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Yann, le il y a 18 années et 11 mois.
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13 novembre 2007 à 7h24 #410000022348
ZEN
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- Davide Blei, collectionneur de montres
PORTRAIT. «ll n’y a absolument pas de bulle dans le secteur des ventes aux enchères horlogères. Les prix vont continuer à grimper. La valeur de Rolex augmente entre 20 et 25% par année».
Bastien Buss
13 novembre 2007
Milan. Corso Venezia numéro 8. A un jet de pierre du Dôme, le bureau de Davide Blei a fière allure. On se croirait un peu dans une galerie d’art. Des murs remplis d’œuvres contemporaines et des canapés dernier cri en matière de design.
L’art est en fait la deuxième passion de Davide Blei, même si elle constitue désormais son fonds de commerce principal. La première reste l’horlogerie. «C’est une histoire d’amour. Intense, passionnelle, presque fusionnelle», lance cet italien de 64 ans, connu comme le loup blanc dans les salles de ventes aux enchères horlogères. Il maîtrise tous les rouages et les mécaniques de ce secteur en pleine expansion, mais pourtant si secret. C’est d’ailleurs très rare que lui ou un de ses confrères s’ouvre à la presse. Depuis dimanche il se trouve à Genève pour assister aux mises à l’encan d’Antiquorum, Christie’s et Sotheby’s. «Celle de Christie’s est une des plus excitantes depuis fort longtemps. Il y a des joyaux dans le catalogue dont ces gens n’ont même pas conscience.» Il a repéré une dizaine de lots qui lui font briller les yeux.
C’est dans les années quatre-vingt que Davide Blei se lance dans l’horlogerie en tant que collectionneur. «Je ne suis pas tombé dedans quand j’étais petit, mais une fois que le virus m’a pris, c’en était fini de moi.» Contrairement à bon nombre de ses pairs qui accumulent les garde-temps de toutes les marques, Davide Blei n’a d’yeux que pour Patek Philippe et Rolex. Et le pendule Jaeger-LeCoultre qui trône sur son bureau? «Oh, ce n’est pas grand-chose. Je l’ai acheté il y a longtemps», élude-t-il.
En 1984, il acquiert une Calatrava de Patek Philippe. Deux ans plus tard, sa collection se compose déjà de 166 Patek Philippe. «Je crois qu’à l’époque il s’agissait de la plus importante collection privée de la marque genevoise», se souvient, ému, l’homme aux lunettes un brin excentriques en dégradé bleu. Le marché n’avait pas encore atteint les sommes astronomiques de ces dernières années et les pionniers des ventes aux enchères pouvaient acquérir des pièces rares et de qualité pour quelque 20000 francs. Aujourd’hui, il faut tout simplement rajouter un zéro. Voire beaucoup plus.
Au fur et à mesure des opportunités, Davide Blei complète sa collection tout en revendant les pièces dont il s’est lassé. Avec de coquettes plus-values puisque les prix commencent à prendre l’ascenseur. «Mais je ne suis pas un spéculateur, si je vends c’est pour pouvoir m’offrir une autre montre.»
110 Rolex, 50 Patek
Dès 1989, c’est au tour de Rolex de séduire cet amateur de voile qui a traversé plusieurs fois l’Atlantique. «Je n’achète que des pièces spéciales, celles que les spécialistes sous-estiment.» Davide Blei n’a pas de stratégie particulière, il suit les élans de son cœur. Son expérience et son flair ne lui ont jamais joué de tours, selon lui. «Il faut avant tout que la montre me plaise. Qu’elle ait ce petit quelque chose qui la différencie des autres.» Lors des ventes, il se fixe un prix maximum. Un principe auquel il est toujours resté fidèle.
