FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Revue de ma Dornblüth & Sohn 99.0
- Ce sujet contient 114 réponses, 33 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Invité, le il y a 11 années et 10 mois.
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28 octobre 2014 à 23h43 #420002407865
Invité
MembreUn petit up pour vous livrer mes impressions, un an de port régulier (encore plus aujourd’hui vu que j’ai deux montres en révision) et quelques micro-rayures plus tard. Premièrement, c’est de loin le plus précis de tous les 6497 que j’ai eu (même si celui-ci n’a plus grand chose à voir avec le calibre originel). Il ne varie tout simplement pas, alors que je répète avoir lu ici ou là des problèmes de prise d’avance un peu trop importante (articles datant d’il y a quelques années cependant). Simple coup de bol ou réelle amélioration de Dirk, j’ai questionné ce dernier, qui m’a informé qu’il avait établi récemment une tolérance interne entre -4 et +6 secondes par jour mais que tout dépendait du style de porté. En profitant suffisamment en ce moment, cela va sans dire que je suis agréablement surpris de cette stabilité. Je me suis en outre rendu compte que ses charmes se révélaient vraiment lorsqu’on la portait soi-même. Une de ces montres très simples et classiques où tout est dans le détail. Ainsi, certaines personnes de mon entourage qui la trouvaient froide, d’une rigueur toute germanique ont changé d’avis en la regardant de près. De leurs dires, les jeux de lumière si particuliers sur les aiguilles et les chiffres étaient imperceptibles en la voyant sur moi. Selon elles, ces éléments étaient noir profond, alors qu’une fois entre leurs mains, leur couleur, ce bleu si électrique apparaissait évident. Dernier point, j’ai découvert que Dirk proposait à son catalogue une couleur de cadran intéressante appelée « Bleu Montego ». L’envie est grande pour moi d’en commander un exemplaire affublé d’appliqués argent et d’aiguilles assorties pour avoir ainsi deux montres en une. C’est aussi ça, le charme des indépendants: pouvoir être en contact direct avec l’horloger fondateur pour des questions de fournitures, des personnalisations, de suivi client. C’est différent… Quelques photos:















Et le cadran Bleu Montego, ici monté sur une Center Second:
29 octobre 2014 à 8h05 #420002407866Invité
MembreC’est définitivement une superbe pièce. Ton retour sur la fiabilité et la régularité de la marche confirme à l’évidence que Dirk fait un magnifique boulot.
Encore bravo pour cet achat!
Amicalement,
A.
29 octobre 2014 à 14h40 #420002407867Invité
MembreMerci, Adrien ! Si tu passes sur Paris, fais-moi signe, on ira se prendre un verre ! Dirk a effectivement eu des difficultés à fiabiliser ses calibres au départ, mais ce temps semble être révolu. C’est vraiment une marque terriblement intéressante pour qui veut se faire plaisir avec une montre d’indépendant classique et intemporelle, personnalisable à l’envi, à l’approche de fabrication traditionnelle et au tarif abordable. Je ne comprends pas pourquoi on n’en voit pas plus par ici, les délais d’attente d’une dizaine de mois et la pérennité, peut-être… Quoiqu’il en soit, ça m’arrange plutôt, je garde mon exclusivité
!29 octobre 2014 à 18h15 #420002407868voxduc25
Membre- danfromfam a écrit:
- Un petit up pour vous livrer mes impressions, un an de port régulier (
Et le cadran Bleu Montego, ici monté sur une Center Second:
Très bien ce petit up et ce retour d’expérience au bout d’un an , une montre qui se dévoile jour après jour y compris a ton entourage
Ce cadran bleu que nous ne faisons qu’apercevoir est superbe, il est dommage de ne pas voir plus cette marque sur FAM29 octobre 2014 à 19h17 #420002407869Invité
MembreJe suis d’accord, c’est vraiment dommage mais bon… Un petit défaut que j’ai constaté, j’étais l’autre jour en chemise pour le salon Les Montres et ai constaté qu’elle était difficile à faire passer sous une manche un peu serrée à cause de ces 11.5mm d’épaisseur. Elle demeurait assez visible dessous, faisant une sorte de grosse boule. Je suis le plus clair de mon temps en jeans/polo mais je pense que c’est un peu délicat pour une personne soumise à un code vestimentaire strict (poignets mousquetaires)… La réserve de marche est un peu short par contre, mais c’est un réel plaisir de la remonter: c’est assez doux (allemande oblige) bien qu’un peu bruyant. Hormis cela, elle est certes visible par ses bons 41.8mm et son ouverture de cadran mais elle passe relativement inaperçue, à tel point qu’il m’arrive d’oublier ma sempiternelle habitude de la cacher sous ma manche dans les transports. Mais qui connaît Dornblüth ? Pour le set cadran bleu/aiguilles, j’ai vraiment envie de demander un devis juste pour voir.
