BIENNE – Swatch Group compte toujours réaliser une année historique en 2005, selon son patron Nick Hayek. Le no 1 mondial de l’horlogerie fonde sa prévision sur des résultats « très bons » en juillet, août et septembre, dans la foulée du premier semestre.
« Le segment luxe se porte extrêmement bien, mais les segments inférieurs ne sont pas en reste », a indiqué Nick Hayek dans une interview parue samedi dans « Le Temps ». A ses yeux, la diversification constitue d’ailleurs « la force unique » de Swatch Group, qui permet d’affronter les tendances cycliques du secteur.
Le président de la direction du groupe biennois souligne au passage que la marque Swatch elle-même progresse. « Et l’horizon du milliard de chiffre d’affaires pour Swatch n’est pas irréaliste », ajoute-t-il pour contredire certaines rumeurs prêtant des difficultés à la marque bas de gamme.
Disposant d’un bas de laine bien garni, Swatch Group évalue constamment les opportunités d’acquisitions. Les efforts se dirigent toutefois davantage vers la joaillerie-bijouterie que l’horlogerie. Mais Nick Hayek se dit pas pressé, préférant exploiter en priorité le potentiel des marques du groupe.
Pour mémoire, Swatch Group a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires en hausse de 4,7 % par rapport à 2003, à 4,152 milliards de francs. Sur les six premiers mois de l’exercice en cours, les ventes ont augmenté de 6,1 % à 2,1 milliards, pour un bénéfice net en croissance de 21,4 % à 267 millions de francs.