FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Comment par un tour de passe-passe, un mouvement suisse est passé à l’Est
- Ce sujet contient 49 réponses, 20 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ZEN, le il y a 5 années et 10 mois.
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6 décembre 2020 à 13h03 #420004468705
-Slayer-
Membre- fly back a écrit:
- Japonais, copie conforme UN.
Au passage je veux bien une traduction des écrits Japonais.
Alors les deux caractères en haut autour du 12 « fin » et « début », et dessous sur la première ligne en katakana « Seikô » (oui avec l’accent) et sur la deuxième ligne « instrument de méridien » (dans le sens longitude).
6 décembre 2020 à 18h36 #420004468706fly back
MembreAh, merci, très Intéressant.
Reste à connaître le réel fabricant !
Mais amha Seiko:
https://www.cairn.info/revue-histoire-economie-et-societe-2006-4-page-105.htm
[size=43] »la décision du puissant groupe japonais Mitsui, annoncée dans la presse nippone en 1936, de développer une production de chronomètres de marine sous la direction d’un certain Gunji Okada, formé à l’École d’horlogerie de Genève, ainsi que chez le fabricant de chronomètres Ulysse Nardin. »[/size]
6 décembre 2020 à 19h05 #420004468707fly back
Membre[size=52]
Pendant la période Edo (1600-1853), le shogunat Tokugawa interdit la navigation en haute mer et contrôle strictement les relations du Japon avec les autres pays. Puis, lorsque l’archipel japonais a commencé le commerce international, la maîtrise de la navigation est
Malgré l’intérêt de la famille Ono pour l’horlogerie, aucune technologie de pointe dans la production de chronomètres de marine n’a atteint le Japon. En effet, les chronomètres de marine sont des instruments particulièrement complexes à
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Usine d’horloges de Seikosha en 1920
Fondé en 1881, le groupe Hattori & Co. – également connu sous le nom de Seiko – a entrepris des recherches sur les chronomètres de marine en 1941, sous la co-direction de Ryuzo Yamada et Saburo Sato. Deux ans plus tard, en 1943, la société lança un premier prototype, qui était l’imitation d’un chronomètre Nardin. Un total d’environ 500 pièces ont été produites pour la marine jusqu’à ce que l’usine soit bombardée en 1945.[/size]
6 décembre 2020 à 21h06 #420004468708ZEN
MembreLes premiers chronomètres de marine de Seiko furent assemblés avec des mouvements, cadrans et aiguilles d’Ulysse Nardin. Par la suite, Seiko a fabriqué des mouvements copiés. La déco de ton mouvement était une spécificité d’UN à ma connaissance reprise par personne. Les versions Seiko sont donc plus tardives. Seiko a aussi repris des mouvements ailleurs notamment chez Longines (CF mon article sur FAM) avant de les reproduire à leur tour.
Gunji Okada a fait plus que le lien et a permis à UN d’élargir ses livraisons.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).6 décembre 2020 à 21h31 #420004468709Ganesh
MembreLa protection du patrimoine industriel d’une marque, et la copie de ses meilleures productions est un vaste sujet.
L’industrie automobile japonaise s’est construite ainsi. Dans les années 1970, personne ne voulait de ces voitures. Quelques décennies plus tard elles dominaient le marché de nombreux pays.
Quand aux russes, j’ai eu la surprise il y a deux mois de découvrir chez un ami un appareil photo, copie exacte de mon Minox. Derrière le rideau de fer, on faisait ce qu’on voulait puisqu’il ne pouvait pas y avoir de sanctions juridiques. Et les ingénieurs russes sont d’un très bon niveau.
Pourquoi l’horlogerie serait elle à part ?6 décembre 2020 à 21h49 #420004468710fly back
Membre- ZEN a écrit:
- La mention peut avoir été ajoutée par UN au moment de la reoccidentalisation de la pièce. Elle peut être d’origine si la mission hydrographique était internationale d’emblée dès la création du cadran. C’est un numéro à 5 chiffres ?
Un N° à 3 chiffres, lettre V juste avant
7 décembre 2020 à 0h42 #420004468711ZEN
MembreAh ! Intéressant. Il y a donc eu renumérotation pour les mouvements livrés à des tiers assembleurs. Là, il faudrait que je creuse. Ca doit boucler avec la numérotation interne mais la lettre sur le cadran m’étonne.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).7 décembre 2020 à 3h19 #420004468712fly back
MembreMerci pour les nouvelles informations à venir.
Je vais le dépioter. Sous le cadran…?
7 décembre 2020 à 3h40 #420004468713DominoBot
MembreC’est absolument passionnant. Vos connaissances sur le sujet me donnent le vertige.
7 décembre 2020 à 8h38 #420004468714fly back
Membre8 décembre 2020 à 8h33 #420004468715-Slayer-
MembreRien de bien transcendant.
