FORUMAMONTRES › Forums › Les montres connectées › Synchronisations horaires et rechargements
- Ce sujet contient 7 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Gréonin, le il y a 4 mois et 1 semaine.
-
AuteurMessages
-
12 décembre 2025 à 16h07 #410000161134
Gréonin
MembreComment charger efficacement la GBD H2000 à l’aide de la lumière
[size=16]La GBD H2000 et une montre Casio de la gamme G-Shock. Elle est, par conséquent, orientée durabilité et robustesse (verre minéral résistant aux rayures les plus courantes, étanchéité à 200 mètres, y compris dans l’eau de mer, résistance à des températures allant de -10 à 60 °C). Par ailleurs, il s’agit d’un appareil axé sur l’entraînement et le fitness, de par ses multiples fonctions dédiées (marche, course, natation, vélo, exercices en salle de gym, etc.). Mais ce n’est pas tant ses capacités sportives que deux autres particularités qui m’ont poussé acquérir ce bijou de technologie : le réglage de l’heure et du fuseau horaire grâce au GPS et la recharge par énergie solaire. J’ai longuement commenté sur l’une dans un article précédent. Je m’appesantis sur l’autre dans le présent topic.[/size][size=16]Casio s’est spécialisée dans la fabrication des montres puisant exclusivement leur énergie dans la lumière naturelle ou artificielle. Lesdites montres portent le label Tough Solar. Elles peuvent fonctionner durant plusieurs années (typiquement de 10 à 20 ans) sans que l’utilisateur n’ait à remplacer la pile rechargeable. À condition, bien entendu, de respecter quelques recommandations dont j’ai parlé dans un autre précédent article (parmi lesquelles se garder de laisser la pile se décharger totalement ou d’atteindre un niveau bas de manière fréquente, et exposer régulièrement la montre à la lumière).[/size][size=16]La GBD H2000, pour sa part, porte la désignation de « Solar Assisted ». Elle dispose, certes, d’un panneau solaire sur l’écran pour capter et convertir en électricité l »énergie lumineuse. Néanmoins, vu la grande capacité de sa batterie rechargeable devant supporter des fonctionnalités consommatrices (comme le GPS, le capteur de fréquence cardiaque, l’oxymètre, le gyroscope), la recharge solaire sert généralement de maintien. Autrement dit, elle a pour rôle essentiel de retarder ou de réduire la fréquence de recharge par câble (qui est le moyen le plus rapide recommandé par la ferme japonaise). À un détail près : l’affichage de l’heure peut être exclusivement et indéfiniment alimenté par la charge solaire si la montre est exposée à une lumière intense durant un certain temps (avec un éclairage à 50000 lux qui correspond à un solaire ardent, dix minutes par jour suffisent).[/size][size=16]Contrairement aux montres Tough Solar qui indiquent le niveau de charge à l’aide de symboles littéraux (H pour HIGH, M pour MEDIUM, L pour LOW, CHG pour charge très faible) parfois couplés à des symboles graphiques associés, la GBD H2000 use d’un pictogramme de batterie divisé en barres. Celles-ci sont au nombre de cinq, selon le niveau de charge de la batterie. Lorsque cette dernière est pleine, la division en barres est remplacée par le symbole HIGH. En cas de niveau bas ou très bas, ladite division affiche LOW et CHG respectivement. L’affichage s’éteint complètement lorsque la batterie est vide. Casio conseille vivement :[/size][size=16]§ de ne pas laisser la batterie totalement déchargée durant plusieurs semaines, au risque de la rendre inutilisable,[/size][size=16]§ de ne charger que lorsque le pictogramme affiche deux barres ou moins afin de maintenir la durée de vie de la batterie[/size][size=16]La question qui nous occupe dans ce topic est la suivante : quid au cas où le câble USB ne serait pas disponible et qu’on voudrait charger la montre uniquement par recharge solaire ?[/size][size=16]Par opposition sa prédécesseure la GBD H1000 qui est pourvue d’un panneau solaire plus large et une batterie plus petite (donc d’une recharge solaire plus rapide et plus efficace), le manuel de la Casio GBD H2000 ne mentionne pas le temps de charge via énergie solaire nécessaire pour passer d’un niveau de batterie au suivant. Le document renseigne cependant que si le niveau de la batterie descend à LOW ou un niveau inférieur, il convient de brancher la montre au câble USB. Par ailleurs, il souligne que la charge solaire ne permet pas d’atteindre le niveau HIGH.[/size][size=16]La réalité s’avère plus nuancée.[/size][size=16]Lorsque la batterie est totalement déchargée, une montre Tough Solar peut sortir de cet état jusqu’à une charge pleine si elle est exposée à la lumière (il est vrai, durant un temps assez long). Chose impossible avec la GBD H2000 qui ne sortira dudit état que grâce à la recharge par câble USB. En revanche, bien que la firme japonaise affirme autre chose, la montre peut passer du niveau LOW à un ou plusieurs niveaux supérieurs uniquement grâce à la recharge solaire. Quelques utilisateurs ont eu à l’expérimenter et ont partagé leur expérience sur les réseaux sociaux. Pour ma part, je suis parvenu à passer de trois à cinq barres rien qu’en chargeant la GBD H2000 avec la lumière du jour.[/size][size=16]Bien entendu, la recharge solaire prend nettement plus de temps que la recharge par câble USB avec laquelle pour passer d’une montre complètement éteinte au niveau HIGH, un peu plus de trois heures de charge sont suffisantes. Passer d’une barre à une autre de niveau supérieur exige une exposition quotidienne d’environ quatre heures sous un soleil modéré à ardent et ce, durant environ cinq jours ! Pour que la charge atteigne cinq barres, il faudrait compter environ 100 heures d’exposition au soleil. À raison de quatre heures d’exposition par jour, l’utilisateur devrait patienter environ un mois ! À noter que, comme dit précédemment, la recharge solaire ne permettra jamais d’atteindre le niveau HIGH.[/size][size=16]Histoire de maximiser des chances d’une charge efficace par énergie solaire, il est crucial de respecter les points suivants :[/size][size=16]§ mettre la montre en mode économie d’énergie afin de désactiver toutes les fonctions énergivores (capteurs, Bluetooth et alarmes),[/size][size=16]§ désactiver l’éclairage automatique susceptible de s’activer même en mode d’économie d’énergie,[/size][size=16]§ exposer la montre à une lumière solaire allant de modéré à ardent, le cadran tourné vers le ciel. Si le soleil brille fort, évitez d’exposer la montre plusieurs heures d’affilée (ce qui créerait une surchauffe de l’appareil, une dégradation de l’état de la batterie et de l’électronique interne). Privilégiez une exposition par tranches de 20 à 30 minutes, suivies de pause à l’ombre. Si le soleil est entrecoupé de plusieurs éclaircies (passages nuageux) ou est voilé par une légère brume, la montre peut être exposée durant plusieurs heures sans danger[/size][size=16]Cette méthode de charge, force et de l’avouer, s’avère assez contraignante et ne devrait être utilisée qu’en dernier recours (indisponibilité du câble de recharge USB) ou par curiosité. En effet, non seulement, pendant plusieurs semaines, la montre sera bridée de ses fonctionnalités avancées (mode économie d’énergie oblige), mais en outre, elle risque une détérioration de ses composants internes à cause de la forte chaleur due à une exposition prolongée aux rayonnements solaires intenses.[/size]12 décembre 2025 à 16h09 #420005084302Gréonin
