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Eléa, le il y a 19 années et 7 mois.
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2 avril 2007 à 12h45 #410000013950
ZEN
MembreWatchland, l’outsider genevois qui agace les salons horlogers
02 Avril 2007
- Citation :
- Poussée hors du SIHH en 1997, la manufacture s’expose chaque année au grand public sur ses propres terres, à Genthod. Son succès fait aujourd’hui boule de neige.
Un symbole de réussite. Voilà ce que représente aujourd’hui à Genève le groupe Franck Muller. Il faut dire que l’entreprise a de quoi surprendre: la manufacture s’affiche comme l’un des plus gros employeurs du canton et ne cesse de se développer en rachetant des marques et en agrandissant Watchland. Une prospérité qui a le don d’irriter bon nombre de concurrents. Sans parler des salons horlogers. Poussée hors du SIHH, l’entreprise a pris le parti en 1998 de s’exposer – au grand public – chaque année sur ses propres terres de Genthod. Résultat: un succès immédiat qui fait aujourd’hui boule-de-neige parmi les horlogers indépendants.
Et pourtant. A l’époque, rien n’aurait pu laisser penser que la petite manufacture genevoise aurait pu faire de l’ombre aux grands salons horlogers. «A Genève, le SIHH commençait à prendre de l’importance face à la Foire de Bâle mais la profession voyait alors ce salon comme une exhibition des marques appartenant au groupe Richemont», souligne Didier Decker, directeur opérationnel du groupe Franck Muller. Très vite, le numéro deux mondial du luxe décide d’ouvrir son espace d’exposition à d’autres manufactures. «Le concept haut de gamme de ce salon correspondait parfaitement à notre image», note le directeur.
La participation de Franck Muller au SIHH suscite un enthousiasme qui bientôt fait de l’ombre à la concurrence. Didier Decker se souvient: «Depuis 1992, nous y avons fait d’excellentes affaires. Mais bientôt, les marques filiales de Richemont ont pris de plus en plus de place, à notre détriment. Ceci a posé un conflit d’intérêts clair avec les responsables du groupe. A la fin 1997, nous nous sommes fait littéralement éjecter du SIHH, à six mois des foires horlogères.»
Moins cher
Alter ego du maître horloger Franck Muller, Vartan Sirmakes trouve alors une solution dans l’urgence: faire son propre salon et l’installer sur son site. Une idée révolutionnaire, qui déchaîne les critiques les plus acerbes. «Certains ont dit qu’on était mort», lance le directeur opérationnel qui ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire. Et pour cause: poussant les meubles, engageant un petit orchestre, les collaborateurs de Franck Muller dressent des tentes dans les jardins de Watchland et prennent l’initiative d’ouvrir leur exhibition baptisée WPHH ( ndlr. Word Presentation of Haute Horlogerie) pendant quelques jours au grand public. Des milliers de personnes répondent à l’invitation: l’engouement est instantané.
Et les coûts organisationnels bien moins importants. Au total, la manufacture genevoise investit entre 1,2 et 1,5 million de francs dans ses sept jours de manifestation. Soit autant qu’un stand à Baselworld ou au SIHH. «Mais pour ce prix, nous avons 5 à 6 fois plus d’espace, un environnement haut de gamme et offrons surtout à notre clientèle la possibilité de venir au sein de notre site de production. C’est plus authentique et très apprécié», ponctue Didier Decker.
Brèche ouverte
Autant dire que le groupe Franck Muller ne regrette pas son choix. Aujourd’hui, dix ans après sa première édition, le concept du WPHH a d’ailleurs fait de nombreuses émules. A commencer par François-Paul Journe, qui organise également sa propre exhibition dans sa manufacture, en passant par les marques Urwerk, Bovet ou encore Michel Jordi. Des salons privés qui se déroulent tous la semaine du 16 avril, soit en même temps que le SIHH. Normal: tous les acteurs de l’industrie horlogère sont présents. «Nous sommes très fiers d’avoir ouvert la voie. On a montré que les sociétés horlogères indépendantes pouvaient se passer de ces grosses structures, auxquelles elles ne sont pas forcément adaptées», note encore le responsable.
Pour son édition 2007, le WPHH attend donc plus de 5000 visiteurs et 450 journalistes spécialisés. Au total, les sept marques du groupe – Franck Muller, Pierre Kunz, ECW, Barthelay, Rodolphe, Martin Braun et Backes & Strauss London, la dernière acquisition en date exposeront leur histoire et leurs nouveautés dans ce village de tentes de plus de 4200 m2. Au programme: des garde-temps à très haute complication – tels que le modèle Aeternitas Mega auquel Franck Muller Watchland a ajouté cette année la Grande et Petite Sonnerie Répétition Minutes Carillon Westminster, ainsi que plusieurs montres confectionnées avec des matériaux d’avant-garde.Les affaires se mêlent àla fête
Si les foires horlogères servent à faire des affaires – 60 à 80% des commandes du groupe Franck Muller sont passées lors du WPHH – , les marques n’en savent pas moins faire la fête! Réputé pour le faste de sa soirée de gala, le groupe genevois se fait un point d’honneur à inviter un artiste renommé à chaque édition de son salon.
