FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: L’avenir sombre des boutiques de montres en Suisse
- Ce sujet contient 59 réponses, 36 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ZEN, le il y a 6 années et 1 mois.
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16 septembre 2020 à 0h01 #420004408166
renaud2
MembreAucune surprise pour moi, faute de touristes étrangers, il reste les sportives Rolex pour lesquelles les investisseurs seraient prêts à dormir devant les boutiques pour fait un coup de Trafalgar, ainsi que de 2/3 Patek, Nautilus en tête, tous le reste se commande sans peine sur internet.
Que les boutiques se vident ne m’étonne pas.
C’est le moment pour les commerçants, les CEO de grandes manufactures(j’adore ce terme manufacture
) ainsi qu’à leur service marketing d’ajouter une forte valeur « plaisir de venir » par exemple en offrant un bracelet supplémentaire, une garantie plus longue exclu-boutique ou pourquoi des promos ciblées. Avec des remises.
Quel est aujourd’hui l’intérêt d’acheter en magasin une montre avec zéro remise alors qu’on peut la trouver sur le net avec un escompte de 25/30/35% et une garantie inter parfaitement valide?
Il faut trouver de la souplesse dans le commerce HH. Et arrêter de penser que les clients sont incultes, et qu’ils surfent toujours avec des modems.16 septembre 2020 à 7h34 #420004408167Manivel
Membre- paysdoufs a écrit:
Voila en gros ce que les Suisses pensent de leurs montres…
Elles sont trop cher, et sont souvent achetées sur le gris ou par les ventes au personnel, a travers des intermédiaires qui travaillent dans le milieu.
Ils ont un fort pouvoir d’achat mais se limitent souvent a Tissot.
Les suisses consomment local mais ce ne sont pas eux qui fréquentent les boutiques d’horlogerie.
Il est aussi rare d’y entendre l’accent suisse qu’il est fréquent d’y entendre l’accent chinois, des vendeuses…16 septembre 2020 à 8h26 #420004408168ashivan64
MembreLes touristes internationaux représentent 50% des achats de montres mais les boutiques annoncent 85 à 90% de baisse de chiffre d affaires…
Tout ne serait donc pas du à l absence de tourisme ou alors … la part de ventes des touristes seraient bien plus importante que celle officiellement annoncée ?
16 septembre 2020 à 8h58 #4200044081692H2P
Membre- Perpetual_dragon a écrit:
- La concurrence du commerce en ligne, j’y crois moyennement, sauf peut-être pour les marques d’entrée de gamme ou les petites marques de niche. En 2020 on ne peut toujours pas acheter une Rolex, une Omega, une AP, une PP ou une VC en ligne. JLC et Cartier font un peu exception.
Je pense en revanche qu’il y a trop de points de vente dans les grandes villes… pour des produits insuffisamment disponibles (vrai aussi en France d’ailleurs).
Omega est aussi une exception car ils vendent désormais certain de leurs modèles en ligne.
16 septembre 2020 à 9h10 #420004408170Manivel
Membre- ashivan64 a écrit:
- Les touristes internationaux représentent 50% des achats de montres mais les boutiques annoncent 85 à 90% de baisse de chiffre d affaires…
Tout ne serait donc pas du à l absence de tourisme ou alors … la part de ventes des touristes seraient bien plus importante que celle officiellement annoncée ?
C’est logique, les suisses achètent des Tissot alors que les touristes achètent des montres en or bardées de diamants.
16 septembre 2020 à 9h11 #420004408171ZEN
MembreDes chiffres sont jetés et ils viennent de partout n’importe comment et ils sont souvent contradictoires entre eux. La réalité est difficile à discerner dans cette avalanche. Les seuls chiffres vérifiables sont les gens mis au chômage, licenciés, les commerces fermés et les faillites. Le reste, il faut en prendre ses distances.
Tel CEO parle à ses actionnaires et ses annonces visent à justifier des résultats pressentis comme mauvais, tel autre CEO joue la transparence et enfin un autre va annoncer des résultats « formidables » mais faux ou vrais pour rassurer ses clients (c’est à dire les détaillants). Forcément, tout part en vrille et dans tous les sens.
