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- Ce sujet contient 7 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Goldounet, le il y a 10 années et 11 mois.
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24 novembre 2015 à 12h55 #410000116045
ZEN
Membre- Citation :
- Le secteur horloger navigue à vue
En cette période automnale, les nuages s’accumulent sur l’horlogerie. Alors que les annonces de licenciements s’accélèrent, les spécialistes de la branche ne voient pas d’amélioration imminente à l’horizon, mais ne cèdent pas pour autant à la panique.
L’inquiétude, déjà palpable en juin à la veille des vacances horlogères, s’est confirmée après l’été. Si les grands groupes n’ont pour l’heure pas annoncé de licenciements collectifs, plusieurs sous-traitants ont dû procéder à des réductions de personnel.
Rien qu’en novembre, une centaine de suppressions de postes ont été communiquées dans le canton de Neuchâtel, qui compte respectivement 26,2 et 29,2% des entreprises et du personnel du secteur en Suisse à fin 2014, selon les statistiques de la Convention patronale horlogère suisse (CP).
Le soufflé semble retomber en 2015. La Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) annonçait la semaine dernière une baisse marquée des exportations en octobre, pour le quatrième mois cette année – qui plus est l’un des plus importants -, chutant de 12,3% pour tout juste atteindre 2 milliards de francs.
Multiples facteurs
D’aucuns évoquent le franc fort et l’abandon le 15 janvier du taux plancher de l’euro face au franc par la Banque nationale suisse (BNS), qui renchérit les exportations helvétiques. Le recul des ventes sur les marchés majeurs que sont Hong Kong et les Etats-Unis impacte aussi toute la branche.« Une partie du recul de Hong Kong peut certes être compensée dans d’autres régions – en Europe, au Japon – mais le fait qu’il s’agisse du marché le plus important, avec 20% du chiffre d’affaires en 2014, a de fortes répercussions », constate René Weber, analyste à la banque Vontobel.
La crise en Ukraine et la chute du rouble en Russie pèsent également. Tout comme la situation complexe au Moyen-Orient et la campagne de lutte anticorruption en Chine, dont l’économie s’essouffle en outre depuis l’été.
Sous-traitants touchés
« Nous savions que le marché marquait le pas – en Chine, en Russie, avec le franc fort et la montre connectée dont on ne connaît pas encore l’impact, mais qui a peut-être déstabilisé la clientèle. Il fallait s’attendre à une réduction de la production, mais il ne faut pas se résigner », positive François Matile, secrétaire général de la CP.Les mesures de chômage partiel prises en début d’année semblent en tous les cas ne plus suffire: 663 chômeurs étaient comptabilisés mi-novembre par le service de l’emploi du canton de Neuchâtel.
« Ce sont surtout les sous-traitants qui souffrent, cela se remarque une nouvelle fois lorsqu’il y a une contraction. Les marques sont plus prudentes dans leurs achats », pointe Jean-Daniel Pasche, président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH).
Les chiffres des demandeurs d’emploi dans le secteur horloger sont en hausse depuis bientôt une année, laissant préfigurer un ralentissement du secteur. Les milieux syndicaux craignent de nouveaux licenciements.
Pourtant, le secteur emploie actuellement quelque 60’000 personnes en Suisse, du jamais vu depuis le milieu des années 1970, avant la crise due à la concurrence du quartz.
Prévisions à la baisse
Une surchauffe? « Clairement non. Il y a eu une hausse des effectifs, sans pour autant qu’une forte augmentation des pièces ait été enregistrée. Je dirais plutôt qu’il s’agit d’une optimisation de la production: les entreprises font de plus en plus appel à du personnel qualifié, nombreux, bien formé », estime François Matile.Dans sa récente étude « Perspectives de l’économie neuchâteloise » réalisée avec les Services de statistique et de l’économie du canton et la Banque cantonale neuchâteloise (BCN), la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie (CNCI) confirme l’importance de l’horlogerie dans le tissu économique local.
