FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Qui réparera les montres des marques indépendantes dans 30 ans ?
- Ce sujet contient 18 réponses, 15 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
caput, le il y a 16 années et 8 mois.
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AuteurMessages
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16 février 2010 à 5h19 #420000945003
Dang
Membre- caput a écrit:
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Il y a 10 ans j’aurais été très inquiet sur le sujet.
Maintenant j’ai l’occasion de rencontrer de nouveaux horlogers, jeunes passionnés et doués.
La relève arrive doucement mais sûrement, je suis relativement optimiste sur l’avenir.
Les nouveaux élus reprendront le flambeau comme le souligne Emmanuel, ou a défaut seront racheter par des groupes.
Je pense la même chose !!! Mais ça c’est entre nous en parole … le jour quand on sort un chèque de 20000eur voir plus pour une montre !!! la majorité va réfléchir 3-4 fois et se rabat vers les valeurs sur , AMHA
16 février 2010 à 7h18 #420000945004laloutre
Membre- vercassivelonos a écrit:
- On peut pensé que serait devenu monsieur Bréguet si ses premiers clients s’étaient posés ce genre de question et abstenu de lui faire confiance.
De toute façon ces achats doivent plus etre spéculatifs avec en arriére pensé d’une plus valu à trés long therme. C’est donc une prise de risque de professioniels de bonnes affaires.
+1
Je ne comprends pas pourquoi les gens pensent forcément qu’une marque jeune va mourir rapidement.
Laissons leurs la chance de faire leurs preuves.
On n’investit pas autant d’argent et de temps dans une entreprise pour la laisser tomber après le premier modèle. Sur ce coup Zen j’ai du mal à comprendre ton point de vue!!!!
16 février 2010 à 10h01 #420000945005pepitomicorazon
MembreCette question, cela fait belle lurette que tout le monde se la pose. Et notamment les clients des marques confidentielles dont ne fait pas partie FP.Journe qui avec 800 montres par an est déjà dans une dimension très différente d’un Romain Gauthier par exemple.
Ce serait erroné de penser que les clients qui font un chèque de 100.000 euros ne se la pose pas. Ils se la posent bien entendu même s’ils sont multi-millionnaires. Car ce sont des passionnés d’horlogerie avant tout.
Maintenant comme toujours, il ne faut pas caricaturer et tout n’est pas blanc ou noir. On est dans les teintes de gris.
Il y a en effet autant de cas de figures que de marques. Et 2 sujets en fait:
– la compétence horlogère pour réparer
– les pièces détachéesLe cas le plus simple: base simple retravaillée (exemple: Sarpaneva avec le Soprod A10). Le mouvement est fiable même s’il est plus pénible à retravailler que le 2824 et on trouvera toujours des personnes pour travailler le Soprod si le problème vient de là.

Prenons par exemple Dufour avec la Simplicity.
Mouvement simple, matériaux traditionnels: un horloger compétent pourra la réparer dans 30 ans et même usiner une pièce le cas échéant.
Même cas de figure pour le chronomètre de J.B.Viot: ce souci de pérennité a même guidé la construction de la montre.
Maintenant on complique l’affaire: prenons la HM2 de Max Büsser. La base est un GP3100 donc pas de souci mais le calibre a ensuite été retravaillé. Mais retravaillé par Agenhor qui pourra intervenir. J’ai la conviction qu’Agenhor fabrique également des pièces détachées en plus. Même cas de figure pour Urwerk: base Lajoux-Perret, GP ou Peseux + construction particulière. Felix Baumgartner indiquait qu’Urwerk fabriquait également des pièces détachées en plus.

On complique encore: on prend De Bethune.
Mouvement In House, pure création horlogère et pièce spéciales comme le balancier annulaire silicium.
Je pense que De Bethune pense aux pièces détachées compte tenu de leurs spécificités. Je n’ai aucun souci là-dessus.

Reste qu’il faudra avoir les compétences d’un Denis Flageollet sous la main dans 30 ans. Je suis confiant aussi sur ce sujet. De Bethune fait partie des marques forcément observées par les grands groupes et à mon avis le schéma est que si un jour la marque devait se retrouver en difficulté (ce que je ne souhaite pas), une grande marque s’y intéressait forcément. Regardez Minerva avec Richemont.
Exemple caractéristique: Greubel&Forsey. Là, on peut avoir peur de prime abord. Un Quadruple Tourbillon à différentiel… ou même un double tourbillon comme celle-là:

Mais Richemont est dans le capital à plus de 20%, ils viennent de rentrer dans le SIHH… je n’ai pas de crainte sur la pérennité. Richard Mille, je n’en parle même pas, de toutes les façons, les calibres compliqués viennent de R&P et les simples de chez Vaucher…
Donc pour résumer on est entre des cas de figure finalement relativement simples et d’autres plus compliqués où en cas de disparition d’une marque le problème sera double: compétence ET pièces.
Pour finir, je souhaiterais dire que "le risque" que les clients prennent en toute connaissance de cause fait partie du plaisir. Les clients de marques confidentielles (moins de 100 montres par an pour certaines) ont déjà connu le chemin sûr et tranquille: Rolex, Patek etc… L’exclusivité, une nouvelle dimension horlogère, la vrai nouveauté, tout cela passe par une prise de risque.
Tout l’art consiste à bien la mesurer. Si la montre est peu fiable du fait d’un problème de conception, cela se sait et c’est à fuir. S’il n’y a pas de problème de conception mais un ajustement à réaliser, ce n’est pas grave. C’est pour cela généralement qu’il vaut mieux choisir une marque confidentielle avec un peu de recul et ne pas se précipiter sur la toute dernière nouveauté. Mais bon difficile de résister et d’attendre un an ou 2 quand le produit est attractif. Et puis, si toutes les pièces sont en train de se vendre, comment attendre?
Il y a 3 semaines, j’ai rencontré un des tout premiers propriétaires de l’extraordinaire montre de Ludovic Ballouard. Même s’il connaît son travail chez Journe et chez Franck Muller, quel recul a-t-il sur la montre ? Il est nul. Il s’en fout, il prend le risque et cela fait partie de l’excitation.
Imaginez que personne ne veut prendre de risque. C’est la fin du plaisir et c’est la fin de la diversité horlogère.
C’est pour cela que je pense que se lâcher dans ses choix horlogers a du bon mais qu’il faut le faire avec une dose de réflexion. Il faut être courageux mais pas inconscient. A chacun d’entre nous d’y fixer la limite.
16 février 2010 à 21h16 #420000945006caput
MembrePépito tu as très bien résumé la situation par des exemples concrets.
Deux types d’acheteurs.
La première en général des personnes très érudites en horlogerie et conscientes de l’éventuel problème de maintenance mais souvent très associé avec leurs créateurs.
La deuxième avec des moyens encore plus conséquents, achetant pour leurs bon plaisirs, voir pour investir et qui ne se posent pas ce genres de questions.
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