Chez Ulysse Nardin tout allait bien pendant les Geneva Days et une semaine plus tard, 100 personnes se sont retrouvées en licenciement sec « pour aider l’entreprise à s’équilibrer » mais quel équilibre ? Les marchés sont anéantis …
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).16 septembre 2020 à 9h41 #420004408172QuentinL
MembreLa capacité de se mouvoir vers le commerce en ligne discerner les marques qui pourraient s’en sortir sans trop de casse des autres. Il n y a qu’à voir le succès de Christopher Ward ou de la plupart des micro-marques, qui proposent des circuits de distribution beaucoup plus courts et réduisent ainsi leur RRP.
J’ai l’impression que ce modèle motive beaucoup de jeunes à s’intéresser à l’horlogerie car cela s’inscrit dans des pratiques d’achat connues et rassurantes. Quand je vais en boutique, les remises sont extrêmement timides, les vendeurs pas toujours très compétents et la valeur ajoutée (goodies etc…) bien souvent inexistante malheureusement.
16 septembre 2020 à 9h58 #420004408173fredched
MembreBonjour à tous,
En lisant les différents articles et commentaires, j’avoue y voir aussi clair que lorsque je marche par une nuit sans lune au beau milieu de la campagne…
Dans cette crise, la première victime est humaine. En effet, malheureusement les salariés sont utilisés (comme trop souvent) comme première variable d’ajustement.
Ensuite, la seconde victime est le marché. Dans une société de consommation, quand il y a plus d’offre que de demande (les modèles déjà produits et assemblés non vendus pendant le confinement) le marché s’écroule…
Cependant, les CEO semblent pour la plupart avoir chaussé des lunettes très opaques en pratiquant les augmentations de tarifs « traditionnelles ».
Au bout du compte, cela semble revenir à scier la branche sur laquelle on s’est assis…
Arrive enfin quelque chose que l’on appelle spéculation…16 septembre 2020 à 10h05 #420004408174Invité
MembreEn tout cas, crise ou pas crise, chez les AD que je connais, ou les fabricants de montres, rien ne change, mes demandes restent sans réponse, je ne comprends pas.
Qu’est ce qui leur arrive, tous ??? Et puis, évidemment, aucune incitation supplémentaire par le biais d’une remise, ça c’est vraiment tabou.
Comme quoi, c’est un peu fou, comme dit fredched, la première valeur d’ajustement est humaine par le licenciement, à mon niveau, je perçois aucune remise en question dans la façon de vendre.
J’avais un petit budget dispo que je voulais consacrer pour une montre, j’ai comme l’impression que je les aurais pour ce Noël, mais pas pour une montre.
Pour citer à nouveau fredched, « j’avoue y voir aussi clair que lorsque je marche par une nuit sans lune. »
A ne rien y comprendre, un marché qui périclite et des acteurs de ce marché complètement déboussolés qui ne sont pas pour rien dans le déclin de leur profession, non seulement, elles sont chères leurs montres, mais il faut vraiment en avoir envie pour les acheter.16 septembre 2020 à 10h14 #420004408175darius92p
Membre- QuentinL a écrit:
- La capacité de se mouvoir vers le commerce en ligne discerner les marques qui pourraient s’en sortir sans trop de casse des autres. Il n y a qu’à voir le succès de Christopher Ward ou de la plupart des micro-marques, qui proposent des circuits de distribution beaucoup plus courts et réduisent ainsi leur RRP.
J’ai l’impression que ce modèle motive beaucoup de jeunes à s’intéresser à l’horlogerie car cela s’inscrit dans des pratiques d’achat connues et rassurantes. Quand je vais en boutique, les remises sont extrêmement timides, les vendeurs pas toujours très compétents et la valeur ajoutée (goodies etc…) bien souvent inexistante malheureusement.
