Ulysse Nardin racheté par Kering (exPPR)

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9 sujets de 16 à 24 (sur un total de 24)
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  • #420002606632
    Alecsendri
    Membre
    Rebib a écrit:
    [ quote= »Renarddu25″]Un petit pronostic sur le prochain à rejoindre un grand groupe ? [/quote ]

    Oris

    Non pas ORIS, pas assez … « rentable », je pense pour attirer un grand groupe. ORIS a déjà appartenu en son temps à l’ancetre du swatch-group. J en pense pas que le CEO actuel, Ulrich Herzog, qui avait racheté ORIS en 1982 ait envie de revendre. Et comme d’habitude, la lutte va se faire sur les groupes « Ultr-luxe ». Les marques pour le tout venant n’intéressent personne. (Nota: j’adore ORIS, dire que c’est du tout venant est par opposition à la THH)

    Richard Mille est déjà fortement évoqué pour rejoindre KERING.

    #420002606633
    laphroaig007
    Membre

    +1 pour RM…
    Et sinon, en achetant UN, Kering mets la main sur des calibres et capacités de production de ces calibres, de haute volée.
    Donc je prévoie pour ma part des calibres made in UN dans d’autres montres du groupe Kering…
    Chinois

    #420002606634
    H544
    Membre

    Pour RM , Kering va devoir sortir le méga gros carnet de cheques!
    Je me rappelle d’une interview de RM il y a 1 an ou il disait préferer son indépendance pour mener les projets qu’il souhaitait (et surtout faire monter les enchères…)
    Mais entre ses embassadeurs, ses nouveautés et son développement a tout va (CA, boutiques, people…) l’entreprise et la marque doivent valoir une véritable fortune!

    #420002606635
    Rebib
    Membre
    H544 a écrit:
    Pour RM , Kering va devoir sortir le méga gros carnet de cheques!
    Je me rappelle d’une interview de RM il y a 1 an ou il disait préferer son indépendance pour mener les projets qu’il souhaitait (et surtout faire monter les enchères…)
    Mais entre ses embassadeurs, ses nouveautés et son développement a tout va (CA, boutiques, people…) l’entreprise et la marque doivent valoir une véritable fortune!

    Audemars détient 10% de RM, ça ne sera pas simple….

    #420002606636
    oliveka
    Membre
    H544 a écrit:
    Pour RM , Kering va devoir sortir le méga gros carnet de chèques!

    pour les finances, pas de soucis pour Kering … ils ont encore quelques actifs dont ils vont se débarrasser …

    autre point fort de ce groupe, c’est que son président, François Henri Pinault est un vrai amateur de montres … il adore, et il porte toujours des pièces prestigieuses …

    mais ils ne sont pas encore au niveau de LVMH ou Richemont dans le domaine horloger … il y a encore du chemin à parcourir …

    #420002606637
    BRxavier
    Membre

    Prix payé par Kering Pour Ulysse Nardin, environ 13x l’EBITDA (2014e ? et cela ferait une VE de 600M€ ?), cela ne paraît pas hors de prix pour un des derniers acteurs indépendants du secteur horloger suisse, me semble-t-il ?

    #420002606638
    Rebib
    Membre
    BRxavier a écrit:
    Prix payé par Kering Pour Ulysse Nardin, environ 13x l’EBITDA (2014e ? et cela ferait une VE de 600M€ ?), cela ne paraît pas hors de prix pour un des derniers acteurs indépendants du secteur horloger suisse, me semble-t-il ?

    Ça dépend où ira le marché.

    La Chine tirait tout le secteur ces dernières années et il s’essouffle suite à la volonté des autorités chinoises de faire un grand coup de ménage dans la corruption de ses dirigeants, amateurs de belles montres qu’ils sont…

    Un tel relais de croissance sera dure à trouver, c’est bien simple, y en a pas….

    #420002606639
    BRxavier
    Membre

    Oui certes la croissance du marché décidera s’il s’agit d’une bonne acquisition, mais le nombre de marques suisses connues encore indépendantes étant très limitée, le prix ne semble pas complètement déraisonnable.

    #420002606640
    Citation :
    C’est un joli pactole que le groupe français Kering a accepté de débourser pour adjoindre à son portefeuille de marques la manufacture horlogère locloise Ulysse Nardin. Le ratio de 13 fois le résultat brut d’exploitation (EBITDA) a été évoqué, ce qui valorise Ulysse Nardin à plus de 850 millions de francs, soit près de quatre fois son chiffre d’affaires estimé (220 millions).

    Au-delà de la belle opération financière réalisée par l’actionnaire de référence Chai Schnyder – et également par le musicien Dieter Meier (ex-Yello) et son frère, actionnaires minoritaires historiques – la volonté de la marque de rejoindre un groupe pour assurer son avenir est révélatrice d’une situation à laquelle seront confrontés tôt ou tard tous les indépendants d’envergure.