MembreSynchronisation horaire à l’aide du GPS : GARMIN INSTINCT 2 SOLAR vs CASIO GBD H
[size=14]est achevé, la montre affiche la mention « Adjusted », la date au format anglais, le fuseau horaire avec son écart par rapport au temps UTC, l’heure corrigée (avec la mention DST si l’heure d’été est en cours au lieu calculé), les coordonnées GPS au format décimal. Tout comme pour la Garmin, ce réglage s’effectue en local sans aucun besoin d’une connexion Wi-Fi ou Bluetooth.[/size][size=14]À l’image de la Garmin, la GBD H2000 contient une base de données interne de fuseaux horaires et de règles de changement d’heure. Selon la documentation fournie par Casio, la surface terrestre est découpée en portions de 500 m de côté possédant chacune ses caractéristiques horaires sous forme de tables.[/size][size=14]Dans l’immense majorité des cas, la montre se synchronise presque parfaitement au temps UTC, avec souvent un décalage de moins de 50 millisecondes ! La firme japonaise précise néanmoins que l’écart peut-être d’une heure d’avance ou de retard si la réglementation est modifiée par les autorités, ou si l »utilisateur se situe non loin d’une délimitation de fuseau horaire. Le fabricant mentionne en outre dans ces manuels que l’application Casio watches permet d’appliquer des nouvelles règles de changement d’heure et de mettre à jour la montre en cas de besoin. Naturellement, le réglage manuel de l’heure et du fuseau horaire est possible en cas d’insuccès de la détermination du fuseau horaire exact.[/size]Notes :[size=14]§ la GBD H2000 et la Garmin peuvent calculer les heures de lever et de coucher du soleil en fonction de la position de l’utilisateur déterminée par GPS. L’erreur estimée ne dépasse pas deux minutes par rapport aux données astronomiques fournies par les logiciels et les sites spécialisés. La GBD H2000 impose malheureusement une restriction : au-delà de 65 degrés de latitude Nord ou Sud, les algorithmes ne sont plus en mesure de donner des résultats[/size][size=14]§ la Garmin peut calculer les heures de lever et de coucher de la Lune à la position de l’utilisateur grâce aux coordonnées GPS, avec une erreur maximale de quatre minutes par rapport aux données les plus précises. Cette fonctionnalité est absente de la GBD H2000. Celle-ci, en revanche, peut calculer les phases lunaires en affichant l’âge de la Lune et un graphique correspondant, avec une erreur moyenne de 0,3 jour par rapport aux éphémérides[/size][size=13]§ la GBD H2000 et la Garmin Instinct 2 Solar utilisent deux sources d’énergie pour charger leur batterie : l’alimentation par câble USB et l’alimentation par énergie solaire à l’aide des panneaux fixés sur l’écran. La première source est la plus rapide (moins de quatre heures de charge d’une batterie morte à une batterie chargée à bloc), tandis que la seconde est tellement lente qu’elle ne sert qu’à ralentir la décharge ou à maintenir l’affichage de l’heure. C’est ainsi qu’en mode économie d’énergie, la Garmin gagne en moyenne 1 % de charge après 1h30 d’exposition à un soleil ardent (entre 30 000 et 50 000 lux) et la charge cesse de progresser entre 75 et 80 % la plupart du temps. Quant à la GBD H2000, elle progresse d’une barre après environ une semaine de charge à raison d’environ trois heures de charge par jour sous un soleil soutenu d’au moins 50 000 lux. La charge solaire est impossible au-delà de cinq barres (niveau dit HIGH)[/size]13 juin 2026 à 21h07 #420005084303Gréonin
MembreCASIO GBD H1000 La montre connectée qui peut se passer de chargeur USB
Contrairement à Garmin ou à d’autres Apple Watches, Casio est une société dont l’ADN est la mesure du temps. Cette vocation, la firme japonaise la matérialise à travers des montres qui allient élégance à robustesse. Le caractère montre connectée, Casio s’en sert bien souvent dans un but de réglage automatique de l’heure et rarement pour autre chose.En début 2020, cependant, l’horloger nippon s’est essayé dans un produit qui associe résistance (gamme G-Shock), fiabilité (double recharge) et connectivité (Bluetooth et GPS). Il a même intégré dans son bébé quelques fonctions de suivi sportif (notamment la course et la marche encadrées par des algorithmes de performance et par toute une foultitude de capteurs, parmi lesquels le cardiofréquencemètre optique). Je ne m’attarderai guère sur lesdites fonctions, n’étant pas un fervent pratiquant de l’exercice physique…Ce qui m’intéresse dans la bête, c’est sa capacité exceptionnelle à pouvoir être alimentée exclusivement par énergie solaire, tout en abritant des fonctionnalités gourmandes en énergie. J’aimerais être contredit : j’ai l’impression que la GBD H1000 (car c’est d’être qu’il s’agit) est la seule montre connectée du marché capable d’une telle prouesse.Dans les lignes qui suivent, je toucherai un mot sur les indicateurs de batterie et le chargement solaire en soi. Dans un point final, quelques conseils seront prodigués dans le sens, entre autres, du maintien de la charge au niveau maximal.[size=15]Les indicateurs de batterie[/size]À la différence des montres Tough Solar classiques qui ont un nombre réduit de niveaux de charge de la pile (H pour HIGH, M pour MEDIUM, L pour LOW, CHG pour charge très faible), la GBD H1000 dispose de huit avertisseurs de batterie dont le pictogramme représente une jauge à plusieurs traits :§ lorsque la jauge indique cinq ou six traits, le niveau est à HIGH (1 et 2)§ de deux à quatre traits, le niveau est à MEDIUM (3, 4 et 5)§ le niveau LOW est indiqué soit par un seul trait (GPS désactivé) ou simplement par cette unique mention dans la jauge (niveau encore plus bas qui désactive également le capteur de fréquence cardiaque) (6 et 7)§ l’indicateur CHG renseigne l’utilisateur que la tension de la batterie lithium-ion est à un niveau critique (
