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Pulsar77, le il y a 9 années et 2 mois.
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7 juillet 2017 à 8h29 #410000127769
Pulsar77
MembreReview : Commodore Business Machines
Salut à tous,
Je vous propose à la lecture une revue sur ma Commodore Business Machines.

Commodore est avant tout connu pour leur production d’ordinateur le C16, le C64, le C128 et le fameux Amiga 500.


Les graphismes de l’Amiga 500 étaient meilleurs que les consoles de salon de l’époque (sauf peut-être Neo-Geo) et même aujourd’hui, ils sont loin d’être ridicules.
Cela me rappelle de sacrés partis de jeux vidéo entre copains fin des années 80, début 90.
Des jeux célèbres comme : Turrican, Chuck Rock, Speed ball, Secret of Monkey Island, Another World, International Karaté, Gods, Shadow of the beast, Rick dangerous, Lemmings…Dès le début des années 70 Commodore produit de nombreux équipements de bureau comme des broyeuses à papier, calculatrices LED…et en 1975 une montre à LED bon marché.
Je possède l’un des premiers modèles produits aux USA, on peut voir sur le fond de boite Palo Alto California.
La boite étant produite en Suisse.
Données techniques
La boite et bracelet
Le boitier présente une forme en éclipse, en comparaison avec mes Pulsar, il est relativement plus plat est habillé.
Il s’agit d’une boite en laiton chromé (souci d’économie oblige), le fond est en acier inoxydable.
Le boitier présente un bouton poussoir sur la tranche droite et un bouton de réglage.

Le verre est en plexiglass rouge avec le logo en bas à gauche, la peinture blanche est partie avec le temps.
Avec la peinture le logo est comme ci-dessous :

Le bracelet est en acier avec boucle déployante.Le module :
La première version du module était donc produite à Palo Alto aux USA.
Il avait la particularité de disposer de grosse LED comme sur les Pulsar ce qui rendait la lecture aisée dans tous les angles.
Photo : Crazywatches.plEnsuite, les deuxièmes versions des CBM ont été assemblées en France puis à Hong kong.
Dans un souci de réduction des coûts, le module disposait par contre de petit LED sur lesquelles étaient rajoutées des lentilles grossissantes. Le défaut de cette technique c’est qu’au-delà d’un certain angle, la lecture du temps n’est plus possible.Sur la photo ci-dessous, on voit la différence entre les deux modules.

Photo : crazywatches.pl
Photo : crazywatches.pl
Photo : crazywatches.plComme la plupart des montres à LED, la CMB est animée par deux batteries CR44/357.

Photo : crazywatches.plFonctions :
La CBM dispose de 5 fonctions en appuyant sur le poussoir à 2h :
– Une fois : affichage heures et minutes
– Si l’on maintien appuyer affichage du défilement des secondes
– Deux fois : affichage du mois et de la date,



Pour régler toutes ces fonctions, il faut appuyer avec une pointe sur le bouton à 4h, cela fait clignoter successivement les informations que l’on règle par le bouton poussoir à 2h.
La deuxième version du module dispose de la fonction de pouvoir régler l’intensité lumineuse des LED.
Deux wrist shot pour terminer :

