A fond sur la nostalgie ! -Billet-

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  • #410000125747
    ZEN
    Membre

    Bien que très discrètes sur les conséquences de la crise sur elles-mêmes, les grandes maisons horlogères sont au diapason pour resservir des nouveautés à base de design vintage. Le temps a fait oublier que le début des années 70 fut dans l’univers de l’horlogerie, marqué par l’émergence du quartz et la crise pétrolière de 1973 qui mit à sac plus d’un budget avec toutes les conséquences économiques induites par cette situation.

    De ces années les quinquagénaires (hé oui ! j’en fais partie) n’ont gardé que ce que la mémoire veut bien enregistrer à savoir les pantalons pattes d’éléphant, les clarks en cuir retourné et les Levis ainsi que des années de jeunesse et d’insouciance. Dans l’esprit des dirigeants des grandes maisons, qui sont pour la plupart des quinquagénaires, la restauration des designs de l’époque est forcément positive. Il faut dire que l’empirisme avec lequel sont gérées les firmes horlogères a pour conséquence encore que ce que pense et ressent le CEO est nécessairement l’incarnation de la vérité et non sa recherche.

    Le contexte de crise crée, c’est bien connu, un besoin de sécurité et se réfugier dans la nostalgie pré-pubère de ses jeunes années est de nature à porter le message de la pérennité de la marque, ce qui est important pour un produit censé traverser les générations.

    Tout le monde s’y engouffre y compris des marques qui n’existaient pas dans les années 1970. C’est le cas de Bell & Ross dont chacun pourrait jurer que les montres existaient déjà il y a 50 ans. Les amateurs de montres « vintages » se réjouissent car leurs collections qui ne valaient encore pas grand chose il y a dix ans, voient la cote des montres anciennes grimper au gré des rééditions. Le marché est boulimique et l’imagination sans limite pour produire des vintages « Héritage » en séries limitées de séries elles-mêmes limitées autant qu’il y a de demandes. Evidemment, les grandes maisons prennent un peu de distance avec les versions originales et les compteurs des chronos se rapprochent au point de loucher du seul fait que les calibres d’aujourd’hui sont d’un bien moindre diamètre que ceux d’hier.

    Un voyageur du temps débarquant des années 60, ne sera nullement dépaysé à Baselworld en 2017. Il retrouvera dans les vitrines des modèles dont il a déjà l’habitude et pourquoi ne pas se laisser séduire ? Faut-il finalement ou non adhérer à cette nostalgie ?

    La montre de style vintage est la démonstration de la fugacité des modes et du fait que les montres sont devenues un produits saisonnier comme les autres. Les produits nous sont sympathiques parce qu’ils nous renvoient à notre jeunesse et ils sont agréables pour les jeunes qui ont le sentiment de participer à ce que fut le bon vieux temps, celui où le Sida n’encombrait pas la relation amoureuse, où les groupes pop sortaient des nouveautés et où le chômage n’était pas une préoccupation quotidienne. « Quel plaisir de découvrir à la radio le dernier tube des Beatles… » Tout le monde joue de cette nostalgie autant les médias que les marchands de savonnettes.

    Une montre à l’époque, ce n’était pas un produit de luxe. On l’achetait par besoin pour se faire accompagner dans la mesure du temps. C’était un rapport avec la société, une manière de démontrer qu’on appartenait à celle-ci et que l’on n’en était pas exclu. La montre a bien changé de statut. Un smartphone ou une montre connectée sont aujourd’hui davantage des marqueurs de l’appartenance sociale. La mode, c’est le phénomène Pokemon. Ca dure trois mois puis ça cède la place à autre chose.

