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14 janvier 2020 à 10h25 #420004249117
phmas
MembreMerci pour le partage.
Quand je vois les photos, je comprend bien qu’elle ait été choisie comme plongeuse « toolwatch » pour des activités professionnelles.
Impressionnant ce bloc d’acier, très années 70ies
14 janvier 2020 à 10h47 #420004249113ZEN
MembrePetite histoire d’une grande montre : L’Omega Seamaster 200 « SHOM»Les années 1960 et 1970 furent riches en découvertes diverses de zones inexplorées de la planète, de montagnes, de pays éloignés et mal connus, de fonds marins ou de l’espace et de la Lune. Les fabricants de montres ont accompagné nombre d’explorateurs, aviateurs, astronautes et cosmonautes ainsi que des plongeurs qui partageaient leur passion et leurs découvertes par le biais de la télévision qui s’invitait dans les salons de toutes les familles. La découverte du monde emportait le rêve et la montre, accessoire naturel des aventuriers, participait à l’accès ouvert à chacun à l’idée qu’il pouvait lui aussi devenir un héros.
La collection Omega Seamaster championne des surnoms
Les grandes maisons ont produit entre 1950 et 1980 un grand nombre de pièces toutes plus performantes les unes que les autres pour voler, plonger ou barouder d’un pays à l’autre, d’une mer à l’autre ou d’un continent à l’autre. Les marques horlogères donnaient parfois à leurs modèles des noms génériques assortis de références ou de leurs performances potentielles. Une Omega capable de descendre sous le niveau des mers à 200 mètres devenait ainsi la Seamaster 200, passant à 1000 pour le modèle apte à descendre à 1000 mètres. Ce référencement aurait pu être celui qui se grave dans les mémoires, mais les amateurs ont toujours aimé donner à leurs montres des surnoms, souvent animés par leur passion pour l’objet de leurs rêves. La Seamaster 600 est ainsi devenue la « PloProf » pour « PLOngeur PROFessionnel », la Seamaster 1000 est devenue la « Grande », le chronographe Seamaster automatic 120 mètres et devenu le « Big Blue ». L’éventail des surnoms s’élargit encore quand un chronographe Seamaster est surnommé « Flat Jedi » en référence à Star Wars ». La liste complète serait trop longue à établir d’autant que certaines désignations ont donné lieu à des déclinaisons spéciales comme par exemple la « Baby Ploprof » pour une montre de plongée qui ressemble simplement à la version plus grande.
Un modèle spécial
Les années 1960/1970 sont marquées chez Omega par des boitiers de forme tonneau, un peu rond, ou de forme un peu ovale comme la ligne des boites « pilote ». Les formes anguleuses, carrées sont beaucoup moins nombreuses. A ce titre, la Seamaster 200, référencée 166.0177 et présentée en 1973 à Baselworld, fait exception. Très anguleux, son boitier est constitué d’un bloc d’acier suédois fabriqué par la maison Piquerez, le cadran est noir mat avec des indications dont la visibilité a été améliorée grâce à des index luminescents, les aiguilles de type glaive très lumineuses tranchent sur le cadran, le guichet de date légèrement biseauté souligne une finition sans erreur. Le verre minéral trempé est épais. Il semble à toutes épreuves et le mouvement est un 1012 de dernière génération, très plat, et encore dit de « manufacture ». Ce mouvement qui permet une mise à la date rapide dans les deux sens (rare aujourd’hui) évolue à 28 800 alternances par heure. Il est capable d’offrir une précision chronométrique et de la tenir sur une longue durée. Si sa décoration est sommaire et son design simple, cela reste un mouvement de qualité. La lunette d’époque dispose d’un insert en bakélite sans point lumineux mais en cas d’avarie, faute de réserve suffisante, le service après-vente d’Omega les remplace par des lunettes avec des inserts en aluminium avec un point lumineux. Les versions récentes ont cette même lunette.
