FORUMAMONTRES › Forums › Forum SEIKO › Ma revue de la Seiko King Seiko 140ième anniversaire
- Ce sujet contient 40 réponses, 26 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
REG57, le il y a 5 années et 7 mois.
-
AuteurMessages
-
28 février 2021 à 10h34 #420004531711
Arnaud.A
MembreAlors là Eric ça me surprend venant de toi, la 44KS KSK n’avait en effet pas de date

Et je ne pense pas qu’il voulait dire que ça aurait dû être une GS, mais tout simplement que ça brouille les pistes par rapport à la séparation seiko / GS, et il n’a pas tord je trouve
Merci pour cette excellente revue FX !
28 février 2021 à 10h59 #420004531712Jownz
MembreUne bien belle revue
Tu soulignes un point important, sur un reproche souvent fait surtout à GS : l’aspect sage et/ou ennuyeux. Une fois la montre en main, il n’en est rien, avec tous ces jeux de lumière émanant du boîtier/ des aiguilles et index.
Ces boucles à finition grainée sont effectivement un délice, et tant mieux pour le fond plein (d’ailleurs j’ai de la peine à comprendre pourquoi GS a remis un fond transparent sur ses dernières pièces en or plutôt onéreuses équipées d’un calibre manuel..)
Enfin, on note un bel équilibre en littérature sur le cadran, ce qui n’est pas toujours le cas sur les nouvelles GS.
28 février 2021 à 11h56 #410000147774foversta
MembreSuperbe revue.
Je vais toutefois revenir sur 2 points.
Le premier c’est que les King Seiko ont toujours été les concurrentes des GS donc pour moi il est tout à fait normal qu’elle sorte chez Seiko et non chez GS. Le contraire n’aurait pas respecté l’histoire.
Ensuite c’est une réédition de la 4402, qui avait un guichet date. C’est la 44-9990 aka la 44KS qui n’avait pas de date.
Elle reprend parfaitement les codes de la 4402.
Voilà. Merci encore pour cette revue.28 février 2021 à 11h56 #420004531705foversta
MembreBonjour, je viens de publier cet article sur mon blog, je vous le propose également sur FAM.
L’histoire de Seiko débuta en 1881 lorsque Kintaro Hattori ouvrit une boutique de vente et de réparation de montres et d’horloges à Tokyo. La marque japonaise a prévu de célébrer dignement ce 140ième anniversaire en y consacrant plusieurs montres en série limitée. Parmi celles-ci, se distingue la réédition de la King Seiko KSK de 1965. Il y a quelque chose d’amusant et de paradoxal dans la démarche du Groupe Seiko concernant cette montre. Depuis plusieurs années, il oeuvre à clairement séparer Seiko de Grand Seiko. Cette dernière est devenue une marque indépendante avec sa propre stratégie et le seul nom de « Grand Seiko » sur le cadran. Et d’une certaine façon, la réédition de la King Seiko KSK va à l’encontre de cette stratégie. Pourquoi? Tout simplement parce que la qualité des finitions et les détails esthétiques mis en oeuvre font plus penser à une montre Grand Seiko qu’à une montre Seiko.
Certes, et nous reviendrons sur ce point, le mouvement qui anime la King Seiko 140ième anniversaire est spécifique à Seiko. Mais je trouvais intéressant de faire cette remarque… qui est une façon de souligner l’excellente qualité perçue de ce modèle.
La King Seiko 140ième anniversaire est une montre classique, simple, à 3 aiguilles avec un guichet de date à 3 heures. Nous savons tous qu’il est très difficile de faire une pièce singulière dans ce cadre ultra normé car il y a finalement peu de degrés de liberté. Seiko y est parvenu car à la base, le modèle original se distinguait par des détails qui forgeaient son identité: les cornes anguleuses et les index facettés. Fort heureusement, Seiko les a repris en les adaptant à un contexte contemporain. De fait, la réédition se distingue par 3 principales différences:
- la montre est à remontage automatique
- Le boîtier est légèrement plus grand
- Le cadran possède un guichet de date
Pour le reste, la réédition est fidèle à la montre de 1965 et retranscrit avec une belle réussite les effets de lumière et de relief dus au travail sur les cornes et les index. Si le boîtier en acier d’un diamètre de 38,1mm est rond, ce n’est pas la rondeur qui caractérise cette pièce. Elle est au contraire considérée comme une montre anguleuse. Cette sensation est accentuée par les reflets sur les cornes dont les formes donnent beaucoup d’énergie et de personnalité. Le polissage Zaratsu utilisé pour finir les cornes est en tout cas on ne peut plus efficace: elles jouent avec la lumière en créant des zones d’intensité diverses qui contrastent entre elles. Cet aspect saillant et lumineux combine à merveille avec les aiguilles dauphine à l’exécution irréprochable. Incontestablement, la qualité perçue de ces éléments font penser à Grand Seiko.
