FORUMAMONTRES › Forums › Forum de discussions sur les montres de poche › Une Omega un peu moins mystérieuse
- Ce sujet contient 31 réponses, 20 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
pilàlheure, le il y a 8 années et 11 mois.
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7 janvier 2016 à 12h47 #420000542479
Bertrand
Membrepour t’aider dans tes recherches, il faut savoir qu’à l’époque, les numéros de série boitier et mouvement sont différents chez Omega (contrairement à Longines)
le numéro de série du mouvement que tu devrais trouver normalement sur la platine côté cadran sera différent et normalement inférieur à celui du boitier.7 janvier 2016 à 13h42 #420000542480Invité
MembreSuper,
"Voyage a travers le temp" parle d’une montre similaire page 207
savonnette officielle des chemins de fer ethiopiens 1902
calibre 19 »’ SOB, cadran émail.
Une pièce semblable en version chronomètre or sur calibre 19 »’ SOD était portée par l’empereur Ménélik II
mon scan est en panne
S=savonette
O=oméga
B=qualité B (15,16 ou 17 pierres dont 4 a chaton) spirale Breguet, réglée -une mnte jour
D=qualité D (16 ou17 pierres dont 12 a chaton) régulateur colimaçon gradué7 janvier 2016 à 20h54 #420000542481PeterPan
MembreWahoooo !!! passionnant.
Merci pour cette enquête et bravo pour ce trésor.
10 janvier 2016 à 10h29 #420000542482perseo66
Membrebonjour
mon nom est Roberto et surfer sur internet, je trouve votre article
Je l’ai trouvé intéressant ce que vous avez écrit ….. je trouvais cette montre Musée Omega. photos m’a donné l’écart M. Richon. Je souhaite que vous vous souciez. le musée définit «chemin de fer horloge Ethiopie »
Je peux raconter cette histoire dans mon forum italien?


grazie tanto
buona serata
roberto10 janvier 2016 à 10h59 #420000542483isosta
MembreCiao Roberto
Il messagio al quale hai risposto è di gennaio 2009
poche probabilita di avere una risposta…
Isosta
14 janvier 2016 à 1h49 #420000542484perseo66
Membre- isosta a écrit:
- Ciao Roberto
Il messagio al quale hai risposto è di gennaio 2009
poche probabilita di avere una risposta…
Isosta
17 février 2016 à 8h40 #420000542485ChP
Membre- perseo66 a écrit:
- bonjour
mon nom est Roberto et surfer sur internet, je trouve votre article
Je l’ai trouvé intéressant ce que vous avez écrit ….. je trouvais cette montre Musée Omega. photos m’a donné l’écart M. Richon. Je souhaite que vous vous souciez. le musée définit «chemin de fer horloge Ethiopie »
Je peux raconter cette histoire dans mon forum italien?

grazie tanto
buona serata
roberto
comme c’est ressorti aujourd’hui dans la rubrique montres de poche avec un nouvel exemplaire
médaille commémorative

Portrait de Ménélik II
en amharique
en souvenir du chemin de fer
aMicalement
29 avril 2016 à 2h20 #420000542486GillesM
MembreBonjour à tous,
J’ai une montre très semblable, aux aiguilles près qui sont plus fines, qui traîne dans les tiroirs de ma mère.
Donc cette montre n’est pas unique, il y en a au moins deux.
Je peux vous conter l’histoire de la mienne.Mon arrière grand père paternel, qui était ingénieur pont et chaussées chez Eiffel (le Bouygues de l’époque) fut envoyé en mission en Ethiopie pour finir un chantier qui bloquait un peu sur une vallée difficile à franchir.
Sa mission consista à suivre le chantier de la construction de ce pont sur l’Aouache, qui existe encore mais n’est plus utilisé me semble-t-il, et à finir la ligne de chemin de fer qui existe toujours bien qu’un peu branlante.
Il y resta 4 ans de 1910 à 1914, (chiffres à vérifier, mais transmis par l’histoire familiale avec les distorsions qui vont avec), l’arrière grand père fut parfois décrit comme le héros qui sauva l’Ethiopie, le Négus et peut-être la France de la faillite liée à ce chantier, ce qui est peut-être exagéré
Il habita à Dire Dawa et Harrar, avec femme et enfants, dont ma grand mère, qui garda toute sa vie un souvenir horrible de ce séjour où les cris des Hyènes hantaient son sommeil. Le fait d’être entourée de boys et de nounous tout à son service ne compensa pas cette peine.Donc d’après la légende familiale, cette montre lui fut offerte par Ménélik II Négus d’Ethiopie en récompense de ses bons et loyaux services.
