FORUMAMONTRES › Forums › ForumAmontres Haute Horlogerie › Jewelery Arabia 2017 – Une revue
- Ce sujet contient 45 réponses, 29 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
py3.14, le il y a 8 années et 10 mois.
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1 janvier 2017 à 4h05 #420003741051
seiko007
Membre- Razgriz a écrit:
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Pour finir, un passage par la gamme Calatrava, avec cette ref 5227J au fond Officier. Moi qui ne m’intéresse d’habitude que peu aux montres en or jaune – autant parce que je suis un gueux sans moyens que parce que je trouve cela un peu criard – je dois dire que je suis resté scotché devant cette pièce. J’y retrouvais tous les codes qui m’ont poussé vers ma Master Control Date actuelle, avec ce je ne sais quoi qui pousse toujours à regarder d’autres dames même si vous êtes heureux en mariage. L’essence de l’horlogerie était à mon poignet, celle qui devait rester si toutes les autres devaient disparaître.

Boitier 39/9mm, cadran écru en émail, aiguilles glaives, seconde centrale, index en applique, tous en or jaune, guichet rehaussé d’or, date sobre et lisible. Une lunette tout aussi classique, avec un rehaut discret qui améliore l’ouverture et donc la présence au poignet. Mais juste ce qu’il faut pour que son 39mm vienne prendre possession de mon poignet plutôt large sans s’étaler.
Et puis que dire de cela ?

Cette masse oscillante est un pur régal, avec des motifs tout à fait exceptionnels qui s’allient à une Croix de Calatrava et un perlage ultraprécis de la fixation du rotor (qui doit certainement porter un nom). Rien que cette partie du calibre recèle probablement autant de technique décorative que d’autres pièces à 10k€ toutes entières… Le calibre extra-plat 324 est tout aussi beau, si bien qu’on lui pardonne sa réserve de 43h et son remontage unidirectionnel. Le tout se reflète dans ce fond à charnière en or magnifiquement poli, qui ajoute une touche d’originalité et de vintage à une pièce qui ne manque déjà pas de qualités.
Pour ceux qui se disent « Chouette, une PP à 12.000 kopecks locaux » à la vue de l’étiquette, je vous invite à consulter le taux de change du dinar bahreini et d’y ajouter la tva française.
Extraordinaire cette PP.
La combinaison émail écru/or jaune est géniale.
Les index représentent un raffinement ultime.
Une merveille inaccessible !Existe t-il une version équivalente avec petite seconde ?
1 janvier 2017 à 4h10 #420003741052falconbmw
MembreLa 5196 ressemble un peu avec petite seconde à 6h.
Mais fond plein et calibre 215 PS à remontage manuel.
1 janvier 2017 à 4h17 #420003741053seiko007
MembreElle est très belle aussi, merci
7 janvier 2017 à 10h44 #420003741054DRAGUI99
MembreBravo et merci pour ce compte rendu detaillé!
Le chrono VC est une merveille, tout comme le ALS
7 janvier 2017 à 21h48 #420003741055domingo chavez
MembreMerci pour le partage et les photos. Petite rectification, le cadran de la 5227 n’est pas en émail.
8 janvier 2017 à 23h50 #420003741056Razgriz
Membre@domingo
En effet, au temps pour moi. C’est un cadran laqué.
27 novembre 2017 à 9h27 #410000130118Razgriz
MembreMerci pour le CR.
27 novembre 2017 à 9h27 #420003741012Razgriz
MembreBonsoir à tous,
Récemment inscrit mais lecteur assidu de ce forum, j’ose poster un premier sujet dans cette vénérable section HH – qui me semblait la plus appropriée, mes excuses aux modérateurs si ce n’est pas le cas.
Pour me présenter, j’ai 25 ans, je travaille en expat à Bahreïn dans un domaine très éloigné de l’horlogerie mais je suis passionné de montres depuis longtemps, depuis qu’on m’a offert un joli chrono quartz Victorinox il y a bien longtemps. Aujourd’hui, il partage mon poignet avec une JLC Master Control acquise pour fêter la fin des études et le début des choses sérieuses.
Enfin, le but de ce post n’est pas de m’étaler sur ma vie, mais bien de vous donner un aperçu de Jewellery Arabia 2017, la grande messe bahreïnie du bijou et de l’horlogerie. Contrairement à d’autres pays du GCC, dont l’esthétique des habitants peut parfois laisser songeur, Bahreïn détient une longue tradition de bijouterie, notamment de par son industrie de la perle marine, et donc une bonne connaissance de ces arts délicats. Les maisons horlogères étaient ainsi au rdv, avec quelques grands noms que l’on peut attendre à ce genre d’évènements.
Je souhaitais vous donner un aperçu de mes essais, qui ne sont pas tous de la « haute horlogerie » au sens donné par nos admin dans cette section mais qui recèlent, je pense, de l’intérêt. Je pense décomposer ce post en trois parties, en espérant que ma modeste connaissance suffise à assurer des descriptions intéressantes :
1 – Omega, VC, JLC
2 – AL&S, IWC, Ulysse Nardin
3 – Patek Philippe, H Moser & Cie, Audemars Piguet
JA 2017 est une exposition plutôt concentrée sur les bijoux des fabricants de la région cependant, le hall principal est occupé pour un tiers par les horlogers, dont le premier à se présenter est OMEGA, avec un stand. Départ en douceur avec deux pièces séduisantes :
Une De Ville Prestige 39,5mm Edition Spéciale 50eme Anniversaire de la gamme. Pas spécialement nouvelle (2016 si je ne m’abuse), mais remarquable.