En 1990, il lance sa propre société de mise à l’encan. Avec à la clé une vente de montres prestigieuses et de… Ferrari. Il revend aussitôt la société «parce qu’un type un peu cinglé m’en a proposé un tel prix que je ne pouvais pas refuser». Arrive ensuite une période de crise. Mais dès 1996, le marché revit. Ce qui lui permet de réaliser à nouveau de belles opérations. A ce jour, il dispose d’une collection de 110 Rolex et de 50 Patek Philippe. «Je me suis souvent battu, amicalement s’entend, avec Philippe Stern, patron de Patek Philippe, lors de ventes aux enchères.» Son dernier achat est d’ailleurs une Patek Philippe «très originale» aux boîtiers triangulaire, dont il n’existe que 10 exemplaires. Une petite envie à 100000 euros.
Et comment voit-il évoluer le marché ces prochaines années? «Il n’y a absolument pas de bulle dans ce secteur. Les prix vont continuer à grimper. La valeur de Rolex augmente par exemple entre 20 et 25% par année. On n’atteindra peut-être plus les millions de francs de ces dernières années. Mais c’est simplement parce que les pièces exceptionnelles ont déjà été achetées et ne seront plus jamais à vendre. Quoique, cela dépend toujours du prix.»
Vents contraires chez Antiquorum
Le départ d’Osvaldo Patrizzi pas encore digéré.
Bastien BussEntre silences et non-dits, communiqué de presse et démentis, la maison de ventes aux enchères de montres Antiquorum traverse une période des plus délicate. Tout a commencé avec l’éviction de son cofondateur et président Osvaldo Patrizzi cet été. Ce départ a eu l’effet d’une bombe. Depuis, on pare au plus pressé. Les propriétaires à 50% d’Antiquorum, la société japonaise Artist House Holding, a demandé à PricewaterhouseCoopers de mener un audit interne pour débusquer d’éventuelles «irrégularités» dans l’entreprise. Une enquête maintenant terminée mais dont les conclusions demeurent secrètes. Un site spécialisé annonçait la semaine passée que le nouveau directeur avait été à son tour contraint à la démission. Simple rumeur puisqu’il était présent ce week-end à Genève. Le Wall Street Journal a quant à lui récemment tiré à boulets rouges sur le numéro un mondial du secteur, l’accusant de gonfler artificiellement les prix avec l’aide des marques horlogères. Cet article, alliant le meilleur comme le pire, a largement été critiqué par les personnes incriminées. Il n’empêche, la suspicion demeure. Et cela semble se ressentir sur la marche des affaires d’Antiquorum. Lors d’une récente vente aux enchères, le principal lot n’aurait pas trouvé preneur, selon le collectionneur Davide Blei. «Du jamais vu chez Antiquorum». Le même collectionneur a renoncé à vendre son lot de 110 Rolex via la maison genevoise. Il attend que le calme revienne. Mais Davide Blei en est convaincu: la concurrence gagne des parts de marché. Les ventes de ce week-end qualifiées de record ont cependant redonné de l’oxygène à Antiquorum
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http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=219204
13 novembre 2007 à 11h47 #420000286590jacki_duchmol
Membre- Citation :
- En 1984, il acquiert une Calatrava de Patek Philippe. Deux ans plus tard, sa collection se compose déjà de 166 Patek Philippe.
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166… en deux ans. MR Sarkozy, il faut faire quelque chose pour le pouvoir d’achat de ce pauvre homme
13 novembre 2007 à 16h48 #420000286591Subaddict
Membreça calme !
13 novembre 2007 à 22h21 #420000286592ATO
MembreJ’ai l’air d’un clochard avec mes 6 "BOLEX" et ma "BATEK BHILIPPE 1491"
(enrhumé ??? non clochard !!!)
14 novembre 2007 à 10h51 #420000286593Yann
MembreLe marché n’avait pas encore atteint les sommes astronomiques de ces dernières années et les pionniers des ventes aux enchères pouvaient acquérir des pièces rares et de qualité pour quelque 20000 francs.
Je ne suis peut etre pas un expert, mais ceci explique peut etre cela non ?

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