Lorsque la batterie ne parvient plus à alimenter correctement l’appareil, l’écran s’éteint.Casio recommande vivement de ne pas laisser la montre durant plusieurs semaines dans un état de profonde décharge, sous peine d’une détérioration définitive de sa batterie qui ne pourra plus se recharger.Comment fonctionne la charge solaire ?Le guide d’utilisation précise que l’engin ne pourra s’alimenter à l’énergie solaire que si le niveau de charge est à LOW ou à un niveau supérieur. Le câble USB deviendra obligatoire pour les niveaux plus bas. Autant vous le dire tout de suite : la recharge solaire ne brille pas par sa rapidité. Sous un soleil ardent, comptez trois heures pour passer de LOW au tout début du niveau MEDIUM (qui correspond à deux barres). Pour passer du début du niveau MEDIUM (deux barres) au maximum du niveau HIGH (qui correspond à six barres), 26 heures de charge avec la même intensité lumineuse sont nécessaires ! Si le ciel est nuageux, mais bien éclairé, il convient de multiplier par cinq les temps de charge susmentionnés et encore par deux si le ciel est un peu plus couvert !En bref, pour charger complètement, la GBD H1000 au soleil (et je parle d’un soleil soutenu), il faudra 29 heures d’exposition ! Si on exclut les trois heures de charge pour passer du niveau LOW au tout début du niveau MEDIUM, ça nous laisse 26 heures supplémentaires pour combler les barres restantes (de deux traits à six traits, ce qui fait cinq barres). En divisant 26 par cinq, il est aisé de déduire qu’il faudrait environ cinq heures d’exposition, continues et quotidiennes, à un soleil ardent, pour charger totalement l’engin ! En climat tropical comme à Kinshasa où je réside, la chose est réalisable, sous réserve de certaines restrictions dont je parlerai au point suivant. Ainsi, en à peu près une semaine, la GBD H1000 peut être chargée grâce au panneau solaire du niveau LOW au niveau HIGH full ! En climat tempéré (à moins que ce soit durant les périodes de canicule), je vous accorde que ce n’est pas évident, surtout en hiver.[size=15]Quelques astuces pour optimiser la charge et maintenir la jauge de la batterie à six barres[/size]Bien que la GBD H1000 soit une G-Shock (donc taillée pour l’endurance), comme tout appareil embarquant une électronique de précision, elle supporte mal les températures extrêmes. Le guide d’utilisation est sans équivoque à ce sujet : les fortes chaleurs peuvent endommager les composants internes, notamment la batterie lithium-ion qui risque de perdre tout ou partie de ses capacités de recharge. À un certain seuil (spécialement aux alentours de 60 °C), l’écran affiche clairement un message d’alerte. Il est à noter que bizarrement, ce détail n’est pas mentionné dans la documentation officielle du constructeur. Raison pour laquelle je vous invite à charger la montre à un soleil ardent par tranches maximales d’une demi-heure d’affilée, suivi de repos à l’ombre d’environ cinq minutes. En revanche, si les passages nuageux et les éclaircies alternent, cette variation dans l’éclairage fera office de ventilateur. La montre pourra être exposée plusieurs heures sans risque.Une fois que la jauge de la batterie indique six barres, il suffit d’une exposition quotidienne maximum d’une demi-heure à un soleil ardent pour maintenir ce niveau, mais à condition que les fonctions énergivores ne soient pas utilisées (GPS durant la course ou la marche, capteur cardio activé). Autrement dit, en usage “basique” (notifications, nombre de pas, boussole, altimètre, thermomètre, baromètre, minuteries, chrono et affichage de l’heure), voire en cas de synchronisation de l’heure et du fuseau horaire par satellite (manuellement ou de manière automatique), une exposition suffisante à la lumière solaire maintiendra la charge maximale.En usage “activités”, avec le GPS et le capteur de fréquence cardiaque activés, j’ai remarqué que l’indicateur perd une barre après environ 30 minutes, et deux après environ une heure et demie. Je vous recommande, dans vos séances d’entraînement, de ne vous servir de ces capteurs précités qu’en moyenne 30 minutes par jour, limite quatre heures par semaine. Dès que la jauge de la batterie descend à cinq barres, prière d’exposer le plus possible la montre à un soleil ardent pour faire remonter le niveau à six. Le gain en barre sera d’autant plus rapide que la séance n’aura pas traîné. Bien entendu, un entraînement en plein soleil réduira à la vitesse de baisse de la jauge.En réalité, selon le manuel, la GBD H1000 peut fonctionner même avec une forte lumière artificielle de bureau. Tant qu’elle est exposée à une lumière intense, elle ne pourra s’en porter que mieux. Évitez, par conséquent, de couvrir la montre régulièrement avec votre manche (quand vous portez, par exemple, un tricot, une veste ou une chemise à manches longues) et placez-la près d’une fenêtre bien éclairée lorsque vous ne la portez pas. Le but recherché étant de ne pas tomber dans la situation d’absence totale de charge, mauvaise pour la santé globale de la batterie et fatale si elle se prolonge dans le temps.13 juin 2026 à 21h09 #420005084304Gréonin
MembreLes trois méthodes de synchronisation de l’heure utilisées par les montres CASIO
Mille montres, mille heures, dit le proverbe. Dans l’absolu, difficile de contester cette phrase, du moment que tout système d’affichage du temps comporte une dérive différente à chaque fois, quand bien même ladite dérive serait aussi grande que plusieurs minutes par jour ou aussi infime qu’une nanoseconde par million d’années. Cependant, dans le quotidien de l’individu lambda, il ne s’avère pas rare de croiser deux montres afficher la même heure à quelques secondes près, ce qui constitue en soi une prouesse. Je me focaliserai dans ce topic sur cet aspect.L’heure mondiale de référence est générée par des appareils très sophistiqués répartis à travers la planète (plusieurs d’entre eux étant également embarqués dans des satellites) : les horloges atomiques. Ces dispositifs sont tellement précis que même le cycle de rotation de la Terre ne parvient pas à atteindre leur exactitude ! Ce temps de très haute précision est distribué vers des serveurs Internet (NTP) ou directement par les satellites de géolocalisation (GPS). Les opérateurs des télécoms et les fournisseurs d’accès au Web usent des deux sources précitées dans le dispatching de l’heure sur les smartphones, les tablettes et les ordinateurs. Quant aux montres Casio, elles peuvent se régler à partir directement des horloges atomiques au sol, du smartphone ou des horloges atomiques en orbite (GPS). C’est ce dont je parlerai dans les lignes qui suivent, tout en relevant les avantages et les inconvénients de chaque méthode de synchronisation.