FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › L’ADN de la marque … Billet à ne surtout pas lire quand on est CEO
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Lonestar, le il y a 8 années et 5 mois.
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13 mai 2018 à 4h06 #410000132992
ZEN
MembreCette expression on la lit et on l’entend 100 fois par jour dans les salons horlogers. Des vendeurs et vendeuses, des chargées de communication, des marketeux, des dir com, des commerciaux vous étalent qu’une nouveauté est « parfaitement dans l’ADN de la marque ». J’avais compté l’an dernier sur une journée de Baselworld combien de fois j’entendais parler d’ADN. On se serait crû dans un laboratoire d’analyses ou de recherches génétiques ! Il faut reconnaître unn débit de 10 fois par heure !
Tout le monde est formel, la dernière nouveauté est dans l’ADN de la marque mais au fait, c’est quoi l’ADN de la marque ?Là, on entre dans la formation à deux balles dirigées par le groupe propriétaire ou un consultant expert en ADN de la marque. A l’issue d’un stage de formation où l’on se colle un post-it sur le front, chacun découvre ce qui fait la force du groupe et ce qu’est l’ADN de la marque. Le consultant chargé de motiver le groupe fait écrire des mots sur un papier, des mots qui selon leur auteur sont le symbole de la marque. Ne riez pas c’est comme ça partout. Le jeu du qui suis-je, où-vais et d’où viens-je en quelque sorte.
Le consultant ensuite reporte les mots sur le tableau et ajoute une coche quand plusieurs participants ont mis le même mot. Ils sont en général été préconditionnés par un discours d’un cadre qui a lui participé avec les cadres du dessus à la même séance mais avec des participants qui ont eux, reçu un discours de la Direction générale. Le consultant sait donc déjà que l’ADN de la marque c’est Dynamisme, Performance, Dépaysement et Qualité. Par un tour de magie et un bon pouvoir de conviction professionnel, les conclusions de tous les groupes déclineront donc ces termes jusqu’au vendeur.
Il y aura aussi la cible à déterminer et là, le même consultant sortira du chapeau, enfin des petits papiers : Homme de 35 à 40 ans, aimant les voyages, hétérosexuel, propriétaire de sa maison et ayant une grosse voiture. Abstenons-nous de rire car la description va beaucoup plus loin dans les études, détaillant la marque de ses costumes, ses habitudes alimentaires, ce qu’il regarde à la télé, au cinéma, la fréquence de ses rapports sexuels, la grande surface où il fait ses courses et la fréquence de ses visites chez le médecin.
Mais revenons à l’ADN de la marque, une fois celle-ci « conditionnée » il faut encore lui donner du sens. C’est là que s’arrête le pouvoir magique du consultant car comme cette ADN repose sur une intuition que l’on fait artificiellement partager, le château de cartes s’effondre lorsqu’on en recherche les fondations.
L’histoire de la marque est par exemple souvent connue comme un accessoire encombrant, poussiéreux qui peut s’avérer être un boulet indéplaçable. C’est logique, le turn-over dans une maison horlogère est de l’ordre de 48 mois entre deux occupants du même poste et il est difficile de demander à quelqu’un d’étudier l’histoire de la marque dans un laps de temps où on lui demande avant tout d’organiser là une visite de presse ou ici un évènement quelconque. L’historien ou historienne maison quand il y en a un ou une est assimilée à une casse-pieds embourbée dans ses archives et incapable de mettre l’histoire en perspective avec les produits.
Moralité, frontalement en face des journalistes et des clients, personne ne connaît d’autre ADN de la marque que celle construite d’artifices avec le consultant. Personne ne connaît l’histoire et mis à part de considérer celle-ci comme encombrante pour justifier de l’ignorer, personne ne peut s’en servir pour asseoir le futur. Les marques horlogères ne tirent ainsi profit d’aucune leçon de leur histoire. Il n’est pas question de dire que les cadres des marques sont des illettrés mais simplement de reconnaître que faute de connaître l’histoire de la marque, ils passent totalement à côté de ce qui enrichirait leur message et leur communication. Quand une maison pourrait surfer sur les vagues de l’océan de son histoire, elle joue dans la marre des conjectures primaires insufflées par un consultant.
Dans ce contexte, tout ce qui se satisfait d’instantanéité et de communication basique va trouver un terrain fertile de reconnaissance et d’échanges avec la marque et c’est normal, celui qui ne se pose pas de question et n’en pose pas est nécessairement plus rapidement sur la longueur d’onde imposée par l’émetteur. Mieux, la marque va couper tout micro à celui qui pourrait apporter une contradiction sur l’histoire ou un message « différent » parce que la marque ne le maitrise pas. Le PPDC va alors régner en maitre sur la marque (PPDC Plus Petit Dénominateur Commun). Chacun communiquera donc sur Dynamisme, Performance, Dépaysement et Qualité. Il n’y a alors aucune place pour autre chose car la marque paie pour que ce soit le seul message, convaincue de porter ainsi une stratégie salutaire. La durée de vie de ce type de message est fonction de la durée en poste du cadre qui l’a initié, soit 2 ans en moyenne. Rares sont les stratégies qui durent plus longtemps. Comme les résultats sont scrutés dorénavant en temps réel on peut se faire éjecter en quelques mois. Cela fonctionne de la même manière dans les médias.
