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- Ce sujet contient 21 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
carlgustav, le il y a 16 années et 8 mois.
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22 janvier 2010 à 13h31 #410000053087
rav6en
MembreBonjour à tous,
Après avoir cru 5 minutes que l’ensemble du forum me détestait (merci Campana!!), je respire et j’ose poser une question.
En me penchant sur la question du comptage du spiral, j’ai trouvé des affirmations contradictoires dans deux bouquins :
– Pour Jendritsky, on positionne le point du spiral tenu par les brucelles ou la machine à compter obtenu après comptage au niveau des goupilles ou de la clé de raquette et le piton plus loin
– Pour Schulz (l’horloger à l’établi), le point tenu par la brucelle après comptage est l’endroit où l’on fixe le piton.
Pourriez-vous m’éclairer. Y a-t-il quelquechose que je n’ai pas saisi ? Quelle est la bonne méthode ?
La longueur dite active du spiral s’arrête-t-elle aux goupilles ou continue-t-elle encore le long de l’espace entre les goupilles et le piton ?D’avance merci pour vos réponses.
JC
22 janvier 2010 à 19h23 #420000918631carlgustav
MembreS’il s’agit d’un spiral avec réglage par raquetterie, il faut pitonner plus loin que le point de comptage, sinon on ne pourra que donner de l’avance par la raquette si elle retarde. Par contre, si elle avance, rien a faire, du moins avec la raquette.
On pitonne normalement à 90 ° du point de comptage ; en cas de besoin ,il est toujours possible de raccourcir, en tirant un peu la goupille de piton, puis le spiral.
Avec des spiraux libres, et réglage inertiel, le comptage, en théorie, devrait être fait au piton.
22 janvier 2010 à 22h12 #420000918632Hypnos
MembreTout est dit, il suffit de demander à un pro. La longueur libre du spiral (donc celle qui compte pour donner la fréquence est pour la plus grande partie de l’alternance comprise entre la virole et la raquette mais quand on approche de l’amplitude maximale le spiral est libéré de l’appui au niveau de la raquette et gagne jusqu’au piton – d’où période plus longue pour une longueur libre plus longue.
On a la relation :
armage complet du ressort => amplitude grande => un léger retard
armage moindre => amplitude moins importante => un peu d’avance vers la fin.Sur toute la réserve de marche on se débrouille pour que ça s’équilibre.
Voir à ce sujet les explication lumineuses (pour moi au moins) de Jendritzki dans son bouquin sur "le réglage d’une montre à balancier spiral". Que je m’a payé pas très bon marché chez Simonin Book en Suisse.Merci carlgustav pour les explications très précises et claires.
22 janvier 2010 à 22h22 #420000918633carlgustav
MembreDe rien Hypnos … Et je partage entierement ton avis sur le " pas très bon marché" des Editions Simonin ; c’est un euphémisme ! mais le Jendritzky est un excellent ouvrage.
22 janvier 2010 à 22h23 #420000918634wilfried
Membre- Hypnos a écrit:
- Voir à ce sujet les explication lumineuse (pour moi au moins) de Jendritzki dans son bouquin sur "le réglage d’une montre à balancier spiral". Que je m’a payé pas très bon marché chez Simonin Book en Suisse
126 pages , 2eme édition ?
Pourquoi n’existe t-il pas de petites annonces concernant ce genre de recherche ?22 janvier 2010 à 22h32 #420000918635Hypnos
Membre- wilfried a écrit:
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- Hypnos a écrit:
- Voir à ce sujet les explication lumineuse (pour moi au moins) de Jendritzki dans son bouquin sur "le réglage d’une montre à balancier spiral". Que je m’a payé pas très bon marché chez Simonin Book en Suisse
126 pages , 2eme édition ?
Pourquoi n’existe t-il pas de petites annonces concernant ce genre de recherche ?
Pourquoi? Tu en as un en vente?
22 janvier 2010 à 22h41 #420000918636wilfried
MembreJ’avais 2 ouvrages de Jendritzki que j’ai filé à un pote de Haute Savoie sans savoir que ça pouvait intéresser d’autres amateurs …
22 janvier 2010 à 23h31 #420000918637carlgustav
MembreII est peut-être réedité ( Scriptar à Lausanne ) ; sinon essayer chez Simonin Editions, à Neuchatel. Ouvrage de reference et de valeur(s)…..
23 janvier 2010 à 23h13 #420000918638rav6en
MembreSuper !!
Merci à vous, c’est clair. Effectivement je n’avais pas pensé au fait de devoir laisser une marge à la raquette en avance comme en retard, chose impossible si le piton est mis sur le point de comptage.
Mais alors, pourquoi ce M. Schulz parle-t-il de pitonner sur le point de comptage ?
