Ta vanne est-ce une du dimanche ?

FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Ta vanne est-ce une du dimanche ?

10 sujets de 1 à 10 (sur un total de 10)
  • Auteur
    Messages
  • #410000010005
    ZEN
    Membre

    Ta vanne est-ce une du dimanche ? Tavannesnoirescadran

    Ta vanne est-ce une du dimanche ? Tavannesnoirecalibre

    Joli ces calibres Tavannes , non ?

    #420000094435
    jef06
    Membre

    Tavannnes est belle, mais ta vanne est un peu limite…tongue

    #420000094436
    Charlie
    Membre

    Superbe maison Tavannes, le haut de gamme de Cyma (après la fusion) !

    #420000094437
    Boogie
    Membre

    Ma grand-mère y a travaillé, elle était polisseuse de vis, elle a peut-être travaillé sur celle-là….Embarassed

    #420000094438
    ZEN
    Membre
    jef06 a écrit:
    Tavannnes est belle, mais ta vanne est un peu limite…tongue

    Je n’ai rien trouvé d’autre et avec ma vanne ça ne marche pas… Je connais bien une demoiselle Tave Anne mais personne ne la connait.
    Son frère est un drôle de gus, il octe en permanence…

    _________________

    _________________
    Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).

    #420000094439
    Ratkiller
    Membre

    Ta vanne n’est pas étanche, je vais donc écluser un godet avec le frère d’Anne, qui a été rendu célèbre par une fabrique de bas nylon aux Pays-Bas.
    Sinon, joilie pièce !

    #420000094440
    Eric
    Membre
    ZEN a écrit:

    Son frère est un drôle de gus, il octe en permanence…

    jocolor Un musicien certainement son frère

    #420000094441
    Van
    Membre
    Boogie a écrit:
    Ma grand-mère y a travaillé, elle était polisseuse de vis, elle a peut-être travaillé sur celle-là….Embarassed

    MmeSuzanne Gyger, Tavannes

    "Quand le pense au prix pour lequel on travaillait! Pendant la
    guerre, il y avait une grande commande pour les Russes,
    c’était des grandes montres de poche qu’on appelait des 17
    lignes. Il y avait énormément à faire, on nous
    poussait à la production, je crois qu’on avait une petite
    prime à la production. Pour faire mon travail, on avait des
    plaques en verre sur lesquelles il y avait des coques, une centaine
    de pièces. Sur ces coques il fallait mettre une vis de piton,
    c’est là plus tard qu’on fixait le spiral, puis il fallait
    prendre des raquettes, y emboîter des coquerets et les visser
    avec de toutes petites vis. Pour une centaine
    [de coques]
    ça faisait 200 vis à mettre. Il fallait faire
    attention à ne pas les écorcher, il ne fallait pas que
    le coque soit éraflé parce qu’il était
    nickelé: les rayures se voyaient tout de suite. Pour faire une
    série
    [une centaine de coques, soit une plaque] on
    était payé 1 franc 70; ça faisait 300 vis, avec
    celles des pitons, à monter pour ce prix.

    Si on arrivait à faire 200 pièces en un matin,
    pour Fr. 3 francs 40, on était contents! Il faut dire que
    c’était parmi les pièces les moins payées qu’on
    faisait. Il y en avait d’autres qui étaient plus faciles
    à faire et plus payées: les incablocs, par exemple,
    étaient payés 4 francs
    [la centaine]. Mais on
    n’avait pas toujours la chance de tomber sur des pièces bien
    payées. Il y en avait
    qui avaient toujours le meilleur
    travail à faire; elles avaient toujours les pièces qui
    étaient le mieux payées. Je ne sais pas à quoi
    ça tenait. J’avais, par exemple, une collègue qui
    était très leste
    [rapide], mais qui faisait de
    la gogne. Quand elle avait fait de la gogne et que les suivants

    [dans la chaîne de production] lui rapportaient son travail,
    elle les enguirlandait et ils venaient vers moi pour que j’arrange
    les pièces, parce qu’ils n’osaient plus retourner vers elle.
    C’était moi qui devait refaire son travail, sans être
    payée. Elle faisait les cartons de pièces chères
    et quand nous allions chercher du travail, il ne restait que des
    pièces peu payées parce qu’elle avait tout fait. Si le
    travail avait au moins été équitablement
    réparti, qu’on ait chacune le même travail… Je sais
    que tout le monde ne travaille pas à la même
    vitesse,
    […]. Je me rappelle qu’on avait une série
    d’ébats à faire. Ça consistait à mettre
    le balancier en place pour calculer la place qu’il lui fallait pour
    qu’il puisse tourner […]. Il y avait 100 cartons de pièces
    à faire. C’était
    une série difficile
    parce que les balanciers n’étaient pas adaptés; il
    fallait les “mailler” pour les mettre en place. Sur

