Actu: Industrie 4.0 effraie les horlogers

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 31)
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  • #410000139531
    ZEN
    Membre
    Citation :

    Les cobots – robots collaboratifs – sont les derniers jouets à la mode dans l’industrie. Mais la collecte de données qu’implique la quatrième révolution industrielle rebute passablement le secteur horloger. C’est ce qui ressort de ce 18e salon EPHJ, qui vient de fermer ses portes.

    L’industrie est en profonde mutation. La révolution numérique qui s’opère dans tous les secteurs promet des usines intelligentes, interconnectées et agiles, capables de s’adapter à des productions qui ressemblent de plus en plus à du sur-mesure. Un système où les frontières entre monde physique et monde digital s’amenuisent toujours plus, grâce à l’émergence de nouveaux outils technologiques : big data, machine learning, cobot ou encore analyse prédictive. Concentré des tendances actuelles, le dernier salon de la sous-traitance EPHJ, qui a fermé ses portes le 21 juin dernier à Palexpo Genève, a révélé quelques belles innovations dans le domaine. Mais aussi mis en lumière les réticences en œuvre dans l’horlogerie. Car si le secteur paraît tout désigné lorsque l’on parle de souplesses, l’échange d’informations qu’exige la quatrième révolution industrielle se voit encore souvent opposer une fin de non-recevoir.

    GF Machining Solutions est spécialisée dans les machines de pointe pour l’industrie. Présentée au salon de la sous-traitance, sa dernière invention lui a valu une nomination au Grand Prix des Exposants. Entre analyse prédictive et intelligence embarquée, son système de découpe par électroérosion à fil est capable de résoudre les imperfections de cette technique : état de surface, lenteur du processus et, surtout, risque de cassure du fil. « Dans l’électroérosion, ce sont les étincelles qui enlèvent la matière, explique Christophe Thibaud, Sales manager chez GF. Or, lorsqu’il y a trop d’énergie, c’est le filin qui prend et qui finit par casser. » Jusqu’ici, des régimes différents permettaient à la machine de ralentir dans les endroits délicats. Une solution qui laissait cependant des marques sur le composant. « Aujourd’hui, notre dispositif mesure l’intensité de l’étincelle avant même que celle-ci n’éclate et adapte en temps réel le comportement de l’appareil. » Des informations traitées à la microseconde, qui permettent un monitoring permanent.

    Aucune programmation

    Sur le stand Crevoisier, au beau milieu du quartier des fabricants de machines, les démonstrations se sont enchaînées sans interruption pendant les quatre jours qu’a duré le salon. L’entreprise des Genevez y lançait en première mondiale sa toute nouvelle cellule de polissage 4.0. Un produit qui a nécessité deux ans de développement en collaboration avec un grand groupe horloger et près de 2 millions de francs d’investissement. S’il éveille tant d’intérêt, c’est qu’il intègre le dernier accessoire à la mode dans l’industrie : le robot collaboratif. Moins dangereux que les automates traditionnels qui nécessitent un confinement, celui qu’on appelle aussi « cobot » travaille à des tâches simples en évoluant à vitesse réduite, aux côtés des humains.

    “Sans compétences informatiques particulières, l’artisan polisseur peut transmettre son toucher et son savoir-faire “cobot”.”

    Lire la suite

    https://journal.hautehorlogerie.org/fr/industrie-4-0-effraie-les-horlogers/

    #420004159404
    Leopal
    Membre

    Je me demande combien de temps le gars va garder son boulot, une fois que le robot aurait faire… Incompréhensible
    J’imagine que dans quelques années, à la place de 10 postes occupés par des hommes, on aura un polisseur et deux ou trois robots qui tourneront 24/24 et feront le boulot des neuf autres. J’ai du mal à considérer ça comme un progrès.

    #420004159405
    LUDOSTER
    Membre

    Pas un grand progrès au sens de l’humain…

    Je pense qu’il faudrait savoir s’arrêter sur le développement technologique, qu’a à gagner la société? (A par l’actionnaire)

    #420004159406
    lithium
    Membre

    Inquiétant en effet.

    LUDOSTER a écrit:
    Pas un grand progrès au sens de l’humain…
    Je pense qu’il faudrait savoir s’arrêter sur le développement technologique, qu’a à gagner la société? (A par l’actionnaire)

    C’est bien le problème.
    Les Luddites, vers 1810, se sont révoltés et ont détruit des machines à tisser qui les privaient de revenus.
    Hélas ça a continué et ça continuera toujours.
    Les dirigeants continueront toujours à remplacer les humains par les machines.
    (Sauf pour leur poste bien entendu)

    #420004159407
    phip_3l2
    Membre

    Il faut bien des humains pour concevoir ces machines !!

    C’est comme l’intelligence artificielle !! Le nouveau terme a la mode ! L’intelligence artificielle à beau être très évoluee, elle reste un logiciel créé par l’homme et avec les limites de ce que l’homme a programmé !

