FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Revendre sa montre sans nourrir un regret éternel.
- Ce sujet contient 38 réponses, 18 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
broncos, le il y a 13 années et 11 mois.
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27 novembre 2012 à 8h49 #410000089016
ZEN
MembreNous sommes souvent interrogés sur la manière de revendre sa montre sans nourrir éternellement le regret du « J’aurais pu en tirer davantage ». Il n’existe pas de recette miracle mais juste une conscience lors de l’achat de la valeur relative de l’objet.
Une montre est grosso modo composée quant à sa valeur de 3 parties :
-Le prix de vente par le fabricant au détaillant
-La marge du détaillant
-La TVALe prix de vente au détaillant comprend lui-même une part non négligeable de marge mais peu importe, la valeur de revente de la montre est fonction de l’offfre et de la demande. Un modèle rare et recherché engendre un effet immédiat d’inflation de sorte que la montre peut parfois être revendue plus que son prix public TVA incluse.
La valeur de revente sur des marques très courantes est de l’ordre de 50 à 60% du prix du neuf sous réserve d’avoir boîte et papiers…. Certaines marques maintiennent une cote proche du neuf avec une décote de moins de 10 à 15% . C’est le cas de Rolex notamment. Le reste relève de l’exception. Acheter en août pour revendre en novembre est une erreur qui coûte forcément sauf si on a pu négocier le neuf avec remise car la valeur de revente n’est jamais calculée sur le prix d’achat initial effectivement payé. Celui qui achète à 50% ne perdra rien. C’est à méditer lors de l’achat. L’acheteur d’une montre d’occasion décotée de 40 à 50% revendra sa montre au prix où il l’a achetée car la montre en général sous réserve de bon état ne décote qu’une seule fois.
Le pigeon serait donc le premier acheteur ? Sauf que lui, il a une montre neuve …. Etre le premier n’a pas de prix mais un coût !
27 novembre 2012 à 9h02 #420001923476Mercedes
MembreEn achetant neuf pas de révision pour 5 ans, ce qui n’est pas le cas en occasion
27 novembre 2012 à 9h03 #420001923477pasqup01
MembreTu as raison sur tout Zen, mais le propre d’un échange « équilibré » n’est-il pas de se conclure par un :
– « j’aurais pu en tirer d’avantage » de la part du vendeur ;
– « j’aurais pu l’obtenir pour moins » de la part de l’acheteur…
Chacun ignorant à jamais jusqu’où il aurait pu aller (si tant est qu’il aurait pu aller plus loin), le simple fait de ne pas le savoir (ou pire de lire dans les PA que d’autres sont allés plus loin) ouvre les portes du fantasme de la négociation infinie (à la hausse ou à la baisse)Comme me disait mon père à qui, gamin, je demandais si j’avais bien serré lors d’une séance de bricolage : « c’est bien serré quand c’est un tour avant que ça casse »…
27 novembre 2012 à 9h10 #420001923478GYROTOURBILLON
MembreBonne analyse , sauf pour la conclusion, d’où la question que souvent se posent certains ici par rapport au P.A , » pourquoi il y en a qui vendent leur montre 3 mois après l’achat ? » Il est normal que lorsque l’on achète souvent chez son AD ce dernier pratique de bonnes remises
Porter une montre 3 mois et rien perdre à la revente c’est possible
Le pigeon peut être la seconde main
27 novembre 2012 à 12h41 #420001923479Manivel
Membre- Citation :
- Le pigeon serait donc le premier acheteur ?
A mon sens non, il se fait juste plaisir, a pure perte, comme la plupart des plaisirs…
- Citation :
- Sauf que lui, il a une montre neuve ….
Voila…
- Citation :
- Etre le premier n’a pas de prix mais un coût !
…que l’on nous fait un peu trop sentir a mon sens, mais pas seulement.
Pour moi ce n’est pas tant une question de tarifs que de présentation de la vente qui me pose problème.Sur Genève, par exemple, on achète pas une montre, on paye un prix pour avoir éventuellement l’honneur d’être élus simple porteur, a peine propriétaire, puisque l’on y parle jamais de « votre montre » mais de « cette montre » ou « ce modèle », comme si le fait de vous la vendre était un privilège.
Pour ma part, déjà rebute par les tarifs, j’ai définitivement été dégouté de l’achat neuf… par les vendeurs en boutique, ce qui est un comble!
Donc oui, pas fou, j’achète au prix plancher en occase, sans perte ou si peu le cas échéant, puisque désormais a mes yeux, l’achat en boutique a perdu toute cette magie qui devait me faire céder.
Et puis bon, après les dernières vagues d’augmentation tous les six mois, le tarif catalogue des montres de luxe est devenu n’importe quoi, et n’a plus rien a voir avec le produit en lui même. Il est devenu purement spéculatif et engendre forcement plus de pertes a la revente.
Cela dit on en voit passer de belles aussi en occase… des machins tout limés, délavés, monte sur gourmette et vendus a prix d’or sous prétexte que la aiguilles sont moisies.
Vincent.
