Les mouvements Rieussec ont d’autant moins à voir avec les calibres Minerva que nous aimons tant que ces derniers sont une sorte de parenthèse dorée dans la vie de cette entreprise. Ils sont issus de l’acquisition de la société par l’homme d’affaires italien Emilio Gnutti en 2000. Celui-ci a alors dépensé sans compter pour faire d’une manufacture familiale d’une dizaine de personnes une maison de "haute horlogerie" avant l’heure. C’est à la suite d’un scandale politico-financier qu’il a dû se séparer de la marque et la vendre à Richemont.
La revue de la Pythagore de Guy sur Chronomania (ici) donne une meilleure idée de ce qu’était Minerva avant.
Personnellement, je trouve que donner les Minerva à Montblanc est d’autant plus bizarre qu’il n’y aucun lien de continuité entre ceux-ci et les Rieussec. Pour l’amateur de montres, on a donc une marque avec trois "identités" fort différentes : ETA, Rieussec (moderne), Minerva (old school).
Nicolas