40 ans d’Omega

FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › 40 ans d’Omega

2 sujets de 16 à 17 (sur un total de 17)
  • Auteur
    Messages
  • #420003374248
    Boc21
    Membre
    ZEN a écrit:
    L’industrie horlogère a fait des montres un objet de luxe haut de gamme et aujourd’hui est déconnectée d’une certaine clientèle qui va consacrer son espace « poignet » à autre chose que l’horlogerie, à rien ou limitera ses achats à une pièce ou deux en raison du prix.
    Cette industrie est si éloignée des réalités économiques qu’elle découvre « la crise » que tout le monde pouvait voir venir.

    Omega et d’autres ne pourront plus récupérer cette clientèle et perdent progressivement celle qui recherche du haut de gamme qu’elle trouve dans d’autres marques.

    Il ne faut pas oublier que certaines marques Lip, Omega, Zenith, Longines, Tissot étaient avant tout des marques populaires qui ont permis la conquête individuelle de l’heure juste. Et après, on nous parlera d’ADN….

    Depuis que ma Swatch est en panne, mon poignet est libre de toute montre, ce qui n’était pas arrivé depuis des décennies.
    Les montres actuelles sont chères, certes, mais pire encore le sérieux de leur SAV semble parfois sujet à caution, ce qui m’a laissé penser que dorénavant, non seulement la montre de poignet neuve est hors de prix mais elle est de surcroit fragile et souvent faite pour être non seulement « de luxe » mais une jetable de luxe pour le nombre croissant de multi-millionnaires ayant des liquidités à jeter.
    Je me balade donc avec une crettiez de poche et trouve finalement assez amusant et charmant d’avoir une montre qui fonctionne depuis plus d’un siècle, a une précision diabolique, coute moins qu’une Swatch.
    Mais il est vrai que je suis un des derniers dinosaures, Apple n’ayant conquis ni mon poignet ni même mon gousset (je n’ai pas de smartphone Wink ) et je trouve vraiment sympa d’aller chercher une montre que j’apprécie dans ma poche pour avoir l’heure.
    Même si il est vrai qu’elle provient d’une manufacture de parfaits connards (je parle des directeurs de la fabrique, pas des ouvriers qui se sont fait assassiner), détestables au point que la marque n’a pu évoluer pour devenir une potentielle rivale de Rolex et Omega dans le créneau de la montre de qualité fiable, précise, auparavant pour la classe moyenne européenne et temporairement à destination d’une élite mondialisée.
    https://fr.wiktionary.org/wiki/connard
    Temporairement car soit notre civilisation se maintient et cette élite aura comme tu l’écris bien autre chose à faire de son poignet que porter une montre mécanique (commander tous ses gadgets reliés au net et la domotique familiale entre autre), soit elle s’effondre (peu probable et je ne le souhaite évidement pas) et là (dans le meilleur des cas) retour direct au XIXième siècle avec la destination « pauvreté » pour les classes moyennes, y compris les dites classes moyennes supérieures).
    Je pensais ne me balader avec une crettiez dans ma poche qu’en attendant une sistem 51 mais si ça se trouve même pas…après tout si on est partis en plein pour le XIXième siècle alors autant prendre de l’avance clown

    #420003374249
    DON
    Membre

    C’est intéressant de revoir les anciennes Omega (et Zenith, Longines…) car on s’aperçoit du fossé qui sépare les deux époques. Passionné par l’Histoire, je me méfie de trop idéaliser un passé (pas si) lointain en se disant qu’avant c’était mieux mais – le cas échéant – il est indéniable que le secteur horloger a radicalement changé et pas nécessairement en bien à cause de l’adoption des codes d’un luxe pas si luxueux que cela au final.

    Pour revenir à l’Omega présentée, je pense qu’il est intéressant de rappeler aux plus jeunes l’esthétique des anciennes montres et par ce biais aussi de leur faire goûter (par les photos d’abord) un peu de ce qu’est une belle montre – toujours accessible en seconde main qui plus est (comme vous, je vois des Zenith Grand Prix de Paris pour 150 euros…).

    Les marques se sont emballées complètement sur les prix en nous vendant des montres industrialisées (dont une partie est délocalisée qui plus est) comme si c’étaient de l’or en barre. Il y a d’un côté le luxe façon Louis Vuitton/Prada et Cie (qui est davantage l’apparence du luxe AMHA) et le vrai luxe qui consiste à concevoir/créer et fabriquer de beaux objets de qualité (et innovants aussi) sans blabla marketeux repérable à 100 kilomètres. Certains diront que c’est un fantasme mais d’autres secteurs sont impactés par des changements structurels qui bouleversent les codes établis pendant 15-20 ans et qui progressivement sont contraints de se focaliser à nouveau sur la qualité, l’authenticité et ce qui fai(sai)t l’ADN d’une marque.

    _________________

    _________________
    « Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé« 
    Instagram : don_writer_w

2 sujets de 16 à 17 (sur un total de 17)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.