27 novembre 2012 à 12h44 #420001923480plibou
MembrePour moi tout dépends de la montre , le jour ou je pourrai me prendre une patek ce sera chez un AD
27 novembre 2012 à 12h46 #420001923481Le Jules
Membre- pasqup01 a écrit:
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Comme me disait mon père à qui, gamin, je demandais si j’avais bien serré lors d’une séance de bricolage : « c’est bien serré quand c’est un tour avant que ça casse »…
Très joli
27 novembre 2012 à 12h55 #420001923482Le Jules
MembreSans même parler de prix, je pensais que la question serait de savoir s’il est possible de revendre une montre sans la regrèter plus tard. Et si oui, comment « reconnaitre » les montres que l’on peut vendre des montres dont il ne faut pas se séparer.
Je me pose la question sur certaines de mes montres :
– ma B&M Classima, que je n’aime plus du tout (trop épaisse, pas d’émotion…), mais qui est la montre offerte par ma femme pour nos fiançailles
et qui ne vaut plus un clou en occasion
– ma Speed Date, que je « remplacerai » certainement un jour par un autre chrono plus « prestigieux » (Dayto…), mais qui est le déclancheur de ma passion pour les montres, celle qui m’a conduit parmi vous etc. (et accessoirement que j’ai a posteriori considérée comme étant mon self-gift pour la naissance de mon fils…)
Bref, je sens que je suis de l’espèce qui a du mal à revendre
Or, comme je CHIe une fois par an
, ça va finir par être compliqué dans quelques années… Aurai-je alors la sagesse de m’arrêter ? Ou de commencer à revendre ?…Désolé Zen si je suis trop HS
27 novembre 2012 à 12h56 #420001923483pasqup01
Membre- Le Jules a écrit:
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- pasqup01 a écrit:
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Comme me disait mon père à qui, gamin, je demandais si j’avais bien serré lors d’une séance de bricolage : « c’est bien serré quand c’est un tour avant que ça casse »…
Très joli
Merci pour lui
27 novembre 2012 à 13h05 #420001923484Manivel
Membre- Le Jules a écrit:
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- pasqup01 a écrit:
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Comme me disait mon père à qui, gamin, je demandais si j’avais bien serré lors d’une séance de bricolage : « c’est bien serré quand c’est un tour avant que ça casse »…
Très joli
HS on:
Ça me rappelle une petite anecdote: En plein serrage des boulons d’une chambre a vide je demande au collègue, nommé « Dédé », le couple de serrage nécessaire… il me regarde, lui même en train de finir de serrer un boulon et me dit:
-« Un Dédé, un Dédé et demi… »….et force jusqu’au blocage en me disant:
-« …un Dédé! »Puis il lance les épaules pour en remettre un coup sur la clé:
-« …et demi! »Viens alors l’ingénieur supervisant le montage qui avait entendu le truc du coin de l’oreille:
-« Ça fait combien de Newton un Dédé? »
HS off.
Je ressens le même décalage en boutique, tiens…
Vincent.
27 novembre 2012 à 13h40 #420001923485Etarcos
Membre- Manivel a écrit:
- […]
Vous avez mesuré ? Le Dédé est vraiment une mesure reproductible ?
27 novembre 2012 à 13h53 #420001923486Invité
MembreFranchement si j’étais riche comme crésus je ne me poserais pas la question de la marge/decote/revente et ferais tous mes achats en neuf au plein tarif.
Mais comme je ne le suis pas, j’essaye de faire la meilleure affaire en occasion comme en neuf … en pensant inevitablement a une possible revente
27 novembre 2012 à 14h18 #420001923487Oldschool
MembreC’est là toute la différence entre l’achat raison et l’achat passion. L’achat raison on se pose la question de la revente éventuelle, l’achat passion on ne se pose pas de question, on a le coup de coeur, on a la monnaie, on fonce et on achète sans penser à rien d’autre, sans se dire que l’on revendra peut-être un jour. Si on commence a acheter des montres comme si on achetait des actions en bourses, où est la passion?
27 novembre 2012 à 14h54 #420001923488Manivel
Membre- Etarcos a écrit:
- Le Dédé est vraiment une mesure reproductible ?
Il a deux enfants…
- Oldschool a écrit:
- C’est là toute la différence entre l’achat raison et l’achat passion. L’achat raison on se pose la question de la revente éventuelle, l’achat passion on ne se pose pas de question, on a le coup de coeur, on a la monnaie, on fonce et on achète sans penser à rien d’autre, sans se dire que l’on revendra peut-être un jour. Si on commence a acheter des montres comme si on achetait des actions en bourses, où est la passion?
Je ne conçois l’achat passion qu’auprès d’une personne un minimum passionné, ce qui se fait très rare en boutique…
Le fait que j’ai préféré une PAM210 de 2007 d’un particulier au téléphone a une PAM380 neuve au même prix après avoir fait trois AD n’est pas normal.
Vincent.
27 novembre 2012 à 14h56 #420001923489Invité
MembreEn lisant le titre j’avais pensé qu’il s’agissait du regret sentimental, de l’attachement que l’on prête à sa montre.
Si c’est financier, quelques remarques :
– une transaction est un compromis entre deux parties qui doivent chacune trouver satisfaction
– il n’y a pas de regret à avoir une fois que l’on s’est détaché d’un objet : le passé est le passé
(une exception : lorsqu’on est forcé de vendre pour soucis financiers
)– l’aspect financier passe bien après la passion : j’espère que la plupart des amateurs acquièrent des montres pour leur plaisir et pas seulement pour investir

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