    Tout çà pour dire que les métiers évoluent, mais il reste des métiers !

    Et un artisant qui fait tout à la main pour obtenir une pièce faite main et vendue en tant que telle, n’a rien a craindre des machines !! Ils ne font pas le même taf qu’elles !

    Quand est-ce que les Suisses, vont arrêter leur protectionnisme envers l’horlogerie, c’est plutôt ça la question !

    #420004159408
    Ganesh
    Membre

    A l’arrivée du chemin de fer, la majorité pensait que ça serait catastrophique. La vitesse tuerait les passagers et ceux qui en rechapperaient tomberaient gravement malades suite à leur voyage.
    De même l’arrivée de l’automobile à mis au chômage les maréchal Ferrand, palfreniers et autres.
    On ne peut stopper l’évolution technique, même si certains la considère nefaste

    #420004159409
    jaeger92
    Membre

    les prix vont baisser, toutes ces hausses justifiées par le coût des matières premières et de la main d’oeuvre clown bravohap

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    #420004159410
    Jicé
    Membre
    phip_3l2 a écrit:
    Il faut bien des humains pour concevoir ces machines !!

    C’est comme l’intelligence artificielle !! Le nouveau terme a la mode ! L’intelligence artificielle à beau être très évoluee, elle reste un logiciel créé par l’homme et avec les limites de ce que l’homme a programmé !

    Tout çà pour dire que les métiers évoluent, mais il reste des métiers !

    Alors oui, il faut des humains pour concevoir les machines ; le problème est d’une part, que cette évolution favorise les hyperspécialisations à forte valeur ajoutée et ultra compétitives et d’autre part, que cette évolution concentre géographiquement et structurellement les moyens (financiers, scientifiques, industriels…).

    Il y a donc un phénomène de paupérisation de populations et de territoire où l’on trouve du pauvres bougres laissés sur le bord de la route parce qu’elles ne trouvent pas leur place dans ce modèle économique.

    Une proie facile pour le marketing, parce qu’elles ont envie de rêver.

    Cette marche en avant, scientiste, technologique, industrielle nous est vendue, dans ces pages même, comme inéluctable, quasiment naturelle. Et contre la nature, ça non, on ne peut rien, faut s’y faire, c’est contre nature de s’interroger sur le bienfondé de tout cela.

    Moi perso, avec 100 balles, je préfère payer 3 bonhommes et une rentabilité de N, plutôt que d’acheter des machines pour le même boulot et une rentabilité de NX. Le progrès est davantage dans la recherche d’équilibres.

    #420004159411
    jaeger92
    Membre

    la vraie question est : le produit horloger est il un produit de consommation industriel (donc contraint à chercher le meilleur coût via de la standardisation et de l’automatisation et appelé à voir son prix diminuer) ou alors un produit de luxe qui a un story telling et un univers lié à l’artisanat, au savoir-faire et à une production limitée ou chaque pièce a sa « personnalité », sa finition ?

    pour moi, le monde horloger a déjà beaucoup (trop ?) d’étapes mécaniques et les étapes manuelles sont celles qui font la valeur des montres. d’ailleurs, on est à la limite du bullshit car la plupart des mouvements sont déjà anglés de manière mécanique. donc on achète au prix de l’or un produit de série fabriqué par Nono le petit robot. normal, pas normal ?

    je demande à voir comment le marketing va arriver à faire le grand écart facial en expliquant que le « garde-temps » est fabriqué par Alfred, horloger depuis 1785, qui angle son mouvement avec son bout de bois alors que derrière il y a le bruit des presses mécaniques qui fabriquent les pièces. ou alors ils vont nous faire le coup du petit robot arrivé bête emboutisseur de vis et qui a fini sa carrière à l’assemblage Grandes Complications grâce à son apprentissage aux côtés des plus grands horlogers suisses clown clown

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    #420004159412
    Jicé
    Membre

    En rédigeant mes lignes, j’avais en tête Seiko qui est l’archétype de l’industrie horlogère : grosse usines, grosse prod, grosse standardisation (des mouvements), mais qui a une inventivité de fou dans toutes les gammes et qui ne ment pas sur le caractère industrielle de sa prod.

    Par ailleurs, l’horlogerie allemande est assez représentative d’un entre deux : savoir-faire manuels, petites quantité… com’ discrète est honnête.

    La Suisse est dans le bousin : sa prod est marqué du sceau (désormais en plastique cheap) d’une horlogerie de précision et de qualité (oui bon, autant que tout le monde) avec un outil industrielle très oriental. Il y a un hiatus que la com’ (dehors le marketing !!!) ne sait plus gérer.

    Cette faiblesse du « leader mondial » de l’horlogerie laisse toute la place aux petites marques qui se développent ici et là, parfois avec réussite.