« En 2014, l’horlogerie reprend sa place de premier secteur économique cantonal, pesant près de 20% du PIB. Avec un taux de croissance de +4,2% en 2014, elle enregistre la plus forte croissance des dix principales branches de l’économie neuchâteloise derrière le raffinage », pose-t-elle.
Quid de la suite? « La tendance négative s’est renforcée à Hong Kong et les Etats-Unis se sont affaiblis. Nous avons revu nos attentes pour l’exportation horlogère suisse de 0% à -4% pour 2015, et réduisons celles pour 2016 à +3% », prophétise René Weber, rappelant que le secteur se trouve encore proche d’un niveau record.
Une croissance positive est d’ailleurs à nouveau attendue pour 2017
http://www.romandie.com/news/Le-secteur-horloger-navigue-a-vue/651865.rom
24 novembre 2015 à 12h56 #420003063467ZEN
MembreUn modèle de langue de bois !
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).24 novembre 2015 à 12h59 #420003063468power944
Membre
…de mal en pis?
24 novembre 2015 à 13h15 #420003063469ZEN
MembreTout le monde le dit sauf les marques et les organismes émanant de l’horlogerie, on va vers une année 2016 catastrophique. JC Biver est sans doute le seul à le dire à haute voix mais 2016 sera pire que 2015. A l’approche de Noël, on devrait avoir une sur-activité mais c’est tout le contraire dans l’univers de l’horlogerie.
Licenciement, non renouvellement des CDD, sous-traitants à genoux et en réduction d’effectifs, plans de communication revus à la baisse voire des engagements de très grandes marques non tenus, salarié au chômage technique, ajustement des horaires de travail, suppressions d’évènements en janvier, arrêt pur et simple de développements en cours, fermeture de boutiques… Le « Tout va bien » commence à avoir du plomb dans l’aile et si la langue de bois est toujours pratiquée par les autorités suisses qui sans rire annoncent que le chômage reste stable alors que ce sont d’abord les frontaliers qui font les frais du marasme, de fait, l’horlogerie va mal.__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).24 novembre 2015 à 14h11 #420003063470shinken
MembrePas nécessairement l’horlogerie mais l’horlogerie suisse, nuance.
Quand vos concurrents vendent pour quelques dizaines de tomates des mouvements auto qui égalisent, voir surpasse ce qui se fait en suisse et qu’on retrouve ces dits mouvements dans des boitiers irréprochable mais vendu 20 fois moins cher à leurs équivalent suisse faut pas se surprendre qu’un moment donné la bulle se degonfle une peu.
Bien sur il y à toujours ce marché qui souhaite acheter ce qui n’est pas accessible à toute les bourses sans se préocupper des caractéristiques réel de leurs aquisitions mais ce marché peut il encore supporter toute une industrie ?24 novembre 2015 à 23h36 #420003063471Gacpt
MembreLes marques suisses ont embauché à tour de bras mais ne savent plus quoi faire de leurs salariés (enfin..intérimaires
).
Il s’agit d’un juste retour des choses. Je ne vois pas pourquoi on s’alarme ! Le marché réagit, les mastodontes ont voulu être trop gourmands dans leurs stratégies. Certains indépendants s’en sortent très bien25 novembre 2015 à 0h06 #420003063472Roitelet
MembreHorlogerie, taxis, hôtellerie, automobile… Tous les secteurs sont chamboulés par la mondialisation et l’avenement du numerique. Les meilleurs survivront, les plus faibles s’adapteront ou disparaîtront. C’est la théorie classique de l’évolution…
25 novembre 2015 à 17h36 #420003063473Goldounet
Membre- ZEN a écrit:
- Le « Tout va bien » commence à avoir du plomb dans l’aile et si la langue de bois est toujours pratiquée par les autorités suisses qui sans rire annoncent que le chômage reste stable alors que ce sont d’abord les frontaliers qui font les frais du marasme, de fait, l’horlogerie va mal.
En même temps, il me paraît normal et logique de commencer par les frontaliers. Il est légitime pour l’horlogerie Suisse de préserver dans un premier temps les salariés résidant en Suisse et payant leurs impôts en Suisse non ?
Enfin peut-être que je me trompe, l’économie et moi, ça fait deux !
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