FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Qui a déjà entendu parler des aciers autocicatrisants ?
- Ce sujet contient 18 réponses, 14 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ederdo, le il y a 17 années et 4 mois.
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25 juin 2009 à 17h54 #420000075083
l’ébat de coin
MembreJ’ai entendu parler de cette propriété ( autocicatrisant ) pour le caoutchouc ( on l’appelle caoutchouc supramoléculaire ) … mais – à ma connaissance – pas pour les métaux .
25 juin 2009 à 18h58 #420000075084neophotographe
Membreplymouth fury 58
25 juin 2009 à 19h45 #420000075085nermal
Membre- ederdo a écrit:
- Il existe effectivement des matériaux intelligents AMF (alliages à mémoire de forme). Beaucoup de recherches sont faites sur ces matériaux qui reprennent leur forme après avoir subi un choc, rayure etc … Quelques fabricants de monture de lunettes en utilisent à base de titane. Pour les montres, je ne sais pas. Mais c’est techniquement faisable ; ça a évidemment un coût.
Pour les montures de lunettes ce fut la marque Silhouette (Autriche) qui sortit les premiers modèles. Elles sont toujours en vente.
Grosso-modo le process consiste au moment de la fonte du métal surtout pendant son refroidissement à ce que cela soit fait dans un fort champ magnétique.
Ainsi, les molécules du métal se disposent d’une manière particulière (alignées dans la même direction). Ainsi la pièce terminée reprendra sa forme initiale après déformation (pliage, torsion, etc.) dans certaines limites. Pour les montures, en fait surtout les branches de ces lunettes c’est bluffant.Il existe des alliages particuliers fabriqués avec des process similaires, avec lesquels on produit des lamelles ensuite, lamelles qui sont formées en spirale.
On utilise toujours la mémoire de forme ensuite mais d’une autre manière, avec cryogénisation par exemple.
Pour de la maintenance aéronautique. Il existe des batteries de connecteurs relayant par exemple un boîtier de contrôle à d’autres parties électroniques de l’avionique.
Le mode de connexion le plus fiable est le wrapping (enroulement d’un fil autour d’un axe = grande surface de contact/résistance à la traction/au cisaillement/etc.) mais rendre ce type de connexion démontable quand il s’agit de 300 connecteurs n’est pas simple… il faudrait une traction énorme pour débrancher les systèmes.
Avec les connecteurs wrappes en alliage à mémoire de forme, on connecte sur le boîtier de raccordement global une bonbonne d’azote liquide, on congèle dont les wrappings qui alors gentiment se "dé-spiralent" assez pour que le démontage puisse ensuite se faire avec "2 doigts".
Opération inverse au remontage.Ceci ne concerne que des "morceaux" de métal pris dans leur ensemble, et quasiment-pas leur surface, surface considérée au sens "rayures".
En revanche, il existe également des alliages toujours à mémoire de forme, qui "dans l’absolu" pourraient permettre de redresser "automatiquement" une aile de voiture (bien cabossée).
Mais l’automatiquement doit se comprendre avec un passage de la pièce endommagée dans un champ magnétique avec la même orientation que celle utilisée lors de sa fabrication.En surface, c’est en principe le titane qui peut produire une oxydation de surface pouvant (sur de faibles profondeurs) faire "disparaître" les rayures. Il s’agit alors d’auto-réparation et non pas de mémoire de forme.
Sur les branches des lunettes dont il est question plus haut, une marque faite avec "clou et marteau" une frappe donc, même peu profonde, ne disparaît-pas.Dans le domaine textile, les chemises et/ou pantalons dits "à pli permanent" utilisent (après coupe et montage) un étuvage "à la forme". La forte chaleur permettant de créer "les bons plis" par la "souffrance" ressentie par le tissu. Une sorte de "cicatrice".
D’autres propriétés des métaux concernant la mémoire par nécessairement de forme, mais presque… sont utilisées depuis longtemps en police scientifique…
Pour éviter l’identification d’une arme par exemple les "malfaisants" effacent les N°s de série d’une arme… seulement voilà :
les numéros s’ils ont été frappés (la gravure laser c’est une autre histoire, mais…) cela signifie que la frappe réalisée en surface repousse les molécules aussi en profondeur et bien plus loin que la profondeur "visuelle" de la gravure. C’est en gros le coup du bloc notes dont on frotte au crayon la page pour voir ce qui a été écrit sur la page du dessus qui a disparu.
Cette frappe modifie l’agencement moléculaire du métal. Donc avec une petite solution chimique déposée sur l’endroit où le N° a été effacé + une "pile", le champ électrique et donc le champ magnétique crées vont orienter les molécules du liquide en fonction de disons la "densité" du métal restant. Les chiffres effacés réapparaissent par magie…
Ce procédé est également utilisé pour les châssis et/ou blocs moteurs "limés" et même refrappés : les anciens N°s se superposeront aux nouveaux (motos/voitures/etc.).
Une analogie est celle des photographies aériennes permettant de déceler des ruines sous un champ : là où se trouvent les ruines, le blé par exemple ne va pas pousser de la même manière qu’au-dessus d’un sol libre. Une photo aérienne prise en lumière rasante (levant/couchant) mettra le dessin des ruines en évidence aussi bien qu’un plan.
L’archéologie y recourt depuis de nombreuses années.Voici ce que j’en sais, mais je ne suis pas du tout un spécialiste des métaux, donc, si j’ai dit des bêtises : pas taper.
26 juin 2009 à 15h21 #420000075086ederdo
Membre- nermal a écrit:
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Voici ce que j’en sais, mais je ne suis pas du tout un spécialiste des métaux, donc, si j’ai dit des bêtises : pas taper.

Tu m’as l’air d’être du métier
c’est vrai que sans rentrer dans les détails techniques, ceux sont des matériaux très élastiques "mous". Les AMF métalliques qu j’ai touchés sont à base de titane, cuivre, nickel… -
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