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- Ce sujet contient 27 réponses, 17 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Xaipe, le il y a 19 années et 6 mois.
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28 avril 2007 à 21h09 #410000014894
ZEN
MembreEn 1925, la montre bracelet n’a pas encore pris le dessus dans les ventes de montres et les fabriques concentrent encore leur production sur les montres bracelets. Les boites sont de styles Art nouveau ou encore empruntes de la sobriété des gravures à l’ancienne laissant dans l’argent un écusson pour placer les initiales de l’heureux propriétaire du garde temps. savonnettes pour les plus riches et boites chromées pour les plus pauvres, les grandes marques veulent donner à chacun un accés à la précision et à une finition impeccable.
Parmi les marques les plus en vue dans ces années d’entre deux guerres, Longines, Omega, Elgin, Hamilton, Waltham et ZENITH se partagent les plus grosses parts du marché.ZENITH est en 1925 entre les mains des banques et en particulier de la banque Cantonale Neuchâteloise et les actionnaires décident de faire passer la marque à l’heure des moyens modernes de communication. Un film est tourné et c’est l’un des premier de l’histoire de l’horlogerie, il sera diffusé en 1926.
Ce film raconte comment fonctionne la manufacture au quotidien et décrit la fabrication des montres en particulier des montres de poches qui sont si chères à plusieurs d’entre nous.
Les images qui suivent vont vous faire partager cette fabrication qui a permis au plus grand nombre de devenir autonome dans la conservation du temps abolissant le privilège de l’heure exacte réservée avant 1880 aux plus riches.
La conception du calibre commence sur la planche à dessins
Zenith possédait sont propre bureau d’étude d’où la conception des mouvements et leur perfectionnement s’opérait tout au long de l’année.

L’atelier de fabrication des boites et le bruit assourdissant des machines.
L’assemblage des boitesLes boites en argent étaient moulées après fonte de lingots d’argent où le métal en fusion partait à petites doses dans un moule et passait pour un refroidissement expresse dans l’eau aavnt de passer chez les artisans de la manufactures chargés de fabriquer les boites.

La finition des boites (ici des savonnettes)[/center][center]

Le découpage des ponts et platines
L’atelier de perçageDans l’atelier de perçage, les ouvrière vont de droite à gauche ou de gauche à droite sur des sièges montés sur rails qui leur donnent une mobilité afin de contrôler au moins trois machines.

Le contrôle des ressortsChaque ressort est controlé une fois incorporé dans le barillet au remontage et à la détente. Le nombre de tours et la force du ressort sont téstés puisqu’un ressort trop détendu altérerait la bonne marche de la montre.

L’émaillage des cadrans est fait à la main par des artisans.Chaque disque de laiton est un à un saisi par l’émailleur qui remue l’émail liquide et l’étale au moyen d’une spatule sur le cadran. Le travail nécessite une très grande dextérité pour répandre l’émail de manière uniforme. C’est un travail extrèmement délicat et très faiblement mécanisé. Les cadrans posés sur des grilles seront ensuite passés dans un four à 1000 degrés.
Passage au four des cadrans de pendules.
Marquage des cadrans, ici pour téléphones.
L’assemblage des calibres est fait par les horlogersCe sont des horlogers qualifiés qui assurent l’assemblage des calibres. c’est le moment magique où le balancier se met à battre et donne vie à la montre.

La pose du cadran est le moment où le talent de l’émailleur se conjugue avec celui de l’horloger. Une fusion des savoir faire…

L’assemblage du mouvement dans la montre est confié à des ouvrières.
Les pièces de précision passent entre les mains des maîtres régleursLes chronomètriers préparaient les montres pour les épreuves des concours notamment de l’observatoire de Neuchâtel. Une montre devenait entre leurs mains un instrument d’une ultime précision, une sorte "de pièce de compétition".