Conclusion :
Pour conclure, cette montre est très sympathique et agréable à porter au quotidien.
Elle est facile d’utilisation et à régler contrairement aux Pulsar avec leurs aimants.
Et puis le fait que ça soit un fabriquant d’ordinateurs sur lesquels j’ai joué aux jeux vidéo étant gamin me rempli de nostalgie lorsque je porte cette montre.N’hésitez pas à me questionner si vous avez besoin de conseil d’achat ou tout simple de renseignements.
Merci de m’avoir lu.
7 juillet 2017 à 8h45 #420003634882Milannimes
Membre
Merci : souvenirs, souvenirs…
7 juillet 2017 à 9h09 #420003634883broncos
Membre- Milannimes a écrit:
Merci : souvenirs, souvenirs…
Oui, comme tu dis…
7 juillet 2017 à 11h22 #420003634884Rocca
Membreici encore, toutes les minuscules connexions étaient certainement soudées à la main, quel boulot !
Par contre je ne vois pas trop dans quelle gamme de prix cette montre pouvait se situer ?
Ça devait pas être donné quand même à l’époque.7 juillet 2017 à 11h25 #420003634885Pulsar77
Membre- Rocca a écrit:
- ici encore, toutes les minuscules connexions étaient certainement soudées à la main, quel boulot !
Par contre je ne vois pas trop dans quelle gamme de prix cette montre pouvait se situer ?
Ça devait pas être donné quand même à l’époque.
Elle coûtait 80$ en 1975, une Speedmaster coûtait 250$ à la même époque.
7 juillet 2017 à 11h28 #420003634886Rocca
Membre- JMR270677 a écrit:
- Elle coûtait 80$ en 1975, une Speedmaster coûtait 250$ à la même époque.
Ah ouais, quand même, le tiers du prix d’une speed, c’était pas donné donc.
7 juillet 2017 à 11h43 #420003634887Pulsar77
Membre- Rocca a écrit:
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Ah ouais, quand même, le tiers du prix d’une speed, c’était pas donné donc.
Oui, en suivant l’indice d’inflation de la Speedmaster (5000$ en 2017) ça ferait la Commodore à 1600$ de nos jours.
Les Pulsar P3/P4 étaient à 150$ en 1975 ça ferait 3000$ de nos jours.
La Pulsar Calculator 550$ en 1973 soit 11 000$ de nos jours.
Ces montres LED étaient excessivement chères à l’époque mais c’était le top de la technologie de l’époque.7 juillet 2017 à 11h49 #420003634888Rocca
Membre- JMR270677 a écrit:
- Ces montres LED étaient excessivement chères à l’époque mais c’était le top de la technologie de l’époque.
Oui, c’est certain.
On découvrait un mode d’affichage de l’heure et une précision qui étaient totalement révolutionnaires à l’époque sur une montre de poignet.
7 juillet 2017 à 14h13 #420003634889Pulsar77
MembreOui une mini révolution
7 juillet 2017 à 20h26 #420003634890Rocca
MembreL’industrie suisse, qui n’avait rien vu venir, a failli pas s’en remettre !
7 juillet 2017 à 20h35 #420003634891Pulsar77
Membre- Rocca a écrit:
- L’industrie suisse, qui n’avait rien vu venir, a failli pas s’en remettre !
Oui, disons qu’ils avaient la capacité de créer mais ils avaient un outil de production ancien là où les Japonais et les Américains avaient un outil de production moderne.
Les Japonais ont pu sortir des quartz bon marché à une cadence infernale.7 juillet 2017 à 20h37 #420003634892Rocca
MembreCe qui est curieux c’est que l’industrie américaine, qui était en pointe aussi là-dessus à cette époque, a été également laminée par la force de production japonaise.
7 juillet 2017 à 21h52 #420003634893Trantor
MembreSublime! Une montre comme cela, ce n’est pas une montre, c’est une page d’histoire…. pas d’histoire horlogère, d’histoire de civilisation. Un jour, on parlera de la période pre-numérique, et la période post…
8 juillet 2017 à 8h31 #420003634894Pulsar77
Membre- Rocca a écrit:
- Ce qui est curieux c’est que l’industrie américaine, qui était en pointe aussi là-dessus à cette époque, a été également laminée par la force de production japonaise.
Ils ont tous coulé pour la même raison : remplacement d’une technologie vieillissante (horlogerie mécanique) par une nouvelle (horlogerie électronique).
C’est dans la logique des choses, la machine à écrire à été remplacée par l’ordinateur, la charette par la voiture…
En fait, cela n’est presque jamais l’acteur auquel on s’attend qui va sortir la nouvelle technologie par exemple : l’ordinateur à été inventé par des sociétés nouvelles en électronique alors que dans la logique industrielle cela aurait dû être les fabricants de machines à écrire car bien établis et disposant d’un large réseau de distribution.
Idem pour les fabricants historiques de diligences/charettes qui auraient dû sortir les voitures à moteur à explosion.
Idem pour les industriels historiques de la photographie argentique qui n’ont pas su s’orienter à temps dans la photographie numérique.
On parle souvent de saut technologique et il s’accompagnent de nouvelles entreprises innovantes.
C’est Pulsar la division électronique d’Hamilton qui a sorti la montre électronique par exemple et pas la division horlogerie.Exemple récent:
– la smartwatch a été inventée par des fabricants d’appareils électroniques et pas des horlogers.
– les drones civils sont produis par des sociétés d’électroniques et pas par des fabricants historiques de modélismes ou de jouets.
– dans le domaine de la voiture électrique c’est Tesla qui est à la pointe de la technologie et pas les fabricants historiques de voitures.Les mêmes lois de marché s’appliquent à l’horlogerie traditionnelle et malgré tout le protectionnisme en place pour transformer l’horlogerie mécanique en art (peut-être vrai pour les grandes complications mais pas pour un 2824), je doute fort que ça dure encore bien longtemps…
Je vois bien que les nouvelles générations, ne sont plus attirés par « les montres de papi »et puis les prix pratiqués actuellement sont dissuasifs.
Je ne crois pas non plus que dans 100 ans, s’il y a des vaisseaux spatiaux avec des technologies incroyables, que les astronautes utilisent encore des Speedmaster.C’est du rétro pédalage que d’être retourné à l’horlogerie mécanique rendu possible grâce au marketing, mais la poudre aux yeux ne dure qu’un temps et l’on ne peut pas lutter contre l’évolution, le dragon de Komodo en sait quelque chose
8 juillet 2017 à 9h52 #4200036348951360
MembreComme tu as raison, JMR. Les Norvégiens auraient-il les yeux bien plus ouverts que les Suisses ?
Quand je vois le nombre incroyable d’entreprises suisses qui ont coulés ces 40 dernières années, dans n’importe quels secteurs, parce qu’elles se sont contentés de se regarder le nombril en criant haut et fort « on est les meilleures ! », et bien ça fait peur. On peut même dire que l’horlogerie est une miraculée (mais jusqu’à quand ?)
Sinon, bravo pour cette revue qui est, comme d’habitude, instructive et impeccablement réalisée.
A+
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