FORUMAMONTRES › Forums › FORUMAMONTRES › Ne me dites pas que vous n’aimez pas ! C’est impossible !!!
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Invité, le il y a 8 années et 5 mois.
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4 mai 2018 à 0h36 #420003864741
ZEN
Membre- CTREM a écrit:
- Je n’aime pas.
Comme quoi c’est possible

Vu le ton de tes posts, je préfère te compter dans ceux qui n’aiment pas. Ca me donnera beaucoup moins de scrupules le jours où je devrai t’éjecter non pas parce que tu n’aimes pas parce ce que ça, je m’en contrefiche mais parce que tu es trop agressif avec les membres de FAM. Je recommande à ceux qui en douteraient de lire tes interventions…
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 mai 2018 à 1h23 #420003864742Arnaud.A
Membre- CTREM a écrit:
- Je n’aime pas.
Comme quoi c’est possible
4 mai 2018 à 1h24 #420003864743ZEN
MembrePour revenir à cette montre, elle correspond aux pièces expédiées par Omega entre 1898 et 1910 pour conquérir le marché nord-américain. Ces dates sont approximatives car on ne dispose pas de toutes les archives avant 1904. Disons que cette période fut celle de la conquête horlogère de l’ouest.
Les marques suisses se sont retrouvées à l’époque face à une fronde des manufactures américaines, Waltham et quelques autres en tête, qui multiplièrent les interventions auprès du gouvernement pour fermer les frontières aux importations horlogères suisses. Mais les manufactures américaines n’étaient pas les seules à être engagées dans cette bataille. En effet, les syndicats ouvriers américains des salariés de l’horlogerie entendaient « contrôler » ce qui était mis sur le marché et pour eux, les montres suisses produites par des ouvriers non syndiqués parfois hors les murs des manufactures suisses ne pouvaient avoir une place sur le marché américain. Ces syndicats étaient en sous-main poussés par les manufactures pour créer autour du sujet un mouvement social qui d’une part renforçait les syndicats américains et d’autre part, confortait les manufactures suisses dans leurs positions sur le marché nord-Américain.Le gouvernement des Etats-Unis mit donc en œuvre des mesures protectionnistes de toutes natures. Par exemple, il était interdit de diffuser sur le marché américain des montres non emboitées aux USA ou au Canada. Les montres de plus de 17 rubis subissaient des taxes à l’importation (des mouvements), les commandes officielles faites par le gouvernement américain devraient se faire par appel d’offres avec des modalités de sélection ne privilégiant pas les marques suisses, etc.
Les manufactures suisses durent donc trouver des parades. La première vint à elles au travers d’Elgin qui adapta la taille de ses boites aux calibres suisses (dont les diamètres sont différents des pièces suisses), les autres fabricants de boites vont s’y mettre aussi, les kits mouvement/cadran/aiguilles furent livrés sans marques sur les cadrans ou avec des marques de distributions de commerçants locaux, Longines représenté par Wittnauer qui importait et distribuait les montres fut plus connu aux USA que la manufacture Longines avec qui il travaillait.
Les firmes de chemins de fer préfèrent les maisons américaines (Ball, Hamilton, Elgin, Waltham, Howard, …) et peu de maisons suisses purent livrer aux compagnies US. Les Suisses se reportèrent sur les compagnies canadiennes moins « anti-suisses » mais pas plus de 3 ou 4 maisons furent agréées malgré tout. Plus tard dans les années 50, Zenith put livrer la RR 56 mais il n’y avait plus de concurrence américaine sérieuse.
Ces Omega étaient décorées pour le marché américain mais elles étaient assez chères et finalement même si leurs qualités chronométriques durables sont toujours avérées, il y en eut assez peu au regard des volumes considérables fabriqués par les maisons américaines. Le rapport est de 1 à 100 voire un peu plus. Les versions qualité CCCR avec 23 rubis ou DDDR, 23 extra very best, sont les plus hauts niveaux de qualité mais on obtient les mêmes niveaux de précision avec 19 voire 17 rubis. Simplement à partir de 21 rubis en qualité D des composants changent selon les époques et offrent des qualités de très haut de gamme. Ces chronomètres, et ici le terme n’est pas galvaudé, parviennent à des performances égales et supérieures aux chronomètres bracelets contemporains.
