FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Actu: Deux offres de reprise pour les montres Péquignet de Morteau
- Ce sujet contient 20 réponses, 20 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Cogito, le il y a 7 années et 8 mois.
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22 février 2019 à 7h24 #410000125316
ZEN
Membre- Citation :
- Deux offres de reprise de l’entreprise Péquignet ont été présentées ce matin au tribunal de commerce de Besançon. La justice doit rendre sa décision lundi à 14h30. Les juges ont le choix entre deux stratégies commerciales différentes.
Début février, quatre offres ont été déposées auprés de l’administrateur judiciaire chargé du dossier Péquignet, la célèbre marque horlogère ayant été mise en liquidation judiciaire fin novembre 2016 avec une poursuite d’activités autorisée pour trois mois. Finalement, sur ces quatre offres, deux vont être examinées par le Tribunal de commerce de Besançon. Sur les deux éliminées, l’une n’était pas recevable car elle ne concernait que le prestigieux mouvement Calibre Royal et l’autre a dû abandonner, n’ayant pas pu trouver les financements nécessaires à ce rachat.
Reste donc deux offres. L’une émane de professionnels du secteur. Pascal Bole et Franck Minost, deux dirigeants de la société Ambre, une entreprise de commerce en gros d’articles d’horlogerie et de bijouterie basée elle aussi à Morteau. Sur son site internet, Ambre met en avant sa « passion horlogère depuis 1965 » et précise qu’en 2007, l’entreprise a développé « son propre mouvement automatique ». Les deux dirigeants proposent de créer une société pour reprendre la commercialisation des montres Péquignet mais ils ne reprennent pas les brevets du Calibre Royal. Leur offre ne comprend pas la reprise du bâtiment de Morteau et ils prévoient d’embaucher 12 des 38 salariés. Leur projet est de se recentrer sur les collections qui ont fait la gloire de la maison Péquignet : d’élégantes montres bien connues dans le milieu de l’équitation.
La seconde offre a été déposée par quatre salariés de Péquignet. Ces cadres proposent de conserver 16 emplois, le bâtiment de Morteau et la boutique de Besançon. Leur projet est de poursuivre la double activité de leur entreprise : la manufacture établie autour du Calibre Royale et la collection traditionnelle de montres connue sous le nom Moorea. Les bracelets de ces montres ont une maille unique en son genre, elle a été créée dans les années 80 par Emile Péquignet. Les cadres de l’entreprise sont parvenus à réunir le financement nécessaire pour ce projet.
Les juges du Tribunal de commerce se retrouvent donc avec deux offres bien différentes. La première proposition mise sur la commercialisation des modèles qui ont fait la réputation d’Emile Péquignet dans le milieu horloger. La seconde est plus audacieuse, elle s’appuie sur le prestige du Calibre Royal pour insuffler l’esprit Péquignet à la collection de montres classique.
Pour ce dossier, il est autant question de stratégie commerciale que d’état d’esprit. Comment faire vivre l’âme Péquignet ? Une montre existe-t-elle uniquement par son apparence extérieure ou son mouvement peut-il aussi faire vibrer l’acheteur ?
Dans les dossiers de cession d’actifs, les juges prennent leurs décisions selon plusieurs critères. Le nombre de salariés repris en est un. Le tribunal consulte également les salariés. Sans surprise, ils se sont exprimés pour la solution présentée par les cadres. Les juges examinent également la fiabilité financière des repreneurs mais aussi la nature de leur projet.
Pour Péquignet, il s’agit bien d’une vision d’avenir pour l’horlogerie, Péquignet étant un des rares fleurons horlogers de la Franche-Comté. Quel avenir pour le Calibre Royal ? Ce mouvement composé de 318 pièces est le symbole du savoir-faire franc-comtois, conçu à deux pas de la frontière suisse et capable de rivaliser avec les créations helvétiques. Si les brevets ne sont pas repris par le repreneur, peuvent-ils être cédés à un concurrent sans dommage pour l’image de marque de la région ?
Enfin, les juges devront rendre leur décision en prenant en compte également la conjoncture économique de ce secteur, particulièrement difficile y compris en Suisse.
22 février 2019 à 9h28 #420003521415Tardigrade
MembreRelativement bonne nouvelle, même si j’ai une préférence pour la seconde solution…
22 février 2019 à 9h40 #420003521416ChrisC75
MembreOui j’adhère aussi à la deuxième solution, une philosophie plus en accord avec une véritable manufacture horlogère !
22 février 2019 à 10h50 #420003521417herge81
Membrecurieux de savoir quel était l’ad parisien qui a déposé une offre. Cela doit forcément être un ad de la marque et il y en a pas non plus pléthore…
23 février 2019 à 0h16 #420003521418Alecsendri
MembreLa deuxième solution est bien évidement plus sexy pour les amateurs que nous sommes…
Mais est elle raisonnable économiquement? Là je suis plus circonspect.
