujours l’aiguille centrale à 1h. Rien de bien grave mais dommage.
Bien. Après cette débauche de classe, direction le stand d’un AD ayant notamment IWC et Ulysse Nardin dans son escarcelle. Changement de standing donc, avec cependant de belles complication côté Schaffhouse. Au programme, Portugaises QP, Tourbillon, 75th Anniversaire et Réserve de marche.


J’affectionne plutôt IWC, notamment la Portugaise et je pense qu’un jour, je devrai succomber. Mon ressenti a cependant souffert du fait de venir de chez AL&S. Ces pièces sont en effet très grosses, très épaisses surtout, avec de gros bracelets. Je m’en étais déjà rendu compte auparavant, mais après la finesse (relative) des montres allemandes, cela m’a encore plus dérouté. Bien sûr, pas de raison de faire ma sucrée parce que les complications restent impressionnants.
J’ai commencé par le plus attirant : le Tourbillon à remontage manuel, avec son cal.98900 de manufacture délivrant 54h de rdm et son boitier en or rouge 18k.

J’ai parfois l’impression que les tourbillons sont imbriqués dans le cadran sans forcément en respecter l’équilibre. Ici, il s’y fond très bien parce que le cadran est large (43 et des poussières) et que le cerclage or répond à la couleur des trois aiguilles, des chiffres en applique et du boitier. Un bonheur de voir la cage s’animer, surtout qu’on peut l’admirer sous toutes les coutures grâce à un verre légèrement bombé placé sur un rehaut. Le sous-compteur petite seconde vient l’accompagner sur cette pièce au final très léchée, dont l’élégance vire un peu à l’ostentation du fait d’un boitier clinquant et d’un cadran à l’ouverture importante.

Là encore une superbe montre à complications (le plus haut de gamme de la maison si je ne m’abuse), là encore, beaucoup d’or et de reflets lumineux, ainsi qu’un boitier encore plus massif (44.2 sur 15 !). La bête marche au rythme du cal auto 52610 à double barillet, basé sur la série 52XXX présentée en 2015 comme un retour à la sacro-sainte fabrication de manufacture. 168h /7j de rdm tout de même, calendrier perpétuel avec affichage de la date, du jour de la semaine, du mois, de l’année à quatre chiffres et affichage perpétuel des phases de lune (cette dernière, en or, étant polie comme un miroir).
Techniquement, c’est certainement parfait, je ne puis me prononcer là-dessus. En tant qu’amateur, j’ai surtout remarqué l’assemblage agréable entre le blanc du cadran, la touche rouge de la rdm intégrée au compteur date, l’or des aiguilles et index et le bleu de la phase de lune. En l’enlevant, je ne me défais pas de l’idée que seul un Sheikh local aux bras comme des cuisses ou un milliardaire russe peuvent porter ce genre de truc…
Vous me direz qu’on se fiche un peu de mon avis de client à 1000km de la cible de ces produits et vous n’aurez pas tort, mais que celui qui n’aime pas donner son avis me jette la première pierre
Allons sur du classique donc, avec ces deux Portugaises que j’apprécie bien.

La première est un modèle iconique qui se distingue par un cadran bleu soleillé du plus bel effet et son calibre automatique qui facture lui aussi 7 jours rdm, ce qui représente un progrès intéressant. Boitier en acier satiné de 42mm de large sur 14 d’épaisseur, aiguilles feuilles élégantes, touche rouge bien amenée sur la réserve de marche et puis, ce chemin de fer blanc qui répond au guichet de date à 6h et aux sous-compteurs. Un design dans la plus pure tradition de la Portugaise, avec des performances améliorées, que demander de plus au final ? C’est certainement ma préférée de la collection et, si d’aventure elle revenait à un 40mm, je serai le plus heureux des hommes !