Absolument c’est tout à fait vrai. Les jeunes générations feront leur marché sur internet et auront simplement besoin d’aller essayer différents modèles dans des showrooms. Plus besoin d’AD qui te vend effectivement la montre. De ce point de vue c’est Omega ou Cartier qui me semblent le plus en pointe: tu repères en ligne, tu vas essayer en boutique (qui leur est propre) et tu achètes ensuite en ligne après réflexion.
Dans cette logique l’AD multi-marques est mort.
Ne restera que l’ultra-luxe que tu ne pourras pas acheter en ligne. Exactement comme pour la joaillerie.
16 septembre 2020 à 10h28 #420004408176Perpetual_dragon
Membre- jacno1977 a écrit:
- je perçois aucune remise en question dans la façon de vendre.
Effectivement, c’est assez étonnant mais les AD ne rappellent pas les clients pour les inciter à revenir en boutique. Certains AD ont pourtant des CRM assez pointus (Salesforce) qui leur permettraient de rappeler leurs clients ciblés en fonction de leur historique d’achats, localisation, etc… C’est un peu comme s’ils baissaient les bras devant la fatalité.
16 septembre 2020 à 10h43 #420004408177Manivel
Membre- QuentinL a écrit:
- Quand je vais en boutique, les remises sont extrêmement timides, les vendeurs pas toujours très compétents et la valeur ajoutée (goodies etc…) bien souvent inexistante malheureusement.
C’est beaucoup moins vrai actuellement sur Genève ou l’on peut obtenir des reductions de l’ordre de 15/100 voir plus.
Et bientôt ce sera la grande braderie…
…cela dit ça ne change pas grand chose, même en affichant des réductions jusqu’à 50/100 avant liquidation, les boutiques multimarques restent vides.
16 septembre 2020 à 10h52 #420004408178Olivier1@
MembreTout cela est une industrie détenue par quelques grands groupes (Swatch, Richemont…).
Ils ne déprécieront pas les prix officiellement, car cela reviendrait à déprécier leurs actifs comptables.
C’est plus intéressant pour eux de ne pas vendre et de maintenir/augmenter les tarifs que de vendre moins cher !16 septembre 2020 à 11h09 #420004408179FrozenBrain
Membre- QuentinL a écrit:
- La capacité de se mouvoir vers le commerce en ligne discerner les marques qui pourraient s’en sortir sans trop de casse des autres. Il n y a qu’à voir le succès de Christopher Ward ou de la plupart des micro-marques, qui proposent des circuits de distribution beaucoup plus courts et réduisent ainsi leur RRP.
J’ai l’impression que ce modèle motive beaucoup de jeunes à s’intéresser à l’horlogerie car cela s’inscrit dans des pratiques d’achat connues et rassurantes. Quand je vais en boutique, les remises sont extrêmement timides, les vendeurs pas toujours très compétents et la valeur ajoutée (goodies etc…) bien souvent inexistante malheureusement.
Je pense également que le commerce en ligne doit être une priorité actuellement. La question que je me pose, c’est comment apporter l’expérience et l’émotion de l’achat de luxe lors d’un achat en ligne? Quand j’achète mes bouquins sur Amazon, c’est clinique, froid, impersonnel. Est-ce le même sentiment que l’on aimerait avoir lors d’un achat à plusieurs milliers d’euros? Non, pas du tout.
Un article a récemment été publié sur ablogtowatch.com à propos de l’expérience d’achat en ligne de quelques montres de luxe. On y retrouve les classiques lettres « manuscrites » du CEO, les petits goodies, les conditions de retour facilitées. Est-ce suffisant pour remplacer l’expérience en magasin? Quelle expérience ou plus-value peuvent-ils encore apporter par rapport à l’achat en magasin?
16 septembre 2020 à 11h11 #420004408180Manivel
MembreFinalement cette crise va dans le bon sens pour les actionnaires:
-Réduction de la masse salariale.
-Réduction de la production.
-Augmentation des marges.Pour l’instant c’est au fond du gouffre, mais il y a fort a parier que la situation ne reviennent jamais a la normale, avec une distribution confidentielle de petites productions chinoises vendues a prix d’or
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