FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Sinn 1800 Damaszener : le tic-tac du marteau-pilon.
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Wern’R, le il y a 8 années.
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26 octobre 2018 à 3h55 #420003974184
Benji77
Membre- castor92 a écrit:
- Look… Intéressant.
Peut-être un peu lourd visuellement le « tout damas ».J’imagine qu’usiner des pièces comme la couronne dans ce genre de matériau est plus technique qu’avec de l’acier classique.
Après, est-ce que ça explique le prix, évidemment non.Peut-être effectivement qu’un mouvement un tout petit peu plus exclusif aurait aidé à faire passer la pilule

Usiner des pièces en Damas n’est selon moi pas plus cher que d’usiner de l’inox, peut être même moins. Mais là ou un boîtier inox sera peut être moulé puis rectifié par usinage, le boîtier Damas sera usiné dans un bloc forgé au préalable. Le Damas n’étant pas un matériau « homogène » on ne peut pas le mouler.
Ne cherchons pas à savoir si elle vaut ses 7500€, d’un point de vue fabrication clairement non, après comme toutes nos belles elle a la valeur qu’on veut bien lui donner !26 octobre 2018 à 7h39 #420003974185ZEN
MembreCe damas est du Damas « poudre » qui ne se travaille pas du tout comme le Damas traditionnel qui n’existe quasiment qu’en acier carbone. Ce damas là nous vient semble-t-il de suède. Il est intéressant pour la coutellerie mais totalement dépassé par le damas GV 10 et surtout le Damas SGPS, Damas japonais.
L’idée de montres en damas fut inaugurée par Wolf Borger lors d’un salon du couteau dans les années 1990…
Alfieri en fit un proto pour Zenith …
Parmi les causes de l’abandon, il y avait le taux de nickel de ce damas (le même que pour Sinn semble-t-il) et les risques d’allergie sauf à vernir le damas …
L’usinage industriel ne coute pas plus que pour de l’inox classique. La révélation du damas se fait à l’acide nitrique notamment et cela affecte les pas de vis qu’il faut donc protéger de la révélation car ils deviendraient défectueux. J’ai pu accéder plusieurs fois à des prototypes divers dans plusieurs maisons qui ont fini par renoncer au regard des fragilités et instabilité de cet acier sensible à l’acide de la transpiration bien qu’inoxydable. Je ne suis pas convaincu que le contact avec la peau soit recommandé.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).26 octobre 2018 à 8h36 #420003974186browningt
MembreElle est 5000€ trop chère
Le côté sl ne peut justifier un mouvement si basique et un prix si stratosphérique
Certains n’apprennent rien de la crise.26 octobre 2018 à 8h50 #420003974187Benji77
MembreMerci Zen pour ces précisions… j’ignorais l’existance de ce damas poudre. J’imagie que la pièce finale est otenue par frittage de la poudre ?
Quant au comportement de cet acier au contact de la transpiration, je veux bien le croire. J’imagine que le phénomène est similaire à celui de la corrosion galvanique ou effet pile.Bref tout ca pour dire que l’acier tegiment c’est très bien finalement !
26 octobre 2018 à 9h10 #420003974188Guy 67
MembreUne marque suédoise est spécialisée dans ce type de montres depuis pas mal de temps : Gustafsson & Sjögren.
Pour avoir discuté avec eux à Bâle et vu leurs montres, je peux dire que c’est du beau boulot.
https://www.goswatches.com/collections1
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La mode se démode, le style jamais.Membre AHA n°1Amicalement
Guy 6726 octobre 2018 à 10h18 #420003974189Rocca
MembreNon mais, franchement, je suis étonné qu’une montre aussi moche entretienne encore la discussion…
Qui porterait sérieusement un truc pareil ?
Et je ne parle même pas du prix !!
26 octobre 2018 à 10h37 #420003974190ZEN
MembreElles sont superbes et par le choix des acides et le recours à l’électricité les couleurs sont magnifiques
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).26 octobre 2018 à 12h15 #420003974191NikolasT
Membre- Leopal a écrit:
- Je ne peux que redire ce que je disais sur ABWT, c’est beau et rare, mais le prix est ridicule.
En plus il est annoncé à 8,580$ mais aux US on parle de prix HT. Avec la conversion en € et la TVA, on est à 9000 balles.