Le cadran, de prime abord, semble sobre. Un examen plus minutieux nous fait découvrir des index des heures tout en volume et un double-index facetté à 12 heures (en fait composé de trois parties) qui offre une texture alternative de type clou de Paris en ses deux extrémités. Ces index contribuent grandement à la sensation d’excellence qui se dégage car ils donnent du relief au cadran. Mais surtout leur rendu visuel est parfait, tant du point de vue de l’usinage que de la façon avec laquelle ils ont été positionnés sur le cadran. La finition du fond du cadran argenté est elle aussi impeccable avec son effet soleillé. Il met de plus en valeur les autres éléments. Le bilan aurait pu être parfait si Seiko n’avait pas pris la décision d’insérer un guichet de date. J’aurais, comme souvent, préféré la montre sans. Cependant, il faut avouer que ce guichet ne nuit pas et son esthétique propre fonctionne bien avec les index.
Le fond du boîtier est plein et c’est là aussi une excellente nouvelle. D’abord parce qu’il donne l’occasion à Seiko de joliment le décorer comme avec la montre d’origine. Le blason King Seiko orne ce fond et rappelle le contexte de raffinement voulu. Ensuite parce le mouvement 6L35 qui anime la King Seiko 140ième anniversaire n’est pas d’une beauté à couper le souffle.
Il s’agit cependant d’un excellent mouvement automatique à remontage bidirectionnel qui anime plusieurs montres Presage. Considéré comme un concurrent direct de l’ETA2892-A2 (il est très proche du point de vue des performances et de la taille), il se caractérise par sa finesse (3,7mm) et son antichoc maison. De fait, l’utilisation de ce mouvement automatique n’a quasiment aucune conséquence sur l’épaisseur du boîtier de la King Seiko 140ième anniversaire puisque sa hauteur n’est supérieure que de 0,5mm par rapport à celle de la montre de 1965. Sa réserve de marche est de 45 heures pour une fréquence de 4hz ce qui est un peu court selon les standards d’aujourd’hui.
Le véritable problème lié à ce mouvement est la façon avec laquelle Seiko communique sur ses performances en matière de précision: -10/+15 secondes par jour. Une telle plage est peu tolérable et d’ailleurs Seiko ne la tolérerait pas de façon concrète. Le mouvement est capable d’assurer une bien meilleure précision. Cette manière de communiquer me laisse toujours perplexe. Est-ce une volonté d’éviter toute mauvaise surprise et la réaction d’un client dont la montre ne respecterait pas la plage ? Est-ce une façon modeste de présenter les choses ? Y-a-t-il une dimension culturelle derrière cette communication archi prudente ? Je ne sais pas mais il me semble que Seiko devrait travailler là-dessus et s’engager sur des plages plus ambitieuses.
Tout ceci ne m’a pas empêché d’apprécier la King Seiko 140ième anniversaire à sa juste valeur. En la mettant au poignet, je fus immédiatement séduit par le travail sur le boîtier, les cornes et surtout par le jeu de lumière qu’elle provoque. Cette montre, a priori sage, se révèle être très vive et énergique grâce aux multiples reflets qu’elle crée: les cornes, le cadran sans oublier la forme du verre qui accentue les volumes… Et n’oublions pas un de ses atouts qui apparaît en retournant le poignet: la boucle ardillon qui accompagne le bracelet plat en croco noir est magnifique. C’est d’ailleurs une des plus jolies que j’ai vues récemment.
Je peux comprendre certaines réticences face au prix de vente (3.400 euros) pour une montre animée par un mouvement qui se retrouvera dans des montres moins chères. De plus, la série limitée est relativement conséquente (3.000 exemplaires). Mais l’excellence de l’exécution, la qualité de l’habillage et le souci des détails tendent à rapprocher cette pièce de l’univers de Grand Seiko. C’est tout du moins l’impression qu’elle m’a donnée. La King Seiko 140ième anniversaire est donc un cas à part dans l’offre du Groupe Seiko: elle semble se situer dans une sorte d’entre-deux qui fait sa singularité et son intérêt. Et au-delà de ces considérations stratégiques, elle est tout simplement une montre classique extrêmement bien faite, vive et dynamique avec des détails qui lui donnent du caractère.
Les plus:
+ les finitions du boîtier et du cadran
+ le jeu de lumière apporté par les cornes, le cadran, les index
+ la superbe boucle ardillon
+ le fond plein joliment décoré
Les moins:
– la présence d’un guichet de date
– la plage de précision du mouvement annoncée par Seiko est beaucoup trop large
__________________________________
Fr.Xavier / Instagram: @equationdutemps28 février 2021 à 12h05 #420004531706Tass2909
MembreSuper revue. Je ne vois pas pour instant une Seiko équipée de 6l35 avec un prix plus bas.