6 novembre 2014 à 16h31 #420002407870Invité
MembreJe le souhaitais, je l’ai fait. Depuis un moment, je voulais faire un versus entre ma Dornblüth et une Lange simple, de préférence une 1815 par son look de chronomètre de poche plutôt similaire. Je souhaitais savoir si Dornblüth pouvait constituer une véritable alternative à Lange ou non. Ce versus m’a ainsi permis de me faire mon idée.
Ainsi, la Dornblüth se défend plus qu’honorablement, notamment au niveau du cadran. Bien que cet élément des deux montres fasse appel à la même matière première (l’argent massif), j’accorde un petit plus à celui de la Dornblüth: en effet, par son pailletage particulier, il procure des jeux de couleur (comme je l’ai mentionné avant, on va du coquille d’oeuf au blanc immaculé en passant par du léger rose) et des variations renforcés par la possibilité de bénéficier de chiffres appliqués, qui accordent davantage de relief à la montre et se mettent à luire dès qu’un rayon de lumière les touche. Le cadran de la 1815, bien que très beau et très bien fini, me paraît ainsi un peu plus « ennuyeux », toutes proportions gardées. Dernier point sur le cadran, celui de la Dornblüth ne présente pas le six à moitié coupé par la petite seconde que l’on retrouve sur la 1815. Je sais que ce détail énervent certains pour qui l’équilibre de la pièce s’en trouve un peu cassé…
La touche Lange est par contre bien perceptible au remontage: celui de la Dornblüth est très doux mais l’on sent tout de même les crans passer légèrement. C’est imperceptible sur la Lange. Le remontage de la Dornblüth, base Unitas oblige, reste de surcroît un peu bruyant.
Au niveau du mouvement, on remarque après une observation minutieuse à la loupe que deux-trois détails pèchent sur le 99.0, alors que le mouvement de la 1815 frise le sans-faute. Celui de la Lange est tout d’abord en argent allemand, ou maillechort, quand celui de la Dornblüth est en acier rhodié or rose. De plus, j’ai noté quelques petites imprécisions au niveau des côtes de Glashütte (certaines ont un tracé légèrement irrégulier) et des gravures. Ceci nous renvoie à la raison d’être de Dornblüth, celle de fabriquer des pièces dans la tradition allemande des siècles derniers. Son outil de production est composé de vieilles machines regroupées dans un ancien corps de ferme à Kalbe quand Lange associe travail manuel, technologies de pointe (CNC, informatique) et soutien financier du groupe Richemont… Hormis cela, on retrouve sur les deux pièces les mêmes décorations typiquement allemandes (châtons, vis bleuies, coq de balancier gravé main, réglage fin par col de cygne…)
J’omets volontairement de parler de la différence de matières de boîtiers (or contre acier), la Dornblüth pouvant être aussi disponible en or sur simple demande (et à condition de signer le chèque).
Ce petit comparatif accrédite l’idée que bien que les deux pièces présentent des similitudes (hommage aux chronomètres de poche, ADN allemand indéniable, aiguilles magnifiquement bleuies), elles restent assez différentes l’une de l’autre. La Dornblüth est une pièce avec un côté plus humain. Elle a énormément de qualités (surtout pour le prix, sept fois moins cher que celui de la 1815) et quelques rares points encore perfectibles dus à son côté artisanal et fait main. La Lange, quant à elle, reste le produit quasi-parfait de la conjugaison du meilleur des savoir-faire. Deux-trois photos (par mégarde, je m’étais rendu compte le jour J en sortant mon Bridge que j’avais oublié la carte-mémoire dans mon ordinateur, les photos sont faites à l’Iphone, veuillez m’en excuser):





6 novembre 2014 à 16h37 #420002407871Eric67
MembreBelle pièce que cette Dornbluth.