    L’horlogerie est désormais comme l’automobile, il y a de l’utilitaire et du prémium, et aussi de l’exception. Dacia est une réussite, Bentley n’est pas mal non plus. Chercher a positionner l’horlogerie sur un marché unique de luxe, c’est avoir un mon avis environ 100 ans de retard, tout comme à l’époque où on achetait un chassis pour le faire carrosser à grand frais (mérités) et que Ford appliquait le taylorisme.

    #420004159413
    jaeger92
    Membre

    tellement d’accord avec l’exemple automobile, je voulais le mettre aussi et j’ai oublié !

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    #420004159414
    fx69
    Membre

    Je suis un acteur du monde de demain, j’ai créé une société de conception d’objets connectés à destination des PME française, voici ma vision sur les nouvelles technologies :

    L’industrie 4.0 et les Objets connectés, sont une révolution industrielle à part entière, comme la vapeur en son temps, …

    La question est : Est-ce qu’on se lamente des potentiels effet néfaste que cela peut avoir sur le plan Humain, ou est-ce que l’on participe à ce changement. Qu’on le souhaite ou non, ce changement ce passera avec ou sans nous.

    A l’époque des Machines outils, les fabricants français n’ont pas suivis les autres, aujourd’hui pour produire en France de manière compétitive, il faut automatiser avec des machines conçues et construites à l’étranger c’est dommage. C’est autant d’emploi et de compétences perdus.

    Sur le plan Humain, c’est vrai que les perspectives pour les métiers d’ouvrier non qualifiés sont en voies de disparition. Sur le plan économique nous ne pouvons plus rivaliser face à la mondialisation sur ce type de main d’oeuvre. Socialement ce n’est surement pas acceptable, mais économiquement encore une fois on subit.

    Le coté pessimiste du Français allié à l’inaction des pouvoirs publiques nous ont conduis à raté d’important tournant technologique comme :
    Les machines outils industrielles,
    Les drones,
    Les voitures autonomes.

    Et pourtant on a les compétences et les motivations sur notre territoire.

    Pour illustrer mon propos, je vais vous prendre un exemple de l’un de mes clients.

    Une PME de 20 Personnes avec un C.A. 4M€ qui produit un équipement de maison (Pour des raisons de confidentialité je ne dirais pas quoi)

    Cette PME doit représenter entre 4 et 10 % du marché Français, face à elle principalement des américains qui fournissent 70% du marché.

    Nous concevons avec eux une solution pour connecté leur produit pour :
    Améliorer l’expérience utilisateur,
    Favoriser l’entretien et augmenter la durée de vie du produit,
    Fidéliser le client sur les consommables, …

    En intégrant ces innovations, mon client prend de l’avance technologique sur ses concurrents. Pour la première fois depuis 15 ans, il a des perspectives de progression et la possibilité de pérenniser et augmenter ses effectifs. Sans ce tournant technologique, son activité ne durera pas plus de 10/15 ans.

    Concernant l’industrie horlogère et autre industrie soumis à de fort savoirs humains, le point que je trouve le plus risqué sur ses technologies c’est surtout la connectivité a outrance qui pose des problématiques de cyber-sécurité et surtout de secret industriel. Les fabricants ne précise pas toujours les données aux quelles ils ont accès sur les nouvelles machines depuis l’extérieur de l’entreprise.

    Voilà, en espérant pouvoir apporter une vision plus technique qui reste pragmatique.

    #420004159415
    rollsmops
    Membre

    Mondialisation, robotisation, industrialisation, consommation de masse, réduction drastique des coûts, globalisation etc … aucun secteur n’ est épargné (automobile, agroalimentaire, finance, etc) le Monde change sauf … l’ horlogerie, coincée dans son image d’ Epinal de produit manufacturé à prix d’ or par de rares et coûteux spécialistes ultra locaux et chasse gardée d’ un seul pays au savoir faire ancestral et figé.

    Je ne dis pas qu’il n’ existe pas ou plus de vraies spécialistes de la manufacture au sens artisanal de la chose ni même que l’ intérêt pour ses derniers est inexistant mais s’ imaginer où entretenir l’ image et l’ illusion que tout ce secteur industriel ou que toute la gamme d’ une marque (de l’ entrée de gamme au haut de gamme) est le reflet d’ une logique économie allant à contre courant du reste du monde, c’ esf fort je trouve.

    Même si le marketing horloger vous fait croire que nous sommes sans doute entre la fin XIXieme et début XXieme, désolé mais faut vous réveiller, bienvenue au XXIieme siècle (et ça va pas s’ arranger).

    #420004159416
    Jicé
    Membre
    fx69 a écrit:
    Je suis un acteur du monde de demain,

    ….
    Voilà, en espérant pouvoir apporter une vision plus technique qui reste pragmatique.

    Voilà une illustration de mes propos précédents.

    #420004159417
    arbigoud
    Membre
    LUDOSTER a écrit:
    qu’a à gagner la société? (A par l’actionnaire)

    c’est ça … ça nourrit les faiseurs de robots, et ça augmente la productivité qui elle-même fait s’améliorer les comptes de résultats …

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