Chaque modèle qui sort a un prix proche. La dernière qui arrive, la laurel alpinist on est dans les 3k aussi.__________________________________
Une collection de montres, c’est comme les rangs des épouses impériales. Il y a l’impératrice, les consorts et les concubines.28 février 2021 à 12h08 #420004531707broncos
MembreTrès belle revue, comme d’habitude dirais-je…
__________________________________
ons bloed is blou: gaan die blou bulle! – Rue Royale. ASTRON. SBGR083. Monaco x Gulf. 214270. Tank solarBeat. MN64 Heterium.28 février 2021 à 12h10 #420004531708ChrisC75
MembreMerci pour cette très belle revue

Très enrichissant pour ma part
28 février 2021 à 12h13 #420004531709Benur
MembreLa sje073 coûtait quand même plus de 1000€ de moins avec le même mouvement…
Sinon pour rester sur cette ks le cadran semble magnifique, le boîtier idem : de la rondeur avec des cornes anguleuses
Après je ne comprends pas pourquoi seiko s’obstine avec le guichet date, beaucoup de modèles seraient plus élégants sans…
28 février 2021 à 12h25 #420004531710Tass2909
MembreC’était il y a 3 ans. On avance dans le temps et chaque modèle qui sort n’a plus ce prix…
__________________________________
Une collection de montres, c’est comme les rangs des épouses impériales. Il y a l’impératrice, les consorts et les concubines.1 mars 2021 à 2h28 #420004531715Trava
MembreMerci pour la chouette revue. Une excellente réédition.
1 mars 2021 à 2h42 #420004531716pinson
MembreBien belle revue (je me souviens de celle sur la PAM 210)
J’ai moi aussi craqué sur la boucle ardillon et le fond plein, cette montre est pleine de charme, je récupère la mienne demain…1 mars 2021 à 4h21 #420004531717chesney75
MembreMerci pour cette belle revue FX
Pas de coup de coeur sur le cadran.
J’aime beaucoup en revanche le fonds avec la belle gravure, le travail sur les cornes, ainsi que la belle boucle ardillon.
Je ne serai pas client à ce tarif néanmoins__________________________________
Rolex – Omega – Tudor – Oris – Chanel … etc ????1 mars 2021 à 4h39 #420004531718Beoman
MembreSuperbe montre, super revue. Un merci de plus.
Je trouve l’idée excellente de la part de Seiko de faire renaître King Seiko en parallèle à la montée en puissance de Grand Seiko.
Vivement un essai au poignet !
__________________________________
« Dura Rolex, Sed Rolex ». « In Grand Seiko We Trust ».1 mars 2021 à 4h54 #420004531719Kahin
Membre- Arnaud.A a écrit:
- Alors là Eric ça me surprend venant de toi, la 44KS KSK n’avait en effet pas de date

Et je ne pense pas qu’il voulait dire que ça aurait dû être une GS, mais tout simplement que ça brouille les pistes par rapport à la séparation seiko / GS, et il n’a pas tord je trouve
Merci pour cette excellente revue FX !
Comme quoi 4heures du mat, c’est pas mon heure pour écrire des coms. :sleep:Bref ce que je voulais dire à la base c’est que cette montre ressemblait à un mix de44ks et de 4402. Le boitier d’une44ks et le cadran d’une 4402 avec son guichet date.
Pour la deuxième partie, je voulais dire qu’en faite, GS ne faisant plus partit de Seiko, ils leur fallait un nouveau « haut du panier ». Et quoi de mieux qu’une KS, l’éternelle rivale des GS (chez Seiko ) pour le faire.
Pour moi on a pas finit de voir des KS ressortir. Et j’adorerais qu’ils développent les KS pour en faire de vraie rivale aux GS, avec des chronos, des plongeuses…
Le seul hic, c’est le 6L35 qui se retrouve sur des montres à 1000 balles moins chères. Il faudrait un nouveau calibre pour bien séparer les gammes.
Voili, voilou, j’espère que c’est plus précis.__________________________________
« sopal1 »: Il y a du potentiel côté GS, il faudrait juste qu’ils travaillent un peu plus les cadrans. (insta: @egkh1)1 mars 2021 à 5h03 #420004531720Eric67
MembreC’est étonnant cette capacité, et cette volonté, de Seiko d’occuper absolument tous les segments, que ce soit avec leurs montres « habillées » ou leurs plongeuses, et souvent avec beaucoup d’intelligence. Dès qu’il y a un petit trou dans la gamme, ne serait-ce que de quelques centaines d’euros, hop on sort un modèle pour combler.

-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.