Le parallèle est à faire avec ce que connaît Europe1 aujourd’hui. De première radio de France dans les années 1970, la station est aujourd’hui la 7ème derrière France Bleu ou RMC, des radios qui s’imposent à force de stabilité. Europe a joué la carte de la réactivité immédiate à l’audience. Au final, personne ne s’y reconnaît plus et la station n’éveille plus aucune curiosité. Changer le casting ne change pas l’état de l’audience car l’image de la marque est dégradée puisque personne ne la situe.
Dans l’horlogerie, certaines marques ont changé de CEO 4 ou 5 fois en 10 ans et autant de fois de discours et de stratégie. Elles ne sont plus nulle part et cela dans un univers où l’identité de la marque fait son succès. Bell & Ross s’est construit sur une pérennité de stratégie et d’image en partant de zéro il y a un peu plus de 20 ans quand d’autres en 10 ans ont vu leur image s’effriter au point de faire leurs clients se reporter sur autre chose. En reniant leur histoire ou en ne la cultivant pas par peur d’empoussièrement, ces marques se trompent lourdement car c’est précisément leur histoire qui les fait repérer. Les clients du passé ne le repèrent plus et la nouvelle clientèle ne les assimilent pas à des marques modernes, nouvelles. Ces marques ne sont plus nulle part et leur futur est compromis. Aveuglés par leurs raisonnements faux, les dirigeants de ces maisons poussent les maisons concernées à leur perte ou à la revente à des groupes asiatiques qui regardent avant tout … si on peut exploiter l’histoire.
Toutes les maisons qui oublient leur histoire changeront de propriétaire dans les 5 ans comme Europe 1 vit sa dernière chance de ne pas changer de propriétaire avec une nième équipe de Direction. Les exemples américains de maisons qui ont ainsi mal joué la carte de leur histoire se sont toutes terminées par la disparition ou la cession. C’est à se demander si l’ADN de la marque ne contient pas des gènes de bêtise, de cette bêtise crasse composée de 2 fractions d’incompétence pour1 fraction d’ignorance.
13 mai 2018 à 4h29 #420003870208leOon_n
Membresuper intéressante comme analyse, merci ZEN
aurais tu des exemples précis pour illustrer ?
13 mai 2018 à 7h27 #420003870209H/Heure
Membre« le château de cartes s’effondre lorsqu’on en recherche les fondations. « … à inscrire sur la porte de chaque salle de réunion !
13 mai 2018 à 11h42 #420003870210DON
Membre- ZEN a écrit:
- Personne ne connaît l’histoire et mis à part de considérer celle-ci comme encombrante pour justifier de l’ignorer, personne ne peut s’en servir pour asseoir le futur. Les marques horlogères ne tirent ainsi profit d’aucune leçon de leur histoire.
Cela se voit d’ailleurs directement sur les sites internet de beaucoup de marques quand on se donne la peine de lire un peu (il y a des exceptions évidemment) : c’est à peu près toujours la même chose et le même baratin sur les origines, l’ADN et le caractère iconique de leurs modèles.
C’est d’un lassant…
La situation est juste en apparence paradoxale : d’un côté le baratin sur l’ADN et de l’autre la méconnaissance de l’histoire de leur propre marque. Il est évoqué la valse des présidents qui ne favorise pas vraiment la maîtrise des fondamentaux de la marque mais je crois qu’il y a aussi un autre aspect : les présidents des marques ne sont souvent même pas issus de la promotion interne, ils sont débauchés ailleurs, souvent chez d’autres marques, cela donne l’impression de clones interchangeables, débarqués et réembauchés chez le voisin tout aussi rapidement.
Cela me fait penser à la valse des journalistes « vedettes » de Canal + vers TF1 ou de France 2 vers [insérer le nom de la chaine au choix] ; il n’est pas étonnant qu’on ait l’impression de voir toujours les mêmes têtes. Conséquence : les mêmes têtes reproduisent les mêmes idées et il n’y a au final strictement rien d’original ou d’intelligent à voir dans les programmes tv des différentes chaines dites généralistes…
Pour ce qui est des consultants, il y a consultant et consultant :
– le consultant qui prend un vrai rôle de conseiller en stratégie et propose des pistes de réflexion qui sortent du cadre habituel de l’entreprise (il est toujours utile d’avoir un point de vue externe, il n’est pas donné à tout le monde malheureusement d’avoir une vision stratégique originale, il est quelques fois nécessaire de recourir à des ressources externes pour étudier d’autres pistes)
– le consultant qui déroule des méthodes qui sont des copiés-collés qui sont réutilisés chez tous leurs clients avec quelques adaptations à la marge (changer le nom du client pour la présentation ppt par exemple)Les méthodes ne sont pas inutiles mais cela ne remplace pas une vision stratégique bâtie sur la maîtrise des fondamentaux de l’entreprise et de la connaissance de son histoire.