Il n’est pas impossible que d’autres montres identiques aient servi à récompenser d’autres hôtes de marque que mon illustre arrière grand père Justin Honoré dit Fédéric Mathieu.Le lion représente bien le lion de juda qui est le symbole des empereurs d’Ethiopie qui descendraient en droite ligne de la reine de Saba et du roi Salomon.
Je posterai des photos plus tard, je n’ai pas mon appareil avec moi, seulement un téléphone.
L’émail du cadran est un peu abimé et le mécanisme à l’air en panne. Si vous avez des tuyaux, je pourrai la faire restaurer.29 avril 2016 à 6h01 #420000542487pilàlheure
Membreyes des photos
le recensement continue, cool
1 mai 2016 à 7h25 #420000542488GillesM
MembreBonjour,
Je n’ai pas trouvé le truc pour poster les photos directement, je posterai un lien dans 7 jours…
2 mai 2016 à 22h58 #420000542489Kerangaro
MembreOn attend avec impatience !
Très beau modèle, et très rare.
Ca doit être une des seules omega estampillées pour un pays africain. (Afrique du Sud peut-être ?)
En tout cas une grande classe avec l’amharique et le lion de Juda5 mai 2016 à 15h44 #420000542490GillesM
MembreVoila l’objet :



Il semble qu’elle soit en argent.
Je n’ai pas pu ouvrir le dos du mécanisme.
Cette montre a été offerte par le Négus de l’époque à l’occasion d’un dîner. Je suppose que c’était un cadeau d’adieu destiné aux personnes qui rentraient en France. Il est possible qu’il en existe d’autres, mais elles doivent être assez rares.6 mai 2016 à 5h17 #420000542491pilàlheure
Membrela boite semble en très bon état, jolie pièce !
une photo du mécanisme quand tu pourras l’ouvrir stpun autre exemplaire à découvrir :
https://famontres.com/forums/topic/devoir-du-weekend/
8 mai 2016 à 12h57 #420000542492Kerangaro
MembreSuperbe !
Une vraie rareté !!!
C’est autre chose que les modèles vus et revus.15 octobre 2016 à 23h41 #420000542464Mr Hulot
MembreBonjour à tous,
Vous vous souvenez du post que j’avais fait à propos d’une Omega sans façon mais dont le cadran comportait des indications bizarres ? (https://famontres.com/forums/forum/forum-de-discussions-sur-les-montres-vintages-et-sujets-techniques//identification-d-un-gousset-omega-t41473.htm)
Merci à Tokage, Chp et Lutec pour leurs aide.
Pour mémoire, j’étais bien embêté avec ces inscriptions sur le cadran qui n’évoquaient rien de précis.
Au départ j’avais pensé à un vieux cyrillique puis à un hébreux, j’étais en panne lorsque Tokage identifie le lion comme le symbole des empereurs d’Éthiopie. La piste était bonne, il s’agissait bien du lion de Juda que l’on retrouve partout chez les empereurs d’Éthiopie et dans le mouvement Rasta.
Ces symboles n’étaient plus ésotérique mais prenait valeur de langue, l’amharique, langue parlée et écrite en Éthiopie et d’origine sémique (d’ou la confusion avec l’hébreu).Allons bon ! J’étais tombé sur une montre de rasta bien avant l’heure ?
(elle date de 1910-1915)
Vu son age il ne pouvait s’agir que d’une montre fabriquée pour le marché éthiopien.
Restait plus qu’a traduire !
Après un passage sur différent forum avec l’alphabet amharique (impossible de traduire), des questions sur des forums de langues (dont les membres n’ont pas langue bien pendue….
), j’étais un peu dans l’impasse. Origine connue, langue itou mais quid de la signification. (15 jours à traîner )
Et puis l’éclair, je me suis souvenu d’une connaissance africaine en poste à Addis-Abeba, comme chacun sait capital d’Ethiopie.
Aussitôt dit, aussitôt mailler. Le lendemain j’avais la réponse :Le texte disait OMEGA (je savais) Addis-Abeba Bole (ca je savais pas)
J’apprends dans le même mail que Bole est un quartier de Addis-Abeba.Enfin du concret.
