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- Ce sujet contient 46 réponses, 13 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
fly back, le il y a 17 années et 4 mois.
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16 mai 2009 à 11h47 #420000678372
Saturne
MembreDans le document que j’ai sous la main, je trouve Arnold en 1782 pour le balancier bimétallique coupé. A ma connaissance, il n’y a pas eu de balancier bimétallique non coupé avant. Par contre, il y en a eu après comme je te le dis dans mon post "en face".
Cependant, je n’avais pas connaissance jusqu’à présent d’un balancier non coupé avec une serge acier/laiton qui agisse vraiment sur la compensation.
16 mai 2009 à 13h34 #420000678373michel
Membrela grande question est : a quelle temperature la dilatation intervient de facon a avoir une incidence sur le reglage en l’occurrence le retard
16 mai 2009 à 14h44 #420000678374fly back
Membreoui…mais autant il est possible d’observer le réglage aux différentes t°, autant de mesurer la déformation me parait impossible.
Comment étaient réellement mis en pratique cette réalisation ?
Au pif ?
16 mai 2009 à 15h39 #420000678375nermal
MembreIl me vient des "tonnes" de questions… peut-être un peu trop, et je voudrais pas pourrir ce post… vous me direz, mais pas taper.
– je ne comprends-pas le principe/système de compensation par… le compensateur… l’extrémité du spiral se déplace dans cette pièce en fonction de la température ?
– comment réalise-t’on l’équilibrage du balancier ? Sur une machine dédiée comme pour les roues de voiture ?
– pourquoi une telle quantité de vis d’équilibrage ? (pas uniquement sur ce modèle d’ailleurs)
– les vis sont en 2 métaux différents, mais sont-elles vissées dans les 2 métaux, dans le métal "opposé", dans le même métal ?
– si les vis acier sont vissées dans l’acier par exemple, leur passage dans le laiton est-il "large" : sans contact ?
– enfin… si-si… imaginons que :
* l’aiguille index de réglage A/R soit montée sur roulements (et donc libre)
* sur la partie opposée à la fixation du spiral du pont de balancier soit fixé un dispositif qui se dilate/rétracte de la même manière que le spiral comme un ressort "spécial" par exemple… cela ne pourrait-il pas constituer une compensation thermique plus précise…
A vot’ bon
sinon, il faudra que je créée un sujet. C’est vous qui voyez.
17 mai 2009 à 9h36 #420000678376fly back
MembreSur cette montre il y a une compensation qui agit sur la longueur active de l’organe réglant spiral en acier ( recherche D’Harisson) et sur une éventuelle compensation de giration d’ovalisation du balancier
saunier 1880:

on en reparle après.
Ceci dit, le mystère concerne la dite compensation d’erreur sur l’ovalisation possible du balancier.
17 mai 2009 à 10h48 #420000678377nermal
Membre- fly back a écrit:
- on en reparle après.
Volontiers.
Merci fly back
17 mai 2009 à 12h39 #420000678378Saturne
MembreIl a réellement existé des balanciers bimétalliques compensateurs non coupés agissant par ovalisation de la serge (principalement sur des chronomètres de marine) mais je n’en ai pas connaissance avec une telle serge acier/laiton. Par exemple, j’ai déjà vu sur un chrono de marine Hamilton un balancier non coupé avec bras en invar et serge en acier doté d’un spiral en élinvar. Le balancier était là pour compenser la faible erreur à la température du spiral élinvar (je ne sais pas si on parle d’erreur secondaire dans le cas d’un spiral autocompensateur?)

Légende de la photo de gauche: Hamilton c 1943, balancier bimétallique invar/acier inoxydable, non coupé, spiral élinvarDans le cas de la montre que tu présentes, le spiral en acier avec son bilame serait assimilé au spiral autocompensateur et le balancier se chargerait de l’erreur résiduelle. Mais la complexité de cette "théorie" ne plaide pas en sa faveur; où alors l’horloger qui a fait ça était drôlement en avance sur son temps!
Jendritzki parle aussi dans "le réglage d’une montre à balancier spiral" d’un balancier compensateur monométallique non coupé en zinc laminé (où quelque chose d’approchant, je n’ai pas le livre sous la main) qui avait une dilatation plus importante dans le sens du laminage entraînant l’ovalisation.
17 mai 2009 à 15h23 #420000678379fly back
MembreLe finir en balancier coupé, aurait été très facile pour lui, surtout que l’invention devait être répandue, et datait de quelques décénnies.
Pourquoi aurait-il fait ainsi ?
Vu la qualité de l’ensemble, je ne pense pas qu’il y ait tromperies.
Il y a probablement beaucoup à écrire.Les travaux importants de recherches sur la dilatation datent de cette époque ( en lisant les travaux de Breguet et cie)
Sur mon Arnold de 1804( 20 à 30 ans plus tôt):
17 mai 2009 à 20h34 #420000678380nermal
Membre- fly back a écrit:
- Sur mon Arnold de 1804( 20 à 30 ans plus tôt):

