FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Une Vieille Histoire de Contrefaçon
- Ce sujet contient 4 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Aeromariner, le il y a 16 années et 1 mois.
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22 septembre 2010 à 11h36 #410000062480
tendancehorlo
MembreLe penchant pour l’élite est naturel et ancré en nous. Mais lorsque le profit se substitue au désir cela devient dérangeant pour ne pas dire problématique. Ce qui est imité ne l’est pas toujours de la bonne manière, en dehors du manque à gagner se pose également la question sur la réputation de la victime d’une contrefaçon.
La maison Patek Philippe a dès ses débuts dû en faire les frais. Dès 1850 on retrouve des montres signées « Czapack&Patek » ou encore «M.Pateck », certains iront même jusqu’à apposer le nom « Philippe Pateck ».Ce qui nous amène à une anecdote qui fit des vagues à la fin du XIXème siècle.
Le 9 Juillet 1885 lors de l’Exposition Universelle d’Anvers on fit une fâcheuse découverte. Lorsque le jury, accompagné d’Adrien Philippe, se présentèrent pour inspecter la vitrine de la maison Armand Schwob & Frère, on trouvait une montre de poche douteuse et portant le numéro de série 26291. Le scandale se déclencha par la présence d’une signature qui mentionnait « Patek & Cie Genève ».S’en suivit un long procès qui fut suivi de près par les journaux. La marque mise en cause tenta dans un premier temps de réfuter la faute en prétendant avoir acheté la montre à un certain Monsieur Bonneault à Paris le 29 mai 1885. Par manque de preuve le procès pris un visage d’éternité où les semaines et les mois se succédèrent sans qu’aucun des partis n’ait gain de cause.
Cependant un événement vint basculer l’affaire en faveur de la maison « Patek Philippe & Cie ».
En décembre 1886 une montre signée « Pateck, Genève » et portant les initiales « A.S.&F » (comprenez ici Armand Schwob & Frère) fut envoyée en réparation à la maison « Patek Philippe & Cie ». Une dernière preuve fit surface en 1890 par le témoignage de Georges Roulet, qui déclara avoir déjà gravé le nom « Pateck & Cie, Genève » à la demande formelle et ecrite d’ Armand Schwob et Frère. Les preuves étant finalement irréfutables, la maison Armand Schwob & Frères fut condamné et durent payer 15000 francs en plus d’une interdiction d’utiliser le nom «Pateck».
A cette liste de condamnation s’ajoute la publication du jugement dans cinq journaux choisis par la maison « Patek Philippe & Cie » et d’endosser la totalité des frais du procès.
22 septembre 2010 à 13h10 #420001154089koda38
MembreTu écris PATEK une fois sur deux avec un "C" devant le K, c’est voulu ?
22 septembre 2010 à 13h14 #420001154090tendancehorlo
MembreOui c’était la manière dont les contrefacteurs l’avaient apposé sur leurs modèles
22 septembre 2010 à 21h15 #420001154091voxduc25
MembreL’histoire est un éternel recommencement, la preuve
Sympa cette info souvent je lis dans l’Est Républicain la rubrique il y a 100 ans et on s’apercoit de la même chose22 septembre 2010 à 21h30 #420001154092Aeromariner
MembreMerci pour cette affaire qui toucha Patek, tendancehorlo.
Je serais curieux de savoir ce que ces 15.000 francs de l’époque valent de nos jours (coefficient d’érosion monétaire, tout ça…).
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