Mais là où elle pèche par rapport à la Lange, ça me semble surtout être au niveau du boîtier.
6 novembre 2014 à 16h47 #420002407872Mister N
MembreSalut Dan
C’est vrai que c’est une belle montre
J’avoue qu’elle m’a souvent titillée
et puis est venue la PC/LAO
je l’ai vue il y a peu lors d’un diner sur Paris et j’ai été séduit ! ou plutôt j’ai confirmé les sensations éprouvées sur photo… C’est encore plus beau !
Le plus dur maintenant c’est d’attendre…
6 novembre 2014 à 16h52 #420002407873Invité
MembreJe la trouve sublime cette Dornblüth Dan… Merci pour les photos et le comparatif
.- Eric67 a écrit:
- Belle pièce que cette Dornbluth.
Mais là où elle pèche par rapport à la Lange, ça me semble surtout être au niveau du boîtier.
Oui je suis d’accord, le boitier est un peu moins élégant, moins « aérien ». Ceci dit, je crois que la Lange est en 40mm et la Dornblüth en 42
. L’impression visuelle doit être renforcée par cela.- Mister N a écrit:
- Salut Dan
C’est vrai que c’est une belle montre
J’avoue qu’elle m’a souvent titillée
et puis est venue la PC/LAO
je l’ai vue il y a peu lors d’un diner sur Paris et j’ai été séduit ! ou plutôt j’ai confirmé les sensations éprouvées sur photo… C’est encore plus beau !
Le plus dur maintenant c’est d’attendre…
Vivement la revue de cette magnifique Coyon
.6 novembre 2014 à 16h54 #420002407874broncos
Membremerci pour cette comparaison…
je trouve quand même que la Lange a une finesse et une classe naturelle que n’aura jamais la Dornblüth (avis perso) mais le tarif, bien sur, n’est pas non plus le même…
quoi qu’il en soit, Dirk fait de très belles choses. J’avoue y avoir réfléchi mais elles font trop habillées pour moi…
6 novembre 2014 à 16h58 #420002407875Mister N
Membre- adrien86 a écrit:
- Vivement la revue de cette magnifique Coyon
.
Punaise ça risque d’être long….
6 novembre 2014 à 17h01 #420002407876Invité
Membre- Mister N a écrit:
-
Punaise ça risque d’être long….
Je partage ce sentiment… J’attends fébrilement ma flieger de l’AHA depuis exactement un an
. Ceci dit, c’est une partie du plaisir
. En tous les cas, c’est un magnifique achat! Bravo!6 novembre 2014 à 18h11 #420002407877voxduc25
MembreRare et intéressant comparatif entre ces 2 montres, non la Dornbluth n’est pas la L&S du pauvre elles ont chacune leurs propres qualités et personnalité, c’est vrai que point de vue boitier la différence est évidente mais sinon elle fait mieux que se défendre face a cette superbe Lange
10 novembre 2014 à 13h40 #420002407878Invité
Membre- Eric67 a écrit:
- Belle pièce que cette Dornbluth.
Mais là où elle pèche par rapport à la Lange, ça me semble surtout être au niveau du boîtier.
Merci. Tu as sûrement raison pour le boîtier. Cela lui donne un aspect plus robuste, plus adapté à un porté plus régulier, alors que la Lange est réellement, par sa finesse, très habillée.
10 novembre 2014 à 13h46 #420002407879Invité
Membre- Mister N a écrit:
- Salut Dan
C’est vrai que c’est une belle montre
J’avoue qu’elle m’a souvent titillée
et puis est venue la PC/LAO
je l’ai vue il y a peu lors d’un diner sur Paris et j’ai été séduit ! ou plutôt j’ai confirmé les sensations éprouvées sur photo… C’est encore plus beau !
Le plus dur maintenant c’est d’attendre…
Eh bien, bravo pour ton craquage, pour l’avoir vue aussi, elle m’a marqué. Au plaisir donc de les mettre côte à côte
! Avec quelles options ? J’avoue avoir hésité à revendre la Dornblüth pour partir chez Pascal Coyon. Mais un point m’a arrêté: celui de la pérennité. Dornblüth produit depuis 1999, alors que Pascal a commencé cette année. Du coup, j’attends de voir comment l’entreprise de Pascal se comporte, s’il compte étendre sa gamme… Cela me permet aussi d’économiser pour éviter d’avoir à revendre la Dorn’. -
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