Il y a à cela deux raisons. D’abord une montre de poche ne se compare pas à une version bracelet en raison de la taille du mouvement, ensuite ces pièces ont des grands balanciers qui aident à leur précision. Enfin, la qualité des alliages à l’époque est difficile à dépasser et il aura fallu attendre le silicium pour retrouver des réglages « usine » équivalents à ce qui se faisait en 1900. Le silicium a révolutionné les échappements et éléments réglants par la précision des mouvements sortis de chaines et avant réglage. Le problème est que le silicium ne permet pas les mêmes ajustements que les vieux alliages. La retouche est quasi impossible !
Alors que sur une vieille pièce on peut retoucher le réglage jusqu’à la perfection.Le problème est réel. Prenons ainsi deux pièces consécutives sur une fabrication contemporaine et tentons de les mettre exactement à la même heure. Le stop seconde va le permettre. Puis, tentons de les maintenir à la même heure pendant plusieurs jours. Mise à part l’hypothèse théorique ou tout serait identique, c’est impossible car on ne peut retoucher au réglage. Cela est logique car elles sont réputées toutes pareilles. Oui mais la production industrielle démontre qu’elles ne sont jamais pareilles ! Moralité : Les chronomètres ainsi vendus sont dans un réglage « bon » en général mais intouchable sans changer les éléments réglants ou une partie d’entre eux. Le coût de ces derniers est dérisoire et c’est là une bonne opération pour les fabricants qui ont pu augmenter leurs bénéfices mais le client, lui, n’a rien vu. Il paie sa montre au même prix sauf que mécaniquement, il a acheté un consommable… Un produit jetable en partie faute de pouvoir être réglé.
Ces vieilles montres, 100 ans après, se règlent encore et pourront encore l’être dans 100 ans quand ne fabricant plus de spiraux en silicium, nos montres contemporaines seront refoulées par les SAV. L’industrie d’aujourd’hui a fait avaler aux amateurs d’horlogerie le concept d’une montre qui passe de génération en génération en introduisant une réalité de consommable à l’intérieur. C’est du grand art !
Alors, oui, je comprends qu’on n’aime pas cette photo qui est à la photographie et à l’horlogerie tout ce que n’est plus l’industrie dans ces deux univers.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 mai 2018 à 3h09 #420003864744Arnaud.A
MembrePassionnante explication pour cette superbe pièce.
La taxe au-delà de 17 rubis a été en vigueur jusqu’à quand aux US? Je sais que les Seiko Bell-Matic (avec fonction alarme) des années 70 qui partaient sur le marché américain avaient justement 17 rubis pour éviter la taxe, quand le modèle pour le marché Japonais en comptait 10 de plus !
C’était un peu la même chose au Japon avec le protectionnisme initié par l’influence de K.Hattori, les montres Suisses ont subit une envolée folle des prix alors que le chablonnage n’était pas surtaxé (ce qui a participé au transfert de technologie vers le Japon d’ailleurs) … mais je ne sais pas quand tout ceci a été arrêté.
En tous cas c’est dingue de voir que l’industrie Suisse se portait aussi bien malgré les levées de bouclier aux USA puis un peu plus tard au Japon. Je crois que je vais devoir acheter le bouquin de Donzé sur l’histoire de l’industrie horlogère Suisse
En tous cas l’analyse sur le silicium est très intéressante, je n’avais jamais pensé au côté consommable que cela génère, voyant plus le côté pratique de la facilité de fabrication de pièces à bas coût…4 mai 2018 à 5h45 #420003864745CTREM
Membre- ZEN a écrit:
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Vu le ton de tes posts, je préfère te compter dans ceux qui n’aiment pas. Ca me donnera beaucoup moins de scrupules le jours où je devrai t’éjecter non pas parce que tu n’aimes pas parce ce que ça, je m’en contrefiche mais parce que tu es trop agressif avec les membres de FAM. Je recommande à ceux qui en douteraient de lire tes interventions…

Le seconde degré, tu connais Joel Duval ?
Joel Duval, ça fait très « Boucherie Charcuterie » de province, on te l’as déjà dit j’imagine.4 mai 2018 à 6h12 #420003864746ZEN
MembreChristian Tremellat (CITREM) ça fait un peu employé du Crédit Agricole… Les Bouchers Charcutiers ce sont un peu les clients de la banque pour laquelle tu es censé travailler? Tu n’as pas de rancœur contre les clients de ton employeur au moins ?
On va être obligés de se séparer ici. Tu salueras tes collègues, il y en a une paire ici et dans le même immeuble que toi ! C’est dingue, hein ? Il y a même un passionné dans ton conseil d’administration ! C’est fou !