Rahhh
Je n’avais encore jamais vu de balancier pareil avec sa découpe asymétrique, ses masselottes en bout, spiral cylindrique, etc.
Ils n’étaient pas manchots voici 200 ans les gars
Quel est l’usage de la vis à l’intérieur de la platine en bas ?
Il me semble qu’elle va jusqu’à "l’ergot" en bas de l’axe du balancier, elle règle quoi ?17 mai 2009 à 23h19 #420000678381Saturne
MembreLa vis dont tu parles sert à régler la position de la détente au repos (échappement à détente ressort).
C’est la première fois que je vois cette forme de dents sur un échappement à détente. On en découvre tous les jours!
Comme j’ai un peu de temps, je vais essayer de répondre à tes autres questions:
– je ne comprends-pas le principe/système de compensation par… le compensateur… l’extrémité du spiral se déplace dans cette pièce en fonction de la température ?
Voilà un document qui devrait éclaircir la chose. C’est ici le deuxième système qui est employé. Le compensateur modifie le jeu de la lame de spiral dans la raquette.

Extrait de H. Jendritzki: "Le réglage d’une montre à balancier spiral"– comment réalise-t’on l’équilibrage du balancier ? Sur une machine dédiée comme pour les roues de voiture ?
Avec un équilibre aux balanciers: on met le balancier avec les pivots reposant sur les arêtes de l’outil (ici en métal, souvent en rubis), on le fait ensuite tourner et le point le plus lourd se retrouve en bas. On corrige en conséquence. Ce n’est qu’une première approche que l’on appelle équilibrage statique. On réalise ensuite l’équilibrage dynamique en contrôlant la marche aux différentes positions verticales.
(photo Ebay)
– pourquoi une telle quantité de vis d’équilibrage ? (pas uniquement sur ce modèle d’ailleurs)
En fait, sur les balanciers compensés, il y a deux types de vis: les vis de réglage de la période (généralement 2 ou 4) et les vis de compensation qui sont plus nombreuses et de masses différentes pour pouvoir ajuster la "force" de la compensation.– les vis sont en 2 métaux différents, mais sont-elles vissées dans les 2 métaux, dans le métal "opposé", dans le même métal ?
Vissées dans les deux métaux– enfin… si-si… imaginons que :
* l’aiguille index de réglage A/R soit montée sur roulements (et donc libre)
* sur la partie opposée à la fixation du spiral du pont de balancier soit fixé un dispositif qui se dilate/rétracte de la même manière que le spiral comme un ressort "spécial" par exemple… cela ne pourrait-il pas constituer une compensation thermique plus précise…
Non car cette compensation "indirecte" occasionnerait des jeux (au niveau du roulement) qui empêcherait toute précision. Et même en ignorant les jeux, ça n’apporterait aucune solution à l’erreur secondaire.Bonne soirée
18 mai 2009 à 0h58 #420000678382nermal
MembreGrand merci Saturne
Et je suis content de relire le nom de mon pote Straumann… inventeur du Nivarox.
Je dis "mon pote" car voici quelques mois j’avais ; dans une autre série de questions ; demandé si le double spiral avait été essayé…- Citation :
- Et comme tu le vois :- enfin… si-si… imaginons que :
* l’aiguille index de réglage A/R soit montée sur roulements (et donc libre)
* sur la partie opposée à la fixation du spiral du pont de balancier soit fixé un dispositif qui se dilate/rétracte de la même manière que le spiral comme un ressort "spécial" par exemple… cela ne pourrait-il pas constituer une compensation thermique plus précise…
Non car cette compensation "indirecte" occasionnerait des jeux (au niveau du roulement) qui empêcherait toute précision. Et même en ignorant les jeux, ça n’apporterait aucune solution à l’erreur secondaire.
J’ai de la suite dans les idées
25 mai 2009 à 16h40 #420000678383caput
MembreTrès intéressant sujet que je n’avais pas lu.
Après avoir fais des recherches dans mes livres, la plupart de vos questions sont relater dans « la théorie générale de l’horlogerie » Volume II chapitre XIII de Léopold Defossez.
Je peux photographier des passages.25 mai 2009 à 17h31 #420000678384caput
Membre25 mai 2009 à 17h38 #420000678385nermal
Membre- caput a écrit:
- Je peux photographier des passages.
De la proposition à l’acte en 5/sec
25 mai 2009 à 17h53 #420000678386caput
Membre- nermal a écrit:
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- caput a écrit:
- Je peux photographier des passages.
De la proposition à l’acte en 5/sec

Tu es de Marseille
, non en 1 heure quand même. 
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