FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › 30 000 mouvements clônes d’ETA Chinois importés en Suisse Emois émois émois
- Ce sujet contient 412 réponses, 79 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ZEN, le il y a 14 années et 9 mois.
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25 janvier 2012 à 10h53 #420001606215
Manivel
MembreCe qui est le plus a redouter pour les marques les plus concernees, et dont la direction se demenent actuellement pour palier au manque sans R&D ni financement, c’est que les traders dirigeant leur groupe aient pris tout ceci en consideration, a court terme.
On se gave, et quand ca ira plus, on ferme!D’ou le pretendu retard a la detente qui cacherait dans certains cas une realite bien plus grave.
Vincent.
25 janvier 2012 à 11h38 #420001606216trinita
Membre- kleber a écrit:
- Ce débat est décidemment le plus intéressant qu’il m’ait été donné de lire sur ce forum !
Trinita a me semble t il souligné un point clé qui m’a fait revoir mon jugement :- trinita a écrit:
- Et puis meme si le prix d’un 2892 double, cela ne remettra pas en cause le prix d’une longines…
Donc le débat « made in China » n’est pas un problème de cout, de marge. Juste d’appro d’un mouvement, ….
il ya bien sur un probleme de cout pour ne pas baisser les marges,
mais il faut arretter de croire qu’un mouvement coute cher…
Bien sur la production en chine ou ailleurs fait gagner qqes % sur le cout du mouvement en sortie d’usine,
mais par contre pas grand chose par rapport au prix final consommateur,pour rappel, des mouvements recents, de conception suisse, fait en suisse par une petite manufacture et en petite serie donc en théorie chers :
(photo de droite pour correspondre au texte)- trinita a écrit:
- Le second nouveau mouvement est le Calibre 3000, un automatique proposé en 10 ½ »’ ou en 11 ½ »’, disposant de deux barillets en série, battant à 28’800 A/h (4Hz) et proposant une autonomie de 50 heures. Le VMF 3000 est la forme industrialisée du précédent VMF 4000, le mouvement automatique de prestige de la manufacture conçu pour recevoir des modules additionnels internes (QP rétrograde ou Quantième Annuel, phases de lune) ou externes (chronographe, GMT, etc…). Ce nouveau calibre sera disponible en séries allant de 500 à 5000 pièces par année. Il est commercialisé au prix de 890.- CHF.

alors imaginez le cout de production possible en production grande serie de 500 000 par an…on divise le prix par 2 ou par 3 ?
25 janvier 2012 à 11h40 #420001606217koseis
Membrehttp://www.letemps.ch/Page/Uuid/0cbcd502-ce86-11e0-a518-217397a50f17%7C0
Ce lien m’a achevé
J’ai déjà choisi ma nouvelle seiko
Edit: Ca remarche
Voila le texte du lien:
Le double jeu de l’horlogerie suisse
Par Bastien Buss
Malaise: L’horlogerie suisse livre ses concurrents asiatiques Qui livre des centaines de milliers de mouvements mécaniques de montres à la concurrence asiatique? Des agissements certes légaux mais qui se font au détriment des marques helvétiques et dans un contexte de pénurie. Pourquoi cette pratique mettant à mal le «Swiss made»? Malaise et colère dans la profession
Masochiste? Suicidaire? A quelles saugrenues pratiques s’adonne l’horlogerie suisse? Le sujet est sensible, jugé capital par certains professionnels. «Il faut dire que le secteur se tire tout simplement une balle dans le pied, met à mal lui-même le «Swiss made», assène le patron d’une société neuchâteloise. La Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) a carrément mené une enquête, dont Le Temps s’est procuré les conclusions confidentielles.Les pays en cause
Alors que la branche, selon elle, manque cruellement de mouvements de montres mécaniques, on parle même de pénurie, il appert qu’elle a exporté 1,17 million de ces pièces stratégiques à l’étranger l’année dernière, soit environ 19% de la totalité produite en Suisse. Et ce n’est pas un phénomène isolé. La quantité croît chaque année. Très intrigant puisque seule une petite part est destinée au service après-vente (SAV) des marques, quelque 15 à 20%, selon les experts. Des mouvements qui seraient hautement utiles aux différentes marques helvétiques et qui couvriraient plus qu’il ne faut leurs besoins. Selon nos recherches, l’écrasante majorité de ces pièces, soit 836 995, aboutit à Hongkong (plus de 70%) ou aux Etats-Unis, deux pays qui, rappelons-le, n’ont pas reconnu les critères du «Swiss made» horloger datant de 1971. Ces pays peuvent donc simplement implanter un mouvement helvétique pour que l’entier de la montre puisse être vendu avec la prestigieuse appellation.