J’apprends aussi qu’à cette époque ont ne pouvait pas utiliser le lion de juda comme bon vous semble. Ce symbole était celui des empereurs et tout comme la fleur de lys ou l’abeille celui qui l’utilisait sans autorisation ou charge s’exposait à de grave ennuis. La montre avait donc un rapport avec l’état éthiopien, son gouvernement de l’époque ou son fonctionnement…..
D’autant plus que la boîte est bien signé Omega et semble avoir été décoré à l’époque de la fabrication de la montre (pas d’emboutissage à posteriori, sinon la gravure de fabrication omega à l’intérieur de la boîte (situé sous les initiales) aurait été atteinte par cette action).D’ailleurs ce boitier n’a pas livré tout ces secrets. Comme vous pouvez le voir sur les photos ont trouve les initiales C E I . Allez encore ! zou ! une montre russe avant l’heure !!!
Ou alors ICE (une montre esquimaux, ou Instrumentation and Control Engineering, ah ! tient ! ) ou ECI Employment Cost Index pour mesurer des cadences, CIE Commission Internationale de l’Eclairage pour l’éclairage publique (pas trop développé à cette époque)……… ??????????????????????? (Merci acronym finder).Le mystère reste entier. Qui ou quoi pouvait représenter ces trois lettres. En désespoir de cause et parce c’est mon ami, j’exprime ma tristesse à Google, qui me sourit gentiment (à la quatrième tentative et deux ou trois heures de recherche…).
Un peu d’histoire (source http://www.adulaire.fr/scripo/CDFEthiopien.html)
Vers la fin du XIXème siècle, l’Ethiopie appelée alors Abyssinie n’était qu’un pays enclavé à l’Est de l’Afrique sans aucun débouché maritime et donc peu ouvert au commerce international. Par ailleurs, l’Ethiopie faisait l’objet de bien de convoitises de la part des pays colonisateurs (notamment l’Italie) qui souhaitaient étendre leurs empires coloniaux.
Lorsque Ménélik II devint en octobre 1890, le Négus appelé aussi le Roi des Rois, il envisagea de développer son pays en construisant une ligne de chemin de fer.
Il accorda pour cela au français M.M. Chefneux et au suisse Alfred Ilg, l’autorisation de constituer la Compagnie Impériale des chemins de fer Ethiopiens (sigle C.I.E)(ndlr : YES !!!), en vue de la construction d’une ligne qui devait se diviser en trois sections : la première partirait de Djibouti pour atteindre Harar, la seconde relierait Harar au dynamique comptoir d’Enttoto, et la dernière parcourrait l’Afrique Nilotique.
Une étude sur les rendements potentiels du chemin de fer adressée au investisseurs, estimait que l’activité ferroviaire équivaudrait à un chargement de 50 000 chameaux dont le poids environne les 12 000 tonnes. Comme produits à exporter, on misait sur les nombreuses matières premières que pourrait fournir l’Ethiopie, encore vierge et fertile ; et pour les importations on envisageait un chargement équivalent à 14 300 chameaux chargés de sels et de vêtements.
Ce projet de construction souleva bien des objections tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Ethiopie. D’un côté, les dignitaires féodaux craignaient que le chemin de fer favorise une ouverture du pays aux ambitions des colonisateurs européens ; de l’autre côté, l’obtention du contrat de construction de la ligne suscita des rivalités entre l’Italie, la France et l’Angleterre.
Les Italiens accusaient le chemin de fer d’être contraire à leurs intérêts, les Anglais exigeait que la ligne parte de Zeyla alors unique point de transit du commerce éthiopien. De plus, le mécontentement des marchands utilisant les chameaux face à un éventuel concurrent ,n’était pas négligeable. Cependant, Ménélik II en habile politicien, fit face à ces problèmes et put concrétiser son projet, lorsqu’en avril 1896, l’Etat français accorda le droit de passage sur la Côte française des Somalis.
Le 7 août 1896 naquit la C.I.E. (ndlr : RE YES !!!)
Malgré de médiocres moyens financiers, les travaux commencèrent par le coup de pioche donné le 12 octobre 1897 à Djibouti.
Messieurs Ilg et Chefneux trouvèrent les bailleurs de fonds (belges et anglais).
Léon Vigoureux et un certain Duperchi menèrent l’exécution des travaux sur le terrain.