Boitier et lunette en or blanc 18K, aiguilles en argent, beau cadran en émail avec index chemin de fer, guichet et chiffres joliment calligraphiés. Le tout est animé du désormais éprouvé cal. 2500 chrono coaxial de 48h de RDM, qui est malheureusement masqué par un fond plein vissé, chose à mon sens regrettable pour une montre habillée. Néanmoins une très belle pièce, qui dénote dans la collection de la marque par son style et sa simplicité. Cet essai m’a fait me souvenir que j’avais longuement hésité entre la DeVille (pas celle-ci, puisqu’elle approche les 12k euros) et la Master Control.
Ensuite, l’autre qui a attiré mon œil, la Speedmaster Moonwatch «1st Omega in Space » revisitée pour l’anniversaire de la mission Apollo de 1967 en édition numérotée.

Cadran noir classique Speedmaster 39,7mm avec lunette en céramique, aiguilles glaives, bracelet en cuir brun. Surtout, le calibre 1861 à remontage manuel, chronographe et petite seconde, qui délivre 48h de rdm lui aussi. Moi qui ne suis pas un fan de Speed, j’ai eu un excellent feeling en le remontant et je lui ai trouvé une touche vintage qui, j’imagine, plaira aux amateurs du modèle.
Après ce rapide passage, arrivée chez les voisins de palier, à savoir Jaeger-Lecoultre, ma marque préférée. La Grande Maison ne se contente malheureusement que de vingt mètres carrés et de quatre présentoirs, dont un abritant Duomètre et Master Tourbillon, mais pour visu seulement (snif). Peu importe au final car accueil parfait du manager Middle East, un vrai passionné avec lequel j’ai surtout essayé les modèles emblématiques de la marque. Gamme Master Control du SIHH 2016 – qui apparemment cessera d’être fabriquée bientôt –, Ultra Slim Small Second, et une très belle Reverso.
En 2016, JLC avait offert une triplette de Master Control revisitées dans un style plus moderne, qui il faut dire ne m’avait pas convaincu. À l’essai, le feeling est bon, mais rien qui n’équivaille leur grande sœur que je porte quotidiennement.

Pour la faire courte, on retrouve l’essence de la MC normale, avec un cadran plus chargé et segmenté par un disque brossé argent, des aiguilles évidées et la mention « Automatique » qui était présente sur les modèles Geomatic, ancêtres de la gamme. Le calibre 899 est toujours au rdv, avec sa réserve de marche de 43h, qu’on aurait pu attendre un peu améliorée.