Rectification, elle est affichée à 7800€ TTC sur le site européen de Sinn…
- ZEN a écrit:
- Ce damas est du Damas « poudre » qui ne se travaille pas du tout comme le Damas traditionnel qui n’existe quasiment qu’en acier carbone. Ce damas là nous vient semble-t-il de suède. Il est intéressant pour la coutellerie mais totalement dépassé par le damas GV 10 et surtout le Damas SGPS, Damas japonais.
L’idée de montres en damas fut inaugurée par Wolf Borger lors d’un salon du couteau dans les années 1990…
Alfieri en fit un proto pour Zenith …
Parmi les causes de l’abandon, il y avait le taux de nickel de ce damas (le même que pour Sinn semble-t-il) et les risques d’allergie sauf à vernir le damas …
L’usinage industriel ne coute pas plus que pour de l’inox classique. La révélation du damas se fait à l’acide nitrique notamment et cela affecte les pas de vis qu’il faut donc protéger de la révélation car ils deviendraient défectueux. J’ai pu accéder plusieurs fois à des prototypes divers dans plusieurs maisons qui ont fini par renoncer au regard des fragilités et instabilité de cet acier sensible à l’acide de la transpiration bien qu’inoxydable. Je ne suis pas convaincu que le contact avec la peau soit recommandé.
Sauf erreur il ne s’agit pas de « Damasteel » (marque de l’aciérie suédoise Soderfors), plus répandu et issu de métallurgie des poudre mais bien d’un damas composite austénitique (non trempable) composé d’alternances de feuilles de 316L et 304L, fabriqué industriellement par Markus Balbach avec une technique de forge traditionnelle par martelage.
La forge de damas inox et titane est complexe car elle doit se faire sous atmosphère contrôlée. Les fabricants capables de produire un damas réellement inox se comptent sur les doigts d’une main, d’où l’exclusivité du produit fini… La difficulté est d’autant plus grande pour produire des plaques épaisses et des blocs homogènes…
26 octobre 2018 à 18h30 #420003974192Benji77
MembreBonjour NikolasT,
Pourquoi parles tu d’inox et de titane ? Tu parles avant de deux plaques de 304L et 316L, soient 2 inox de grades différents. Je n’ai pas compris ce que faisait le titane la dedans…26 octobre 2018 à 20h06 #420003974193Rocca
Membre- ZEN a écrit:
- Elles sont superbes et par le choix des acides et le recours à l’électricité les couleurs sont magnifiques
Ça ne se voit pas du tout sur les images ci-dessus. Aucune couleur et un aspect métallique bizarre peu engageant.
26 octobre 2018 à 20h15 #420003974194NaKKdry
MembreJe pense que Zen parlait là des montres du lien de Guy
26 octobre 2018 à 20h48 #420003974195Fred7990
MembreLe Damas j’adore… sur les couteaux et je peux y mettre le prix.
Par contre comme écrin à de l’ETA
non et surtout pas à ce prix là.27 octobre 2018 à 2h46 #420003974196NikolasT
Membre- Benji77 a écrit:
- Pourquoi parles tu d’inox et de titane ? Tu parles avant de deux plaques de 304L et 316L, soient 2 inox de grades différents. Je n’ai pas compris ce que faisait le titane la dedans…
Ce n’etait pas très clair en effet. Ce que je veux dire c’est que ces forges peuvent fabriquer du damas composé de plusieurs aciers inox austénitiques (non magnétiques) ET du damas (ou on parlerait plus ici de Mokume Gane) composé de plusieurs alliages de titane – également amagnétique – car cela nécessite le même savoir-faire.
Le problème dans la fabrication de ces composites est l’oxygène qui empêche la soudure entre les différents alliages. On pourrait se dire qu’il suffit d’utiliser une forge à induction électromagnétique – sans flamme – sous vide ou argon pour que le tour soit joué. Mais ces métaux étant amagnétiques ils ne s’échauffent pas sans un élément de contact qui lui peut s’échauffer…
Donc de ce que j’ai pu comprendre, les forgerons ont rusé en enfermant les différents plaques de métaux superposées dans une boite étanche soudée au TIG (arc-argon) parfaitement ajustée ce qui permet de forger l’ensemble de manière classique à la flamme et de le passer au marteau-pilon, au laminoir, etc… Ce qui ajoute on l’imagine, une charge de travail conséquente, sans compter les ratés…27 octobre 2018 à 5h41 #420003974197Wern’R
MembreLes productions de Markus Balbach en coutellerie ont un meilleur rendu , les lames de 300 couches par exemple sont d’une autre facture .
Il s’agit là de damas obtenu par métallurgie des poudres .
mon avis est : bof !
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