    La lassitude à l’égard de ces montres vintage gagnera très vite le public parce que l’on ne peut se satisfaire d’avoir en permanence l’œil dans le rétroviseur et parce que la création l’emportera forcément sur la réédition. On achète grâce au net aujourd’hui une montre quasiment de manière instantanée. En quelques minutes, un client est devenu susceptible de débourser plusieurs milliers d’euros pour satisfaire son envie d’être horlogèrement sécurisé. Mais une fois le client rassuré, une fois passée la bouffée nostalgique, il ne restera que le sentiment de porter un instrument désuet.

    L’objet sera difficile à revendre car le collectionneur continuera à regarder la version originale et la nostalgie qui aura présidée à l’achat de la réédition se sera transformée en une forme d’indifférence. Les grandes maisons le savent. Cet engouement pour le rétro, il faut s’y engouffrer très vite avant que le soufflet ne retombe. Ressortir Elvis Presley des cartons parle aux quinquagénaires et beaucoup moins aux nouvelles générations. Les Rolling Stones encore vivants n’intéressent guère les moins de trente ans. C’est qu’il en faut de l’énergie pour maintenir à flot la nostalgie. Une Speedmaster sur la lune constamment rééditée plusieurs fois par an, ça se travaille pour parler à toutes les générations et puis la montre repose sur un moment et un évènement forts.

    Sans nul doute, il faut veiller à ses propres émotions, celles-là même qui font débourser des milliers d’euros pour une montre. Une montre ne s’achète pas sur un coup de tête sauf à disposer de moyens conséquents pour que la dépense ne soit qu’accessoire. La nostalgie est un très bon support commercial de communication car elle touche à notre affectif commun mais il est plus difficile de changer de montre que de marque de lessive. Les allées de Baselworld seront cette année sans doute parsemées de kleenex…

    #420003542408
    Cedric92
    Membre

    Une différence de taille avec la crise des années 70 : cette époque a vu émerger des modèles totalement innovants et hors norme, qui sont devenus des icônes. La crise d’aujourd’hui débouche sur des resucées vintage dont l’avenir éphémère est bien décrit par Zen.

    #420003542409

    assez d’accord avec ça :

     » la démonstration de la fugacité des modes et du fait que les montres sont devenues un produits saisonnier comme les autres »
     » On achète grâce au net aujourd’hui une montre quasiment de manière instantanée »
    « il faut veiller à ses propres émotions, celles-là même qui font débourser des milliers d’euros pour une montre »

    d’ou l’accumulation, et la revente, le rachat, et la revente ..etc..de certains membres du forum.
    C’est un piège l’horlogerie !!

    #420003542410
    numero27
    Membre

    Je ne crois pas du tout à cette analyse, moi qui m’interesse pas mal aux guitares electriques je peux vous dire que l’ecrasante majorité des modèles qui se vendent sont des stratocaster ou telecaster chez Fender et des SG Les Paul chez Gibson, soit des modèles qui datent des années 50/60 et qui ont forgé la légende du rock. Et j’aime mieux vous dire que ces 2 grandes marques n’ont pas du tout l’intention de changer leur recette, surtout qu’ils vendent comme des petits pains et que la plus petite innovation risque d’être soumise à d’acides critique. Alors voilà , on peut effectivement constater que la musique sans instruments a pris une place importante chez les jeunes, (rap/electro etc…) mais la jeunesse ne forme pas un groupe uniforme et avantgardiste, certains ont le gout des choses du passé, et après tout il ne suffit pas qu’une chose soit nouvelle pour qu’elle soit superieure et efface definitivement ce qui a été fait avant.
    Il en est la même chose de tout, du design de meubles , de vetements , de motos … les créateurs ont un oeil sur le passé y piochent de belles choses , rééditent quand la forme est parfaite, ou créent quand l’inspiration impose une innovation …
    Mais heureusement qu’au niveau design, de manière générale, on est plus dans les années 80/90 qui ont balayé tout ce qui se faisait avant pour mettre en place l’egemonie de l’horreur visuelle à tous les étages, des épaulettes des femmes, des fringues extra larges informes et trop voyantes , des motos au design futuristes degueulasses dans 99% des cas et bien sur des montres à cristaux liquides …
    bref, heureusement qu’on en est venu à sauver du passé ce qui pouvait l’être même si, il est vrai le systematisme du vintage peut apparaitre à force comme de la paresse créative, au moins ça a le merite de pas être trop moche.
    « On ne peut avoir constament le regard dans le retro », peut être, mais le fait de regarder l’heure sur un machin à aiguilles fixé à son poignet c’est déjà d’une certaine manière jeter un oeil dans le retro, comme tu le dis beaucoup de gens aujourd’hui se contentent de leur smartphone pour connaitre l’heure. L’horlogerie à donc forcément, son public à tendance légerement réac.