En dépit des difficultés techniques, naturelles et humaines, le projet put voir le jour. Il fallut créer des infrastructures, importer du matériel et prendre en compte la situation sanitaire déplorable du pays. En outre le climat aride et un relief torturé compliquaient la situation.
Cependant la ligne progressa et atteignit la frontière éthiopienne vers 1900.
Au fur et à mesure qu’apparaissaient les difficultés, les dépenses grandissaient obligeant la C.I.E à recourir à de nombreux emprunts à court terme auprès de groupes étrangers.
La France accorda une subvention de 500 000 anciens francs français par an.
En décembre 1902, la voie parvint à Diré-Dawa et non à Harar, comme il était prévu initialement, en raison d’un relief particulièrement montagneux et infranchissable.
Finalement accablée de problèmes financiers et suite à des problèmes politico juridiques entre la France et l’Ethiopie, la C.I.E. déposa le bilan en 1907.En tapant CIE et chemin de fer vous trouverez une quantité importante de document y compris des actions de cette société ou le lion est bien visible. Ce passage de l’histoire africaine semble passionner nos amis historiens des chemins de fer.
Voire aussi cette annonce http://cgi.ebay.fr/Cie-Imperiale-des-Chemins-de-fer-Ethiopien_W0QQitemZ310088386345QQihZ021QQcategoryZ141707QQcmdZViewItem
Le cachet en rouge à droite en haut sur la photo de l’action. Ce sont les mêmes initiales et le même graphisme.Alors ? me direz vous tout est parfait.
Je viens de « dégotez » une montre des chemins de fer éthiopiens du début siècle précédent. Plutôt rigolo non?…..sauf que ….
Sauf que la CIE dépose le bilan en 1907 et que selon toute vraisemblance, la montre date de 1910. !!!!!
Comme à cette époque les numéros de série sont sur le boîtier il ne peut s’agir d’un échange de mouvement.Voici donc les différentes Hypothéses :
1- La CIE à continuer ses activités après son « rachat intégration » par la nouvelle compagnie
Suite de l’histoire : Dans la crainte de voir la ligne de chemin de fer internationalisée et pour que celle- ci n’échappe pas à son contrôle, la France envoya une délégation auprès du Négus pour négocier un nouveau traité (en 1907ndlr ). Celui-ci stipulait que la ligne relierait Djibouti à Addis-Abeba
Une nouvelle société reprit le projet, la Compagnie des chemins de fer franco-éthiopiens vit le jour. Les travaux reprirent en 1909 et la ligne progressa de 230 km en 5 ans.
En 1914, éclate la Première Guerre Mondiale, les travaux sont alors freinés et les chantiers désorganisés à la suite de retards de livraison des matériaux. Néanmoins le rail parvint à Addis-Abeba en 1915. Ménélik II qui mourut en 1914 et dont la vie est intimement liée à celle du chemin de fer, ne put assister à l’arrivée du premier train et à sa mise en exploitation qui débuta à partir de 19172- Les n° de série d’omega pour cette époque sont incertains ( sur le site omega on propose une date 1910 à 1915)
3- Une commande tardive de la CIE, traitée tardivement par omega et envoyé tardivement ?
4- Un autre explication ?Maintenant si quelqu’un à une idée pour confirmer indubitablement l’appartenance de cette montre à la Compagnie Impériale d’Ethiopie des Chemins de Fer, je lui en serait très reconnaissant. D’autant plus que la traque nous permettra peut être d’affirmer que cet exemplaire, bien que simple d’un point de vue horloger, est un exemplaire unique, en tout cas rare et historique.
Dans l’attente de pouvoir contacter le musée des chemins de fer éthiopiens d’Addis-Abeba, vos commentaires et info sont les biens venus.
Voilà, c’était simplement pour vous dire combien c’est amusant de découvrir et s’instruire avec nos toquantes (Et celle ci chinée au fin fond du bordelais alors que je vis moi même en Afrique de l’ouest…..).
Même si de belle montre sorte aujourd’hui, le vintage c’est fantastique quand on sait le regarder avec un œil différent de celui du consommateur lambda devant la vitrine.Mr Hulot, qui souhaite donner un jour de fête au forum, se fout du temps parce que « play time » est son credo, parce qu’il est en vacances, qui qu’il évite le trafic et parce qu’il veut passer du temps avec ses neveux et ses enfants.





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