Actu: Internet :200 grandes marques ont décidé de boycotter Facebook & Instagram

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 22)
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  • #410000144483
    ZEN
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    Internet : pourquoi 200 grandes marques ont-elles décidé de boycotter Facebook et Instagram ?

    Depuis une semaine, près de 200 marques comme Coca-Cola, Patagonia, Unilever ou Levis ont cessé leurs campagnes de publicité sur Facebook ou Instagram, trop tolérants envers les prises de parole racistes, insultantes ou violentes

    Les glaces Ben&Jerry’s, Coca-Cola, Starbucks ou Levis. Près de 200 marques boycottent en ce moment Facebook au nom de la lutte contre la haine sur les réseaux. Malgré quelques soubresauts boursiers dus à cette mobilisation inattendue, ce mouvement a peu de chance de changer la plateforme en profondeur.

    Qui est à l’origine de cette campagne ?

    Le vaste mouvement contre le racisme systémique aux Etats-Unis, qui a ressurgi après la mort de Georges Floyd, s’est traduit, entre autres, par de la colère à l’égard des réseaux sociaux, perçus comme trop tolérants envers les prises de parole racistes, insultantes ou faisant l’apologie de la violence – y compris des propos tenus par le président américain Donald Trump.

    Des associations, dont la NAACP, la grande organisation de défense des droits civiques des Afro-Américains et une organisation de lutte contre l’antisémitisme, l’Anti-Defamation League, ainsi que le collectif Sleeping Giants ont appelé les entreprises à ne pas acheter d’espaces publicitaires sur Facebook en juillet.

    Remember that the #StopHateForProfit campaign is not about damaging Facebook’s bottom line, it’s about a broader reckoning around the platform’s lack of moderation of hate and disinformation.

    Advertisers don’t want to sponsor violent, bigoted content or lies.
    — Sleeping Giants (@slpng_giants) June 26, 2020
    Qui participe à cette campagne ?

    Patagonia et North face ont été les premières à se positionner en annulant les campagnes publicitaires prévues sur Facebook et Instagram pour le mois de juillet. Coca-cola a suivi très rapidement, avant que le navigateur Mozilla, les cafés Starbucks ou les vêtements Dockers n’embrayent.

    L’arrivée de grands groupes comme Unilever aux côté des marques déjà engagées dans le boycott a installé le mouvement dans la durée. Le géant de l’alimentaire renonce à ses publicités sur Facebook et Instagram jusqu’à la fin de l’année. Une décision qui a fait réagir les marchés : le réseau social a perdu plus de 50 milliards de dollars de capitalisation boursière en une journée, avant de rebondir de plus de 10 milliards lundi.

    Au total, près de 200 marques se sont aujourd’hui inscrites dans ce mouvement #StopHateForProfit.

    D’autres ont simplement annoncé une « pause ». Comme Honda, ou Ford qui dit vouloir « réévaluer (sa) présence sur ces plateformes ». « L’existence de contenus relevant de la haine, de la violence ou de l’injustice raciale doit être éradiquée », a précisé le constructeur automobile américain lundi.

    Nouveau militantisme numérique

    « Nous sommes entrés dans une nouvelle ère du militantisme numérique », remarque Greg Sterling, un analyste spécialisé dans le marketing en ligne. « Les ONG font appel aux annonceurs pour assainir les réseaux sociaux, à cause de leur réticence, voire de leur refus, à le faire eux-mêmes. Dont acte: toutes les plateformes sociales vont être obligées de réexaminer leur règlement, de l’ajuster ou d’adopter de nouvelles mesures qui empêchent la haine et le racisme de proliférer. »

    « Les réseaux vont devoir prendre ce problème au sérieux, sinon leurs revenus vont être directement affectés », constate Michelle Amazeen, professeure de communication à l’université de Boston. La pression monte, « enfin, pour faire des plateformes des hébergeurs responsables qui ne promeuvent pas la haine et la violence pour générer des profits ».

    Conséquences et réactions modérées

    Mark Zuckerberg, le patron du réseau social planétaire, défend depuis des mois son approche a priori plus laxiste que Twitter ou YouTube, notamment vis-à-vis des discours des personnalités politiques, au nom de la liberté d’expression.

    Mais, signe que le boycott a pris une ampleur difficile à ignorer, Mark Zuckerberg a lui-même présenté des concessions vendredi.