Concernant les livres, il est vrai que simonin est souvent cher. En fait je jongle entre simonin, watchprint, la Fnac avec souvent de très gros écarts, et pas toujours chez le même vendeur.
Sinon pour les livres d’occasion, il y a galaxidion qui est un portail de recherche et de vente de livres anciens et d’occasion qui vous met directement en relation avec le vendeur.
24 janvier 2010 à 23h36 #420000918639carlgustav
MembreBonsoir,
le Schultz est un outil précieux et attachant, mais comporte quelques imprécisions, sinon erreurs, telle cette histoire de pitonnage au point de comptage , ou des anachronismes infirmés par l’expérience, par exemple la méthode préconisée page 517, par. 1225, pour l’ancre : " la coche de la fourchette doit être lubrifiée légérement avec une cheville humectée d’huile ".
Vraiment pas grave en regard de la valeur de l’ouvrage incriminé.
25 janvier 2010 à 3h13 #420000918640DomMars
MembreSalut,
Pardonnez moi mais à la lecture du post de Hypnos, je crois qu’il commet quelques erreurs en ce qui concerne l’influence des goupilles de raquette sur le réglage à differentes amplitudes.
Car effectivement sur un système à réglage par variation de longueur active du spiral par raquette, la longeur active du spiral est comprise entre la virole et le point d’appui avec une des goupilles de la raquette. Cependant au repos le spiral est à sa longueur maximale

Par soucis de liberté de réglage, les goupilles ne peuvent être en contact sur le spiral en même temps, il est de règle, balancier au repos d’ajuster les goupilles de telle sorte que le spiral soit parfaittement au centre de celle-çi avec une demi épaisseur de spiral de jeu de part et d’autre.

Dans ce cas là on observe une avance aux faibles amplitudes, une fois atteint une amplitude supérieure à 200° le réglage est défini par les goupilles et le spiral en se contractant.
Dans le cas ou le spiral en position de repos du balancier est en contact avec une des goupilles, le retard augmentera avec l’amplitude pour décroitre et se stabiliser à une amplitude de 250°.- Hypnos a écrit:
- La longueur libre du spiral (donc celle qui compte pour donner la fréquence est pour la plus grande partie de l’alternance comprise entre la virole et la raquette mais quand on approche de l’amplitude maximale le spiral est libéré de l’appui au niveau de la raquette -Je pense que cet ici que tu te trompes- et gagne jusqu’au piton – d’où période plus longue pour une longueur libre plus longue.
On a la relation :
armage complet du ressort => amplitude grande => un léger retard
armage moindre => amplitude moins importante => un peu d’avance vers la fin.
Du coup ta relation est fausse.
Dom
25 janvier 2010 à 8h20 #420000918641Hypnos
Membre
Je prends bonne note. Effectivement il va falloir que je reprenne tout ça pour comprendre à fond.
Merci des schémas très clairs.
25 janvier 2010 à 10h26 #420000918642rav6en
MembreMerci pour ces ultimes précisions!!
Carlgustav, concernant le Schulz, tu as trouvé le terme exact : attachant, c’est bien l’impression que je ressens en le lisant.
Une mine technique associée à un savoir-faire né de l’expérience mélangée à une assurance frisant de temps en temps la suffisance avec un style surranné délicieux.25 janvier 2010 à 22h41 #420000918643carlgustav
Membre- rav6en a écrit:
- Merci pour ces ultimes précisions!!
Carlgustav, concernant le Schulz, tu as trouvé le terme exact : attachant, c’est bien l’impression que je ressens en le lisant.
Une mine technique associée à un savoir-faire né de l’expérience mélangée à une assurance frisant de temps en temps la suffisance avec un style surranné délicieux.
Difficile de mieux résumer . Merci.; plus grand chose à ajouter, du moins pour l’essentiel.
Pour l’accessoire, on retrouve un peu ce style, moins suranné tout de même, chez Humbert, lui aussi de l’école de Bienne.
Pas la même époque il est vrai , mais en commun un travail quasi-exhaustif , pégagogique sans condescendance ni superflu, et des ouvrages toujours d’actualité. " Mine technique " en effet.
25 janvier 2010 à 22h45 #420000918644Hypnos
Membre- rav6en a écrit:
- Merci pour ces ultimes précisions!!
Carlgustav, concernant le Schulz, tu as trouvé le terme exact : attachant, c’est bien l’impression que je ressens en le lisant.
Une mine technique associée à un savoir-faire né de l’expérience mélangée à une assurance frisant de temps en temps la suffisance avec un style surranné délicieux.
Vous m’avez tellement fait envie avec le Schultz que je viens de le commander chez un bouquiniste anglais!
Je suis curieux de savoir si ça va marcher.Comme disait une de mes copines:
"Mon dieu laissez moi succomber à la tentation avant qu’elle ne s’éloigne…"
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