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ZEN, le il y a 19 années et 8 mois.
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31 janvier 2007 à 9h11 #410000011942
xelor
Membrehttp://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=199342
Bonne journée à tous
31 janvier 2007 à 9h38 #420000121900ZEN
MembreMerci triste et bon voyage !
Revenez-nous vite .__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).31 janvier 2007 à 9h40 #420000121901ZEN
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- La traque obstinée des contrefaçons
Un cimetière de montres de contrebande, à Cressier (NE). Au moins 40 millions de montres contrefaites circulent chaque année dans le monde. Photo: Keystone
• Lutter contre les copies et imitations est une tâche gigantesque.
• Les enjeux économiques sont considérables mais les moyens modestes.Ram Etwareea
Mercredi 31 janvier 2007Y a-t-il un crime? Qui l’a commis? Où? Quand? Comment? A qui profite-t-il? Christophe Zimmermann, membre de la direction de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et chargé de combattre la contrefaçon et le piratage, se pose ces questions en permanence. «Le trafic des marchandises ne cesse d’augmenter. En sus des avions et des colis postaux, le monde compte 400 millions de conteneurs en mouvement, dont un certain nombre est rempli de produits illégaux», explique-t-il. Grâce à la technique de ciblage, il doit identifier le cargo illégal et l’empêcher d’arriver à bon port.
La tâche n’est pas facile. «On ne peut pas mettre un douanier derrière chaque conteneur. Nous ne vérifions donc physiquement que 3% des marchandises qui, selon nous, représentent des risques, poursuit le douanier. Nous étudions les documents et les identités des importateurs avant de formuler des soupçons.» Entre autres indices, Christophe Zimmermann se méfie particulièrement des ruptures de route qui facilitent la substitution des chargements.
L’équipe de Christophe Zimmermann vient d’intercepter à Anvers un conteneur rempli d’électronique d’une marque connue en provenance de Corée du Sud. «Ça faisait beaucoup d’appareils pour un importateur qui n’a pas son propre réseau de distribution», raconte-t-il. Enquête faite, ce sont 20 conteneurs qui sont arrivés par 20 différents navires en l’espace de quelques mois. Les factures ne correspondaient pas aux marchandises. En fin de compte, les copies étaient destinées à la mafia russe. L’enquête est encore en cours.
«Il devient de plus en plus difficile de traquer les contrefaçons, poursuit encore le douanier. Les faussaires utilisent les mêmes filières que les importateurs réguliers. Et, à l’œil, il devient de plus en plus difficile de faire la différence entre l’original et la copie.»
Fait nouveau et inquiétant: la gamme de produits s’étend. Dans l’univers pharmaceutique par exemple, il n’y a pas que les produits de confort, Viagra par exemple, qui sont proposés. En effet, dans un conteneur en provenance de Chine et à destination d’une île du Pacifique d’où est organisée la vente par Internet pour le marché américain, des douaniers européens ont découvert des faux médicaments contre le cancer du sein, l’ostéoporose et la tension artérielle.
L’OMD n’est cependant pas la seule entité à organiser la traque. De plus en plus de grandes entreprises disposent de leur propre équipe de sécurité qui scrute le marché et dénonce les faussaires. Certaines entreprises ont également recours aux cabinets d’avocats spécialisés. Paul Rawlinson, partenaire et responsable de la division «propriété intellectuelle» chez Baker & McKenzie à Londres, a déjà agi pour le compte de clients tels British American Tobacco, Calvin Klein et Cisco. «Nous sommes confrontés non seulement à de vulgaires contrefaçons vendues sur les trottoirs, mais aussi aux produits de moyen et de haut de gamme proposée dans les grandes surfaces», explique-t-il.
Pour Paul Rawlinson, la traque devient difficile parce que les contrebandiers sont très bien renseignés et sont très rapides pour en tirer un bénéfice. Ainsi l’an dernier, sept jours avant le lancement d’une ligne de produits en Grande-Bretagne, une grande marque américaine de parfum découvre que des copies valant plusieurs millions de dollars sont déjà sur le marché.