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« Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé«
Instagram : don_writer_w13 mai 2018 à 20h35 #420003870211FraDiavolo
MembreBonne description de l’ambiance actuelle des boites, et pas seulement dans l’Horlogerie…

La faute à qui?

Pour moi, cela vient de la financiarisation de toutes les activités humaines, qui veut absolument, impérativement, sous peine de catastrophe, que Mardi rapporte plus que Lundi, Février plus que Janvier, l’année en cours plus que l’année passée…Et ce, quelles que soient les méthodes…Ce truc-là disqualifie définitivement toute autre approche, culturelle ou artisanale, comme n’étant « pas assez rentable, coco! »
De la stratégie? oui, d’accord, mais à une condition: « Faut que ça gagne, et tout de suite! » Et on arrive à faire, comme tu le dénonces, n’importe quoi dont on pense que, « oui, ça va rapporter… »
Et au final ça assèche toute culture d’Entreprise.Les fonds de pension ont maintenant racheté quasiment toute la planète (les fabricants de montres comme les autres …)
BlackRock , le plus gros de ces fonds, représente 6 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, soit près de trois fois le PIB de la France (!!!)
Et il y en a un paquet comme ça…
Il faut les nourrir, désormais…Et ils sont par nature insatiables… « Du 12%? vous rigolez, il me faut absolument du 15, du 17%…Sinon vous êtes virés »
…On n’est pas sortis de ce tunnel…
Ce n’est que « mon-avis-personnel », comme on dit.
13 mai 2018 à 21h35 #420003870212Jonpi
Membre- FraDiavolo a écrit:
- La faute à qui?

Pour moi, cela vient de la financiarisation de toutes les activités humaines, qui veut absolument, impérativement, sous peine de catastrophe, que Mardi rapporte plus que Lundi, Février plus que Janvier, l’année en cours plus que l’année passée…Et ce, quelles que soient les méthodes…Ce n’est que « mon-avis-personnel », comme on dit.
Que je partage.
Le problème est que cela essaime un peu partout désormais soit sous la pression des investisseurs, soit sous la pression des prêteurs.
Même les mesures prudentielles basiques et de simple bon sens sont mises hors jeu.
Lors de dernière crise financière, on a collectivement (via nos impôts entre autre) sauvé les miches du monde de la finance qui s’est rebecté à vitesse grand V et a repris tranquillement ses activités toxiques.
Braves gens tout va bien, dormez tranquilles.13 mai 2018 à 21h55 #420003870213Daniel.Lohill
Membre- FraDiavolo a écrit:
- La faute à qui?

Pour moi, cela vient de la financiarisation de toutes les activités humaines, qui veut absolument, impérativement, sous peine de catastrophe, que Mardi rapporte plus que Lundi, Février plus que Janvier, l’année en cours plus que l’année passée…Et ce, quelles que soient les méthodes…
Constat que je partage, néanmoins, c’est aussi en partie à cause de l’acheteur lambda qui se gave à longueur de journée des conneries qu’on peut lui rentrer dans le crâne…
Par là, je souligne juste que même si l’on peut blâmer le marketing pour les conneries qu’elles inventent, on peut aussi blâmer les »cibles » qui se font attraper. Enfin, s’il existe des équipes de com’ + marketing c’est qu’à un temps donné elles ont rapporté plus que ce qu’elles ne coûtent sinon elles n’existeraient pas.
L’abrutissement général est pour moi le principal facteur de l’abaissement drastique du niveau de la communication des marques.
13 mai 2018 à 22h15 #420003870214Arnaud.A
MembreY’a-t-il un lien avec l’appartenance de la plupart des marques à des grands groupes ou est-ce que les marques indépendantes se perdent dans les mêmes travers?
13 mai 2018 à 23h02 #420003870215Biglolle
MembreADN, Adn on entend ça partout et tout le temps et pour tout .Un livre, un scénario, une voiture etc etc . Même chez des marques nouvellement créer qui n’en on pas . À un point que son sens même en soit détourné. Il est aussi souvent couplé ou suivi de » c’est l’essence même de … » l’essence, non mais vraiment
. Ils essayent de faire du neuf avec un langage qui n’a rien à voir .