«Une façon de remercier les personnes avec qui nous travaillons toute l’année», explique Didier Decker. Après avoir commencé modestement il y a dix ans avec le groupe Boney M, Franck Muller a successivement invité Charles Aznavour, Paul Anka, Jerry Lee Lewis ou encore le grand Ray Charles à venir chanter lors de sa soirée réservée à plus d’un millier de privilégiés.
Et pour ses dix ans, le groupe frappe encore un grand coup en faisant venir le chanteur américain Tom Jones. «Un vieux rêve», note le directeur opérationnel du groupe. Qui souligne que le groupe Franck Muller n’a jamais rémunéré une star pour qu’elle se mêle à la foule. Didier Decker est formel: «Beaucoup de marques le font, mais ce n’est pas notre philosophie. Nous engageons le chanteur qui fait un concert lors de notre soirée, c’est tout.
Nous sommes là pour faire la fête. Pas pour le show off. »WPHH, du 15 au 22 avril sur le site Watchland, à Genthod. Ouverture au public du 20 au 22 avril, de 9 heures à 18 heures.
Tribune de Genève
FLORENCE NOËL
2 avril 2007 à 13h02 #420000149596Invité
MembreC’est un petit détail qui fera bondir de rage toute une (petite) nation: Tom Jones est Gallois, et le revendique haut et fort. Il n’est pas américain!
2 avril 2007 à 13h29 #420000149597Eléa
MembreMerci pour cet article, qui a le mérite d’être un bon "résumé des épisodes précédents"!!! C’est ça le génie de l’horlogerie: transformer des zones industrielles improbables de Genève en haut lieu du luxe….
2 avril 2007 à 13h52 #420000149598jemfi
MembreGentod n’est pas une ex Zone industrielle, mais une zone résidentielle…
A moins que l’on parle du Sihh……
jemfi
2 avril 2007 à 14h52 #420000149599Time to Time
Membre- Citation :
- C’est ça le génie de l’horlogerie: transformer des zones industrielles improbables de Genève en haut lieu du luxe.
Je te souhaite d’habiter dans une telle "zone industrielle" : à tes pieds, le lac ; à hauteur de tes yeux, le Jura ; au loin, le mont Blanc ; autour de toi, des villas bourrées de voitures de luxe et de petits châteaux, semés au milieu des vignobles…
Les seules usines qu’on ait jamais vu par là doivent être les ateliers de Franck Muller !
2 avril 2007 à 15h32 #420000149600gregorypons
MembreUn petit bémol à ce que dis ma consoeur genevoise : ces salons indépendants ne peuvent vivre que parce qu’il y a le SIHH, dont la politique est d’inviter les détaillants et quelques journalistes, voyage et hôtel compris.
Une fois qu’ils sont sur place, ces détaillants sont plus faciles à attirer par les salons alternatifs (considérés comme "parasites" par le SIHH). Salons qui n’auraient pas les moyens de faire venir autant de monde sur leur propre nom…
2 avril 2007 à 15h39 #420000149601jemfi
MembreC’est sur que du coup, celà relativise le billet légèrement consensuel….
(j’espère que ce n’est pas un vilain mot….)du journal en question.jemfi
2 avril 2007 à 18h06 #420000149602Eléa
MembrePardon pardon, j’ai oublié les smileys, quand je parle de zone industrielle improbable ce n’est pas pour critiquer les lieux mais bien pour pointer le côté un peu surréaliste de ces manufactures plantées au milieu des champs ou près des zones de villas, à 2 pas de l’autoroute et de l’aéroport… A part ça les conditions de travail y sont excellentes pour la plupart par rapport à ce que l’on peut vivre de l’industrie ailleurs
- Citation :
- Je te souhaite d’habiter dans une telle "zone industrielle" : à tes pieds, le lac ; à hauteur de tes yeux, le Jura ; au loin, le mont Blanc ; autour de toi, des villas bourrées de voitures de luxe et de petits châteaux, semés au milieu des vignobles…
malheureusement les loyers sont trop chers
c’est bien pour ça que les gens qui y travaillent n’y habitent pas….. Et puis il y a d’autres régions horlogères où habiter 
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