FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: Les montres de luxe à prix cassés, un marché florissant
- Ce sujet contient 8 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Buckethead, le il y a 10 années et 7 mois.
-
AuteurMessages
-
19 mars 2016 à 9h12 #410000118715
ZEN
Membre- Citation :
-
A l’instar de la célèbre enseigne Tourneau à Manhattan, de nombreuses boutiques vendent des montres suisses de seconde main aux Etats-Unis.
(AFP)
Le déstockage des montres neuves et leur vente via des circuits parallèles plus ou moins sérieux est un tabou dans l’industrie horlogère suisse. Reste que le phénomène est en pleine expansion. En cause notamment, le ralentissement des affaires dans certaines régions du globe et des détaillants qui croulent sous des montagnes d’invendus.
Dans le milieu horloger, on le surnomme «Momo le nettoyeur». Fondateur et patron de la société canadienne Chiron Inc., Maurice Goldberger est spécialisé dans la vente des invendus des marques les plus prestigieuses. Ses affaires sont florissantes. En 2015, il a racheté à travers le monde pour plus de 500 millions d’euros d’articles de luxe neufs qui n’ont pas trouvé preneur via les canaux officiels, dont près de 150 millions de francs de montres et de bijoux. «2016 a démarré sur les chapeaux de roue et le marché est encore appelé à s’accroître ces prochaines années», se félicite-t-il dans un entretien téléphonique accordé à swissinfo.ch.
Maurice Goldberger se rend régulièrement en Suisse pour négocier avec les horlogers. En toute discrétion. Car si les marques le sollicitent de plus en plus, elles se gardent soigneusement de poser à ses côtés. Lui-même n’en dira pas plus sur l’identité de ses fournisseurs helvétiques, ni sur ses clients. Il n’arbore d’ailleurs jamais de garde-temps à son poignet afin d’éviter toute interprétation abusive. Sur son site Internet, on ne trouve en tout et pour tout que trois adresses – à Malte, aux Etats-Unis et au Canada – et une adresse électronique à laquelle il répond presque instantanément.
«Lorsqu’ils s’accumulent, les stocks mobilisent un capital important qui ne peut pas être utilisé pour investir dans de nouveaux équipements ou de nouveaux modèles»
Soucieuses de cultiver la notion d’exclusivité associée à leurs produits, toutes les maisons horlogères ont en effet conscience du danger que de telles pratiques font courir à leur image de marque. «L’ambiance, l’expérience et le service offerts dans une boutique officielle sont très importants pour le prestige de la marque. Il existe un risque réel de perte de contrôle lorsque des montres neuves sont vendues sur des canaux parallèles à des prix cassés», souligne François Courvoisier, professeur de marketing horloger à la Haute école spécialisée de l’Arc jurassien (HE-ARC).
En Amérique du Nord surtout
Pourtant, Maurice Goldberger estime qu’il est un rouage essentiel dans la fine mécanique de la vente horlogère. «Les invendus sont une réalité, aucune entreprise n’y échappe. Lorsqu’ils s’accumulent, les stocks mobilisent un capital important qui ne peut pas être utilisé pour investir dans de nouveaux équipements ou de nouveaux modèles par exemple.» Le métier de Maurice Goldberger a toujours existé. Mais avec l’accélération des renouvellements de collections, le boom des ventes par Internet et la production de plus en plus industrialisée des montres haut de gamme, le phénomène s’est amplifié. A tel point qu’on estime aujourd’hui qu’une montre mécanique suisse sur quatre est vendue sur des canaux parallèles à prix réduits.
A ces changements structurels s’ajoute un autre facteur, conjoncturel celui-ci. L’horlogerie affronte un ralentissement sans précédent depuis la crise financière de 2008. Les raisons invoquées sont multiples: croissance en berne en Chine, guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, prix du pétrole en chute libre, franc fort, etc. «Beaucoup de revendeurs n’ont pas anticipé ces changements géopolitiques. Ils se retrouvent avec d’importants stocks d’invendus sur les bras, qui perdent en attractivité avec le temps. C’est un problème pour les marques, car les détaillants n’ont plus l’argent ou la place pour racheter de nouvelles collections», relève Maurice Goldberger.