    #420003542411
    Invité
    Membre
    laurentb60260 a écrit:
    assez d’accord avec ça :
     » la démonstration de la fugacité des modes et du fait que les montres sont devenues un produits saisonnier comme les autres »
     » On achète grâce au net aujourd’hui une montre quasiment de manière instantanée »
    « il faut veiller à ses propres émotions, celles-là même qui font débourser des milliers d’euros pour une montre »

    Moi aussi je suis d’accord avec ça, c’est pourquoi je lorgne sur des modèles qui ont traversé les âges en évoluant gentillement mais pas trop, sans réédition (Submariner, Speedmaster pro, Navitimer, Royal Oak, Nautilius, … etc.) Je pense que lorsqu’un modèle est quasi parfait, il n’était pas nécessaire de faire une rupture, puis une réédition, car il continuait à se vendre en tous temps.

    #420003542412
    Toto7583
    Membre
    numero27 a écrit:
    Mais heureusement qu’au niveau design, de manière générale, on est plus dans les années 80/90 qui ont balayé tout ce qui se faisait avant pour mettre en place l’egemonie de l’horreur visuelle à tous les étages, des épaulettes des femmes, des fringues extra larges informes et trop voyantes , des motos au design futuristes degueulasses dans 99% des cas et bien sur des montres à cristaux liquides …

    Oui, enfin ça c’est ton avis, tes goûts, pas une vérité absolue quand même Smile

    Puisque tu parles de rock au début de ton post, certains on dit la même chose à propos du jazz, du blues et du rock; quelle vulgarité en comparaison de la bonne vieille musique classique fine et distinguée…

    #420003542413
    dayeskeille
    Membre
    numero27 a écrit:
    Je ne crois pas du tout à cette analyse, moi qui m’interesse pas mal aux guitares electriques je peux vous dire que l’ecrasante majorité des modèles qui se vendent sont des stratocaster ou telecaster chez Fender et des SG Les Paul chez Gibson, soit des modèles qui datent des années 50/60 et qui ont forgé la légende du rock. Et j’aime mieux vous dire que ces 2 grandes marques n’ont pas du tout l’intention de changer leur recette, surtout qu’ils vendent comme des petits pains et que la plus petite innovation risque d’être soumise à d’acides critique. Alors voilà , on peut effectivement constater que la musique sans instruments a pris une place importante chez les jeunes, (rap/electro etc…) mais la jeunesse ne forme pas un groupe uniforme et avantgardiste, certains ont le gout des choses du passé, et après tout il ne suffit pas qu’une chose soit nouvelle pour qu’elle soit superieure et efface definitivement ce qui a été fait avant.

    Cool

    Only a Gibson is good enough! Très bel exemple que tu as utilisé là.

    Ils ont essayé. Je maîtrise plus Gibson que Fender alors quand par exemple ils ont sortie leur machin qui s’accorde tout seul où si on va encore plus loin, leurs « cheesecake » ou cavités dans le corps d’une Les Paul… Flop, flop et reflop. Tu as complètement raison de dire que, je résume : L’innovation n’est pas forcément une amélioration et qu’au delà du confort que cela peut procurer, l’utilisateur final n’en veut pas (toujours)

    Chinois

    #420003542414
    pyc2025
    Membre
    -Pierre- a écrit:

    Moi aussi je suis d’accord avec ça, c’est pourquoi je lorgne sur des modèles qui ont traversé les âges en évoluant gentillement mais pas trop, sans réédition (Submariner, Speedmaster pro, Navitimer, Royal Oak, Nautilius, … etc.) Je pense que lorsqu’un modèle est quasi parfait, il n’était pas nécessaire de faire une rupture, puis une réédition, car il continuait à se vendre en tous temps.

