«Toubibs» de montres de père en fils

FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › «Toubibs» de montres de père en fils

Affichage de 1 message (sur 1 au total)
  • Auteur
    Messages
  • #410000008524
    ZEN
    Membre
    Citation :
    «Toubibs» de montres de père en fils

    «Toubibs» de montres de père en fils Image_6
    Eric Berthoud a une passion pour l’horlogerie, particulièrement les montres anciennes qu’il restaure dans le nouvel atelier qu’il vient d’ouvrir à Mézery-près-Donneloye.MICHEL DUPERREX

    Beaucoup de demandes et une offre restreinte: à écouter Eric Ber­thoud, ainsi se présente, aujourd’hui, le petit monde de la réparation des montres an­ciennes. Un état de fait qui l’a encouragé à faire le saut de l’initiative privée après avoir passé près de trente années à la tête de la gérance et du service après-vente d’une en­treprise spécialisée dans l’hor­logerie haut de gamme.
    Cet horloger originaire de Couvet, installé dans le Nord vaudois depuis bientôt dix ans, a ouvert, il y a tout juste deux semaines, un atelier de restau­ration de montres anciennes à Mézery-près-Donneloye, un hameau de 75 âmes où il vit en compagnie de Thérèse, son épouse.
    Des clients sont déjà passés dans le nouvel atelier de res­tauration de l’horloger rha­billeur. Et comme par hasard, la réparation où il a eu le plus à en «roter» durant toute sa carrière vient de s’y dérouler. «C’est une ancienne montre qui date de 1760 dont je devais restaurer les pièces», révèle-t­il, avec un sourire qui en dit long sur le dénouement de l’affaire.
    Vieille montre à dérouiller
    «Il a le feu sacré, témoigne chaleureusement sa femme. L’autre jour, il avait une petite pièce qui avait sauté. Il voulait absolument la retrouver et a réussi finalement.» C’était une montre «malade» qu’un col­lectionneur venait de confier au «toubib» des horloges. Ce dernier avait pour mission de la dérouiller. Mission bien ac­complie? «Je ne sais pas! En tout cas, le client m’en a ap­porté une autre ensuite», ré­pond- il, avec modestie.
    Chez les Berthoud, les mon­tres, on connaît. «Depuis mes arrière-grands-parents, il y a toujours eu des horlogers dans la famille», rappelle-t-il, pour expliquer cette inclinaison na­turelle qui l’a poussé à faire un apprentissage en horlogerie au début des années septante. A la vallée de Joux, fleuron hel­vétique de la branche.
    Plus de trente ans après, l’élève est devenu maître. Et redonne une seconde jeunesse à des horloges qu’on croyait en «fin de vie». Maud, sa fille unique, 27 ans, a préféré la finance à une tradition fami­liale multiséculaire, mais le «toubib» entend néanmoins passer le relais. Son rêve? «Former des jeunes qui vont se spécialiser dans la restaura­tion des montres anciennes.»

    18 septembre 2006

    24 Heures – ABDOULAYE PENDA NDIAYE

    http://www.24heures.ch

Affichage de 1 message (sur 1 au total)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.