La version chrono est un peu plus intéressante, avec son calibre 751G à double barillet et roue à colonnes délivrant 65h de rdm, ses deux grands compteurs, son diamètre contenu de 40mm et son cadran plus équilibré. Un chronographe automatique au final plutôt abordable et qui détient une élégance propre à la Manufacture du Sentier. Mention spéciale pour les chiffres bleus
Au passage; une photo comparant les finitions de deux millésimes de cal 899, 2013 et 2016 (à droite). La qualité de l’image est moyenne, on notera quand même à gauche la masse oscillante squelettée JL en or massif, le passage à des finitions Côtes de Genève et l’ajout d’inscriptions en or sur la platine. Décorations industrialisées certes, mais qui sortent du lot dans cette gamme de prix.

Une petite photo d’Ultra Thin pour la route, parce que je suis fan de ce cadran bleu aux reflets profonds et de cette petite seconde.

On finira par cette Reverso Classic Large Duoface petite seconde, à laquelle la qualité d’image smartphone ne rend pas justice. Rien de nouveau ici, juste une belle pièce qui mérite un coup d’œil.


On a ici deux faces traitées différemment, une blanche guillochée pour le home time et une noire satinée aux Clous de Paris pour le travel time. Cette-dernière est vraiment réussie, avec son cadran « soleil » épuré, son index chemin de fer et son indicateur jour/nuit. Calibre à remontage manuel de 42h de rdm, qui permet intelligemment de régler les deux heures différentes dans une même position. Je n’étais pas familier du mécanisme et m’attendais à deux positions différentes.
Oui mais la Haute Horlogerie dans tout ça ? chuchoteront avec raison certains au fond de la salle
Si JLC s’était fait plutôt discret ce jour-là, sa consœur/cousine/rivale (rayer les mentions inutiles) Vacheron Constantin était venue en force avec un stand plus grand et très bien conçu. Surtout, accueil très disert de l’horloger en chef Middle East, paré à partager sa connaissance à qui le lui demandera.
On commencera donc par une très belle pièce, une Overseas Heures du Monde en version bleue, à mon sens la plus élégante.
Je craignais la grosse montre trop voyante qui déborderait de mon poignet (17cm) ; que nenni. Une superbe pièce au design moderne qui se fond parfaitement sous une manche de chemise malgré son 43.5mm et son bracelet acier (qui d’ailleurs se change en un clic grâce à un ingénieux système de cliquets sur les pompes). La montre est animée par le calibre 2460WT/1, une itération de leur série 24XX manufacture qui remplace les mouvements Jaeger utilisés jusqu’alors : RDM de 40h un peu courte, poinçon de Genève, un fond saphir pour en admirer la masse oscillante en or massif.
J’ai été assez impressionné par cette pièce, qui affiche 15 bars de résistance (!) ainsi que les demi-fuseaux horaires (jamais vu jusqu’alors dans ma modeste carrière de passionné). Sa compacité, son cadran superbe garni d’un planisphère en acier brossé en dégradé et de disques bleus qui coulent harmonieusement, bref son élégance, m’ont vraiment frappé.
Pour l’anecdote, l’horloger m’a même raconté que VC pouvait personnaliser n’importe quelle pièce sur demande du client. Moyennant environ 5x le prix, la manufacture produit un devis et un contrat avec le particulier, excluant de fait la réutilisation du design pour un tiers. Toujours intéressant à savoir, même si je n’ai eu aucun moyen de vérifier la véracité de ses dires.
J’ai également essayé une Quai de l’Ile, l’entrée de gamme de VC, qui ne m’a pas particulièrement excitée. Je mets tout de même la photo pour les amateurs.

Et là, au détour d’un présentoir, le voilà que se présente la star de leur stand. Placé en retrait car peu adapté à la demande du pays (on aime les grosses montres ici, Rolex et AP), le chronographe Cornes de Vaches 1955 en platine…

Dire que c’est une belle montre relève du pire de l’euphémisme. Calibre à remontage manuel poinçonné, offrant 48h de rdm et directement inspiré du modèle du siècle dernier. Cadran argent avec effet satiné, garni des chiffres romains à 12 et 6h, d’une échelle tachymétrique et chronométrique et compteurs petite seconde et 30min, aux motifs concentriques et cerclés d’un chemin de fer. Aiguilles bâton en platine, aguille chrono centrale bleuie. Le tout dans un petit 38,5mm qui laisse songeur.