[size=16]1. Synchronisation avec les horloges atomiques au sol[/size]Les modèles de la gamme G-Shock milieu de gamme (généralement entre 120 et 200 $) et ProTrek haut de gamme (plus de 300 $) sont dotés d’une option dite de réglage radiopiloté de l’heure. Automatiquement (généralement entre minuit et 5h du matin) ou manuellement, la montre peut synchroniser son horloge interne avec un émetteur d’ondes longues (LW) qui diffuse en continu l’heure issue d’horloges atomiques.[size=16]Avantages[/size]La montre bénéficie de l’heure la plus exacte qui soit, avec un écart négligeable. En outre, le processus de synchronisation ne consomme pas beaucoup d’énergie.[size=16]Inconvénients[/size]Le processus de synchronisation prend un certain temps (allant jusqu’à 20 minutes). Il dépend fortement, par ailleurs, des conditions géographiques et atmosphériques. En effet, les ondes longues se propagent mieux la nuit et sont sensibles aux perturbations de l’ionosphère (tempêtes solaires entre autres) et au relief (elles peuvent être bloquées par des montagnes). L’idéal étant que l’appareil se synchronise à l’extérieur ou à un rebord de fenêtre qui ne donne pas vue sur un immeuble.Par ailleurs, le nombre de stations qui diffusent le temps atomique de cette manière se comptent sur le bout des doigts et ont une portée maximale de 3 000 km (ces stations sont situées en Europe, en Amérique du Nord, en Chine au Japon).Enfin, l’utilisateur doit au préalable définir manuellement une ville de résidence située dans une zone à portée d’émetteur. Dans le cas contraire, l’heure synchronisée sera incorrecte (fuseau horaire erroné, non-application de l’heure d’été ou d’hiver).[size=16]2. Synchronisation à partir d’un smartphone[/size]Nombre de modèles Casio milieu et haut de gamme permettent la synchronisation de l’heure à un téléphone intelligent via la connexion Bluetooth. Par défaut, ladite synchronisation s’effectue automatiquement dès que le smartphone et la montre sont couplés et de manière périodique au courant de la journée et de la nuit tant que les deux appareils sont appariés. Évidemment, l’utilisateur peut forcer une synchronisation manuelle à tout moment.[size=16]Avantages[/size]La montre jouit d’une précision horaire très grande la plupart du temps, l’écart avec le temps de référence ne dépassant pas généralement deux secondes. En outre, le fuseau horaire du smartphone sert de référence à celui de la montre, ce qui dispense l’utilisateur du réglage manuel préalable dudit fuseau. Enfin, le processus ne consomme pas beaucoup d’énergie (mais tout de même un peu plus que la synchronisation directe aux horloges atomiques examinée au point précédent).[size=16]Inconvénient[/size]Ce type de réglage est grandement tributaire de la connexion Internet ou de la connexion réseau. Dans une zone non couverte ou en cas de défaillance, la précision horaire sera celle de smartphone. Ce dernier ne brillant pas par son exactitude, la dérive peut atteindre plusieurs secondes, voire plusieurs minutes s’il n’est pas connecté durant un certain temps, bien que le cas s’avère exceptionnel.Notez également que certains réseaux GSM ne fournissent pas à leurs abonnés une heure précise (l’écart avec le temps de référence étant du même ordre que ce qui était signalé dans le paragraphe précédent) si le téléphone n’est pas connecté à Internet.[size=16]3. Synchronisation via le GPS[/size]Le réglage de l’heure à partir des satellites de géolocalisation est réservé aux Casio haut de gamme (plus de 350 $) fonctionnant toutes à l’énergie solaire. La synchronisation s’effectue automatiquement chez les modèles les plus onéreux lorsque certaines conditions sont réunies (entre 6h et 22h, le cadran de la montre étant éclairé durant au moins deux minutes d’une lumière vive). L’utilisateur peut, bien entendu, forcer une synchronisation manuelle n’importe quand.[size=16]Avantages[/size]La montre se règle directement sur les horloges atomiques embarquées dans les satellites GPS, ce qui permet d’atteindre une précision maximale. Par la même occasion, après de longs calculs, la montre obtient les coordonnées géographiques de son emplacement, ce qui lui permet de déterminer automatiquement le fuseau horaire et les règles d’application de changement d’heure (été ou hiver). Pour ce faire, l’appareil s’appuie sur une base de données interne, sans besoin aucun d’une connexion à smartphone.[size=16]Inconvénients[/size]Le processus de synchronisation consomme beaucoup d’énergie (la montre désactive d’ailleurs automatiquement cette option si le niveau de batterie est trop faible).Du reste, il convient que le ciel soit bien visible et de préférence non obstrué par des bâtiments ou des arbres pour permettre une synchronisation, celle-ci prenant un certain temps (généralement de 30 secondes à 2 minutes, mais susceptible d’atteindre 15 minutes si la montre cherche à acquérir des infos sur la seconde intercalaire).Il peut enfin arriver (bien que rarement) que la base de données interne se trompe sur le fuseau horaire à appliquer. Cela survient notamment lorsque l’utilisateur se retrouve dans une zone à la frontière de deux fuseaux horaires ou lorsque les autorités décident soit de changer de fuseau horaire, soit de modifier la réglementation sur le changement d’heure d’été ou d’hiver. Dans ce dernier cas, un appairage de la montre avec l’application CASIO WATCHES installée dans un smartphone permet souvent de mettre à jour la base de données interne qui va acquérir de nouvelles données et ainsi fixer le problème.14 juin 2026 à 9h00 #420005084305Gréonin