19 mars 2016 à 9h26 #420003208979keanu666
MembreReste qu’entre marché gris, revendeurs non officiels mais tolérés par les marques, montres de seconde main qui n’en sont pas vraiment ou encore contrefaçons ressemblant de plus en plus aux originales, il y a de quoi se perdre dans la jungle des circuits de vente des montres suisses à prix réduits. «Si l’on compare par exemple au marché de l’automobile, les horlogers ont quelques guerres de retard en ce qui concerne la vente de produits de seconde main sur des réseaux parallèles et sur le web notamment», souligne François Courvoisier.
Pas faux
Merci pour l’article, intéressant.19 mars 2016 à 10h05 #420003208980seiko007
MembreIntéressant cet article, avec ce côté vraiment tabou d’un marché parallèle pourtant florissant…
22 mars 2016 à 4h14 #420003208981Invité
MembreMaintenant on les trouve à l’achat sur Internet. Tout change !
Un article utile : http://www.lepoint.fr/montres/magazine-21-04-2014-2001810_2648.php22 mars 2016 à 5h20 #420003208982DUF
MembreMerci pour le partage Zen.
Hausse des prix successives qui font décrocher la clientèle,
Hausse des taux de change francs suisse vs euro,
Baisse des marchés asiatique et principalement chinois,
Marché des montres <1000$ en forte baisse avec prise de part de marché des montres connectées (Apple...),
Tout ceci pousse le marché gris ou parallèle.Un autre article de même qui reflète bien le problème actuel:
je pense que Stern se trompe de débat!22 mars 2016 à 6h04 #420003208983David123
MembreOn est encore loin du catalogue Zenith de 2009 à 50% avec carte de garantie tamponnée, … la crise ne doit pas être aussi grave que ça
M’enfin oui, il y a tout de même bon nombre de marques qui ne s’en sortiraient pas qu’avec le circuit traditionnel des AD. Je me suis entendu dire cet après-midi même par mon AD que Rolex allait diminuer la livraison des modèles sport même en Suisse (ils vont faire une sorte de quotas du genre : tu vends « x » DJ/DD/Rolesor/celini => tu as droit à « y » modèles sport) ! Punkt schluss !
Là ils tuent le marché gris, mais si Rolex en a les moyens, combien d’autres ne les ont pas
22 mars 2016 à 6h34 #420003208984Nouch30
MembreAu contraire, les mecs ne seraient-ils pas obligés d’écouler des cellini, DJ, DD… Au gris afin d’avoir plus de modèles de la gamme pro?
25 mars 2016 à 4h46 #420003208985trinita
Membre- Nouch30 a écrit:
- Au contraire, les mecs ne seraient-ils pas obligés d’écouler des cellini, DJ, DD… Au gris afin d’avoir plus de modèles de la gamme pro?
suffit de voir que tu as la majorité du catalogue rolex dispo a -20/30% pour se dire que c’est pas pres de finir,
les AD revendront tout en sous main pour continuer a proposer a leur clients des modeles sports plein pot.
C’ets justement ce genre de pratiques qui encourage le marché parallele,
si les detaillant ne pouvaient acheter que ce qu’ils sur de vendre, ils n’aurait pas besoin d’ecouler le reste ailleur.25 mars 2016 à 4h55 #420003208986Buckethead
MembreIl me semble avoir lu quasiment le même article sur le même bonhomme l’an dernier ici même.
-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
Sujets en lien
- Actu : L’usine du monde a le goût du luxe
- Actu: Investir dans le luxe n’est pas un luxe
- Quelques bonnes nouvelles aussi, Zen ?
- Actu: Le luxe tenté de revenir aux fondamentaux
- Actu-pub : Tout savoir sur le marché de la montre d’occasion
- Actu : Corruption : nouvelle réglementation sur les produits de luxe en Chine