Mais qui les exportent? Les regards pourraient se tourner naturellement vers ETA, filiale de Swatch Group, plus important producteur de ces pièces névralgiques, puisque moteur des montres. Le groupe veut d’ailleurs cesser de livrer tous ces clients à terme mais la Commission de la concurrence (Comco) a pour l’heure imposé des mesures provisionnelles. Pour les besoins de cet article, le numéro un mondial de l’horlogerie a joué la transparence, données comptables à l’appui. Ce qu’il n’avait jamais fait auparavant. Il en ressort que le groupe biennois n’exporte au total que 104 138 mouvements tous pays confondus, dont 32 004 affectés au service après-vente, et uniquement 21 702 ont été vendus à Hongkong en 2010. Quid du solde faramineux, soit quelque 600 000 à 700 000 pièces, en excluant le SAV? «Je suis assis, mais ce chiffre me fait tomber de ma chaise», image Alain Spinedi, patron de la marque Louis Erard.
Sellita pointée du doigt
Dans le document interne de la FH, les responsabilités sont clairement identifiées. «Selon nos connaissances et nos informations, nous supposons que la plus grande partie de ces exportations est effectuée par Sellita (ndlr: entreprise chaux-de-fonnière, fabricant de mouvements et gros consommateur de pièces ETA qu’il achète)», peut-on lire dans un document. Et plus loin: «Sellita exporte certainement de grandes quantités à Hongkong, plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers de mouvements mécaniques par an.» D’après les statistiques de l’association faîtière, la Suisse a écoulé l’an passé pour 60 millions de francs vers l’ancienne colonie britannique, à un prix moyen de 71 francs la pièce. «Ce n’est donc pas pour du bas de gamme (ndlr: où les tarifs sont nettement inférieurs). Et le prix de vente au client final doit au moins être doublé», estime Olivier Müller, spécialiste et consultant horloger. On peut donc parler d’un chiffre d’affaires d’au moins 120 millions de francs.
Légalement, la pratique de Sellita n’a rien de répréhensible. Moralement, il en va tout autrement: C’est injustifiable, poursuit Olivier Müller. Incriminée, Sellita admet faire du commerce de mouvements avec Hongkong, même si elle ne donne aucun chiffre sur l’ampleur du phénomène. Selon la société, il existe un marché pour les montres suisses et un marché pour les mouvements suisses. De fait, ces derniers sont donc largement des produits d’exportations. D’après le patron Miguel Garcia, l’entreprise a toujours rempli les exigences déterminées par l’ordonnance fédérale ad hoc, qui régule l’usage du nom suisse, et va même au-delà.
Les clients asiatiques
Mais pourquoi l’entreprise prive-t-elle les horlogers suisses de ces éléments cruciaux et surtout à qui livre-t-elle là-bas des produits «Swiss made» de haute facture? «On peut partir du principe que ces mouvements sont ensuite revendus à des grossistes locaux, avec une forte marge à la clé», subodore Alain Spinedi. Et, de fait, Hundred Sun Development Ltd, Shing Joong Enterprise, Windfield Co ou encore PTS Resources Ltd, quatre entreprises basées à Hongkong, font partie des clients de Sellita, d’après la FH. On retrouve même les produits de l’entreprise neuchâteloise dans le catalogue de vente de PTS Resources, proposés avec exactement les mêmes références qu’en Suisse (comme dans les modèles SW200 ou 300). «Nous supposons que les autres clients hongkongais agissent de même», poursuit la FH.
Là non plus, Sellita, non-membre de la FH, ne s’en cache pas. «Pendant la crise horlogère en 2009, ces clients, par leurs commandes, nous ont beaucoup aidés à surmonter les difficultés rencontrées avec nos clients suisses», explique Miguel Garcia. Et de renchérir: «Nous ne pouvons pas renoncer au marché asiatique, important. Pourquoi cesser de livrer un marché qui a toujours existé?» «En fait, Sellita finance ses activités suisses grâce à son commerce asiatique», pense Thierry Paratte, de la société Soprod, qui fabrique aussi des mouvements.
Trafic parallèle
Un spécialiste du secteur n’y va pas par quatre chemins: «Ces mouvements se retrouvent ensuite dans des marques chinoises, concurrentes des suissesses, comme peut-être Merveille, Vankor, Nobel ou encore Expool (ndlr: noms totalement inconnus en Suisse), qui déclarent fièrement mais faussement faire du «Swiss made» et les vendent en tant que tel. Ou alors dans des contrefaçons de marques helvétiques. On croit rêver. La Suisse offre elle-même aux Chinois le bâton avec lequel ils nous frappent.»