«Nous avions sept jours pour mettre fin à ce trafic», se souvient Paul Rawlinson. Il a fait appel à une société spécialisée pour mener des investigations dans de nombreux pays. Résultats: le flacon venait de Chine, le faux parfum était fabriqué en Grande-Bretagne, l’étiquette était imprimée en France et le tout était assemblé en Suède. Grâce à ces renseignements et à la collaboration de la justice dans ces pays, le trafic a été démantelé à temps. Pour l’avocat londonien, les compagnies d’investigation comme Pinkertons et Kroll International et des enquêteurs individuels constituent un maillon indispensable dans la lutte contre la contrefaçon.
L’Organisation internationale de police criminelle, plus connue sous le nom d’Interpol, s’est aussi mise de la partie. Menée à la fin de l’an dernier autour de la frontière commune de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay, l’opération «Jupiter» s’est soldée par 14 actions judiciaires et la saisie de 78 millions de cigarettes de contrefaçon. Pour Ronald Noble, patron d’Interpol, la lutte contre les contrefaçons devrait être menée au niveau mondial au même titre que la guerre contre la criminalité et le terrorisme international.
Des moyens de lutte dérisoires dans l’horlogerie
Quarante millions de fausses montres circulent par année.
Bastien Buss
Carole Aubert est à la tête de la minuscule cellule de la Fédération horlogère suisse (FH) qui traque les ventes de fausses montres sur Internet. Malgré l’ampleur de la tâche, puisque dans le monde circulent chaque année 40 millions de montres contrefaites, dont une bonne partie sur Internet, elle ne se décourage pas. Pourtant, sa structure ne compte… qu’un poste et demi, et pourtant seize marques suisses à surveiller.Concrètement, le service internet de la FH a réussi à fermer 10300 enchères illégales de produits contrefaits sur le site eBay l’an passé. Pour cette année, la FH, qui a identifié quelque 300 plateformes vendant régulièrement des montres contrefaites, espère pouvoir s’opposer à 20000 ventes illicites. Mais ce n’est là que la partie visible de l’iceberg. En tapant la mention replica watch (montre contrefaite) sur Google, plus de 1,6 million de plateformes sont répertoriées.
«La difficulté de la lutte réside dans la passivité de sites comme eBay», selon Carole Aubert, même si des efforts ont été faits. eBay a mis en place le programme VeRO (verified rights owners) qui permet aux propriétaires de marques d’alerter le site lorsqu’un article contrefait apparaît.
Ateliers en Toscane
Internet n’est pas tout. Les contrefaçons ne se vendent pas seulement sur la toile. Alors comment enrayer ce fléau, qui représente un manque à gagner de 800 millions de francs par an? D’abord, la FH tente de sensibiliser les pays qui violent la propriété intellectuelle. Les Etats-Unis, le Japon, le Canada ainsi que l’Union européenne prévoient d’ailleurs de déposer plainte contre la Chine auprès de l’OMC. Ensuite, la FH participe à des séminaires destinés à former les douaniers pour les aider à repérer les contrefaçons. Enfin, des opérations de destruction sont opérées avec les montres saisies et des ateliers clandestins sont fermés. Plus insidieux, ces derniers exploitent parfois des enfants. Et à quelques dizaines de kilomètres seulement de la Suisse. Il y a peu, la FH a participé au démantèlement de sites en Toscane qui utilisaient des ressortissants chinois mineurs. Mais là aussi, les possibilités d’intervention de l’association faîtière restent limitées.
La Chine, l’empire du faux pris en défaut
Centre de la contrefaçon, Pékin fait le gros dos.
Frédéric Koller
En langage onusien c’est la routine, mais pour l’observateur extérieur cela relève de la performance. En ouverture du «Troisième congrès mondial de la lutte contre la contrefaçon et le piratage», pas un seul des dix experts qui se sont succédé à la tribune n’a évoqué le rôle de la Chine ou d’un autre pays d’ailleurs. La Chine est pourtant de loin le principal producteur au monde de faux produits et, grosso modo, la source des deux tiers des contrefaçons saisies par les douanes occidentales ces dernières années. Passer sous silence son rôle dans l’explosion de la copie, c’est comme parler du réchauffement climatique sans évoquer les gaz à effet de serre.Le onzième orateur, Xiong Xuanguo, vice-président de la Cour suprême du peuple chinois, a ensuite pu déclarer que le système judiciaire de son pays n’avait rien à envier au reste de la planète en matière d’arsenal législatif contre la contrefaçon. Il y a certes des problèmes d’application de cette loi. Mais quelques ajustements judiciaires, une campagne de sensibilisation du public et une meilleure coopération internationale devraient y remédier.
