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- Ce sujet contient 13 réponses, 8 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
C. Tobini, le il y a 14 années et 9 mois.
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9 janvier 2012 à 11h38 #410000079571
C. Tobini
MembreBonjour à tous,
Je suis en train de me documenter, petit à petit, sur le net (pas d’achat d’ouvrage pour l’instant), sur le fonctionnement d’un mécanisme.
J’ai donc lu quelques lignes, et regardé quelques vidéos.
J’ai une question technique concernant le diffusion de l’énergie dans le mécanisme : la « littérature » précise que le ressort de barillet stocke l’énergie qui est ensuite transmise aux rouages et régulée au niveau de la roue d’échappement par le couple balancier / spiral.
Dans son rôle régulateur, j’imagine que le spiral a besoin de sa propre énergie afin de remplir son rôle et il me semble logique que cette énergie provienne de l’échappement. Mon interrogation : l’énergie contenue par le spiral est-elle constante et au « lancement » du mécanisme est-ce bien l’échappement qui va donner la première impulsion qui va transmettre l’énergie au spiral ? En regardant les vidéos, le rôle des palettes est clair dans la régulation, mais le blocage des palettes me fait me demander si la toute première « impulsion » de la roue d’échappement est bien suffisante à communiquer l’énergie au spiral.
Je ne cherche pas une réponse pleine de calculs, juste de quoi éclairer ma lanterne, quelque chose de vulgarisé sera pour le moment amplement suffisant

N’hésitez pas à me dire si j’ai interprété de travers

Merci et bonne journée à tous,
C. Tobini
9 janvier 2012 à 12h04 #420001593699Evil_OOb
MembreDe ce que je comprends de ce que tu as écrit, je crois que tu te trompes: Le spiral n’a pas d’énergie, il la transmet juste au balancier et attend son retour…
Lorsqu’une montre s’arrête, c’est que le ressort du barillet n’a plus assez de force pour pousser la roue d’échappement.
De ce fait il n’y a plus d’énergie à transmettre au spiral et donc au balancier…
On va dire que le système est en attente d’énergie…Quand tu remontes le barillet, tu encaisses de la puissance.
Dès que le niveau est suffisant pour permettre la transmission à l’échappement, la roue se libère (première impulsion), transmets son mouvement au spiral etc…
La régulation de la détente du ressort du barillet est relancée…Les palettes de l’ancre encaissent alternativement
– la détente du ressort de barillet en « direct » ==> le tic d’aller…
– la détente du barillet « retransmise » par le spiral (moins la perte) ==> le tac du retourPour moi, la première impulsion est toujours un « tic » car la montre doit toujours s’arrêter sur un « tac »…
En tout cas c’est ma compréhension d’une montre mécanique
9 janvier 2012 à 14h17 #420001593700C. Tobini
MembreBonjour, merci de ta raponse,
Jusque là c’est bon

