Rare ou relativement courant à l’époque ??

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15 sujets de 16 à 30 (sur un total de 58)
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    Messages
  • #420002088097
    Bernard
    Membre

    Bonjour Messieurs ,
    Merci infiniment pour toutes vos observations , qui ont réellement éclairé ma lanterne ,
    Beaucoup sont de considération essentiellement pécuniaires ..
    D’ailleurs , quoi dire d’autre ???
    En fait je me suis un peu mal exprimé , mon interrogation était aussi de savoir qui , à l’époque pouvait
    « se payer » semblable objet ? quelle catégorie d’individus , quel rang dans la société ?
    Rare ou courant … à l’époque ??
    Autant de questions que je me posais en ayant cette montre peut’ètre entachée d’histoire dans le creux de la main ,
    Qui , combien auraient été capables de la fabriquer , l’acheter …
    Tout comme le fait pour un amateur d’armes , de posséder en main , un Luger P08 ,neutralisé ou non …
    Un pistolet , c’est banal … mais un « para » … , son histoire …., en quelles mains ….???
    Une montre , c’est banal …mais …?
    Montres Armes … ce sont un peu des objets légendaires ….
    Bonne journée
    bm

    #420002088098
    MONA6974
    Membre

    Bonjour Bernard,

    Les montres à coq étaient courantes en 1800-1820…
    Grossièrement, il faut distinguer les montres « bijoux » qui, outre le fait de donner l’heure, avaient pour mission de positionner socialement celui ou celle qui les portait (aristocrates, représentants de l’état, notables, dignitaires…) des montres « courantes » qui avaient pour fonction principale de donner l’heure.

    Les boites des montres « bijoux » étaient toutes en or et les mouvements à verge, cylindre…, celles des montres « courantes » en argent.
    Plus les montres « bijoux » étaient sophistiquées (émaux, perles, complications, musique, répétition, quantièmes, sonneries…) plus la position sociale était affichée, jusqu’au roi ou à l’empereur ! (voir A. L. Breguet)

    Quant aux montres « courantes », les boites étaient en argent. Hormis les garçons de ferme, les bonnes, les tâcherons,…et les femmes, elles étaient portées un peu par tout le monde. En passant du militaire, au commerçant, au clerc de notaire, au secrétaire de mairie, à l’artisan, à l’agriculteur, etc….
    Elles pouvaient afficher les convictions de leur propriétaire (révolutionnaires, religieux…) par personnalisation du cadran.

    A l’opposé de la tendance actuelle, il y avait peu de montre « intermédiaires », c’est-à-dire milieu de gamme. Les boites pouvaient être en argent réhaussé de filet or.
    Dans cette catégorie, les répétitions au quart était les plus nombreuses…… parce qu’elles permettaient de savoir l’heure la nuit sans avoir besoin d’allumer la chandelle ! C’était une véritable utilité.
    Un quantième était beaucoup plus rare et devait intéresser, je suppose, ceux qui en avaient vraiment besoin dans l’exercice de leur métier : peut-être les maquignons, les curés, les juges, les greffiers….
    C’est aussi le cas de la fonction réveil. Beaucoup plus rarement celui de la fonction trotteuse.

    Puis, plus tard, sont apparues la fonction secondes indépendantes…pour les médecins.
    Mais c’est une autre histoire…..

    #420002088099
    fly back
    Membre
    MONA6974 a écrit:

    Les montres à coq étaient courantes en 1800-1820…

    Quelle notion pour courante ?

    une pour cent habitants ?

    #420002088100
    ChP
    Membre
    fly back a écrit:

    Quelle notion pour courante ?

    une pour cent habitants ?

    pour en revenir à la réponse de Mona6974…
    je dirais que son analyse n’est pas exacte.

    oui!!!
    encore un message qui divise!!!

    mais il est vrai qu’au début du XIXème, je ne pense pas qu’un habitant sur 100 pouvait posséder une montre « courante » en argent

    il faut juste se rappeler qu’un horloger, fin du XIXème, eut l’idée de créer une montre dite « populaire » afin qu’une partie* de la société ait la possibilité d’acquérir une montre…
    * (« la France d’en bas » ou européenne)

    cette montre à quantième, signée, appartenait certainement à un notable et pas en dessous de cette classe sociale…
    je ne pense pas qu’un agriculteur de l’époque, un secrétaire de mairie ait eu en sa possession une montre argent à Coq et à quantième.

    aMicalement

    #420002088101
    MONA6974
    Membre

    Beaucoup…peu….

    Essayons de calculer :

    En 1800 la population française comptait 28 millions d’habitants. La population active était de 12,8 millions de « travailleurs ».
    Les agriculteurs représentaient environ 65% de ces travailleurs. Leur vie était rythmée par le soleil, les cadrans solaires, les clochers des églises et les horloges comtoises à la ferme….je suppose que les montres y étaient très rares.
    Reste 4,4 millions de personnes dont il faut exclure (au pifomètre !) la moitié de femmes et encore un quart d’enfants qui ne devaient pas porter de montre.
    Reste 1,1 millions d’individus….dont il faut encore exclure ceux qui ont peu de moyens, ceux qui vivent au rythme du clocher de leur paroisse…..
    Allez, j’en retire encore les 80% : reste au final 220000 porteurs de montre potentiels……A plus ou moins 150000 pour faire bonne mesure !

    Au final, il y aurait eu en France en 1800 environ entre : au plus 370000 et au moins 70000 montres de poche !

    Beaucoup….peu….courant….tout est relatif

    Bonne journée à tous.

    #420002088102
    MONA6974
    Membre

    Autre approche des volumes de montres à complication….

