Actu: Horlogerie : la croissance du modèle allemand

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  • #410000111495
    ZEN
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    Citation :
    La précision des montres germaniques est de plus en plus appréciée. L’histoire des entreprises qui les produisent n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Glashütte Original et A. Lange&Söhne sont les deux leaders, mais d’autres défendent également leur position. État des lieux.

    Même en Suisse où la concentration d’horlogers est pourtant très forte, nulle part – pas même à La Chaux-de-Fonds ou au Locle – les manufactures ne se trouvent aussi proches les unes des autres. Ici, à Glashütte, dans l’est de l’Allemagne, au fond d’une vallée située entre Dresde et Prague, elles sont littéralement mitoyennes: l’imposant siège social de Glashütte Original (Swatch Group) est adossé à celui de A. Lange&Söhne (groupe Richemont), à quelques mètres des bâtiments de l’ancienne gare, occupés par la société Nomos. Quant à l’édifice le plus ancien de la ville, il abrite le Musée de l’horlogerie allemande. Et le moins que l’on puisse dire est que son histoire fut mouvementée, à l’instar de cette partie du pays.

    Avant de faire pousser des montres, le sol de cette bourgade saxonne regorgeait d’argent et de cuivre. Cette richesse assurera pendant deux ou trois siècles la prospérité de la région. Mais, au début du XIXe siècle, les mines s’épuisent et la ville sombre dans la pauvreté jusqu’à ce qu’un horloger, malin et entreprenant, Ferdinand Adolph Lange, soit attiré par ces ouvriers désœuvrés, construise ici sa manufacture, forme les gens et pose ainsi la première pierre de l’industrie horlogère germanique. Il est bientôt rejoint par Moritz Grossmann, Julius Assmann et Adolph Schneider: ils sont les «quatre pères fondateurs de l’horlogerie allemande, possèdent chacun une manufacture et entretiennent une compétition amicale stimulante», explique-t-on au musée de Glashütte.

    Un maillage de petites entreprises se met en place autour d’eux et fournit cette industrie qui prospère jusqu’à la Première Guerre mondiale. Ensuite, les années difficiles commencent entre conflits politiques et crises économiques, jusqu’au bombardement et au pillage de la ville par les Russes en 1945, puis son basculement en RDA et l’expropriation de toutes les entreprises. Les marques existantes de Glashütte sont rassemblées dans une structure d’État unique, baptisée GUB, qui pendant près de quarante ans développe une offre de masse bon marché, employant jusqu’à 2500 personnes.

    Après la chute du mur de Berlin en 1989, le tissu économique se restructure et certaines marques renaissent de leurs cendres, renouant avec le haut de gamme et les valeurs bien allemandes de rigueur et de précision. La devise de Walter Lange, descendant de Ferdinand Adolph Lange, «Ne jamais rester immobile», illustre l’énergie retrouvée de ce coin de l’Europe et la volonté de fer de ses travailleurs.

    Les paramètres du succès sont alors réunis pour que l’industrie horlogère allemande redémarre: une histoire singulière, une proposition alternative à l’offre helvétique, un bon rapport qualité-prix. De quoi expliquer l’intérêt croissant des initiés.

    http://www.lefigaro.fr/horlogerie/2015/04/10/30006-20150410ARTFIG00019-horlogerie-la-croissance-du-modele-allemand.php

    #420002859642
    Rebib
    Membre

    Il n’y a pas que là que ça se passe, Sinn à Francfort, Stowa à Pforzeim et d’autres encore.

    Ils auraient pu mentionner le petit foyer d’activité horlogère de la forêt noire, même si c’est essentiellement des coucous.

    #420002859643
    francis28
    Membre
    Rebib a écrit:
    Il n’y a pas que là que ça se passe, Sinn à Francfort, Stowa à Pforzeim et d’autres encore.

    Ils auraient pu mentionner le petit foyer d’activité horlogère de la forêt noire, même si c’est essentiellement des coucous.

    UTS Munchen Chinois

    #420002859644
    Mr X
    Membre

    Merci du partage de l’article. Dans celui-ci, certains chiffres de production sont estimés : chez Lange & Söhne, 7000 montres seraient produites par an ; chez Glashütte Original, entre 10000 et 12000 montres auraient été vendues en 2014. Nomos est évoqué dans l’article, mais aucune estimation de ce type n’est donnée. Quelqu’un aurait-il connaissance du nombre de montres produites par an chez Nomos ?

    Trois belles maisons en tout cas !

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