Membre[size=24]COMMENT OPTIMISER LA DURÉE DE VIE DE LA PILE DANS UNE MONTRE DIGITALE CASIO TOUGH SOLAR[/size]Casio a eu la lumineuse idée de doter plusieurs de ses montres d’une alimentation à énergie solaire. Ce système comporte plusieurs avantages par rapport à l’alimentation à pile classique. Le plus important étant que le remplacement théorique de la pile s’avère quasiment inutile, ou du moins s’effectue après des intervalles de temps beaucoup plus longs.Pour parvenir à cet objectif tel que voulu par le constructeur, il n’y a pas 36 recommandations. Deux en valent la peine :[size=19]A. Maintenir le niveau de charge à M, idéalement à H[/size]La plupart des montres solaires Casio comportent quatre niveaux de charge en ordre de grandeur décroissante :v le niveau H (High), qui correspond grosso modo à une charge allant de 75 à 100 %. Toutes les fonctions de la montre opèrent correctementv le niveau M (Medium), le plus étendu, qui va de 25 à 74 %. La montre est toujours pleinement opérationnelle ;v le niveau L (Low), qui va de 5 à 24 %. “Low” clignote à l’écran. Toutes les fonctions sonores de la montre sont désactivées (bip horaire, bip des touches, alarmes), ainsi que l’éclairage. Pour les montres disposant d’options plus avancées, les capteurs sont désactivés (thermomètre, baromètre, altimètre, GPS, etc.) ;v le niveau CHG (Charge) qui va de 1 à 4 %. Selon les modèles, soit cet unique symbole clignote sur l’écran avec un affichage vide, soit ce symbole clignote avec uniquement l’indication de l’heure. Dans l’un comme dans l’autre cas, toutes les options sont désactivées, y compris les touches.En dessous de ce niveau, l’écran s’éteint, car le niveau de charge de la pile est insuffisant pour alimenter correctement la montre. Les paramètres sont réinitialisés aux réglages d’usine et toutes les données sont effacées.Dans certains cas heureusement rares, les indicateurs H, M et L peuvent se mettre à clignoter de manière concomitante. Casio a baptisé cette particularité mode de récupération. Elle survient généralement lorsque plusieurs fonctions consommatrices en énergie sont activées au même moment ou dans des intervalles de temps courts (comme plusieurs bips d’alarme suivis de plusieurs activations de l’éclairage, ou encore, pour les modèles avancés, plusieurs capteurs activés à la suite). Cela indique que la pile a subi une décharge rapide et anormale. Le temps que les tensions habituelles de fonctionnement soient rétablies, toutes les fonctions susmentionnées sont temporairement désactivées (ce processus dure en moyenne un quart d’heure). Même si le fabriquant ne le précise pas dans les manuels, ce comportement est le signe que la pile perd progressivement ses capacités de charge et de stockage et qu’elle mérite d’être remplacée.Hormis les modèles haut de gamme et certains autres sortis avant 2002, l’immense majorité des montres solaires Casio sont alimentées par deux types de piles rechargeables :v le type CTL1616 est le plus courant. Il fournit l’énergie à quasiment tous les modèles à affichage digital et à certains modèles récents d’affichage mixte (numérique et à aiguilles) ;v le type CTL920 alimente principalement les montres à aiguilles. La recharge s’effectue plus rapidement du fait de la capacité plus réduite de cette pile et des panneaux solaires plus larges que comportent ces types de montres.Ces piles rechargeables sont d’un type particulier appelé cobalt titane lithium (d’où l’abréviation CTL). Elles ne supportent pas des décharges profondes à répétition (autrement dit, des niveaux de charge inférieurs à M).En principe, si la pile est en bon état et au niveau H maximal (disons, à plus de 95 %), pour un usage normal (spécifié dans le guide d’utilisation de chaque modèle), une montre solaire Casio peut fonctionner durant au minimum six mois sans être exposée à la lumière. En condition de stockage dans un endroit sombre, elle peut atteindre trois ans de fonctionnement dans l’obscurité totale avec les modèles les moins gourmands. Pour réduire autant que faire se peut la consommation, toutes les montres solaires Casio ont par défaut une fonction d’économie d’énergie activée, baptisée Power Save (PS). Ce mode fonctionne en deux temps :v Temps 1 : entre 22h et 6h du matin, l’affichage est automatiquement désactivé dans l’obscurité ou lorsque l’éclairage est insuffisant environ une heure après le dernier appui d’une touche, la dernière manipulation de la montre (pour les modèles à affichage automatique par inclinaison de la montre) ou après le dernier éclairage suffisamment fort. Toutes les autres fonctions sont opérationnelles et le symbole PS clignote ;v Temps 2 : si, durant une semaine environ, la montre est plongée dans l’obscurité, n’est pas manipulée ni ne bénéficie d’un éclairage suffisant, les avertisseurs sonores sont désactivés ainsi que les capteurs pour les modèles plus sophistiqués. Le symbole PS cesse de clignoter.En dépit de toutes ces astuces développées par la firme japonaise en vue de limiter la décharge totale de la pile, il est très fortement conseillé de maintenir le niveau de charge à moyen (M) ou à élevé (H). Cela permettra que les performances de la cellule rechargeable soient conservées. Autrement dit, le cadran de la montre (qui est la zone où sont placés les panneaux solaires) doit être exposé le plus souvent possible à la lumière.Le point suivant explique comment procéder, histoire de prolonger la durée de vie non seulement de la montre dans son ensemble mais également de la pile rechargeable.[size=19]B. Quel type de lumière utiliser pour charger efficacement une montre solaire Casio ?[/size]Théoriquement, une lumière artificielle assez forte peut charger une montre solaire Casio. La valeur minimale préconisée par le constructeur est de 500 lux, ce qui correspond à un bureau très bien éclairé. Cependant le type de lumière qui permettra une charge aussi rapide qu’efficace n’est rien d’autre que la lumière du soleil. Dans sa brillance maximale, elle peut dépasser 150000 lux, mais la valeur habituellement mesurée se situe aux alentours de 50000. Par temps nuageux, ladite valeur peut être divisée par cinq, voire par dix. Lorsque la lumière traverse une vitre, il faudrait encore diviser les valeurs susmentionnées par cinq.Plus une pile est déchargée, plus sa recharge prendra du temps. Il faut par exemple compter en général deux à trois heures pour passer d’une décharge totale de la pile au tout début du niveau M sous un soleil à 50000 lux ! Et passer du niveau M au tout début du niveau H sollicite en moyenne 20 heures d’éclairage à cette même valeur ! Pour charger complètement la pile, il faudrait compter six à sept heures supplémentaires. Ces temps de charge sont à multiplier par cinq lorsque le temps est nuageux et encore par cinq lorsque la lumière passe à travers une vitre ! Ne vous fiez pas trop à l’éclairage du bureau pour charger votre montre solaire. Il