Je l’ai passé religieusement et je dois dire que le sentiment est assez incroyable. Il est très discret de par ses proportions (épaisseur de ±10mm je crois) mais la large ouverture de la lunette et le verre saphir légèrement bombé lui donnent une lisibilité parfaite, ainsi qu’une présence au poignet plus importante qu’on peut le croire en le voyant en vitrine. Ce chronographe en impose et pas seulement parce qu’il pèse autant de billets qu’une Aston Martin.

Seul petit bémol qu’en humble béotien je me permettrai de mettre ; la finition du mécanisme, révélée par le fond saphir du boitier. Pour le prix, je m’attendais à quelque chose d’au moins égal au désormais fameux AL&S 1815 chrono. La photo est affreuse, autant parce que je suis mauvais que parce qu’une couche de plastique recouvre le fond, mais on voit bien que nombre de composants semblent laissés en l’état. J’ai eu la nette impression de me retrouver face à un calibre brut en route pour l’atelier finition. Un peu de déception devant ces ponts gris, ces vis non bleuies et cette platine quasi dénuée d’ornements…
Enfin, VC se rattrape avec ce calibre ultra-plat de démonstration qui se passe de commentaires.

C’est la fin de cette première partie. J’espère qu’elle vous aura plu et que je n’aurai pas commis trop d’impairs techniques / de vocabulaire.
Merci d’avoir lu et à bientôt pour la seconde partie de ce Jewellery Arabia 2017.PS: aucune idée pourquoi le téléchargement a fait tourner toutes les photos à 90°. Si quelqu’un peut m’éclairer…
27 novembre 2017 à 10h11 #420003741013fidelio
MembreOn a vraiment plaisir à lire tes pérégrinations. Continue
27 novembre 2017 à 10h17 #420003741014reznor6969
MembreOui, beaucoup de plaisir à te lire
merci.
Et quelques très belles pièces, dont cette Quai de l’Ile que perso, j’aime beaucoup…
Pour les photos, il faut les rogner un peu…tu les auras ainsi dans le bon sens.
Amicalement
27 novembre 2017 à 10h17 #420003741015fatalitas
MembreBravo et félicitations pour ton post des plus éloquents et des plus sympathiques , mème si j’aurais quelques réflexions de désaccord
au sujet de ce que tu places parmi des montres HH et que je ne partage pas comme étant telles …. Mais c’est pas grave ….
Et à chacun sa vision culturelle de la chose , n’est-il pas
Reste pas moins cette Vacheron , chrono que j’adore particulièrement et considère comme un des 3 ou 4 plus beaux chronos
de ce début de siècle , avec les Patek 5070 et 5170 , et Lange 1815 ;A tel point que je ne suis pas loin de succomber sur celui en or rose

Rose gold version

creditos : .hautetime.com/
27 novembre 2017 à 21h16 #420003741016Guy 67
MembreMerci pour ce CR bien illustré !
Attendons la suite…
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La mode se démode, le style jamais.Membre AHA n°1Amicalement
Guy 6727 novembre 2017 à 21h33 #420003741017Denis la malice
MembreTrès intéressant ! Bravo !!!
Je ne sais pas dire si on peut parler de HH pour toutes ces montres mais poster dans ce sous-forum exclu de fait certains lecteurs (moi le premier je n’y vais jamais, c’est un pur hasard que je sois tombé sur ce post) alors que ton récit intéresserait assurément une très large partie des FAMeurs.
En tout cas, vivement la suite !
27 novembre 2017 à 21h46 #420003741018Invité
MembreToujours un plaisir de lire ce genre de topic, merci pour ces quelques lignes et les montres présentées.
27 novembre 2017 à 22h13 #420003741019Razgriz
MembreMerci à ceux qui ont pris le temps de lire et merci pour ces commentaires positifs !
Poster dans la section HH était en effet un dilemme. J’avais initialement pensé aux Grandes Heures ou Espaces Photos, mais je n’avais apparemment pas d’autorisation pour le premier, tandis que le second est vraiment orienté photographie. Je ne voulais pas faire insulte à cela avec mes captures smartphone un peu bancales.
Toutes ces montres ne sont certes pas de la HH, cela dit, de belles pièces arriveront dans les deux autres parties
Je sais que le concept même de HH est sujet débat. Je ne tiens pas à l’alimenter, simplement poster ce que j’ai pu voir ce jour-là !
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