FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Ta vanne est-ce une du dimanche ?
- Ce sujet contient 9 réponses, 8 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Eric, le il y a 19 années et 11 mois.
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AuteurMessages
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26 novembre 2006 à 16h45 #410000010005
ZEN
Membre

Joli ces calibres Tavannes , non ?
26 novembre 2006 à 16h49 #420000094435jef06
MembreTavannnes est belle, mais ta vanne est un peu limite…
26 novembre 2006 à 16h49 #420000094436Charlie
MembreSuperbe maison Tavannes, le haut de gamme de Cyma (après la fusion) !
26 novembre 2006 à 16h50 #420000094437Boogie
MembreMa grand-mère y a travaillé, elle était polisseuse de vis, elle a peut-être travaillé sur celle-là….
26 novembre 2006 à 16h55 #420000094438ZEN
Membre- jef06 a écrit:
- Tavannnes est belle, mais ta vanne est un peu limite…

Je n’ai rien trouvé d’autre et avec ma vanne ça ne marche pas… Je connais bien une demoiselle Tave Anne mais personne ne la connait.
Son frère est un drôle de gus, il octe en permanence…__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).26 novembre 2006 à 17h32 #420000094439Ratkiller
MembreTa vanne n’est pas étanche, je vais donc écluser un godet avec le frère d’Anne, qui a été rendu célèbre par une fabrique de bas nylon aux Pays-Bas.
Sinon, joilie pièce !26 novembre 2006 à 17h36 #420000094440Eric
Membre- ZEN a écrit:
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Son frère est un drôle de gus, il octe en permanence…
Un musicien certainement son frère26 novembre 2006 à 17h52 #420000094441Van
Membre- Boogie a écrit:
- Ma grand-mère y a travaillé, elle était polisseuse de vis, elle a peut-être travaillé sur celle-là….