faut au moins plus de 200 heures pour passer d’une décharge totale au tout début du niveau M ! Au-delà, la recharge est tout simplement impossible ! Néanmoins, huit heures de ce faible éclairage permettent d’assurer un usage quotidien de la montre durant 24 heures.Au vu de ce qui précède, le possesseur de la montre serait tenté de tourner le cadran de cette dernière en plein soleil au zénith, au maximum de son éclat, afin d’accélérer la charge. Je ne peux que vous déconseiller cette solution, car en moins d’une heure, la montre chauffera dangereusement, ce qui est susceptible à la fois d’endommager ses composants internes et de réduire définitivement les capacités de charge de la batterie. Évitez également, pour ces mêmes raisons, de charger la montre dans un endroit bien éclairé, mais confiné et mal aéré (comme l’habitacle d’un véhicule au niveau du tableau de bord).Je vous invite plutôt à observer ce qui suit :v si la batterie est complètement déchargée (et/ou le symbole CHG clignote à l’écran) ou que le symbole LOW clignote, laissez la montre à l’extérieur par temps nuageux ou à éclaircies durant plusieurs heures. En cas d’éclaircies occasionnelles, vérifiez de temps en temps si la montre ne chauffe pas trop. Vous pouvez également exposer le cadran vers une fenêtre éclairée par la lumière du jour. Même si le temps est totalement dégagé et que le soleil frappe fort, il n’y a aucun risque que la montre surchauffe à travers une fenêtre (sauf à l’intérieur d’un véhicule mal aéré). Toutefois, retenez que le temps de charge sera cinq fois plus long que sous une exposition à l’extérieur, à conditions égales ;v dès que le symbole M apparaît à l’écran, je vous conseille de porter régulièrement votre montre à l’extérieur en plein jour. Armez-vous de patience, car il s’agit du niveau le plus long. Il n’est pas rare qu’il faille attendre plus d’un mois pour passer du niveau le plus bas de M au niveau le plus bas de H !v dès que le symbole H apparaît à l’écran, vous n’êtes pas obligé de porter régulièrement la montre. Trois heures par semaine sont suffisantes pour garder ce niveau et maintenir la pile dans ses meilleures performances.Quoi qu’il en soit, il est déconseillé de porter une montre solaire Casio avec une chemise à manches longues. Ces dernières ont la fâcheuse propriété de bloquer considérablement l’arrivée des rayons lumineux sur les panneaux solaires et, partant, d’entraver fortement le processus de charge.Si toutes les recommandations de cet article sont respectées, vous procéderez au remplacement de la pile rechargeable tous les 10 à 15 ans, voire plus. Certains utilisateurs possèdent des montres dont ils n’ont jamais changé la pile après plus de 20 ans de fonctionnement !14 juin 2026 à 11h05 #420005084306Syl20atm
MembreMerci @Gréonin
C’est marrant parce je me posais justement la question pour le stockage de ma G-SHOCK solaire !
Ma GW-M5610U-1BER se met en veille (l’affichage s’arrête) quand elle est dans l’obscurité de sa boîte à montre. Je précise que cependant j’ai toujours vu l’indicateur de batterie sur « H ». J’imagine que je dois la porter suffisement souvent, même si c’est la montre que je porte le moins.
Du coup, je me posais la question de la meilleure option pour préserver au mieux cette montre quand elle n’est pas utilisée :
_ la mettre dans l’obscurité pour qu’elle se mette en veille ?
_ ou, au contraire, la poser à un endroit où elle aura la lumière du jour mais où elle fonctionnera en continu ?
À la lecture de ton post je comprends qu’il vaut mieux la laisser le plus souvent possible à la lumière du jour, même si elle n’est pas utilisée plusieurs semaines de suite.
16 juin 2026 à 1h15 #420005084307Gréonin
MembreSYNCHRONISATION HORAIRES PAR GPS ET RECHARGE SOLAIRE DE LA GBD H1000
[size=19]Depuis plus de quatre mois, j’ai ajouté dans ma collection de montres solaires Casio un modèle haut de gamme axé sur le sport et le fitness : la GBD H2000. Véritable prouesse de la technologie, elle intègre la gestion de plusieurs activités (allant de la marche à la natation en passant par le vélo et l’exercice en salle de gym), comporte pas moins de six capteurs et s’avère étonnamment légère au poignet (moins de 65 g). La bête étant une G-Shock, elle est en mesure de supporter des températures allant de -10 à 60 °C sans broncher et d’accompagner son utilisateur jusqu’à 200 m de profondeur sous l’eau, même salée.[/size][size=19]Il y a à peine une semaine, je viens d’acquérir sur Vinted (une occasion en très bon état de fonctionnement) la sœur aînée de la montre susmentionnée. J’ai nommé la GBD H1000. Tout comme sa cadette, la GBD H2000, c’est une montre high-tech partageant la même vocation que celle-là. Toutefois, plusieurs options manquent au programme. C’est ainsi que le nombre d’activités gérées par la GBD H1000 se limite essentiellement à la marche et à la course. De même, ses options de notification et de vibration font dans la frugalité. Pas de bips horaires non plus. Les sons des alarmes et des touches semblent un peu faiblards à mes oreilles. Enfin, en termes de poids, l’engin ne brille guère par sa légèreté : plus de 100 g sur le bras et ça se sent.[/size][size=19]Ce qui m’a poussé néanmoins à me procurer la GBD H1000, ce sont deux options que je chéris énormément et, comme vous les verrez dans les lignes qui suivent, qui sont mieux gérées par l’ancien modèle : le réglage de l’heure par GPS et la charge par énergie solaire. Options que la GBD H2000 a manifestement bridées au nom de l’évolution technologique.[/size][size=19]1. La synchronisation de l’heure par GPS[/size][size=19]À l’instar de sa prédécesseure, la GBD H2000 utilise le GPS pour déterminer la position géographique (latitude et longitude) et déduire le fuseau horaire après consultation de sa base de données interne. L’heure UTC envoyée par les satellites de géolocalisation est ainsi corrigée et affichée à quelques dizaines de millisecondes près.[/size][size=19]À la différence de sa cadette, la GBD H1000 offre une possibilité supplémentaire : le réglage uniquement de l’heure sans calcul de l’emplacement (supposé connu). L’avantage de ce procédé réside dans sa rapidité et sa disponibilité. En effet, la montre n’a besoin que d’un seul satellite pour extraire l’heure UTC et la convertir en fonction du fuseau horaire actuel. L’acquisition des données prend, par conséquent, moins de temps que le calcul de la position qui nécessite la présence minimale de quatre satellites (ce temps d’acquisition va de 10 à 40 secondes pour l’acquisition unique de l’heure contre 40 à 120 secondes pour la détermination de la position géographique). Du reste, se focaliser sur un seul satellite s’avère plus facile, car possible près d’une fenêtre avec vue du ciel ou lorsque des immeubles obstruent partiellement ce dernier.