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ZEN, le il y a 20 années et 1 mois.
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18 septembre 2006 à 18h43 #410000008524
ZEN
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- «Toubibs» de montres de père en fils

Eric Berthoud a une passion pour l’horlogerie, particulièrement les montres anciennes qu’il restaure dans le nouvel atelier qu’il vient d’ouvrir à Mézery-près-Donneloye.MICHEL DUPERREXBeaucoup de demandes et une offre restreinte: à écouter Eric Berthoud, ainsi se présente, aujourd’hui, le petit monde de la réparation des montres anciennes. Un état de fait qui l’a encouragé à faire le saut de l’initiative privée après avoir passé près de trente années à la tête de la gérance et du service après-vente d’une entreprise spécialisée dans l’horlogerie haut de gamme.
Cet horloger originaire de Couvet, installé dans le Nord vaudois depuis bientôt dix ans, a ouvert, il y a tout juste deux semaines, un atelier de restauration de montres anciennes à Mézery-près-Donneloye, un hameau de 75 âmes où il vit en compagnie de Thérèse, son épouse.
Des clients sont déjà passés dans le nouvel atelier de restauration de l’horloger rhabilleur. Et comme par hasard, la réparation où il a eu le plus à en «roter» durant toute sa carrière vient de s’y dérouler. «C’est une ancienne montre qui date de 1760 dont je devais restaurer les pièces», révèle-til, avec un sourire qui en dit long sur le dénouement de l’affaire.
Vieille montre à dérouiller
«Il a le feu sacré, témoigne chaleureusement sa femme. L’autre jour, il avait une petite pièce qui avait sauté. Il voulait absolument la retrouver et a réussi finalement.» C’était une montre «malade» qu’un collectionneur venait de confier au «toubib» des horloges. Ce dernier avait pour mission de la dérouiller. Mission bien accomplie? «Je ne sais pas! En tout cas, le client m’en a apporté une autre ensuite», répond- il, avec modestie.
Chez les Berthoud, les montres, on connaît. «Depuis mes arrière-grands-parents, il y a toujours eu des horlogers dans la famille», rappelle-t-il, pour expliquer cette inclinaison naturelle qui l’a poussé à faire un apprentissage en horlogerie au début des années septante. A la vallée de Joux, fleuron helvétique de la branche.
Plus de trente ans après, l’élève est devenu maître. Et redonne une seconde jeunesse à des horloges qu’on croyait en «fin de vie». Maud, sa fille unique, 27 ans, a préféré la finance à une tradition familiale multiséculaire, mais le «toubib» entend néanmoins passer le relais. Son rêve? «Former des jeunes qui vont se spécialiser dans la restauration des montres anciennes.»
18 septembre 2006
24 Heures – ABDOULAYE PENDA NDIAYE
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