Comment définir et distinguer « réparation » de « restauration » ?

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5 sujets de 16 à 20 (sur un total de 20)
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  • #420003603157
    MisterP
    Membre

    Les commentaires ci-dessus me font penser à une chose : le contexte.

    Actuellement, nous ne sommes pas dans un pays en guerre, ni entre deux, ni juste ensuite, avec les répercussions et les priorités qu’on concevra aisément.

    Hormis les pièces de très grande valeur pécuniaire ou historique, rares, les générations précédentes ne voulaient-elles pas « juste » une réparation fonctionnelle, sans chercher forcément l’hypercohérence horlogère ?

    D’où la couronne qui n’a rien à voir par-ci, des aiguilles de substitution « au mieux » par-là etc. Ca nous choque actuellement, amateurs +/- éclairés, ou pro . Mais qu’en était il alors ?

    Ca m’intéresserait d’avoir les ressentis de nos membres plus anciens qui ont connu ces époques plus pénibles. Aussi des pros (Bernard ? et d’autres Chinois ).

    NB: j’ai un fac simile d’un document technique anglo-saxon Omega de la 2nde GM qui -sans pour autant adouber les pratiques- reconnait à demi mot la possibilité de faire au mieux à ce moment avec les pénuries.

    #420003603158
    Bernard
    Membre
    MisterP a écrit:
    Les commentaires ci-dessus me font penser à une chose : le contexte.
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    Ca m’intéresserait d’avoir les ressentis de nos membres plus anciens qui ont connu ces époques plus pénibles. Aussi des pros (Bernard ? et d’autres Chinois ).
    …..

    Bonjour « MisterP » et tous ! Comment définir et distinguer "réparation" de "restauration" ? Xyxwave_
    Je constate et c’est plaisant , qu’il reste toujours à dire … même sur
    ce sujet d’apparence anodine , mais combien intéressant! ….
    J’avoue que l’ « ancien-pro » que je suis profileleft n’est pas trop à l’aise pour répondre avec une certaine
    autorité , surtout après les judicieux « avis » précédents , logiques , très bien exprimés , que j’ai lus !
    Mon « ressenti » , je devrais dire « mes » :
    Tout d’abord , le terme « pro », en opposition à « amateur » ……
    Force m’a été de constater que pour un « nombre-certain » cette différence
    (connaissance et pratique du métier s’ entend) , depuis quelques
    années , tend à s’ estomper de façon sensible !
    Lorsque , fièrot , je sors une « nouveauté » glanée sur un de mes vieux bouquins , j’ai
    souvent l’impression d’enseigner l’utilisation du fil à couper le beurre … affraid
    Je n’ai pas souvenance d’avoir connu …. autrefois ….un tel engouement pour l’horlogerie !
    Mais , revenons au « sujet » :
    Je ne pense pas que les « Pros » , les anciens ( des années 1900/1930) aient eu des « états d’esprit »
    sur la question Incompréhensible
    « On » ne s’extasiait pas sur l’objet ! il convenait de le faire marcher ,
    le concevoir étant une autre paire de manches ….
    Pour les autres , plus récents , « ceux » de mon temps clown clown clown …… et me concernant ,
    j’avoue n’ y avoir jamais pensé …
    Depuis quand avons été sensibilisés par ces différences
    Je pense que nous sommes en présence d’un problème de civilisation ,
    de découverte et de reconnaissance de l’art …:
    Tout est lié !
    Dur-dur de pondre quelque-chose de sensé !!
    Bon dimanche à tous,
    bm