    Quant aux «petits» indépendants réalisant moins de 50 millions de francs de chiffre d’affaires, ils ne figurent généralement même pas sur le radar des groupes – donc ne sont pas considérés comme des concurrents sérieux ni comme des proies potentielles. Ce qui leur laisse une certaine marge de manœuvre, dont les plus habiles savent parfaitement profiter.

    Bataille engagée

    La réalité est tout autre pour les acteurs les plus en vue de la branche. Ainsi, la société Ulysse Nardin pouvait faire valoir de très nombreux arguments à même d’assurer son avenir. Elle présentait des résultats financiers tout à fait honorables ainsi que, selon le management, «une rentabilité supérieure à celle de la branche» (qui est déjà très élevée). Alors pourquoi vouloir se séparer d’une telle machine à cash? La réponse tient en trois mots: puissance des groupes.

    De fait, la place des marques indépendantes face aux groupes qui dominent aujourd’hui l’horlogerie pose de sérieuses interrogations sur l’avenir même des entreprises en mains familiales. Les quelques mastodontes actifs aujourd’hui dans le secteur horloger ne laissent plus guère respirer les marques indépendantes. Et la bataille engagée fait rage tant en amont (production) qu’en aval (distribution), sans même parler du terrain de la communication.

    Parmi les pépites qui restent encore à prendre, toutes – comme Ulysse Nardin et, avant elle, toutes les autres pièces rattachées aux groupes – jurent leurs grands dieux que leur indépendance n’a pas de prix, qu’elle ne peut être remise en cause et qu’elle constitue même un atout d’envergure aux yeux de certains acteurs de la branche (sous-entendu les points de vente et les clients). Force est de constater que la réalité est bien différente et que tous les dirigeants des entreprises concernées ne peuvent faire l’économie d’une réflexion sur leur avenir – ou non – en tant qu’indépendants.

    Les cibles potentielles

    Reste que les sociétés pouvant présenter un indéniable intérêt pour les acheteurs potentiels se raréfient au fil des ans. Assez logiquement, puisque depuis une vingtaine d’années plus de 20 marques indépendantes ont rejoint le giron de l’un ou l’autre groupe (voir le tableau). Au point que les doigts d’une main suffisent presque à dénombrer les marques d’envergure capables aujourd’hui de faire saliver les acheteurs. Or il est probable que dans la décennie à venir la majorité d’entre elles – quand bien même elles disent ne pas envisager cette option – aura rejoint un groupe.

    Comme le démontre l’exemple Ulysse Nardin, les marques historiques, actives dans la haute horlogerie et disposant de capacités manufacturières (pour tout ou partie de leur production), sont les premières cibles visées. Dans cette optique, parmi les indépendantes les plus courtisées, Patek Philippe figure en première place. La manufacture genevoise, qui célèbre son 175e anniversaire cette année, est considérée comme la plus prestigieuse des marques de haute horlogerie.

    Ce statut enviable aiguise naturellement les appétits, tout comme il la préserve sans doute dans la voie de l’indépendance. Si Patek Philippe fait régulièrement l’objet des rumeurs les plus folles (l’horlogerie en raffole), la dernière en date fait état d’une offre de 8 milliards de francs de Bernard Arnault (propriétaire de LVMH) pour acquérir le joyau de l’horlogerie suisse. Selon les ratios évoqués lors de la vente d’Ulysse Nardin, Patek Philippe, dont le chiffre d’affaires est estimé à 1,2 milliard de francs, serait valorisée à 4,7 milliards.

    Audemars Piguet est une autre cible potentielle. Toujours en mains des familles fondatrices, la marque du Brassus (700 millions de chiffre d’affaires) pourrait espérer une valorisation de 2,7 milliards, très proche de Chopard. Quant à Breitling, c’est autour de 1,4 milliard de francs que la marque est valorisée, selon les ratios évoqués. A ce petit jeu, la valorisation de Franck Muller (dont on ne sait plus très bien s’il s’agit d’un groupe ou d’une marque) avoisinerait 1,2 milliard tandis que celle de Richard Mille frôlerait les 550 millions.
    Quant à Rolex et à son chiffre d’affaires de près de 5 milliards de francs, difficile de qualifier son statut. Assurément indépendante, la société appartient – avec Tudor – à la Fondation Wilsdorf et pèse autant qu’un groupe dans cette industrie. Cette appartenance à une fondation rend d’autant moins vraisemblable une vente, ce qu’avait feint d’oublier Warren Buffett en 2011 lorsqu’il avait publiquement déclaré son intérêt de racheter Rolex. A défaut de vouloir être chassée un jour, Rolex pourrait se transformer en chasseur et viser l’une ou l’autre pépite encore à prendre. Elle en aurait assurément les moyens.

    Bilan.ch

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