    La plateforme retirera désormais plus de types de publicités incitant à la haine, et les messages problématiques des politiques pourront être masqués et signalés en tant que tels, à la manière de Twitter.

    Mark Zuckerberg loses $7.2B over major advertising boycotts on Facebook https://t.co/8MqOenkcYu pic.twitter.com/CVi2KXcO4c
    — New York Post (@nypost) June 29, 2020
    Les associations, peu satisfaites par les annonces de vendredi, entendent bien continuer à faire pression. « Aucune de ces premières mesures ne va entamer la haine et le racisme persistant sur la plus large plateforme sociale au monde », a indiqué la coalition lundi. Ils appellent à ce qu’un haut responsable, connaissant bien le sujet des droits civils, réalise un audit indépendant « de la haine et de la désinformation » sur Facebook.

    « Les gens adorent leurs comptes Facebook »

    Mais Facebook compte plus 7 millions d’annonceurs sur sa famille d’applications, et la majorité sont des PME.

    La campagne contre le groupe « peut conduire à de légères pertes de revenus, mais il va rebondir », assure Larry Chiagouris, professeur de marketing à la Pace University. La plupart des boycotts menés par des marques se sont émoussés après l’enthousiasme initial, selon lui. « A tort ou à raison, les gens adorent leurs comptes Facebook ».

    Les annonceurs risquent de ne pas résister très longtemps à l’attrait que représente une telle audience, ciblée et personnalisée à très grande échelle. « Nous anticipons que la plupart reviendront sur Facebook étant donné ses 2,6 milliards d’utilisateurs. D’ici là, Facebook peut prendre quelques mesures pour démontrer qu’il va réduire les contenus haineux », élabore Ali Mogharabi, analyste chez Morningstar.

    https://www.sudouest.fr/2020/06/30/internet-pres-de-200-marques-boycottent-facebook-sans-garantie-de-succes-7613388-4803.php

    #420004362074
    ZEN
    Membre

    Et l’horlogerie, que fait-elle ? Incompréhensible

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    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420004362075
    nico25
    Membre

    Elle gère les listes d’attente c’est déjà un sacré boulot !

    #420004362076
    MisterP
    Membre

    Le Covid est une bonne excuse pour réduire les dépenses et personnes accessoires. On verra ca officiellement en septembre.

    Les mouvements avec divers hashtag permettent de sortir diplomatiquement de certains canaux de pub n’ayant peu ou aucun ROI.
    Trois mois, on ne parlera plus de ces hashtag à la noix, contrats FB/Insta renégociés à la baisse, tout le monde est content avant les ventes de Noël.

    Le bon peuple oublie vite son prochain de toute façon, tant qu’il peut faire ses emplettes et regarder la télé Chinois

    #420004362077
    LUDOSTER
    Membre

    Sujet d’actualité, donc le monde passera vite à autre chose, comme d’habitude… puis on parlera des pays où la famine tue, les gens continuerons à mourir de faim et on passera à autre chose… puis l’écologie peut-être… etc.

    Dans le font ça va résoudre quoi? Même si l’on empêche les cons de s’exprimer librement et de cracher leurs haines sur Facebook, ça changera quoi? Ils deviendront bienveillant à l’égard de leurs prochains après s’être remis en question? Pas sûr! Je suis d’accord qu’il y a des choses à limiter toutefois parce qu’on ne peut pas laisser tout dire non plus, mais dans le fond cette bienveillance cache autre chose, comme toujours!

    Je ne suis plus sur Facebook depuis longtemps, j’utilise Instagram pour voir des nouveautés dans des domaines qui m’intéressent, c’est rapide et si je vois quelques choses qui me plaît je vais creuser ailleurs… C’est sympa aussi pour voir des associations de différents bracelets sur une montre, mais je ne l’utilise pas de manière sociale, je ne me rend pas compte du niveau de haine ambiant.

    #420004362078
    plop
    Membre
    ZEN a écrit:
    Et l’horlogerie, que fait-elle ? Incompréhensible

    Elle fait ses calculs.
    Ahhh mon cher monsieur le client, c’est un graal intemporel mais cette série limitée est green label 2019 et black label 2020… mais c’est donc +30%. bounce

    Mr.Red

    #420004362079
    paul87
    Membre

    Comme @LUDOSTER, je pense que c’est un sujet d’actualité qui disparaîtra assez vite, comme me too dans une certaine mesure.
    Je suis par contre très inquiet sur les demandes de lois pour censurer tel ou tel contenu, sachant qu’un modérateur Facebook a quelques secondes à consacrer à un post, on risque de se retrouver avec un recul de la liberté d’expression énorme. Le pire c’est que ce n’empêchera pas le médiocre de déverser sa haine sur les réseaux sociaux, ça empêchera juste les débats.
    Bref on finira avec le Miniver

    #420004362080

    En communication il y a une notion importante c’est l’environnement. Les marques sont d’un laxisme effarant sur Facebook. Quand tu es abonné à des groupes limites le message est intégré dans ce fil.