Chez Swatch Group, on confirme avoir retrouvé dans de nombreuses fausses montres des mouvements Sellita. Pour la marque Tissot, les cas frauduleux se monteraient même à 10% sur 1000 cas de falsifications observés, détaille le numéro un mondial de l’horlogerie.
Miguel Garcia réplique: «Nous avons toujours instruit nos clients que les mouvements livrés par Sellita ne doivent pas être intégrés dans des faux. De plus, il n’est pas admissible de surprotéger un marché.» Il déclare également que jusqu’à très récemment, Swatch Group exportait lui-même «en grandes quantités des mouvements mécaniques à Hongkong». Ce que le numéro un mondial ne conteste pas mais précise que la succursale a été fermée il y a plus de six ans déjà, justement «pour éviter tout trafic parallèle».
Amertume
Cette affaire tombe à un très mauvais moment pour l’horlogerie. D’abord dans un contexte de ratage sur la volonté de la branche de renforcer les critères du «Swiss made». Ensuite parce que la Comco a décidé des mesures provisionnelles pour des composants horlogers, dont les mouvements. En réaction, Sellita a déclaré qu’elle ne pourrait plus livrer toutes les quantités voulues par les marques suisses en raison de la réduction échelonnée des volumes que ETA lui livrera dès 2012, que ces mesures allaient freiner ses investissements et qu’elles mettaient en péril des emplois en Suisse. Troublant en pensant aux dizaines de milliers de pièces qu’elle exporte à Hongkong pour des clients faisant directement concurrence aux horlogers suisses.
«Sellita m’a affirmé qu’elle ne pourrait plus me livrer autant de pièces que cette année. De qui se moque-t-on?», déclare, amer, Alain Spinedi. Un spécialiste genevois renchérit: «Viendrait-il à l’idée de Porsche de livrer des moteurs dont il a besoin à un constructeur automobile chinois? Lequel vendrait des voitures powered by Porsche dans son pays. La réponse tombe sous le sens.»
25 janvier 2012 à 12h27 #420001606218ZEN
MembreIntéressant article qui pose en outre indirectement la question de la durée de la protection des brevets et le fait que ceux-ci tombent dans le domaine public. A terme on risque d’avoir dans des contrefaçons des calibres plus suisses que dans les versions originales …
Près de 900 000 mouvements exportés en Asie, c’est le chiffre de ce que Swatch retire du marché… Une incitation à ce que les mouvements suisses restent dans les montres suisses.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).25 janvier 2012 à 12h33 #420001606219nanthiat
Membre- koseis a écrit:
- http://www.letemps.ch/Page/Uuid/0cbcd502-ce86-11e0-a518-217397a50f17%7C0
Ce lien m’a achevé
J’ai déjà choisi ma nouvelle seiko
Dit donc koseis, tu nous trouves de superbes articles, ne serais-tu pas un responsable de chez Seiko????
Merci pour tes posts…
25 janvier 2012 à 12h36 #420001606220koseis
MembreCela confirme bien ce que je pensais.
Sellita vend ses mouvements « swiss made » en asie.Les marques suisses achètent des mouvements « swiss made » en
chine et personne n’y voit que du feu.
Edit nanthiat: Aucun lien avec seiko,mais j’aime beaucoup cette marque.Au moins je sais ce qu’il y a dedans.
25 janvier 2012 à 12h43 #420001606221Fulgurochat
Membre
Mais ?
En fait je commence à comprendre pourquoi même Pannie se met à produire des calibres maison : ils fuient le Titanic.Il nous reste avec du Swiss made : Rolex, Seiko, Richemont maison, Swatch maison, et ce qui vaut plus de 30k (plus ceux qui sont au dessus de tout soupçon, genre Patek, Lange et al.). A cela on peut rajouter les contrefaçons Hongkongaises.
Y’a plus qu’à faire un post regroupant les calibres « safe ».25 janvier 2012 à 12h45 #420001606222koseis
Membre- Fulgurochat a écrit:
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Mais ?
En fait je commence à comprendre pourquoi même Pannie se met à produire des calibres maison : ils fuient le Titanic.Il nous reste avec du Swiss made : Rolex, Seiko, Richemont maison, Swatch maison, et ce qui vaut plus de 30k (plus ceux qui sont au dessus de tout soupçon, genre Patek, Lange et al.). A cela on peut rajouter les contrefaçons Hongkongaises.
Y’a plus qu’à faire un post regroupant les calibres « safe ».
