FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › SIHH et Baselworld synchronisent leur calendrier à partir de 2020
- Ce sujet contient 13 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
MontreMariano, le il y a 7 années et 10 mois.
-
AuteurMessages
-
18 décembre 2018 à 20h15 #410000136127
fam2008
MembreBonjour,
Baselworld change de date à partir de 2020, 10 jours d’affilé de salon horloger :
https://www.lepoint.fr/montres/salon/sihh-et-baselworld-plus-freres-qu-ennemis-18-12-2018-2280425_2912.php19 décembre 2018 à 6h53 #420004001875leOon_n
MembreBW existe depuis 1917 (ok, Bales existe tel quel depuis quoi… 2003 – 2005… bref)
le SIHH existe depuis 91…- Citation :
- Cette situation impliquait que les professionnels, la presse et les clients communs aux grandes marques horlogères devaient se rendre deux fois en Suisse en l’espace de quelques semaines seulement.
ils auraient pu y penser avant non ?
19 décembre 2018 à 7h32 #420004001876foversta
MembreC’etait le cas avant les dates se sont séparées il y a quelques années 2009 je crois. De toutes les façons le sujet n’est pas là
19 décembre 2018 à 12h38 #420004001877edelala
MembreBonsoir. J’interviens peu mais cette question quasi-politique sur le fonctionnement de l’ecosysteme horloger me passionne.
Pour avoir discuté de ça avec des insiders dans l’Horlogerie Suisse suite à la main tendue il y a deux semaines de Baselworld envers le SIHH, je confirme que « le sujet n’est pas là » comme l’analyse @foversta.
Aux Journées du Marketing Horloger qui se sont déroulées à La Chaux de Fonds début décembre, il y a vraiment eu une mise en avant flagrante de l’impasse dans laquelle la filière se trouve: comment toucher le client final, de manière consistante et maîtrisée, comme la profession le fait si bien dans la production de ses gardes temps ?
Alors que les entreprises support (distributeurs, salons et media) maîtrisaient la quasi-totalité des flux entre une marque et ses clients il y a peu, entre autres, les outils de marketing numérique et l’internalisation de la distribution par les marques pour répondre à des besoins internes (retours sur investissements directs optimisés pour ce qui est de la communication, maîtrise des données, maîtrise des offres, voire réduction des coûts pour les points de vente numériques et physiques en propre) mais surtout clients (désormais éduqués au fonctionnement du business, sur-renseignés de bonnes ou mauvaises informations sur les produits grâce aux communautés, et de moins en moins volontaires à financer un intermédiaire sans valeur ajoutée perçue lorsqu’il sent directement qu’il peut avoir le même produit pour moins cher sans différence).
Voici le fond de ma pensée, très vulgarisé, sûrement très contestable (mais je suis ouvert d’esprit, rentrez moi dedans pour corriger ces potentielles approximations !) :
1. Baselworld et le SIHH n’avaient pas besoin l’un de l’autre jusqu’ici, les marques avaient besoins d’eux pour travailler. Bien que militants tous les deux pour le renom de l’Horlogerie Suisse, par intérêts des groupes organisateurs, ils ont imposés à leurs marques et leurs distributeurs de venir deux fois sur le territoire helvète passer leur commande annuelle et goûter aux spécialités culinaires locales. Pas mal pour les activités touristiques de luxe du pays ceci dit.
2. Les marques n’avaient pas vraiment besoin de se préoccuper de l’intérêt ou non de leurs distributeurs, les distributeurs avaient besoin d’elles pour avoir des produits qui se vendent. Beaucoup d’entre elles n’ont pas cherchées plus loin. S’en suivent des surcharges de stocks chez les distributeurs indépendants, des remises à l’appel pour écouler les invendus, et un désintérêt partiel du service client au profit de la quête à la survie du business et de la rotation chez les détaillants.