    Si mon analyse précédente est exacte et si je considère (toujours au pif !!) que 10% des montres étaient à complication, cela voudrait dire qu’en 1800, en France, il y en avait entre 37000 et 7000 montres à complication.
    …..Compte tenu des destructions et disparitions depuis 210 ans et des témoins qui nous parviennent, ce dernier chiffre me parait bien faible !

    #420002088103
    isochrone
    Membre

    Je ne suis pas du tout historien, mais je doute que MONA6974 le soit davantage. On peut démontrer n’importe quoi en inventant des chiffres que la caution du pifomètre ne rend pas plus vraisemblables. Et d’ailleurs, que veut-on démontrer ? Que tout est relatif ? On s’en serait douté !
    Quant aux analyses « sociologiques » à 2 balles, on s’en passerait également . . .
    L’heure « solaire vraie » étant encore en vigueur jusqu’en 1816 au moins, nul n’avait véritablement besoin d’une telle montre à cette époque, sauf pour affirmer sa condition sociale. J’en conclus que cette montre était certainement peu courante.
    Qu’un marchand la qualifie de « rare » en 2013 ne me choque absolument pas.

    #420002088104
    MONA6974
    Membre

    La polémique….pour elle-même est sans intérêt !…..

    Les chiffres de 1800, à savoir :
    28 millions d’habitants (dont 50% de femmes et 25% d’enfants),
    12,8 millions d’actifs,
    65% d’agriculteurs,
    sont exacts et vérifiables aisément.

    Le reste relève du raisonnement.

    #420002088105
    carlgustav
    Membre
    ChP a écrit:

    je ne pense pas qu’un agriculteur de l’époque, un secrétaire de mairie ait eu en sa possession une montre argent à Coq et à quantième.

    aMicalement

    Coq et quantième, c’est certain; mais des coqs de petite dimension, facture assez simple, pas si rares que ça dans nos campagnes . Et souvent en assez bon état, car remisé en quelque tiroir, remplacé par un cylindre, puis parfois obligeamment offerte, des décennies après, par la descendance, en remerciement d’un service gracieux sur une Cupillard .

    De ces élégances, à l’époque ….

    #420002088106
    fly back
    Membre
    ChP a écrit:

    mais il est vrai qu’au début du XIXème, je ne pense pas qu’un habitant sur 100 pouvait posséder une montre « courante » en argent

    cette montre à quantième, signée, appartenait certainement à un notable et pas en dessous de cette classe sociale…

    Je le pense aussi.

    D’ailleurs, même une montre à verge en 1830, heures et minutes, était portée par la » descendance noblesse et le clergé ».
    Nos ancêtres « mâles » ont accédés à la montre, fin 19 eme ( nous sommes des descendants de paysans à 99%….) .

    Pour en revenir à cette montre, sur un « mil en main « , sous cette fraîcheur, guère plus de 10….

    #420002088107
    Boc21
    Membre

    Le plus simple serait encore que nous trouvions le prix de l’époque en Francs pour une campagnarde sans complications, une citadine simple, et ensuite le prix d’une montre avec complication.
    Je n’ai jamais trouvé, dans des documents anciens, la moindre allusion au prix des montres à coq communes que l’on pouvait acheter en 1800-1820.
    Le fait est, Pianiste m’en avait parlé, que l’on en trouve partout aujourd’hui de ces montres à coq dépourvues de décorations, émaillage ou complication.
    Etaient-elles abordables ? Réellement populaires en ce début XIXième où la misère n’avait pas encore frappé de tout son poids les campagnes ?

    #420002088108
    carlgustav
    Membre

    Concernant les dernières réalisations à verge simples, Chapiro,dans  » La montre française « , évoque « des modèles robustes, qui furent les montres  » populaires « des années 1820 – 1840, encore d’un usage courant au début du XXeme siècle « .

    #420002088109
    carlgustav
    Membre

    En réponse, partielle, aux questions de Boc : pas trouvé de prix de vente, mais tout de même une indication de coût de fabrication, concernant le seul échappement roue de rencontre, comparativement au cylindre et à l’ancre, à l’époque:  » de plus, cet échappement était plus économique « , selon Chapiro encore.

    #420002088110
    fly back
    Membre

    De la pratique à la théorie….
    Oui, pas trop scientifique tout ça.

    Pour Chapiro :
    Il parle aussi d’assez courante pour des montres réveils 17 eme….ici aussi tout est relatif

    Par contre il dit aussi page 349 , que la montre de paysan est certainement inapproprié, car le pouvoir d’achat dans les campagnes ne permettaient que rarement l’acquisition d’une montre .

    De manière pragmatique, on est loin de la fin 19 eme .
    La proportion est ridicule verges 1820/ cylindres 1900.

    Quand aux quantièmes, il suffit d’avoir acheté ces montres pour constater la très faible proportion
    tant montres, qu’épaves, ou pièces.
    C’est ainsi.

    Le copier coller , pas ma tasse de thé.
    Ni le pifomètre.

    #420002088111
    ChP
    Membre

    remettons ce débat dans le contexte actuel

    A votre avis (quelle montre pourrait-il s’offrir raisonnablement)
    Quelle serait la montre achetée de nos jours ……… à 40 ans ……par

    un avocat :

    un ingénieur :

    un céréalier :

    un cadre supérieur :

    un cadre de la fonction publique :

    un fonctionnaire :

    un artisan à son compte :

    un ouvrier spécialisé :

    un ouvrier ou employé de tout secteur :

    un cultivateur ou éleveur de bétail, de petite exploitation :

    vous aurez remarqué que je n’ai pas mis de politicien
    et bien sûr, pas un collectionneur

    donnez votre avis thumleft

    aMicalement

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