FORUMAMONTRES › Forums › Forum de discussions sur les montres vintages et sujets techniques › Une question « trappue »
- Ce sujet contient 9 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
clyp, le il y a 8 années et 2 mois.
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AuteurMessages
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5 août 2018 à 6h29 #410000128238
Bernard
MembreBonsoir ,
Beaucoup me connaissent et savent que il m’ est arrivé de réparer quelques montres ….
Je n’en tire aucune gloire , ni orgueil , ni suffisance ….. et je reste conscient que personne
ne saura jamais tout !
La preuve :
A la vue de ce magnifique croquis de « balancier complet » parfait , la disposition , non pas anarchique ,
mais , pour moi et jusqu’à nouvel ordre fantaisiste des vis de réglage et d’ équilibrage m’interpelle !
Pourquoi donc ces « foutues vis » ne sont elles pas disposées régulièrement sur la serge du balancier ???
Qu’ est-ce qui a justifié ces « écarts » et leur positionnement, quelles auraient été les conséquence si l’on avait fabriqué
un balancier avec des vis uniformément réparties ??? …
La question est posée !
à noter : concerne aussi bien les balanciers « mono-métalliques » que les « bi-métalliques-coupés »
Bon week-end à tous !
bm.
5 août 2018 à 8h41 #420003655001brunod
MembreBonsoir Bernard,
C’est bien présomptueux de ma part, mais je vais essayer de répondre. C’est comme à l’école, ça me permettra de soumettre ma compréhension de la chose à l’oeil critique des lecteurs, seule façon de progresser.
Avant tout, une remarque : ma réponse ne concernera que les bimétalliques coupés.Il existerait deux types de vis : celles de rigidité et celles de contre-poids. Mais mon impression est que ces deux fonctions théoriques se confondent parfois, je ne distingue pas toujours les unes des autres vis.
La présence de vis de fixation ou pas influe sur la capacité de dilatation respective des deux métaux. S’il y a des vis partout, cela rigidifie et inversement leur absence favorise la dilatation.
Les vis d’équilibrage agissant par leur masse, selon qu’elles sont plus ou moins éloignées du centre, elles rythment la fréquence du balancier. (Tout comme le patineur à glace accélère sa rotation lorsqu’il se ramasse sur lui-même lors d’une pirouette et ralentit lorsqu’il se dresse en ouvrant bras et jambes, alors que sa masse est constante.)
Si l’on combine les deux actions, le mouvement de dilatation du balancier verra son action amplifiée ou atténuée selon le positionnement des masse à l’extrémité de la partie coupée, çàd celle susceptible des plus grandes modifications, ou à contrario proche du bras, qui lui ne permet quasiment pas de dilatation, le gardant à distance fixe du centre.
Ceci expliquerait donc la disposition des vis sur un segment, reproduit par symétrie pour l’équilibre sur l’autre segment en vis-à-vis.
Concernant les balanciers non coupés : je n’y comprends rien car je pense que l’aspect dilatation n’est pas ajustable par les vis. Seul l’aspect modification de masse pourrait jouer (tout en devant respecter l’équilibrage, évidemment).
J’espère avoir été clair et attends vos critiques
BD5 août 2018 à 8h57 #420003655002willbur
MembreMerci Bernard pour cette question technique qui me fait sortir de ma léthargie estivale.
Je me suis donc rendu dans la bibliothèque la plus proche alias ma table de chevet et y ai trouvé quelques réponses.
1/ sur un balancier « mono-métalliques » c’est pour faire croire au client qu’il s’agit d’un « bi-métalliques-coupés » et donc compensé thermiquement.
2/ Il y a des éléments dans la réponse de brunod mais d’après ma lecture, les vis ne doivent justement pas modifier la dilatation.
Elles ne doivent jouer qu’un rôle de masse.
Pour ce positionnement non régulier, je vous laisse encore réfléchir un peu
Ps : Cela existe des balanciers bi-métalliques non coupés comme le laisse à penser le schéma ?
5 août 2018 à 9h16 #420003655003brunod
Membre- willbur a écrit:
- …
2/ Il y a des éléments dans la réponse de brunod mais d’après ma lecture, les vis ne doivent justement pas modifier la dilatation.
Elles ne doivent jouer qu’un rôle de masse.
…
C’est ce que je disais concernant les bimétalliques (ou pas) non coupés :
…
Concernant les balanciers non coupés : je n’y comprends rien car je pense que l’aspect dilatation n’est pas ajustable par les vis. Seul l’aspect modification de masse pourrait jouer (tout en devant respecter l’équilibrage, évidemment).5 août 2018 à 22h27 #420003655004Bernard
MembreBonjour Messieurs …. dont notamment brunod et willbur :
Avec ce post , j’ avais cru avoir « levé un lièvre » ….
Comme toujours j’ai été trop impulsif …
Le « net » regorge d’informations sur le sujet et a déjà été « traité »
depuis quelques années et de façon remarquable ,et même par
les plus hautes instances du forum ….
Vos observations et avis , auxquelles je m’associe , ne constituent qu’un
concentré amplement suffisant de ce qui a été dit ….et auquel je
m’associe également !
Concernant mon croquis (glané sur le net) , je pense qu’il s’agit d’ un
balancier « mono-métallique dont la serge a été « chanfreinée »
pour des raisons d’esthétique , conclusion : le rôle des vis , pour améliorer
éventuellement les performances de l’organe-règlant sont sujettes à discussion !
Pour moi , il s’agit uniquement d’un souci de bien-facture , d’illusoire ,
en d’autres termes : du « pipeau » !