3. Les distributeurs n’avaient pas à se soucier si les clients étaient satisfaits de leur travail, du service qu’ils apportaient en tant que représentants exclusifs des marques. En effet, ils avaient quasiment le monopole de la distribution. Idem pour les media traditionnels qui étaient les seuls à communiquer sur les produits de luxe.Sauf que maintenant, les marques n’ont pas besoin fondamentalement des salons, lieux de rencontre avec les distributeurs qui coûtent un bras, elles peuvent gérer par elles même et pour moins cher l’opérationnel avec leur distributeurs avec les nouveaux moyens de communication, de CRM et d’automatisation. D’ailleurs, ont-elles toujours besoin de ces détaillants ? Les marques ont les moyens désormais de toucher les clients finaux à coups d’achats de base de données et de marketing ciblé. Encore mieux, les clients ne veulent que ca: acheter directement à la marque, authenticité et marge de distribution réduite synonyme de prix plus justes. Même constat pour les media, un client convaincu peut partager une photo d’une montre pour beaucoup moins cher et, au nombre de clients, avec une quantité de personnes touchées aussi importante qu’une publicité dans un beau journal papier.
Une fois ça dit, concrètement il faut juste que les marques aient des endroits où leurs clients puissent essayer leurs produits puis les collecter et une armée d’ambassadeurs blogueurs influenceurs qui relaient leur informations vu que leurs clients peuvent aller en boutique essayer une montre et l’acheter en ligne. Merci les détaillants de nous avoir fait prospérer tant d’années, surtout continuez à avoir nos produits en vitrine mais vendez en le moins possible, pourvu que les clients achètent chez nous. Merci les media aussi, mais on n’a plus vraiment besoin de vous.
Ca c’est l’approche quantitative et heureusement, les valeurs de l’horlogerie sont dans la qualité et la relation long-terme. Au final, on ne peut pas planter du jour au lendemain ceux qui nous ont permis d’être si haut. Et je pense que ce rapprochement entre Baselworld et le SIHH est l’annonce de la prise en compte de ce fonctionnement qui n’allait plus et la première pierre d’un nouvel édifice pour tenter de sauver le Swiss Made, le symbole de la prise de conscience de toutes ces années à ignorer les autres pourvu que mon entreprise grossissait.
Je pense que le cap s’oriente vers la qualité, l’humilité et l’expérience au service du client. Les modèles de business des sociétés tierces support doivent évoluer. Les marques qui se sont embourbées dans des habitudes de supériorité par rapport à leurs partenaires doivent se remettre en question et les accompagner dans ces changements nécessaires à tous.
1. Transformer les détaillants en showrooms, en le nec plus ultra des influenceurs physiques, ces experts qui ont pour mission de conseiller, renseigner, raconter les montres, sans intérêt autre que celui de répondre au mieux aux attentes du client. Les commissionner sur les affaires apportées aux marques plutôt qu’à les faire acheter à tout prix des produits qu’ils forceront à leur tour à leurs clientèle qui achètera à contre coeur. Ne plus remiser les produits, partager les expériences et parcours clients entre la marque et le distributeur pour un service optimal. Ne plus être les clients de marques, mais leurs apporteurs d’affaires.
2. Transformer les media en experts, créateurs de contenus originaux et d’expériences inédites, plutôt que de faire appel à eux comme simples relais de communication d’information poussées par les marques. Les rémunérer sur l’influence qualitative qu’ils ont pour elles. Ne plus être de simples diffuseurs, être en plus créateurs, consultants et conseillers dans les productions de contenus mais aussi de produits des marques.
3. Transformer les Salons Horlogers, actuellement foires d’affaires, en événements experienciels stimulants au service de la cause commune qu’est l’Horlogerie. Débrider les journées rythmées par les 4 rendez-vous d’affaires par heure à hauteur de 10 heures par jour et ce durant 3 jours. Rebelote 3 mois plus tard à quelques kilomètres de là. Rencontrer, conseiller, prendre le temps de se présenter, raconter les histoires des montres, former les futurs meilleurs ambassadeurs des produits (media et détaillants) plutôt que de les saigner et les faire signer. Se fédérer et militer pour une cause commune sur le même terrain, ensemble et dans la même équipe, plutôt de se faire la guerre entre coéquipiers. Ensemble on va plus loin, ensemble on est plus crédibles. Une fois en Suisse, la fois suivante à Dubail, puis à Miami, et enfin à Hong Kong. Pour des audiences différentes, des discours différents, mais d’une seule et même voix, celle de l’Horlogerie Suisse. Le rapprochement du SIHH et de Baselworld est un premier pas que je trouve humble et qui va dans le bon sens. Bien que tardif. Et aux allures très politiciennes.