Les modèles destinés au plus grand nombre, passaient par la lanterneLa lanterne est cette sorte de plaque posées au mur et sur laquelle sont accrochées des dizaines de montres. Chaque jour pendant les tests, les écarts de marche sont notés et les montres renvoyées au règlage si nécessaire.
28 avril 2007 à 21h18 #420000161675le plombier
MembreMerci pour ces photos.Mais une question.
Qu’est ce que "préparer" une montre pour les concours de chronométrie?
cela voudrait dire que toute les montre étaient suseptible de concourir?28 avril 2007 à 21h43 #420000161676Xaipe
Membretrès instructif Zen
et merci pour ces photos tellement vivantes !
28 avril 2007 à 22h17 #420000161677TempusFugit
Membre…Fabuleux reportage…
Merci !
Cordialement,
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L.E.C.28 avril 2007 à 22h42 #420000161678Arno
MembreQuant aux savonnettes, elles attendaient patiemment que le faiseur de secrets soit en mesure de s’occuper d’elles.
Faiseur de secrets, en voila une de profession…
Dis moi poussin, y fait quoi ton Papa???
Ben il est dans les secrets ……………..
??????????????????????????????
PS : Nonobstant le fait que le reportage de notre ami Zen est de premiére bourre.
28 avril 2007 à 22h44 #420000161679Invité
Membre- Arno a écrit:
- Faiseur de secrets, en voila une de profession…
28 avril 2007 à 22h49 #420000161680Arno
Membre- mnementh a écrit:
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- Arno a écrit:
- Faiseur de secrets, en voila une de profession…
Oula Alain, là, il y a un truc qui m’échappe ….
Tu as devancé mon post, en l’éditant avant que je le post ……..
Comment expliques tu ??
Mac Uber alles????28 avril 2007 à 23h11 #420000161681ZEN
Membre- le plombier a écrit:
- Merci pour ces photos.Mais une question.
Qu’est ce que "préparer" une montre pour les concours de chronométrie?
cela voudrait dire que toute les montre étaient suseptible de concourir?
Les montres présentées aux concours de chronomètrie subissaient un traitement spécial. Je parle des montres de concours et non des chronomètres. Les montres de concours avient un dorage particulier, une finition à l’unité des pièces (anglage, finition des pivots, axes et souvent raquette spéciale. Brefs, les préparer signifiait les régler des mois durant jusqu’à atteindre la quasi perfection au regard de la pendule mère reliée à l’observatoire. Les chronomètriers avaient cette charge et y passaient 15 heures par jours samedi ( travaillé à l’époque ) et dimanche compris.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).28 avril 2007 à 23h27 #420000161682Bertrand
Membremerci pour ce voyage dans le temps.
28 avril 2007 à 23h30 #420000161683Ratkiller
MembreJe reluque le sujet depuis quelque temps et je me dis :
– si Zen pouvait enlever les photos, avant que Léon ne nous représente avec de l’autre côté de la rue………….
Ce film est-il "récupérable" quelque part ? Passionnant en tout cas
28 avril 2007 à 23h31 #420000161684Invité
Membre- Arno a écrit:
- Tu as devancé mon post, en l’éditant avant que je le post ……..
Comment expliques tu ??
Mac Uber alles????
J’ai pas édité ton post Arno, citer une partie seulement et fait une recherche éclair avec le mot-clé : secret*
Sinon, bien d’accord: Mac über alles !
Å
29 avril 2007 à 0h23 #420000161685Lundi
MembreMerci de partager ça avec nous Zen
- ZEN a écrit:
- Les montres présentées aux concours de chronomètrie subissaient un traitement spécial…/ les préparer signifiait les régler des mois durant jusqu’à atteindre la quasi perfection au regard de la pendule mère reliée à l’observatoire.
Comment était reliée la pendule mère à l’observatoire ? Et surtout comment était réglée celle de l’observatoire ? C’est des astronomes qui la réglaient constamment d’après la position des étoiles, le cosmos et tout le toutim ?
29 avril 2007 à 0h29 #420000161686ZEN
MembreL’observatoire disposait de régulateurs sous atmosphère controlée. deux d’entre eux étaient des ZENITH …
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).29 avril 2007 à 0h56 #420000161687Bertrand
Membre- Lundi a écrit:
- Comment était reliée la pendule mère à l’observatoire ? Et surtout comment était réglée celle de l’observatoire ? C’est des astronomes qui la réglaient constamment d’après la position des étoiles, le cosmos et tout le toutim ?

pour la petite histoire, à la Chaux de Fonds au début du siècle, l’heure était reçue par radio depuis l’émétteur de la Tour Eiffel, au Technicum (école d’horlogerie).
Puis des employés des différentes entreprises venaient "chercher l’heure" en venant régler un chronomètre sur ce signal radio et "ramenaient" cette dernière à l’entreprise pour y régler les horloges mères.
des sortes de porteurs d’heure …sinon pour l’heure officielle des observatoires, devait très certainement être établie par mesure astrale avant la seconde "atomique" et que les premières horloges atomiques à Césium ne soient construites.
29 avril 2007 à 2h00 #420000161688ZEN
MembreEffectivement c’était un calcul astral et le télégraphe et le téléphone ont lié les observatoires entre eux.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires). -
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