Je voudrai tellement que le CR survive, mais qu’un maximum d’emplois soient sauvés sur le long terme, surtout.
23 février 2019 à 3h52 #420003521419Invité
MembreCes annonces sérieuses de reprise sont de bonne augure, il faut y croire
23 février 2019 à 4h03 #420003521420paysdoufs
MembreJe ne suis pas sûr de bien comprendre la première offre…
- Citation :
- Sur son site internet, Ambre met en avant sa « passion horlogère depuis 1965 » et précise qu’en 2007, l’entreprise a développé « son propre mouvement automatique ». Les deux dirigeants proposent de créer une société pour reprendre la commercialisation des montres Péquignet mais ils ne reprennent pas les brevets du Calibre Royal. Leur offre ne comprend pas la reprise du bâtiment de Morteau et ils prévoient d’embaucher 12 des 38 salariés.
J’avais cru comprendre que ce qu’il y avait de plus précieux chez P. était la propriété intellectuelle autour du CR. Et, eux, ils n’en voulaient pas? Ou le vendre d’office?
23 février 2019 à 4h29 #420003521421DON
Membre- paysdoufs a écrit:
- Je ne suis pas sûr de bien comprendre la première offre…
J’avais cru comprendre que ce qu’il y avait de plus précieux chez P. était la propriété intellectuelle autour du CR. Et, eux, ils n’en voulaient pas? Ou le vendre d’office?
Grégory Pons a donné des éléments de réPons(e) concernant l’intérêt du groupe Ambre (associé à Showroomprive.com) : apparemment, cette offre aurait un intérêt fort éloigné par rapport au Calibre Royal : il pourrait s’agir d’une volonté de racheter les stocks de montres plus abordables de Péquignet (donc hors manufacture, cela ne concerne par conséquent pas les montres comportant le CR) pour ensuite déstocker massivement ces montres sur internet. Showroomprive.com étant un déstockeur connu (vous savez, les bonnes affaires style VP avec des prix soi-disant bradés), je mettrais également une pièce sur le fait que leur offre pourrait être probablement moins industrielle et peut-être plus court-termiste…
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Instagram : don_writer_w23 février 2019 à 5h54 #420003521422epic
MembreCette première solution ressemble plus en effet, si il y a un lien entre Ambre et ShowRoom Privé, à bazarder un stock peut être très important de montres, et quid de l’avenir à moyen terme

Pas très réjouissant tout cela.
La deuxième offre est bien plus attrayante pour des amateurs comme nous, qui veulent préserver un savoir faire quasi unique en France avec ce CR.23 février 2019 à 6h32 #420003521423yann_1976
MembreJe suis assez pessimiste quant à la pérennité de la première solution…
L’entreprise Ambre n’est de loin pas à la hauteur qualitative d’une maison comme Péquignet, ni par ses produits ni par sa philosophie
23 février 2019 à 6h50 #420003521424Labrax1450
MembreSe positionner pour brader des stocks de montres, en proposant, semble-t-il (je me méfie toujours des affirmations journalistiques) de reprendre 12 salariés, qu’ils auront, si c’est vraiment un coup commercial, à licencier pour motif économique ensuite ne m’apparait pas cohérent.
De plus, quel est l’état actuel du stock?
Licencier 12 salariés peut coûter, suivant leur ancienneté, plusieurs dizaines de milliers d’euros par salarié…
Un achat pour dépecer ne me semble pas correspondre à la situation…
23 février 2019 à 8h07 #420003521425olympe21
Membre- herge81 a écrit:
- curieux de savoir quel était l’ad parisien qui a déposé une offre. Cela doit forcément être un ad de la marque et il y en a pas non plus pléthore…
L’offre parisienne était une offre d’APH (Atelier Parisien d’Horlogerie).
Il semblerai qu’ils ne se soient même pas déplacés au tribunal le 2223 février 2019 à 8h43 #420003521426bercher
MembreJe suis cette affaire depuis le début; la deuxième solution me semble plus interessante aussi. Je serai même prêt à apporter une obole à ce projet s’il est bien mené!
Espérons que ce frêle esquif et son équipage survive à cette tempête !
23 février 2019 à 9h21 #420003521427Lamontretictac
Membre- olympe21 a écrit:
- L’offre parisienne était une offre d’APH (Atelier Parisien d’Horlogerie).
Il semblerai qu’ils ne se soient même pas déplacés au tribunal le 22
Je vois qu’il y a des FAMeurs bien informés
23 février 2019 à 12h42 #420003521428rotormaniac
Membrehummm oui étrange offre de la part du groupe Ambre , lui-même sous la coupe d’une procédure de sauvegarde …
+1 pour le projet des salariés
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