Il n’en va pas de même pour ces très beaux balanciers « bi-métalliques-coupés »
l’ utilité de ces vis n’est pas du tout « surfaite » ….
Je pense ici aux « chronos de marine » appelés à rester précis sous toutes les latitudes
utilisés conjointement avec le sextant pour « relever les hauteurs »Maintenant les technologies ont évolué !
Les nouveaux balanciers composés d’alliages de béryllium , avec des caractéristique
nouvelles exceptionnelles , ne nécessitent plus l’exécution de ces balanciers complexes
et onéreux à réaliser !
Il en va de même pour les spiraux , il y a déjà 50 ans , l’ Elinvar (Elasticité invariable …Tous ces alliages de métaux possédent aussi la particularité d’ être amagnétiques…
Et là , j’évite d’intervenir lorsque j’entends parler de « magnétisme » sur de belles pièces récentes !Mais c’est une autre histoire ….
Cordiales salutations,
bernard5 août 2018 à 22h41 #420003655005regalis
Membre- Bernard a écrit:
- conclusion : le rôle des vis , pour améliorer
éventuellement les performances de l’organe-règlant sont sujettes à discussion !
Pour moi , il s’agit uniquement d’un souci de bien-facture , d’illusoire ,
en d’autres termes : du « pipeau » !
Hello Bernard,
Petit coucou dominical et amical en passant. La technicité du débat m’empêche de me positionner sur le sujet des vis, mais je rebondis sur le terme pour dire que j’aime bien le « pipeau ». C’est même ce qui m’attire pour beaucoup dans le vintage, où le souci de bien-facture était courant et non luxueux comme aujourd’hui…
- Bernard a écrit:
- Maintenant les technologies ont évolué !
Les nouveaux balanciers composés d’alliages de béryllium , avec des caractéristique nouvelles exceptionnelles , ne nécessitent plus l’exécution de ces balanciers complexes et onéreux à réaliser !
Pourquoi choisir simple alors que les aînés faisaient compliqué? La encore, je préfère le complexe (jusqu’au moment où la panne rappelle que le compliqué va avec l’onéreux
)Bon dimanche à toi et aux lecteurs matinaux
5 août 2018 à 23h41 #420003655006Saturne
MembreSalut Bernard et les autres,
Comme tu le disais Bernard, la chose a déjà été traité sur le forum, j’ai retrouvé un ancien sujet auquel j’avais participé où la compensation thermique est traitée avec la réponse sur la position des vis sur les balanciers coupés :
https://famontres.com/forums/topic/montres-et-dilatation-des-materiaux/Pour les balanciers non coupés, je pense comme willbur que c’est par simple imitation des balanciers coupés que les vis sont réparties ainsi.
6 août 2018 à 0h46 #420003655007willbur
MembreJe constate qu’avec Saturne nous avons la même référence à savoir Jendritzki: « Le réglage d’une montre à balancier-spiral ».
Pour compléter le post référencé, Jendritzki explique qu’il existe une erreur secondaire liée à la thermique.
Globalement, la compensation thermique du balancier bi-metalique est linéaire fonction de la température alors que l’impact de celle-ci sur le spiral ne l’est pas.Le positionnement non linéaire des vis permet de compenser cette écart de comportement.
Par contre regalis, même à l’époque du vintage il y avait déjà cette volonté de faire croire à la qualité du produit en utilisant des « code » de technicité que la montre n’avait pas.
Jendritzki le dit clairement au sujet des balanciers monobloc avec des vis imitant celles d’un bi-metalique.
Bon Dimanche à tous.
6 août 2018 à 1h38 #420003655008regalis
Membre- willbur a écrit:
- Par contre regalis, même à l’époque du vintage il y avait déjà cette volonté de faire croire à la qualité du produit en utilisant des « code » de technicité que la montre n’avait pas.
Loin de moi l’idée de récuser la dimension d’illusion sous tendue par le terme de « pipeau » de notre ami Bernard.
Le cosmétique en horlogerie ne date pas d’aujourd’hui (je pense à la mention imméritée « chronomètre » sur certains cadrans) mais je l’apprends concernant les vis de balancier.
Dont acte
Et merci à toi et aux autres intervenants pour la connaissance
13 août 2018 à 2h31 #420003655009clyp
MembreEn procédant par élimination :
D’un point de vue mécanique, les vis du schéma de début de post peuvent avoir 2 fonctions :
1- modification du moment d’inertie et dans ce cas la disposition des vis sur la serge n’a aucune importance .
2- modification d’équilibrage, dans ce cas il ne faut pas intervenir sur n’importe quelle(s) vis : la localisation de(s) la vis a ici toute son importance.Une autre possibilité étant effectivement le « coup d’oeil » mais il faut une vue particulièrement aiguisée pour remarquer ce détail sur une montre en fonctionnement…. et encore plus avec le fond plein à l’époque…
Par contre, aucun intérêt pour la compensation des variations de températures dans le cas d’un balancier non coupé.
Donc je pense que la répartition « atypique » des vis a été réalisée dans le but unique, mécaniquement parlant, de régler l’équilibrage.
Je ne vois pas d’autre justification mécanique.
Bien sur, une répartition « classique » aurait donné le même résultat

Mais alors pourquoi compliquer un schéma si on peut le simplifier
Peut-être une solution d’équilibrage avec seulement 12 vis au lieu des 16 à 18 traditionnelles, ce qui représente une économie de 25 à 33 % sur les vis

Clyp.
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