Seiko c’est pas swiss made
25 janvier 2012 à 12h50 #420001606223nanthiat
MembreOk mais ce que ne comprends pas c’est la démarche de Swatch………
Bon ils assèchent les collègues, ok, mais pour ma part c’est vraiment du très court terme ça!!! car ils vont faire un max d’argent mais en final ils vont se tirer une balle dans le pied car le « Swiss made » va perdre de sa valeur dont-ils sont de gros vendeurs, comprends pas la démarche…. Il doit me manquer des neurones……
Dans le commerce il faut de la concurrence c’est vecteur de développement et donc à terme d’image forte et de CA……. Mais bon je suis pas dans le même monde…
25 janvier 2012 à 12h56 #420001606224koseis
MembreEn y réflechissant bien,ce n’est pas bete du tout.Car à long terme ils seront les seuls dépositaires du label « swiss made ».
Pour des montres à plusieurs milliers d’euros c’est le plus important,et ce qui se vend dans le monde c’est le swiss
made.
25 janvier 2012 à 13h01 #420001606225Schmolduck
Membre- ZEN a écrit:
- Le noeud du problème est sans doute à trouver dans la frilosité de l’industrie suisse à redéfinir le Swiss made et à être capable d’imposer un quota de vrai » Suisse source ». mais le problème est peut-être aussi que ce Suisse source n’étant pas vraiment traçable, on n’a pas voulu forcer sur le Swiss made. au final le serpent se mord la queue.
Où sont les 30 000 calibres n’est finalement pas la question . la vraie question est « Existe-t-il un Swiss made ? ou Que vaut le Swiss made quand à la traçabilité des origines des composants d’une montre ? ». Personne dans le milieu industriel horloger n’osera répondre . Quand le savant regarde la montre, celui qui ne sait pas regarde le SIHH.
La règle du jeu …
Je le dis depuis le début, le prob de fond c´est la règle du jeu!
25 janvier 2012 à 13h02 #420001606226Schmolduck
Membre- hipkiss a écrit:
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Je pars dans le projet de créer en France les tic tac….
des bombons?
25 janvier 2012 à 13h22 #420001606227trinita
Membre- koseis a écrit:
- D’après les statistiques de l’association faîtière, la Suisse a écoulé l’an passé pour 60 millions de francs vers l’ancienne colonie britannique, à un prix moyen de 71 francs la pièce . «Ce n’est donc pas pour du bas de gamme (ndlr: où les tarifs sont nettement inférieurs).
y’a des chiffres qui ne devraient pas etre donnés
25 janvier 2012 à 13h46 #420001606228Manivel
MembreTiens, quelques chiffres d’une piece holorgere a l’origine produite en Suisse et facturee 140chf (temoignage recueuilli ce midi d’une discussion entre acheteur de mecanique…)
Premier pays (Indonesie je crois…): 12chf
Chine: 4chf
Inde: 0.5chfCa fait peur…
M’est avis que les chinois l’ont joue fine a l’annonce du swatch group…
Hop hop hop, on stock du mouvement achete en gros au rabais pendant 8ans, et a echeance, on alimente le marche en penurie a prix d’or.Trop fort ces chinois.
Vincent.
25 janvier 2012 à 14h33 #420001606229Schmolduck
Membre- wwinder a écrit:
- J’ai connu la suprématie des appareils photo allemands, les belle motos anglaises qui pissaient l’huile, les motos allemandes , françaises, italiennes et dans ces domaines de haute technologie il ne reste pas grand chose à part la domination justifiée des japonais.
Les motos c´est différent, les japonais ont gagné la bataille commerciale (Parts de marché) en jouant une vraie bataille de l´innovation dans les années 70, se faisant imiter parfois par quelques marques européennes (les benellis qui ressemblent étrangement à une japonaise), et les européennes qui ont survécu ont gardé leurs spécificités (Moto guzzi ne monte pas des moteurs kawa dans ses bécanes que je sache, BMW non plus.
C´était de la concurrence saine et les règles du jeu étaient claires, et surtout personne ne cherchait à faire moins cher, au contraire s´était chaque année la surenchère (on se demandait chaque année quelle nouvelle folie ils allaient inventer), des CB500 aux CB 750, goldwing 1000, passer du 4 au 6 cylindres … et en face sa répondait avec la BMW 900, la 1000, la 1200, la Benelli 6 cylindres avant la honda 6 cylindres, kawa qui sort une 1300 6 cylindres refroiditpar eau …. Et personne en europe n´aurait eu idée à l´époque de délocaliser ….
On ne peut pas comparer des pommes et des poires, ni la problématique du marché horloger d´aujourd´hui, avec le marché de la moto d´il y a plus de 25 ans.
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