13 mai 2018 à 23h29 #420003870216Pile
Membrel’ADN d’une marque, ou comment nous faire prendre trop souvent des vessies pour des lanternes…
14 mai 2018 à 0h16 #420003870217MaitreRobinton
Membre- DON a écrit:
J’en rajoute une troisième catégorie : le consultant dont la première tâche en arrivant dans la boîte est d’analyser la demande de la direction et d’en cerner le livrable attendu, afin surtout de ne pas s’en écarter…. à la grande satisfaction de la direction. Tout le monde est content.
Quant aux remarques sur la financiarisation de l’économie, la vision de court terme, la surabondance de liquidités, le partage de la valeur ajoutée… et les dangers de tout cela sur l’avenir de la planète (au sens large), je suis heureux de constater que ce qui apparaissait encore il y a peu comme des propos de gauchiste devient de plus en plus une évidence (cf. l’analyse d’Oxfam du jour sur la part de l’actionnariat dans la redistribution des profits des grands groupes du CAC40).
Il aura peut être fallu que cela impacte la marché horloger pour que les grands acteurs de ce cirque (par ailleurs clients des grandes manufactures) commencent à douter ?
14 mai 2018 à 1h42 #420003870218Manivel
Membre- ZEN a écrit:
- Là, on entre dans la formation à deux balles dirigées par le groupe propriétaire ou un consultant expert en ADN de la marque. A l’issue d’un stage de formation où l’on se colle un post-it sur le front, chacun découvre ce qui fait la force du groupe et ce qu’est l’ADN de la marque. Le consultant chargé de motiver le groupe fait écrire des mots sur un papier, des mots qui selon leur auteur sont le symbole de la marque. Ne riez pas c’est comme ça partout. Le jeu du qui suis-je, où-vais et d’où viens-je en quelque sorte.
Cela me fait penser a ces nouveaux métiers dont la seule et unique raison d’être est de faire vivre une personne.
La plupart du temps ce sont des personnes peu compétentes qui ne peuvent que vendre du vent dont ils s’improvise expert.
Aucune valeur ajouté, aucune production. Ils surfent sur l’air du temps, sur la mode du consulting.
Ils officient dans le marketing, la sécurité, le commerce, l’administration… peu importe le domaine d’ailleurs puisqu’ils n’y connaissent de tout façon rien et sont incapables de produire quoi que ce soit en dehors de perte de temps et d’une forme d’inefficacité, quand il ne s’agit carrément pas de mettre des bâtons dans les roues et d’empêcher les vrais travailleurs… de travailler.
Les patrons et autres actionnaires en sont très friands ! Ils portent le costard cravate comme eux, utilisent le même vocabulaire déconnecté, et ne s’y connaissent pas plus en production. Ça leur parle et on leur prête alors parole d’évangile.
Les vrais employés qui connaissent leur métier sont découragés de voir tant de conneries, avec en prime de nouvelles procédures ou de nouveaux préceptes a suivre qui les ralenti dans leur boulot, et le patron est persuadé que ça va rapporter des millions !
Prodigieux non ?La déconnexion professionnelle est une activité lucrative… très lucrative!
Je pense qu’une majorité d’entre nous voient de quoi je parle et le subissent régulièrement… hélas !
14 mai 2018 à 3h19 #420003870219Daniel.Lohill
Membre- MaitreRobinton a écrit:
- J’en rajoute une troisième catégorie : le consultant dont la première tâche en arrivant dans la boîte est d’analyser la demande de la direction et d’en cerner le livrable attendu, afin surtout de ne pas s’en écarter…. à la grande satisfaction de la direction. Tout le monde est content.
Hahahahahaha, je me rappelle d’un conseil qu’un manager m’avait donné quand j’étais jeune embauché.
»pour réussir il suffit de noter ce que veut ton client, à la lettre, et tu fais ce qu’il te demande même si c’est con »…
14 mai 2018 à 3h23 #420003870220Jonpi
MembreOui Manivel, je vois parfaitement de quoi tu parles.
Et sur ce plan là, pour en avoir parlé avec pas mal de monde, je peux même ajouter que public / privé même combat.Et ce qui est hallucinant, c’est que personne ne comprenne qu’un moyen facile de majorer le bénéfice serait de supprimer les charges directes et indirectes afférentes à ces parasites (ou consultants si vous préférez).

Après, comme partout, il en existe de très bons (de consultants), j’en ai rencontré (peu certes mais j’en ai rencontré).
14 mai 2018 à 3h29 #420003870221leOon_n
Membre- Daniel.Lohill a écrit:
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Hahahahahaha, je me rappelle d’un conseil qu’un manager m’avait donné quand j’étais jeune embauché.
»pour réussir il suffit de noter ce que veut ton client, à la lettre, et tu fais ce qu’il te demande même si c’est con »…
super ce conseil dis moi

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