J’ai eu l’occasion d’entendre l’intervention d’un partenaire à ce propos sur la radio nationale Suisse. Je valide et si vous voulez la faire courte plutôt que de vous taper toute ma rédaction: https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/baselworld-ouvert-a-discuter-avec-le-sihh-de-la-coordination-interview-de-thomas-baillot.19 décembre 2018 à 13h05 #420004001878leOon_n
MembreTransformer les détaillants en showrooms, en le nec plus ultra des influenceurs physiques, ces experts qui ont pour mission de conseiller, renseigner, raconter les montres, sans intérêt autre que celui de répondre au mieux aux attentes du client.
Oui enfin… ca reste un AD sans la vente, mais faut bien les payer ces gens la…
sinon assez d’accord avec ton point de vuPS: ton lien ne marche pas
19 décembre 2018 à 13h26 #420004001879foversta
MembreSi je peux me permettre, tout ça oublie l’essentiel. L’essentiel c’est le produit. Il faut revenir à ce point. Etre de nouveau créatif, audacieux, être en mesure de proposer de la personnalisation et des justes prix. Remettre de la passion et de la qualité perçue. On ne séduit personne avec des produits peu inspirés et des finitions qui sentent le cost control.
Tant que l’horlogerie suisse ne sera pas capable de nouveau séduire sa clientèle traditionnelle qui a fui et de conquérir la nouvelle génération qui aujourd’hui considère au mieux une montre comme un accessoire, ces discussions interminables sur baselworld et sihh ne serviront à rien. Car l’avenir de l’horlogerie se joue ailleurs.
Je rappelle qu’au moment où l’on parle, le marché dans certains pays n’est plus tiré que par quelques références.
20 décembre 2018 à 2h04 #420004001880ashivan64
Membre- edelala a écrit:
- 1/ Une fois ça dit, concrètement il faut juste que les marques aient des endroits où leurs clients puissent essayer leurs produits.
2/ Ca c’est l’approche quantitative et heureusement, les valeurs de l’horlogerie sont dans la qualité et la relation long-terme.
3/ Transformer les détaillants en showrooms, en le nec plus ultra des influenceurs physiques, ces experts qui ont pour mission de conseiller, renseigner, raconter les montres, sans intérêt autre que celui de répondre au mieux aux attentes du client.
1/ ce qui entraine les mêmes charges qu un AD me semble t il… voire plus car les couts sont supportés par une seule marque.
2/ je me permets de rester très dubitatif sur le regard à long terme de l horlogerie actuelle en général.
3/ce que fait naturellement un AD soucieux de garder sa clientèle et de la faire prospérer…
Du reste je ne comprends pas comment on peut mettre dans la meme phrase influenceur et « sans intérêt autre que celui de réplndre au mieux aux attentes du client »…
Si la personne est un influenceur, le discours est forcément biaisé par définition même…
20 décembre 2018 à 3h00 #420004001881herge81
MembreOn ne l’a pas mentionné mais le format de ces grandes messes est dépassé. Cela marchait il y a 20/30 ans mais les nouveautés arrivent aujourd’hui de façon beaucoup plus étalée au cours de l’année (sauf Rolex et Patek) si bien que la plupart des marques ont peu d’intérêt à payer des sommes colossales pour une exposition minime.
Et comme le remarque Fx, il faut redonner envie aux clients et là, ce n’est pas gagné (surtout si les rumeurs de hausse de prix chez certaines marques se confirment)….20 décembre 2018 à 3h05 #420004001882Monza75
Membre20 décembre 2018 à 6h32 #420004001883ZEN
MembreLe marché de l’horlogerie a changé ces 7 voire 5 dernières années de manière considérable au nez et à la barbe des marques et des organisateurs de salons. Le problème n’est pas exclusif à l’horlogerie car la société vit une mutation profonde qui remet en cause des codes antérieurs notamment sur ce qui est vecteur d’appartenance sociale.
Les professionnels se comportent comme si les montres restaient l’objet de mode qu’il fut dans les années 1990 mais les groupes propriétaires des marques en ont fait des objets peu accessibles et le monde a changé. La montre n’est plus qu’un des objets qu’on peut porter au poignet et n’est plus le principal support individuel de l’heure. Les téléphones portables qui remplacent pour cela les montres sont plus proches des montres de poche que des montres bracelet.