    #420003603159
    Saturne
    Membre

    Il est clair que le terme restauration pose problème. Si je fais une recherche sur le forum du terme « restauration », il semble que dans l’esprit des « fameurs » restauration est simplement synonyme de réparation.
    https://famontres.com/search?mode=searchbox&search_keywords=restauration&show_results=topics
    Sur la première page de résultats, on voit principalement des rhabillages avec à l’occasion un relumage d’aiguilles ou un changement de couronne. Rien de cela ne serait qualifié de restauration par un horloger, mais apparemment par les amateurs d’horlogerie, oui.
    Après je pense que les gens sont quand même capable de voir une différence entre ça :
    https://famontres.com/forums/topic/restauration-chronographe-a-rattrapante/?highlight=restauration
    Et ça :
    https://famontres.com/forums/topic/restauration-d-un-chronographe-6139-8002/?highlight=restauration

    Pour ma part, je n’emploie le terme restauration que pour des montres où la réparation exige la refabrication de pièces. Tout ce qui est réparation à base de pièces détachées n’entre pas à mon sens dans cette catégorie. Mais je suis conscient que ça n’est que mon avis et je n’en fais pas un cheval de bataille.

    Pour ce qui est de la deuxième question : jusqu’où aller dans la restauration d’un objet ancien? C’est une questions qui n’a pas de réponse simple. Il n’y a pas de consensus horloger parfaitement établi à ce sujet. Il y a quelques lignes directrices mais ça se décide souvent au cas par cas en fonction de l’objet, de la volonté du client, et aussi de considérations financières.
    En général, la réversibilité n’est pas possible en restauration horlogère (par ex. si l’on doit couper un axe trop usé afin de le replanter, on ne peut pas revenir en arrière), mais le fonctionnement de l’objet est à ce prix. Si l’on ne veut que du 100% réversible, on n’est plus dans la restauration mais dans la conservation et ça ne concerne que de très rares pièces de haut intérêt historique dont on a abandonné l’idée de les faire fonctionner.
    Pour l’essentiel des montres, il est possible d’aller assez loin dans la remise en état au plus près de l’origine : polissage des vis, reprise des états de surface des aciers, soleillages, polis miroirs, tirés de long, bleuissage, polissage des tigerons et pignons, pivotage, remise en place des croix de Malte, etc.
    Pour le cas particulier des rubis serti, c’est assez simple. Si l’on remplace par un rubis chassé, c’est une réparation acceptable pour le gousset à cylindre de base, mais en aucun cas une restauration. La meilleure option (et la seule sur une belle pièce) c’est de remplacer par un rubis serti.

    #420003603160
    Lomaing
    Membre

    Du même avis que Bernard sur le fait que ce sujet, sous des apparences de sujet anodin, fait finalement remonter des visions et des éléments très intéressants!

    Merci Saturne pour le lien qui concerne la restauration du chrono rattrapante, c’est assez ouf, et ça démontre vraiment ce qu’est le métier d’horloger dans toute sa maitrise. Dans l’idée, ça me fait penser à l’horloger de Fougères dont les journées sont régulièrement faites de fabrication ou refabrication de pièces cassées (axes, pignons, etc.) : le métier d’horloger c’est ça, et il n’est pas mort!

    Pour le reste, on peut parler en effet de révision.

    Après, quand on récupère une montre, même si on fait du changement standard de pièces, au final on a la chance d’avoir pu trouver le stock, mais l’esprit du travail est le même : restaurer la pièce pour la remettre dans son état original, fonctionnel ET esthétique, si cet état a été altéré. La réparation intervenant simplement, comme dit plus haut, sur l’aspect fonctionnel de la montre. J’ajouterais peut-être, donc, que la réparation est un élément de la restauration.

    Et merci MisterP pour avoir mis sur la table le sujet de la perception des « anciens horlogers », je n’avais pas du tout pensé à ça comme ça!

    Le plaisir des échanges constructifs sur les forums Smile

    Chinois

    #420003603161
    Mister N
    Membre

    pour faire simple une réparation c’est remettre en marche un objet qui ne fonctionne plus

    une restauration c’est remettre le même objet dans un état équivalent à ce à quoi il ressemblait quand il était neuf

    sujet assez sensible dans bien des domaines et particulièrement dans celui des voilures de collection…

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