« Grand Japon Tôkyô – Seiko deuxième corporation »
8 décembre 2020 à 8h44 #420004468716fly back
MembreUn peu le made in Swiss..
Merci
8 décembre 2020 à 9h09 #420004468717ZEN
MembreLorsque j’ai écrit ce sujet, je venais de découvrir une montre Ulysse Nardin très très particulière, si particulière qu’il n’en a existé que 3 exemplaires …
Cela m’a conduit à me replonger dans l’Histoire d’Ulysse Nardin et clairement en ce qui concerne les échanges avec le Japon, il y a 2 périodes. Une première avec une vente des chronomètres de marine fabriqués en Suisse aux Japonais sans qu’il puisse clairement être établi si UN a vendu des calibres/cadran /aiguilles et cardan boite avec ou sans le coffret en bois.
Ce qui est clair est que tout était fait et marqué au Locle sans indication d’origine suisse.
C’est Seiko qui diffusait les chronomètres tout comme les chronos Longines. Paradoxalement, ces ventes étaient secrètes sans doute à cause de la neutralité suisse ou de la volonté de préserver les relations avec les USA. Pour Longines les ventes transitaient par Wittanauer, l’agent américain de Longines.
Par la suite, Seiko a vu les besoins augmenter et s’est mis à dupliquer les montres et chronomètres de marine.
Plus compliqué est d’établir si des Chronomètres de bord ont été fournis aux Japonais de Seiko et là … je n’en ai pas encore vu, même pas en photo.
La question se pose de la même manière avec les Russes sauf que là, il existe des chronomètres de bord, enfin ça j’en suis sûr depuis peu.
Dans ces questions, il ne suffit pas d’affirmer, il faut retrouver, tracer et reconstituer.
Le chronomètre de marine de Fly-Back est du pur UN entièrement Seikoïsé. La trace suisse a été éliminée et seuls quelques signes dont la déco du mouvement, sa fabrication et le cadran traduisent la suissitude. Les versions made in Japan sont moins soignées et sont détectables même si l’architecture est la même. Il n’y a jamais eu d’action en revendication de propriété industrielle de la part d’UN. Est-ce parce que la marque avait consenti, percevait des droits ou s’était mal protégée ? Là aussi il y a débat. J’ai quelques idées…
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).8 décembre 2020 à 9h28 #420004468718fly back
MembreMerci pour cette analyse, qui permet déjà d’émettre des idées. Pour les chronos de ponts, mystère !
Pour ce qui est du cadran, même si son état n’est pas neuf, je trouve curieux toutes ces inscriptions japonaises et françaises des mêmes encres et de bonne qualité, comme s’il fallait conserver chacune des provenances. Car rien n’empêchait la MN de n’avoir que les inscriptions en français, probablement plus aisées a realiser que les Japonaises…
Mystère du V devant les 3 chiffres.La qualité d’usinage est UN. Mais après tout je ne sais pas comment ont été fait les 500 chronos Japonais de 1943 et si celui en fait, ou non, parti !
Il était placardisé depuis 1/4 siècle, à côté d’un autre marqué ENH, sans savoir non plus son origine ( Besançon ou Cluses).
8 décembre 2020 à 10h25 #420004468719simke
Membre- fly back a écrit:
- Merci pour cette analyse, qui permet déjà d’émettre des idées. Pour les chronos de ponts, mystère !
Pour ce qui est du cadran, même si son état n’est pas neuf, je trouve curieux toutes ces inscriptions japonaises et françaises des mêmes encres et de bonne qualité, comme s’il fallait conserver chacune des provenances. Car rien n’empêchait la MN de n’avoir que les inscriptions en français, probablement plus aisées a realiser que les Japonaises…
Mystère du V devant les 3 chiffres.La qualité d’usinage est UN. Mais après tout je ne sais pas comment ont été fait les 500 chronos Japonais de 1943 et si celui en fait, ou non, parti !
Il était placardisé depuis 1/4 siècle, à côté d’un autre marqué ENH, sans savoir non plus son origine ( Besançon ou Cluses).
La France a fourni du matériel militaire, notamment aéronautique marine/AA ( entre les années 20, et la fin de la fourniture reste floue, voire nébuleuse)
Peut-être rechercher de ce côté ?
Quoique quelques spécialistes d’équipements aéronautiques sont en supputations sur comment et pourquoi cela a pu arriver là bas…On peut aussi se poser la question sur les optiques à vocation militaire : comment les meilleurs lentilles ( japonaises) se sont retrouvées ailleurs ?
Vaut il mieux faire le dos rond ?…
Merci Zen et Fly back !
Passionnant et j’espère que vous trouverez le fin mot de l’histoire : suisse/soviétique/europe/asie… -
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