C’est donc bien pour toi aussi le « tic » qui donne la première impulsion. Je me posais la question car j’imagine que suite au « tic », si le spiral n’a reçu aucune énergie efficace il ne pourra osciller, le « tac » sera donc impossible et mouvement s’arrête là…
Dans ce que j’ai pu lire le système est linéaire, la transmission de l’énergie doit être constante, néanmois, en observant le couple spiral / balancier, on se rend compte que l’amplitude du spiral est moindre au démarrage.
9 janvier 2012 à 15h27 #420001593701Evil_OOb
MembreOui, en position « en attente » (tac) la roue est bloquée/verouillée…
Pour la débloquer le couple transmis par le barillet doit être suffisant pour la faire passer dans l’autre position (tic).
Donc quoi qu’il arrive, même à la première impulsion « tic » tu as déjà transmis suffisamment de couple au spiral/balancier pour permettre un « tac »…
En gros il y a un « plateau » de couple que le ressort du barillet doit atteindre pour mettre la mise en marche du système… avant il ne se passe rien…
9 janvier 2012 à 15h48 #420001593702evh5150
Membre
9 janvier 2012 à 16h17 #420001593703Hypnos
MembreVoilà une magnifique vidéo pour fulcanelli qui en cherchait pour ses cours.
9 janvier 2012 à 17h17 #420001593704landeron
MembreUne autre animation sur l’ancre qui permet de séquencer le processus:
9 janvier 2012 à 20h07 #420001593705fulcanelli
Membre- Hypnos a écrit:
- Voilà une magnifique vidéo pour fulcanelli qui en cherchait pour ses cours.
merci landeron m’a donné tout ce dont j’avais besoin et même plus
9 janvier 2012 à 20h24 #420001593706fulcanelli
Membre- Evil_OOb a écrit:
- Oui, en position « en attente » (tac) la roue est bloquée/verouillée…
Pour la débloquer le couple transmis par le barillet doit être suffisant pour la faire passer dans l’autre position (tic).
Donc quoi qu’il arrive, même à la première impulsion « tic » tu as déjà transmis suffisamment de couple au spiral/balancier pour permettre un « tac »…
En gros il y a un « plateau » de couple que le ressort du barillet doit atteindre pour mettre la mise en marche du système… avant il ne se passe rien…
la force transmise par la roue d’echap est très faible 1ou 2 tours de remontoir suffisent en général a faire partir le balancier
ce qui est important c’est la mise au repère
au repos ça donne ça
bonne mise au repère la force est faible mais suffisante pour vaincre le plan d’impulsion d’une des 2 palettes (suivant la position de la roue ) et l’inertie du balancier
le spiral n’entretient pas les oscillations du balancier (organe de régulation) c’est la roue d’échappement via l’ancre qui a cette fonction (organe de distribution)
imaginons l’ancre et le balancier au repos la dent est bloquée contre le plan de repos la balancier est bloqué et ne démarre pas sauf en secouant la montre
9 janvier 2012 à 23h53 #420001593707carlgustav
MembreL’échappement est une coopérative , l’antagonisme , paradoxalement, de deux ressorst, celui de barillet, costaud mais bien amoindri à la roue d’ancre, par le fait de la surmultiplication due au rapport d’engrenage du rouage, et celui, de balancier, le spiral.
D’où certains calibres, de faible dimension, qui font de l’arrêt, ressort » en bas « , plutôt sur le plan de repos de l’ancre, et d’autres , grandes dimensions, qui en font sur le plan d’impulsion, du fait de la » rigidité » ( CGS élevé ) du spiral, dans les mêmes conditions d’armage ressort moteur.
Ce pourquoi les grandes pièces, ou fréquences élevées, ou les deux réunies, nécessitent souvent une brève impulsion manuelle pour la mise en fonction ; typique des chronomètres. Et pas seulement des détentes.
10 janvier 2012 à 0h05 #420001593708carlgustav
MembreConcernant la mise au repère évoquée par Fulcanelli : les anciens régleurs, considérant la difficulté de dégagement à l’entrée, frottement rentrant, décalaient le repère, de manière à compenser ce handicap.
Pas très correct sur un diagramme, mais du grand art, type le Locle, pour les connaisseurs.
10 janvier 2012 à 11h18 #420001593709C. Tobini
MembreSupers schémas, vidéos et explications !
Merci ! 
Je reviendrai sur l’échappement à tête reposée

Dans l’immédiat, il y a un point que je voudrais éclaircir : je n’arrive pas à déterminer le rôle des roues (pour la roue des secondes c’est assez explicite:) )
– j’ai lu sur que l’échappement tourne dans le sens des aiguilles d’une montre : sur les vidéos, on voit l’inverse, lorsque l’on dit « le sens des aiguilles d’une montre » on parle donc côté cadran, les vidéos étant côté rouages ?
– on voit des les vidéos que les rouages ne tournent pas dans le même sens les uns par rapport aux autres (jusque là rien d’anormal) : les roue centrales et moyennes servent-elles directement aux heures et minutes ? J’ai l’impression que des rouages « intermédiaires » permettent à la fois de faire tourner les aiguilles « dans le bon sens » côté cadran, et sont basés uniquement sur la roue centrale à la fois pour les minutes et les heures (la roue moyenne servant de transition entre le barillet, la roue centrale et la roue des secondes)
Plus ça va plus j’ai l’impression que « Théorie d’Horlogerie » ou « La montre, principe et méthode de fabrication » vont permettre de fixer un certain nombre de choses
10 janvier 2012 à 18h57 #420001593710fulcanelli
Membrela vidéo est un peu étrange le spiral se retrouve au dessus du balancier
les mobiles (axe+pignon+roue) sont la pour démultiplier la force du ressort barillet
le mobile de centre fait son tour en 60 min c’est donc sur celle ci que viendra l’aiguille des minutes
le mobile de moyenne n’a pas de rôle particulier si ce n’est que transmettre et de démultiplier la force
le mobile de seconde fait son tour en 1 min c’est sur cet axe que viendra l’aiguilles des secondes
on appel le rouage l’organe de comptage (division du temps ) et de transmission (transmission et démultiplication de la force par une chaîne cinématique)
11 janvier 2012 à 14h25 #420001593711C. Tobini
MembreD’accord, c’est plus clair, merci
- fulcanelli a écrit:
- la vidéo est un peu étrange le spiral se retrouve au dessus du balancier


C’est sur l’image ci-dessus que le spiral est au-dessus du balancier d’après ce que tu dis ?
Pour info j’ai indiqué par une flèche verte le sens de rotation de la roue d’échappement sur la vidéo. Considère t’on que c’est le sens horaire ou anti-horaire (vu que j’ai lu que l’échappement tourne en sens horaire et qu’à première vue c’est anti-horaire
) ?- fulcanelli a écrit:
- le mobile de moyenne n’a pas de rôle particulier si ce n’est que transmettre et de démultiplier la force
Ok donc l’aiguille des minutes et celle des heures sont bien reliées à la roue de centre qui est elle-même accolée au barillet si je comprends bien.
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