En outre, les téléphones portent bien d’autres informations et liens interactifs alors qu’une montre est un instrument isolé. La société d’aujourd’hui repose sur la connexion, la possibilité de se faire lire ou entendre. La main tendue de Baselworld est la main de l’aveugle qui propose au non voyant de le guider.
Les 2 manifestations souffrent du même mal à des degrés divers et dans des contextes un peu différents mais ce sont les mêmes difficultés. Le client final n’est plus écouté. Mais pour qui les montres sont-elles fabriquées ?
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).20 décembre 2018 à 6h48 #420004001884edelala
Membre@leOon_n
Pour ce qui est des ADs dans le luxe je parle, je pense que le modèle va lentement changer et les distributeurs horlogers vont se tourner vers un modèle du type distributeur de voiture. On va chez le vendeur de voiture, on essaye, on configure, on passe une commande et on reçoit. Le distributeur a des modèles d’essais, et prend des commissions sur les commandes passées.Désolé pour le lien, j’ai du galérer sur le copier coller. Celui ci devrait fonctionner :
https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/baselworld-ouvert-a-discuter-avec-le-sihh-de-la-coordination-interview-de-thomas-baillot?id=10027892@foversta
Complètement d’accord avec vous. Tout ce dont on parle n’est que politique et support, l’essentiel reste dans le produit horloger. Si pas de renouveau à ce point, on aura beau imaginer les meilleurs supports, les meilleurs salons, les meilleurs influenceurs, sans contenu horloger pertinent pour des clients d’aujourd’hui, ca ne servira à rien. Vive les initiatives qui vont dans ce sens. Ca bouge en ce moment, en Suisse et ailleurs, tant mieux!@ashivan64
1) Oui complètement. C’est pour ça qu’ils pourraient chercher des marges ailleurs. Optimisation des flux logistiques, production en flux plus tendus, optimisation des dépenses de communication, regroupement de compétenses enréseau d’entreprise, diversification des rentrées d’argent par exemple.
2) Le moins qu’on puisse dire c’est que même si dirigée par des financiers, il y aune quantité incroyable d’afficionados de l’Horlogerie qui seront assez fou, si l’Horlogerie se cassait la figure, de recréer une nouvelle Horlogerie. L’offre est à remettre en cause, pas le produit, non ?
3) Oui je me suis mal exprimé. Souvent on pense qu’un influenceur c’est la nana dénudée qui fait un post sponsorisé pour une marque de blanchisseur de dent sur les réseaux sociaux. Je parle ici de vrai influenceur sur une décision lourde: certain vont faire appel à un event planner pour la confection de leur soirée de mariage, d’autres vont faire confiance à leur conseiller en patrimoine pour optimiser leur placements financiers, et le client horloger devrait faire se tourner vers le conseiller horloger pour s’acheter sa belle montre. Pour moi l’event planner, le conseiller patrimonial et horloger sont les réels influenceurs d’un achat d’un client d’un produit d’une marque. Ils sont rémunérés logiquement pour leur expertise de conseil qui doit répondre au mieux aux intérêts du clients. Sinon il choisirait par lui même et n’aurait pas besoin de passer par un tiers.@herge81
D’ailleurs c’était drôle. Présentation du plus gros coup marketing d’Omega de l’année au JMH ? Forcement Speedy Tuesday, partie en quelques dizaines de minutes. Question de l’audience. Une nouveauté hors Salon ? Commercialisée sans distributeurs intermédiaires ? Sans pousser les media traditionnels ? Ceux qui on fait le renomde la Speedmaster il fût un temps ? Silence dans la salle.20 décembre 2018 à 10h43 #420004001885MontreMariano
MembreSwatch organise son propre salon à Zurich aux date de Baselworld d’après Reuter … Du moins pour leur haut de gamme .
20 décembre 2018 à 10h44 #420004001886foversta
MembreQue pour les détaillants et pas la presse
20 décembre 2018 à 10h48 #420004001887MontreMariano
MembreExacte mais pas encore ferme et définitif …
-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