    100 cartons, j’ai dû en faire 80. Quand j’ai eu fini ce
    travail, j’étais tellement dégoûtée

    que je suis allée voir le chef pour lui demander un autre
    travail […]. Pourtant ce travail-là était
    agréable à faire quand on en avait des bonnes
    [séries]. Ce travail s’appelait du logeage de
    balanciers. En premier j’avais fait du remontage de coque.

    Ensuite j’ai fait les réglages et la mise en marche
    […]. La mise en marche consiste à prendre le balancier
    déjà habillé, le spiral est déjà
    sur le balancier et il est déjà réglé, et
    à le fixer dans le coque. Il fallait bien le centrer et on
    faisait partir la montre. C’est à ce moment que la montre
    faisait son premier tic-tac! C’était agréable parce
    qu’on entendait ces montres qui se mettaient à faire tic-tac
    au fur et à mesure […].

    J’ai appris les réglages, mais ce n’était pas
    vraiment pour moi parce que je tremblais: il me fallait plus de
    temps
    . On était payés aux pièces ou au
    carton. Les contrôleuses, les visiteuses étaient les
    seules à être payées à l’heure […].
    Comparé à ce que gagnaient dans d’autres fabriques ceux
    qui avaient eu le courage de quitter notre coin…
    [on gagnait
    moins]. On croyait, parce qu’on était nés ici, que
    la Tavannes Watch était notre fabrique de village, que ce
    n’était que là qu’on pouvait gagner notre vie. Il nous
    semblait que c’était une infidélité qu’on
    faisait si on allait travailler ailleurs. On
    [y] était
    attachés. On croyait que ce n’était que là qu’on
    pouvait gagner notre vie. Plus tard, lorsque j’ai été
    mariée, j’ai travaillé à l’établi
    à la maison lorsque j’ai eu mon aîné, tout en
    sachant que je retrouverais toujours du travail
    [à
    l’usine] lorsqu’il serait plus grand. On savait qu’on trouverait
    toujours du travail à la Tavannes Watch."

    […….]

    Est-ce bien qu’une certaine tradition horlogère soit
    maintenue, par rapport aux montres à quartz?

    "Peut-être, parce que maintenant l’horlogerie
    mécanique revient beaucoup, mais je trouve que les montres
    à quartz sont quand même bien. J’en ai une que j’ai
    reçu pour mes 60 ans, elle a coûté 60 francs et
    elle me fait plaisir comme tout […]. J’admire les belles montres,
    mais il y a aussi des montres
    [elle montre sa "Swatch" Migros]
    tellement belles. Des fois je les regarde à la Migros et
    j’ai envie de m’en acheter une, mais je me dis finalement que je n’ai
    pas besoin d’avoir tant de montres: j’ai celle-ci
    [en
    plastique] pour l’été, et l’hiver je mets une
    Rowenta chromée, avec un bracelet en cuir. Je sais que
    celle
    [qui est en plastique] est solide, et puis le jour
    où elle sera fichue, je m’en rachèterai une autre.
    C’est quand même agréable de pouvoir acheter des montres
    bon marché. En plus elles sont précises."

    La suite est là:

    http://www.unige.ch/lettres/istge/memoires/court/memoire.html

    Amicalement.

    #420000094442
    Boogie
    Membre
    ZEN a écrit:
    jef06 a écrit:
    Tavannnes est belle, mais ta vanne est un peu limite…tongue

    Je n’ai rien trouvé d’autre et avec ma vanne ça ne marche pas… Je connais bien une demoiselle Tave Anne mais personne ne la connait.
    Son frère est un drôle de gus, il octe en permanence…

    Kesako, octer ??? Shocked Shocked What the fuck ?!?

    #420000094443
    Eric
    Membre

    Mr Tave octe Very Happy

    Contrepétrie d’ Octave

    jocolor

10 sujets de 1 à 10 (sur un total de 10)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.