    Je vois aussi la persistence de certains modèles anciennement créés comme le résultat d’une sorte de sélection naturelle.
    Allez, pour rester dans la musique, la liste des icones horlogères me fait penser à ces septentrionnels « bests of » qui nous ressortent à intervales réguliers toujours les mêmes morceaux (en changeant l’ordre ou en ajoutant un titre, un inédit mal enregistré).
    On garde en mémoire les modèles qui ont sû traverser le temps, et on à tendance à oublier ceux qui n’ont su s’imposer.

    #420003542415
    Vyma
    Membre

    Je pense que les rééditions sont une très bonne chose pour ceux comme moi qui n’aiment pas les montres d’occasions et encore moins les vieilleries des autres. Chinois

    #420003542416
    Vyma a écrit:
    Je pense que les rééditions sont une très bonne chose pour ceux comme moi qui n’aiment pas les montres d’occasions et encore moins les vieilleries des autres. Chinois

    et aussi le fait que pas mal de ré-éditions sont nettement plus abordables que les originales parfois hors de prix et donc inaccessibles pour certains.

    #420003542417
    hesitation
    Membre

    J’abonde dans le sens de Zen.

    Je peux trouver une néo-vintage sympa, je ne l’achèterai pas. Elle évoque, mais il y a toujours un petit truc qui fait que l’originale a une vérité qui nous échappe (pas de date pour un chronographe…).

    #420003542418
    Cedric92
    Membre

    Il ne faut pas généraliser : Je trouve que la réédition de la Mark II par Oméga est une réussite, ils ont gardé l’esprit et le design original tout en faisant un bond énorme sur les finirons de la boîte et sur le mouvement :

    Originale :

    A fond sur la nostalgie ! -Billet- Omega_Speedmaster_Mark_II_Racing_Dial_culture1_1024x1024

    Réédition :

    A fond sur la nostalgie ! -Billet- MarkII_New_modele_fuite

    #420003542419
    Petersham
    Membre

    il existe de la bonne et de la mauvaise musique, independemment de la date de production. Idem pour le design, et donc les montres… Certains fétichistes préfèreront les modèles originaux, qu’ils achèteront cher et revendront plus tard encore plus cher (si acheté avec soin) à d’autres fétichistes, et d’autres préfèreront acquérir des rééditions plus abordables, qu’ils prendront plaisir à porter, et qu’ils revendront 25% moins cher si leurs goûts évoluent, à condition d’avoir acquis des rééditions « originales » chez Omega, IWC, Tudor, Breguet, Zenith, Gibson, Fender, Vitra, Cassina…

    Une belle rééditions sera toujours plus désirable qu’une infame nouveauté. Et parfois une belle nouveauté, telle la 116500 fonds Blanc, nous redonnera goút à la production actuelle…

    #420003542420
    axluba
    Membre
    ZEN a écrit:
    La mode, c’est le phénomène Pokemon. Ca dure trois mois puis ça cède la place à autre chose.

    affraid affraid affraid affraid Shocked Shocked Shocked y’a confusion avec Pokémon GO là…