[/size][size=19]Une autre fonctionnalité très intéressante dont la GBD H1000 est dotée : le réglage de l’heure uniquement s’effectue de manière automatique dès que certaines conditions se présentent cumulativement. C’est que si la montre détecte un éclairage suffisamment fort (équivalent à la luminosité par temps clair à travers une fenêtre) et ce, durant au minimum une à deux minutes, que l’heure est comprise entre 6h et 22h et le niveau de la batterie est supérieur ou égal à deux barres, la montre tente une synchronisation avec le satellite GPS plusieurs fois par jour de manière périodique, jusqu’à parvenir à régler l’heure. Une fois la chose effectuée, elle reprendra le jour suivant. Ainsi, l’utilisateur n’aura plus jamais besoin de régler manuellement la montre. Il suffit que celle-ci reçoive suffisamment de lumière solaire et qu’elle soit portée à l’extérieur ![/size][size=19]2. La recharge solaire[/size][size=19]La GBD H1000 et la GBD H2000 disposent de panneaux solaires en périphérie de l’écran ayant pour vocation l’alimentation d’appareil et la charge de la batterie. En mode montre simple, (c’est-à-dire lorsque tous les capteurs sont désactivés), une dizaine de minutes d’exposition à une lumière vive (soleil ardent) suffit à faire fonctionner l’engin durant 24 heures. Toutefois, comme la recharge solaire des deux modèles précités a surtout été conçue dans un objectif d’assistance, elle prend beaucoup de temps. La recharge par câble USB trouve alors toute son importance si la vitesse est privilégiée.[/size][size=19]Hormis les niveaux LOW et CHG, la GBD H1000 dispose de six barres d’indication de niveau de charge, contre cinq pour sa cadette, la GBD H2000. Cependant, cette dernière détient une batterie de plus grande capacité capable de supporter les options les plus consommatrices (comme la mesure du sommeil ou du taux d’oxygène, absentes chez sa prédécesseure) et un logiciel plus sophistiqué. Mais comme Casio a voulu faire subir une cure d’amaigrissement à son nouveau modèle, la GBD H2000 possède une surface de panneaux solaires moins large que sa cadette.[/size][size=19]La conséquence se fait nettement sentir au quotidien : il est clair que la GBD H1000 charge plus rapidement que la GBD H2000. Lors de l’acquisition de ma montre d’occasion, le niveau de batterie était à deux barres. Il a suffi de quatre heures d’exposition à un soleil allant de modéré à ardent pour gagner une barre. À raison d’environ six heures de bain de soleil par jour, j’ai pu, en une semaine, charger complètement la montre ! Chose impossible avec la GBD H2000 qui ne peut atteindre le niveau HIGH par ce biais. Concernant, en effet, cette dernière, il convient de patienter cinq à sept jours afin d’espérer gagner une seule barre de charge aux conditions précitées ! À noter que dans les deux modèles, j’ai dû désactiver les options les plus gourmandes (capteur cardio, Bluetooth, GPS), histoire de donner le plus de chance à la recharge lumineuse.[/size][size=19]Ce n’est pas pour autant que la GBD H2000 est une montre à la traîne. Sa grosse batterie se décharge beaucoup plus lentement que celle de sa grande sœur et, partant, offre une autonomie jusqu’à deux fois supérieure. Pour sa part, la GBD H1000 a tendance à faire baisser plus rapidement la jauge d’énergie et, ipso facto, à se recharger plus fréquemment. Fort heureusement pour elle, le solaire compense largement la consommation si celle-ci est modérée (notifications Bluetooth, nombre de pas), auquel cas le propriétaire peut se passer définitivement du câble USB.[/size]16 juin 2026 à 1h20 #420005084308Gréonin
MembreSYNCHRONISATION HORAIRE À L’AIDE DU GPS : INSTINCT 2 SOLAR VS GBD H2000
[size=14]Afin de se régler avec la plus grande précision possible, plusieurs systèmes ont recours à une source dont la fiabilité semble presque absolue : les horloges atomiques. Disséminées à travers la planète, elles ont la délicate mission de « fabriquer » le temps idéal. Lesdites horloges sont également embarquées dans des satellites et leur extrême exactitude permet une géolocalisation en tout point de la surface du globe (et même en haute altitude dans un avion), de quelques mètres à quelques millimètres près. Ces satellites, par le biais des horloges embarquées, distribuent gratuitement le temps dit universel (UTC) à tous les équipements qui en ont besoin, de manière cruciale (serveurs Internet, services Télécoms, opérations boursières) ou occasionnelle. Je me focaliserai sur ce dernier aspect, en l’occurrence en ce qui concerne les montres connectées Casio et Garmin.[/size][size=14]Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de relever trois points :[/size][size=14]§ l’heure déployée par les satellites de géolocalisation est en temps universel partout sur Gaia[/size][size=14]§ l’heure déployée accuse un retard de 18 secondes (en 2025) avec l’heure modifiée, suite aux caprices de la rotation terrestre. Ces secondes d’écart sont appelées secondes intercalaires. Des messages binaires diffusés par les satellites contiennent cette info de rectification[/size][size=14]§ plusieurs constellations de satellites de géolocalisation opèrent au-dessus de nos têtes. À titre d’exemple, je cite GPS des Américains, GLONASS des Russes, Galileo les Européens, Beidou des Chinois. Mais pour raison de commodité, j’utiliserai le terme GPS pour désigner ces satellites.[/size]1. Synchronisation locale sur la Garmin Instinct 2 Solar[size=14]La Garmin Instinct 2 Solar est une montre connectée axée sur l’entraînement et couvrant plusieurs activités (marche, vélo, natation, golf, randonnée, salle de gym et j’en passe). L’usage du GPS trouve son importance non seulement dans le calcul des distances et dans le tracé des parcours, mais également (et c’est ce qui nous intéresse) dans le réglage de l’heure.