    #420004362081
    paysdoufs
    Membre

    Perso ni sur FB ni sur IG (par principe, je préfère les forums).

    Mais qu’est-ce que je serai curieux de savoir comment les marques calculent le RoI de leurs présence sur les médias sociaux. Surtout les marques de luxe… What the fuck ?!?

    #420004362082
    DON
    Membre

    Ces mouvements qui tiennent plus de l’effet de mode qu’au mouvement de fond me semblent bien éphémères. Je ne suis pas le plus grand fan des réseaux sociaux… ce n’est clairement pas mon truc car à part voir des jolies photos (ce qui est sympa), c’est très limité avec 0 contenu. C’est le format qui veut cela certes… Après est-ce que tout le monde doit faire comme toute la bien-pensance qui s’octroie le droit de faire la police de la pensée et statuer sur ce qui est bien et pas bien via des mouvements « spontanés » qui durent l’espace d’un buzz… je suis perplexe. La haine n’a pas de nationalité, de couleur de peau ou de profil particulier. La stupidité aussi (cf. cas de L’Oréal qui est une entreprise soi-disant experte dans le domaine du marketing, expertise qui ne les empêche pas de faire de grosses conneries dernièrement)

    Que les marques préfèrent les réseaux sociaux comme vecteur d’une communication efficace me semble très limité également mais c’est un autre débat.

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    « Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé« 
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    #420004362083
    hurluberlu
    Membre

    Les services com et marketing des dites marques sont tenus par des gens qui ne jurent que par le digital, qui n’ont aucune structure ou colonne vertébrale et qui suivent le cours de l’actu pour être dans le vent… or comme disait G.Thibon, être dans le vent est une ambition de feuille morte, pas étonnant donc que l’on en soit là aujourd’hui… il faut à tout prix être dans la bien-pensance, faire plaisir (ou plutôt ne pas choquer) telle ou telle communauté ou minorité, s’agenouiller pour demander pardon pour je ne sais quoi à je ne sais qui, la com va être belle dans ces prochaines années si on continue dans ces délires mortifères. Rolling Eyes

    #420004362084
    DON
    Membre

    C’est sûr que ça promet, vu le niveau actuel Mr. Green
    Après j’ose imaginer qu’il y aura des exceptions

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    #420004362085
    tépépé
    Membre

    L’indignation c’est comme une cornemuse, ça fait du bruit quand c’est gonflé, on n’entend plus rien ensuite.

    #420004362086
    Invité
    Membre

    Se donner bonne conscience, c’est assurément ce que la majorité des marques qui se retirent fait réellement.

    Comme pour le « green washing », ce que certains appellent le « diversity washing » est une utilisation bien connue pour surfer sur la vague de l’actualité.

    Globalement, elles ne risquent pas de perdre une grande partie de consommateurs sur ce coup puisqu’il en va du bon sens moral d’être contre le racisme. Cependant, je trouve détestable le principe d’utiliser le principe « washing » alors qu’en réalité, on n’a jamais rien fait.

    Mieux vaut tard que jamais comme on dit.

    —

    Concernant les marques horlogères, elles me donnent l’impression d’être hors de tout ça. Comme si elles étaient à part et préféraient ne pas se concentrer sur ce genre de problème, un combat qui ne le regarde pas car elles mènent leurs propres combats de survies dans un monde qui apportent de moins en moins d’importance à l’horlogerie (de luxe).

    #420004362087
    Eric67
    Membre

    Je garde de ma jeunesse une certaine perplexité à l’égard de ce phénomène de marques, et à la signification qu’elles peuvent avoir au regard des aspirations humaines. Incompréhensible Les voilà maintenant qui viennent se mêler de moralisme, d’hygiénisme ou d’écologisme. Je crois bien que hors du champ consumériste, à savoir comment maximiser des performances commerciales, tout cela n’a simplement et tout bonnement pas le moindre sens. quid 2

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