    Sinon je suis d’accord avec le reste de l’analyse Chinois

    #420003542421
    Invité
    Membre
    numero27 a écrit:
    Je ne crois pas du tout à cette analyse, moi qui m’interesse pas mal aux guitares electriques je peux vous dire que l’ecrasante majorité des modèles qui se vendent sont des stratocaster ou telecaster chez Fender et des SG Les Paul chez Gibson, soit des modèles qui datent des années 50/60 et qui ont forgé la légende du rock. Et j’aime mieux vous dire que ces 2 grandes marques n’ont pas du tout l’intention de changer leur recette, surtout qu’ils vendent comme des petits pains et que la plus petite innovation risque d’être soumise à d’acides critique. Alors voilà , on peut effectivement constater que la musique sans instruments a pris une place importante chez les jeunes, (rap/electro etc…) mais la jeunesse ne forme pas un groupe uniforme et avantgardiste, certains ont le gout des choses du passé, et après tout il ne suffit pas qu’une chose soit nouvelle pour qu’elle soit superieure et efface definitivement ce qui a été fait avant.
    Il en est la même chose de tout, du design de meubles , de vetements , de motos … les créateurs ont un oeil sur le passé y piochent de belles choses , rééditent quand la forme est parfaite, ou créent quand l’inspiration impose une innovation …
    Mais heureusement qu’au niveau design, de manière générale, on est plus dans les années 80/90 qui ont balayé tout ce qui se faisait avant pour mettre en place l’egemonie de l’horreur visuelle à tous les étages, des épaulettes des femmes, des fringues extra larges informes et trop voyantes , des motos au design futuristes degueulasses dans 99% des cas et bien sur des montres à cristaux liquides …
    bref, heureusement qu’on en est venu à sauver du passé ce qui pouvait l’être même si, il est vrai le systematisme du vintage peut apparaitre à force comme de la paresse créative, au moins ça a le merite de pas être trop moche.
    « On ne peut avoir constament le regard dans le retro », peut être, mais le fait de regarder l’heure sur un machin à aiguilles fixé à son poignet c’est déjà d’une certaine manière jeter un oeil dans le retro, comme tu le dis beaucoup de gens aujourd’hui se contentent de leur smartphone pour connaitre l’heure. L’horlogerie à donc forcément, son public à tendance légerement réac.

    Ton explication me parle, elle me parle vu que je suis guitariste.
    Il est vrai que dans notre monde de la guitare, nous sommes depuis déjà pas mal d’années et me semble t’il pour longtemps, voir pour toujours, dans les modèles historiques. Aujourd’hui, ce n’est pas compliqué, le marché de la guitare ne se fait que sur les modèles emblématiques dont tu parles … Ce que je regrette d’ailleurs considérablement, je suis très déçu de voir ce monde se rabougrir sur ces modèles.
    Dans notre monde musical, ça veut dire qu’il ne se crée plus rien, le rock’n’roll, le blues, le jazz, ne créent plus rien du tout, nous sommes rentrés dans une musique de répertoire, je trouve ça hyper attristant. Voir un gosse jouer sur la guitare de son grand-père l’intro de Little Wing, pour moi, même si c’est sympathique, c’est vraiment un signe que notre musique est morte, d’ailleurs, la guitare, si ça continue, on en parlera plus dans 20 ou 30 ans. Les gosses vont inventer de nouvelles sonorités, ils n’auront plus l’usage de cet instrument, c’est vers ça qu’on va en musique.

    Autrement dit, ( pour enfin revenir au sujet, et excuses pour les non-guitaristes ), si tu as raison sur les guitares, j’espère que ta comparaison est dans l’erreur pour les montres, car ce serait la démonstration que ce monde horloger ne peut que faire du commémoratif, qu’il n’y a plus de génie, cette industrie irait donc au mur.

    Or ce monde horloger a connu des génies, un Gérald Genta, un designer de légende, dans un autre domaine, pour le management, un homme extraordinaire comme Nicolas Hayek, aujourd’hui encore un grand Monsieur comme Jean Claude Biver.

    Je comprends le billet de Zen, j’espère ardemment que l’horlogerie saura se réinventer, le commémoratif, les rééditions, c’est bien gentil, mais c’est pas l’avenir non plus.

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