Après des applaudissements appuyés, le délégué chinois s’est enfui du Centre international de conférence de Genève pour éviter les questions des journalistes ou la discussion avec des représentants de l’industrie comme a tenté de le faire en vain une employée de Nokia. Voilà pour le côté mis en scène sous l’égide de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.
Supermarchés de la copie
Pendant ce temps, à 9000 kilomètres de là, à Pékin, les supermarchés du faux poussent comme les champignons après la pluie. Sur plusieurs étages, ils se spécialisent selon la clientèle, chinoise, riche ou moins riche, les touristes étrangers, les marchands russes et d’Europe de l’Est. Le phénomène est en pleine expansion.
Il y a deux ans, Washington semblait avoir remporté une victoire en obtenant la fermeture du fameux «Marché de la soie», un marché en plein air spécialisé dans la copie de vêtement dont les étals s’étiraient jusque sous les fenêtres de l’ambassade américaine à Pékin. Celui-ci a toutefois rouvert ses portes dans un immeuble de cinq étages et les clones se sont multipliés.
Il y a moins d’un an, quelques entreprises de luxe ont gagné un procès contre des vendeurs du bâtiment du «Marché de la soie» pour contrefaçon. Mais les amendes demeurent faibles et les assignations en justice au cas par cas impossibles à l’échelle de la Chine.
190000 morts par an
En Chine, des millions d’emplois dépendent de l’industrie de la copie, la production répondant à une logique de plus en plus industrielle, des villages entiers se spécialisant dans la contrefaçon et des villes servant de plaque tournante de ce trafic. Selon un rapport de l’Union des fabricants pour la protection internationale de la propriété industrielle et artistique dont le siège est à Paris, 15 à 30% de la production industrielle chinoise serait composée de contrefaçons, ce qui représente 30 à 40 millions d’emplois ou 10% de l’économie nationale. Ces chiffres, qui datent de 2004, sont bien sûr invérifiables. La même année, Pékin estimait à 224000 le nombre d’affaires de fabrication de faux produits. A tire d’exemple, 95% des DVD vendus en Chine sont des copies.
Les principales victimes de ce fléau sont les Chinois eux-mêmes. Car tout se copie y compris des produits alimentaires. Pékin livrait en 2001 le chiffre de 190000 morts par an causées directement ou non par l’achat de faux médicaments.
Sommet de l’iceberg
Ram Etwareea
«Tous les secteurs de l’économie sont concernés par le trafic des contrefaçons. Et la lutte contre les activités criminelles des bandes organisées nécessite une coopération internationale.» C’est ce qu’a déclaré le conseiller fédéral Christoph Blocher à l’ouverture de la 3e Conférence sur la lutte contre la contrefaçon et la piraterie qui s’est ouverte mardi à Genève.Les intervenants ont évoqué cette activité illicite qui ne cesse de croître. En 2006, près de 15000 saisies ont été effectuées, 83% de plus qu’en 2005, par les douanes américaines. La tendance est la même pour l’Europe où, en l’espace de quelques semaines, 200 conteneurs de chaussures d’une marque américaine ont été interceptés dans deux ports.
Phénomène nouveau: les douanes saisissent de plus en plus de produits alimentaires. Près de 5000 interventions ont été enregistrées en Europe en 2005.
Selon l’Organisation mondiale des douanes, 200 conteneurs sont saisis en Europe chaque semaine.
L’OCDE admet la difficulté d’évaluer le montant du trafic des contrefaçons. Mais en se basant sur les saisies par les douanes, elle l’estime à 176 milliards de dollars par année, soit 2% du commerce mondial. Ce chiffre n’inclut pas les produits consommés au sein des économies nationales.
© Le Temps, 2007 .
http://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=199342
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires). -
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