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 mai 2018 à 7h35 #420003864747olitex
Membreune tuerie la montre
4 mai 2018 à 8h16 #420003864748ZEN
MembreL’usinage du mouvement pour le début du 20ème siècle est simplement fabuleux. Sur ce calibre les chatons n’ont jamais été sortis si bien qu’on voit le niveau de précision des pièces, la qualité des anglages, le rhodiage parfait, la raquette bien installée à cheval sur les deux ponts. Les calibres anciens Omega sont simples et fiables mais celui-ci a en plus la finition avec lui.
Cette finition spéciale US était du grand art.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 mai 2018 à 11h25 #420003864749Doudou-GTi
MembreBelle photo et mise en scène
- Citation :
- Ces vieilles montres, 100 ans après, se règlent encore et pourront encore l’être dans 100 ans quand ne fabricant plus de spiraux en silicium, nos montres contemporaines seront refoulées par les SAV. L’industrie d’aujourd’hui a fait avaler aux amateurs d’horlogerie le concept d’une montre qui passe de génération en génération en introduisant une réalité de consommable à l’intérieur. C’est du grand art !
Je dirai que c’est comme cela de nos jours dans tous les domaines de l’industrie malheureusement
- ChristopheH a écrit:
- Impossible en effet !
Ces montres gousset m’attirent de plus en plus … sûrement l’âge aidant !
Question : comment en profite t’on ? ou comment les porte t’on ?
J’ai du mal à imaginer la montre gousset en jean/polo
mais ça ferait carrément « décalé »
L’idéal étant en costard j’imagine
avec bien entendu la petite « chaînette » afin d’éviter la chute et/ou la perte de la montre !
4 mai 2018 à 22h20 #420003864750isosta
MembreUne photo qui résume mes deux passions (après mon épouse bien entendu
) :
la photo et les montres !marrant parce que j’ai sorti deux pellicules du frigo ce matin pour une petite balade dans la rue
avec mon …Leica cet AM .J’ai une savonnette qualité D en boite acier qui est effectivement super précise !



Isosta
4 mai 2018 à 22h30 #420003864751ZEN
Membre- isosta a écrit:
- Une photo qui résume mes deux passions (après mon épouse bien entendu
) :
la photo et les montres !marrant parce que j’ai sorti deux pellicules du frigo ce matin pour une petite balade dans la rue
avec mon …Leica cet AM .J’ai une savonnette qualité D en boite acier qui est effectivement super précise !



Isosta
Très belle montre et Kirby Beard en rajoute à l’histoire !
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 mai 2018 à 22h32 #420003864752ZEN
Membre- ChristopheH a écrit:
- Impossible en effet !
Ces montres gousset m’attirent de plus en plus … sûrement l’âge aidant !
Question : comment en profite t’on ? ou comment les porte t’on ?
Bonne question. Les montres rares ou chronomètres comme cette Omega, on ne les porte pas, on en profite chez soi sur son bureau. Par contre les montres en argent moins rares dans la poche du pantalon c’est assez marrant. Très franchement, je les transporte mais ne les regarde presque pas en journée car je privilégie ma montre bracelet ou pire …mon téléphone.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).6 mai 2018 à 1h08 #420003864753Servius
Membre- ZEN a écrit:
- Bravo ! Quel œil ! Oui un III c
J’allais dire que pas mal d’années séparaient les deux objets, mais le premier prototype Leica a été lancé en 1904… Ce qui rend l’association des deux pertinente, en plus d’être très agréable à l’oeil
Les lentilles de l’objectif ont l’air propres, chose rare
Par curiosité, vous vous en servez toujours?
Je ne pensais pas que les visseux viendraient me tenter jusqu’ici…
Après quelques années au M, je réfléchis à essayer un de ceux-ci…6 mai 2018 à 2h27 #420003864754ZEN
MembreNon hélas, je suis passé 100% au numérique je récupère juste de temps à autres des vieilles optiques que je remonte sur des numériques… Le résultat est souvent extraordinaire.
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).6 mai 2018 à 2h32 #420003864755tittou
MembreVraiment une très belle piece.
Perso je profite de mes montre de poche, mais comme Zen je ne regarde pas l’heure ou rarement, j’ai quelques chaines en argent et en Gold plated, l’anneau autour du passe ceinture et la montre (maxi 50) dans la petite poche du jean. -
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