Ou sont les véritables horlogers ?

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  • #410000154084
    Piotr65
    Membre

    Je m’interroge. En Suisse, the watch country, il est devenu bien difficile – voire impossible – de trouver un.e horloger.e capable d’effectuer un entretien ou une réparation d’un mouvement mécanique basique (ETA, Stellita par ex). J’avais compris que les grandes marques faisaient du in house également pour verrouiller leur SAV, et que donc les AD n’avaient plus vraiment besoin d’un vrai professionnel puisque de toute façon tout était renvoyé au service de réparation officiel. Certaines marques, comme Hamilton, changent l’entièreté du mouvement au moindre problème qui plus-est.
    Il me semble que c’est désormais également le cas pour des ETA – Stellita modifiés. Seules les montres vintage semblent échapper à ce phénomène. Il y a bien eu l’ouverture d’un ou deux « ateliers de réparation », mais ils proposent en général leur service pour changer…une pile. Et du côté des montres mécaniques, ils sont parfois labellisés et donc autorisés par le Swatch Group à commander des pièces. Les petits horlogers indépendants qui existent encore (il n’y en a plus beaucoup, forcément) proposent de vérifier l’étanchéité, peut-être de changer une couronne cassée. Et pas grand-chose de plus. Et j’habite à 20 minutes de la Vallée de Joux et de son centre de formation horlogère.

    #420004819584
    laurentn
    Membre
    Piotr65 a écrit:
    Je m’interroge. En Suisse, the watch country, il est devenu bien difficile – voire impossible – de trouver un.e horloger.e capable d’effectuer un entretien ou une réparation d’un mouvement mécanique basique (ETA, Stellita par ex). J’avais compris que les grandes marques faisaient du in house également pour verrouiller leur SAV, et que donc les AD n’avaient plus vraiment besoin d’un vrai professionnel puisque de toute façon tout était renvoyé au service de réparation officiel. Certaines marques, comme Hamilton, changent l’entièreté du mouvement au moindre problème qui plus-est.
    Il me semble que c’est désormais également le cas pour des ETA – Stellita modifiés. Seules les montres vintage semblent échapper à ce phénomène. Il y a bien eu l’ouverture d’un ou deux « ateliers de réparation », mais ils proposent en général leur service pour changer…une pile. Et du côté des montres mécaniques, ils sont parfois labellisés et donc autorisés par le Swatch Group à commander des pièces. Les petits horlogers indépendants qui existent encore (il n’y en a plus beaucoup, forcément) proposent de vérifier l’étanchéité, peut-être de changer une couronne cassée. Et pas grand-chose de plus. Et j’habite à 20 minutes de la Vallée de Joux et de son centre de formation horlogère.

    Pleure 2: pas d’autre réaction … en sachant que les montres /mouvements à réparer partent désormais à l’étranger … et qu’il n’y a pas de règle à ce « travail clandestin » pratiqué même par de grandes marques affraid .

    #420004819585
    Torzio
    Membre

    Bonjour,

    On se posera la même question dans 10 ans à propos des garagistes, si la fabrication des moteurs thermiques cesse !
    Aujourd’hui plus de 80 % du « parc » horloger est à quartz. Jusque dans les années1970, dans chaque patelin de plus de 2000 habitants il y avait au moins un horloger, un vrai, un gars qui passait son temps à l’établi. C’était un vrai métier à l’époque. Pour s’en convaincre il suffit de consulter les offres d’emploi de la France Horlogère de ces années. L’horloger traditionnel aujourd’hui, a moins de travail, a de plus en plus de mal à trouver officiellement des pièces détachées et il a de plus en plus à faire à des montres bricolées.

    @+
    JC

    #420004819586
    Deucalione
    Membre
    Piotr65 a écrit:
    Il me semble que c’est désormais également le cas pour des ETA – Stellita modifiés. Seules les montres vintage semblent échapper à ce phénomène.

    Bonjour, même pas. J’ai eu le cas ,pour une réparation d’un 2892 GMT, pas si récent que ça, une roue cassée, j’ai galéré à retrouver la pièce étant indépendant.A contario, heureusement que les ETA 77xx et 28xx ont été énormément diffusés, sinon il serait presque impossible d’avoir des pièces chez eux.

    Mais dans l’ensemble,oui,les horlogers,comme les mécanos,ce sont des métiers qui on tendance à disparaître. Même autour de Besancon, nous ne sommes plus beaucoup.

    #420004819587
    Milou
    Membre

    Cela signifierait donc que l’industrie horlogère (Suisse essentiellement?) « absorberait » tous les jeunes horlogers issus des centres de formation et Lycées spécialisés?

    #420004819588
    Deucalione
    Membre
    Milou a écrit:
    Cela signifierait donc que l’industrie horlogère (Suisse essentiellement?) « absorberait » tous les jeunes horlogers issus des centres de formation et Lycées spécialisés?

    Quand on voit ce que la Suisse propose en salaire,un jeune sorti de Morteau aura vite fait son choix.

    #420004819589
    Torzio
    Membre

    Je crois que le « SMIC horloger » suisse doit se situer entre 3 et 4000 €.
    JC

    #420004819590
    Piotr65
    Membre

    Oui, il suffit de passer devant un parking de AP, Tissot ou autre pour constater le pourcentage de plaques françaises. La Vallée de Joux, Le Locle, La Chaux-de-Fonds, Genève sont toutes à un jet de pierre de la frontière. Bienne est un peu plus loin, mais je doute que cela freine le…mouvement.

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