MmeSuzanne Gyger, Tavannes
"Quand le pense au prix pour lequel on travaillait! Pendant la
guerre, il y avait une grande commande pour les Russes,
c’était des grandes montres de poche qu’on appelait des 17
lignes. Il y avait énormément à faire, on nous
poussait à la production, je crois qu’on avait une petite
prime à la production. Pour faire mon travail, on avait des
plaques en verre sur lesquelles il y avait des coques, une centaine
de pièces. Sur ces coques il fallait mettre une vis de piton,
c’est là plus tard qu’on fixait le spiral, puis il fallait
prendre des raquettes, y emboîter des coquerets et les visser
avec de toutes petites vis. Pour une centaine [de coques]
ça faisait 200 vis à mettre. Il fallait faire
attention à ne pas les écorcher, il ne fallait pas que
le coque soit éraflé parce qu’il était
nickelé: les rayures se voyaient tout de suite. Pour faire une
série [une centaine de coques, soit une plaque] on
était payé 1 franc 70; ça faisait 300 vis, avec
celles des pitons, à monter pour ce prix.Si on arrivait à faire 200 pièces en un matin,
pour Fr. 3 francs 40, on était contents! Il faut dire que
c’était parmi les pièces les moins payées qu’on
faisait. Il y en avait d’autres qui étaient plus faciles
à faire et plus payées: les incablocs, par exemple,
étaient payés 4 francs [la centaine]. Mais on
n’avait pas toujours la chance de tomber sur des pièces bien
payées. Il y en avait qui avaient toujours le meilleur
travail à faire; elles avaient toujours les pièces qui
étaient le mieux payées. Je ne sais pas à quoi
ça tenait. J’avais, par exemple, une collègue qui
était très leste [rapide], mais qui faisait de
la gogne. Quand elle avait fait de la gogne et que les suivants
[dans la chaîne de production] lui rapportaient son travail,
elle les enguirlandait et ils venaient vers moi pour que j’arrange
les pièces, parce qu’ils n’osaient plus retourner vers elle.
C’était moi qui devait refaire son travail, sans être
payée. Elle faisait les cartons de pièces chères
et quand nous allions chercher du travail, il ne restait que des
pièces peu payées parce qu’elle avait tout fait. Si le
travail avait au moins été équitablement
réparti, qu’on ait chacune le même travail… Je sais
que tout le monde ne travaille pas à la même
vitesse, […]. Je me rappelle qu’on avait une série
d’ébats à faire. Ça consistait à mettre
le balancier en place pour calculer la place qu’il lui fallait pour
qu’il puisse tourner […]. Il y avait 100 cartons de pièces
à faire. C’était une série difficile
parce que les balanciers n’étaient pas adaptés; il
fallait les “mailler” pour les mettre en place. Sur
100 cartons, j’ai dû en faire 80. Quand j’ai eu fini ce
travail, j’étais tellement dégoûtée
que je suis allée voir le chef pour lui demander un autre
travail […]. Pourtant ce travail-là était
agréable à faire quand on en avait des bonnes
[séries]. Ce travail s’appelait du logeage de
balanciers. En premier j’avais fait du remontage de coque.Ensuite j’ai fait les réglages et la mise en marche
[…]. La mise en marche consiste à prendre le balancier
déjà habillé, le spiral est déjà
sur le balancier et il est déjà réglé, et
à le fixer dans le coque. Il fallait bien le centrer et on
faisait partir la montre. C’est à ce moment que la montre
faisait son premier tic-tac! C’était agréable parce
qu’on entendait ces montres qui se mettaient à faire tic-tac
au fur et à mesure […].J’ai appris les réglages, mais ce n’était pas
vraiment pour moi parce que je tremblais: il me fallait plus de
temps. On était payés aux pièces ou au
carton. Les contrôleuses, les visiteuses étaient les
seules à être payées à l’heure […].
Comparé à ce que gagnaient dans d’autres fabriques ceux
qui avaient eu le courage de quitter notre coin… [on gagnait
moins]. On croyait, parce qu’on était nés ici, que
la Tavannes Watch était notre fabrique de village, que ce
n’était que là qu’on pouvait gagner notre vie. Il nous
semblait que c’était une infidélité qu’on
faisait si on allait travailler ailleurs. On [y] était
attachés. On croyait que ce n’était que là qu’on
pouvait gagner notre vie. Plus tard, lorsque j’ai été
mariée, j’ai travaillé à l’établi
à la maison lorsque j’ai eu mon aîné, tout en
sachant que je retrouverais toujours du travail [à
l’usine] lorsqu’il serait plus grand. On savait qu’on trouverait
toujours du travail à la Tavannes Watch."[…….]
Est-ce bien qu’une certaine tradition horlogère soit
maintenue, par rapport aux montres à quartz?"Peut-être, parce que maintenant l’horlogerie
mécanique revient beaucoup, mais je trouve que les montres
à quartz sont quand même bien. J’en ai une que j’ai
reçu pour mes 60 ans, elle a coûté 60 francs et
elle me fait plaisir comme tout […]. J’admire les belles montres,
mais il y a aussi des montres [elle montre sa "Swatch" Migros]
tellement belles. Des fois je les regarde à la Migros et
j’ai envie de m’en acheter une, mais je me dis finalement que je n’ai
pas besoin d’avoir tant de montres: j’ai celle-ci [en
plastique] pour l’été, et l’hiver je mets une
Rowenta chromée, avec un bracelet en cuir. Je sais que
celle [qui est en plastique] est solide, et puis le jour
où elle sera fichue, je m’en rachèterai une autre.
C’est quand même agréable de pouvoir acheter des montres
bon marché. En plus elles sont précises."La suite est là:
http://www.unige.ch/lettres/istge/memoires/court/memoire.htmlAmicalement.
26 novembre 2006 à 17h52 #420000094442Boogie
Membre- ZEN a écrit:
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- jef06 a écrit:
- Tavannnes est belle, mais ta vanne est un peu limite…

Je n’ai rien trouvé d’autre et avec ma vanne ça ne marche pas… Je connais bien une demoiselle Tave Anne mais personne ne la connait.
Son frère est un drôle de gus, il octe en permanence…
Kesako, octer ???
26 novembre 2006 à 17h56 #420000094443Eric
MembreMr Tave octe
Contrepétrie d’ Octave

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