[/size][size=14]Ce bijou de la technologie ne se synchronise pas automatiquement aux satellites, mais uniquement lorsque certaines actions de la part de l’utilisateur sont posées :[/size][size=14]§ lors de l’usage d’une fonction sportive requérant le GPS, comme la marche ou le mode expédition[/size][size=14]§ lorsque l’utilisateur exige expressément le réglage de l’heure par GPS dans les paramètres et lance manuellement la synchronisation[/size][size=14]§ lorsque la touche GPS, souvent situé en haut à droite, est maintenue appuyée durant deux secondes. Après un temps d’attente plus ou moins long (généralement entre 30 secondes et cinq minutes selon les conditions de réception), les coordonnées géographiques du lieu s’affichent (en format décimal ou sexagésimal en fonction des paramètres), ainsi que son altitude approximative[/size][size=14]Dès que le signal GPS est complètement acquis, la montre calcule l’heure, la date et le fuseau horaire sur base de la position déterminée. Si l’emplacement est soumis au changement d’heure, selon les saisons (heure d’été/d’hiver), le microprocesseur de l’appareil s’adaptera en conséquence.[/size][size=14]Ce processus s’effectue en local sans aucune connexion Internet (Wi-Fi ou Bluetooth). Réaliser une telle prouesse suppose que la montre embarque une espèce de base de données mondiale de fuseaux horaires et des règles de changement d’heure. Plusieurs fouineurs soupçonnent qu’une carte sommaire de la planète quadrillée en polygones est préenregistrée dans le firmware de l’engin.[/size][size=14]Dans l’immense majorité des cas, la montre se synchronise correctement et le décalage par rapport au temps atomique ne dépasse pas une seconde. Toutefois, ledit décalage peut être d’une heure (d’avance ou de retard) si la réglementation du lieu où se situe l’utilisateur est modifiée par les autorités (suppression ou ajout de l’application de l’heure d’été ou l’hiver). C’est ainsi qu’il est recommandé de mettre à jour régulièrement le microcontrôleur de la montre pour que celle-ci intègre ces changements. Bien entendu, il est toujours possible d’appliquer manuellement le fuseau horaire adéquat au cas où l’appareil ne parviendrait pas à le déterminer correctement.[/size]2. Synchronisation horaire de la Casio GBD H2000[size=14]À l’instar de la Garmin Instinct 2 Solar, la GBD H2000 est une montre connectée focalisée sur l’entraînement et le fitness. Tout comme sa rivale, la GBD H2000 utilise le GPS pour le calcul des distances, le tracé des parcours (voire la vitesse), ainsi que pour le réglage de l’heure.[/size][size=14]Contrairement à la Garmin qui peut régler l’heure par GPS de plusieurs manières différentes, le bijou de Casio ne le fait que d’une seule façon et ce, manuellement tout comme sa concurrente : via la fonction Time Adjustment accessible en mode Commandes.[/size][size=14]Noter que le temps d’attente est similaire à celui de la Garmin et même parfois plus court, car la montre peut se caler à plus de constellations que cette dernière (la GBD H2000 supporte en outre les systèmes GLONASS et QZSS des Japonais). Cependant, lors de la toute première acquisition des signaux satellites et/ou si l’appareil n’a pas été couplé à l’application Casio Watches, le temps d’attente peut être assez long (jusqu’à un quart d’heure) en vue de réceptionner les données liées à la seconde intercalaire.[/size][size=14]Dès que le processus d’acquisition des données satellitaires est achevé, la montre affiche la mention « Adjusted », la date au format anglais, le fuseau horaire avec son écart par rapport au temps UTC, l’heure corrigée (avec la mention DST si l’heure d’été est en cours au lieu calculé), les coordonnées GPS au format décimal. Tout comme pour la Garmin, ce réglage s’effectue en local sans aucun besoin d’une connexion Wi-Fi ou Bluetooth.[/size][size=14]À l’image de la Garmin, la GBD H2000 contient une base de données interne de fuseaux horaires et de règles de changement d’heure. Selon la documentation fournie par Casio, la surface terrestre est découpée en portions de 500 m de côté possédant chacune ses caractéristiques horaires sous forme de tables.[/size][size=14]Dans l’immense majorité des cas, la montre se synchronise presque parfaitement au temps UTC, avec souvent un décalage de moins de 50 millisecondes ! La firme japonaise précise néanmoins que l’écart peut-être d’une heure d’avance ou de retard si la réglementation est modifiée par les autorités, ou si l »utilisateur se situe non loin d’une délimitation de fuseau horaire. Le fabricant mentionne en outre dans ces manuels que l’application Casio watches permet d’appliquer des nouvelles règles de changement d’heure et de mettre à jour la montre en cas de besoin. Naturellement, le réglage manuel de l’heure et du fuseau horaire est possible en cas d’insuccès de la détermination du fuseau horaire exact.[/size]Notes :[size=14]§ la GBD H2000 et la Garmin peuvent calculer les heures de lever et de coucher du soleil en fonction de la position de l’utilisateur déterminée par GPS. L’erreur estimée ne dépasse pas deux minutes par rapport aux données astronomiques fournies par les logiciels et les sites spécialisés. La GBD H2000 impose malheureusement une restriction : au-delà de 65 degrés de latitude Nord ou Sud, les algorithmes ne sont plus en mesure de donner des résultats[/size][size=14]§ la Garmin peut calculer les heures de lever et de coucher de la Lune à la position de l’utilisateur grâce aux coordonnées GPS, avec une erreur maximale de quatre minutes par rapport aux données les plus précises. Cette fonctionnalité est absente de la GBD H2000. Celle-ci, en revanche, peut calculer les phases lunaires en affichant l’âge de la Lune et un graphique correspondant, avec une erreur moyenne de 0,3 jour par rapport aux éphémérides[/size][size=13]§ la GBD H2000 et la Garmin Instinct 2 Solar utilisent deux sources d’énergie pour charger leur batterie : l’alimentation par câble USB et l’alimentation par énergie solaire à l’aide des panneaux fixés sur l’écran. La première source est la plus rapide (moins de quatre heures de charge d’une batterie morte à une batterie chargée à bloc), tandis que la seconde est tellement lente qu’elle ne sert qu’à ralentir la décharge ou à maintenir l’affichage de l’heure. C’est ainsi qu’en mode économie d’énergie, la Garmin gagne en moyenne 1 % de charge après 1h30 d’exposition à un soleil ardent (entre 30 000 et 50 000 lux) et la charge cesse de progresser entre 75 et 80 % la plupart du temps. Quant à la GBD H2000, elle progresse d’une barre après environ une semaine de charge à raison d’environ trois heures de charge par jour sous un soleil soutenu d’au moins 50 000 lux. La charge solaire est impossible au-delà de cinq barres (niveau dit HIGH)[/size] -
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.