Pour finir rapidement, une version 75th Anniversary désormais sortie de collection. Le cadran art-déco jaune pâle est rehaussé d’une petite seconde qui coupe l’index à 6h, comme sur les plus vieilles itérations de la Portugaise. Mention spéciale pour le logo en toutes lettres attachées, que je trouve infiniment classe.
Pour conclure cette partie, je voulais consacrer quelques lignes à Ulysse Nardin, puisque ce n’est pas souvent qu’on a l’occasion de mettre les mains sur cette marque (en tout cas, pour ma part, c’était une première). À la suite du salon, je suis allé me renseigner sur eux et je dois dire qu’au milieu des tanks hors de prix qu’ils proposent, il y a nombres de belles montres de marines, classiques et efficaces. Mais chez l’AD, pas grand-chose à se mettre sous la dent dans l’échantillon, organisé autour de grosses montres de ce style-là :

Pas spécialement envie de m’étendre dessus, davantage sur cette Classique au cadran en émail bleu grand feu.

Simplement le plus beau cadran de l’exposition pour moi. Le soleillage conjugué aux motifs marins donne une touche exceptionnelle à une pièce que je trouve sympathique, sans receler beaucoup d’originalité en soi. Personnellement, j’aime beaucoup ce style aiguilles feuilles, date, index épuré, mais tout le monde n’y trouvera pas son compte. Côté mécanique, on est sur un calibre UN 320 de 48h de rdm avec fonction stop seconde et échappement à ancre en silicium, qui se révèle ci-dessous.

Voilà pour cette partie II. Dès que possible, je reviendrai avec la grosse artillerie, à savoir Patek, Moser et AP.
28 novembre 2017 à 5h08 #420003741024jibé
MembreMerci beaucoup pour toute ces belles pièces!
Le 1815 Flyback est une dinguerie!
28 novembre 2017 à 5h09 #420003741025broncos
MembreMerci pour la suite de ce CR…
Mais j’ai du mal à voir en quoi cette UN Dual Time est une grosse montre…

Dont le UN-334 en photo est le calibre et non celui de la Classic Email…
28 novembre 2017 à 5h29 #420003741026Tom74940
MembreSuperbe CR, j’attends la suite avec impatience
- broncos a écrit:
- Merci pour la suite de ce CR…
Mais j’ai du mal à voir en quoi cette UN Dual Time est une grosse montre…

Dont le UN-334 en photo est le calibre et non celui de la Classic Email…
Je l’ai essayé, et je l’ai trouvé impressionnante sur mon poignet de 17. Certainement du à l’ouverture de cadran
28 novembre 2017 à 5h58 #420003741027Tonave
MembreMerci du partage
28 novembre 2017 à 6h14 #420003741028Basyl177
MembreEncore merci pour ce CR !
Ces L&S sont une vraie tuerie…
Ma chance, c’est que ma femme n’aime pas ce contour de boite rond…
28 novembre 2017 à 6h37 #420003741029broncos
Membre- Tom74940 a écrit:
- Je l’ai essayé, et je l’ai trouvé impressionnante sur mon poignet de 17. Certainement du à l’ouverture de cadran
J’ai la même en noir et le 42 fait très petit sur mon poignet de 17,5. La forme de la boite et les cornes courtes et courbées y contribuent grandement…
28 novembre 2017 à 7h49 #420003741030fan
MembreMerci pour ce CR très agréable,
vite! une suite!28 novembre 2017 à 8h50 #420003741031jbpoincot
MembreTop, merci !
28 novembre 2017 à 10h34 #420003741032pilàlheure
Membreque du beau (heure) !
28 novembre 2017 à 11h02 #420003741033falconbmw
Membre- broncos a écrit:
- Merci pour la suite de ce CR…
Mais j’ai du mal à voir en quoi cette UN Dual Time est une grosse montre…

Dont le UN-334 en photo est le calibre et non celui de la Classic Email…
Oui c’est le UN-334, très joli calibre d’ailleurs.
- broncos a écrit:
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J’ai la même en noir et le 42 fait très petit sur mon poignet de 17,5. La forme de la boite et les cornes courtes et courbées y contribuent grandement…
Elle est parfaite cette Dual Time. En tout cas sur mon poignet de 17,5 identique à Broncos, elle me sied parfaitement !
Du coup d’en discuter de nouveau, elle remonte dans a wishlist…
28 novembre 2017 à 11h43 #420003741034DUF
Membremerci pour ce compte rendu très sympa!!

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