La montre est rapidement adoptée par les amateurs de plongée. Massive, lourde, elle pèse un peu plus de 150 grammes, elle semble indestructible, qualité prisée des plongeurs. On la voit très vite au poignet de nombreux professionnels de la mer. La montre ne reçoit pas son surnom immédiatement, il faudra pour cela attendre 1979. Le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM), une institution gouvernementale française consacrée à l’étude des océans et à la publication des cartes maritimes, avait manifesté son intérêt pour les montres de plongée. Le SHOM avait vu sa compétence étendue à l’homologation des équipements utilisés par toutes les entités et institutions maritimes françaises. Après avoir fait le tour des produits du marché dans le courant de l’année 1978, le SHOM contacta Omega afin d’acquérir la Seamaster 200. Omega a ainsi directement livré au service français un lot de montres à utiliser pour ses missions officielles. Les montres ont été signées et gravées de la mention « SHOM » sur le fond du boîtier pour les distinguer des modèles classiques vendus sur le marché à l’époque. Dès lors, le nom de Seamaster « SHOM » devint celui donné par les amateurs et il restera gravé dans les mémoires.
L’histoire ne s’arrête pas là. En effet, après cette sélection par le SHOM, la même version de l’Omega Seamaster 200 fut également adoptée par la marine nationale française. Omega livra donc un autre lot de montres aux unités de plongeurs militaires. Comme toutes les montres homologuées par les institutions gouvernementales françaises, elles portaient la mention « MN 79 », gravée sur le fond.
Une passion durable
Cette montre fut une pièce très particulière dans la dynastie des plongeuses d’Omega ce qui constitue une reconnaissance particulière de ses qualités. On s’égare dans les chiffres représentatifs de sa production. Le chiffre de 2000 unités annoncé semble très sous-estimé et celui de 20 000 lancé par des collectionneurs semble un peu élevé. Un chiffre aux alentours de 12 000 pièces serait davantage réaliste. Le succès du modèle est tel que des anciens distributeurs de la marque ont « re-fabriqué » quelques exemplaires tardifs à partir de pièces Omega en général destinées au service après-vente. Ces modèles ont les caractéristiques des versions d’époques et l’attrait du neuf pour qui aime à porter des montres en parfait état. Des amateurs plus ou moins spéculateurs ont, eux aussi, avec des pièces détachées achetées à des distributeurs, reconstitué des SHOM. Elles ne resteront pas disponibles très longtemps car les réserves de pièces sont épuisées. La SHOM était portée en général soit sur un bracelet en Corfam, sorte de cuir de synthèse compatible avec le milieu aquatique, soit sur un bracelet en acier de référence 1162/172 et donc avec 22 mm d’entre-corne. Beaucoup lui ont adapté un bracelet de type Mesh avec son maillage fin caractéristique originellement dédié à la Seamaster 600. La Seamaster SHOM bénéficie du statut de légende horlogère et son histoire la voue à un bel avenir de pièce de collection, statut qu’elle porte très bien.
Droits Réservés – Joël Duval – Forumamontres – Janvier 2020__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).14 janvier 2020 à 10h47 #410000141878ZEN
MembreMerci pour ce texte très interessant.
14 janvier 2020 à 11h03 #420004249114LionelMlesmontres
MembreHop culture horlogère incrémentée d’une SHOM!
Merci Zen14 janvier 2020 à 12h32 #420004249115Boboseb
MembreCool! Je ne connaissais pas du tout.
Thanks!14 janvier 2020 à 12h43 #420004249116batilou
MembreTrès intéressant merci
15 janvier 2020 à 1h31 #420004249118py3.14
MembreUne lecture passionnante.
Un grand merci Zen.
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Slava Ukraini15 janvier 2020 à 2h11 #420004249120Taille1
MembreMerci pour ce récit et cette histoire. Je ne connaissais pas ce modèle. Un vrai look seventy
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« Le bonheur n’est pas d’avoir tout ce qu’on désire, mais d’aimer ce que l’on a… » Paulo Coelho15 janvier 2020 à 11h05 #420004249119scaryfan
MembreMerci pour ce bel exposé !!!
Je ne connaissais pas ce modèle.__________________________________
Ω Speedmaster Moonwatch Professionnel | 3570.50 (2011) – Ω Seamaster Diver 300M | 210.30.42.20.01.001 (2020) – Ω 19 »’ 191816 janvier 2020 à 9h17 #420004249121uwsearch
MembreSi je peux me permettre, le cadran de la SHOM n’est pas apparu avec la SHOM, mais plusieurs années plus tôt sur la référence 166.068. Elle est connue pour ses cadrans jaunes dits Banana les plus courants, et les gris plus rares dits Poppy. Cette version avec cadran noir « SHOM » est de loin la plus rare et a été surtout livrée en France (la Poppy plutôt en Allemagne). Celle ci a été produite en février 1971.
A droite, une véritable SHOM d’époque, et non un version moderne dite watchco, produite en octobre 1975, livrée en France. -
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