FORUMAMONTRES › Forums › Forum LONGINES – Forum Officiel Francophone › Ne jamais l’ouvrir avec un couteau – Histoire
- Ce sujet contient 7 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
jonath, le il y a 15 années et 3 mois.
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12 juillet 2011 à 1h59 #420001420658
AntonioDelavega
MembreMerci Zen pour cette histoire, c’est exactement pour ça que j’aime les montres
12 juillet 2011 à 2h02 #420001420659GYROTOURBILLON
Membrecette histoire est celle de Edmond , mais la sienne est dans son jus , et la photo non retouchée
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Ne recherchez pas l’amitié de ceux qui ne partagent pas vos exigences
« Confucius »12 juillet 2011 à 3h20 #420001420660///AMG
MembreCette histoire me rappelle mon grand-père,partit trop tôt,que j’énervais toujours avec mes montres
12 juillet 2011 à 12h31 #420001420657ZEN
MembreIl avait un peu plus de 10 ans en 1921 quelque part près de Lille. … Jacques rêvait d’une montre qui se ferme des deux côtés. Quand il vit la montre de poche de son grand-père, il tenta d’expliquer ce qu’il voulait mais personne ne comprit. « Je veux la même mais avec un couvercle en argent des deux cotés ». Le grand père lui répondit au moment de passer à table qu’il ne verrait pas l’heure si elle était fermée. Cela fit rire tout le monde mais Jacques resta ancré sur son idée. Pendant tout le repas de ce dimanche ennuyeux à souhait, il resta taciturne puis au moment du dessert, son oncle Jules lui demanda ce qu’il voulait pour sa communion. « Une montre qui se ferme des deux cotés » . La mère de Jacques horripilée par cette exigence sans cesse répétée posa la main sur l’épaule de Jacques et lui demanda de se raisonner. Une telle montre vaut cher et n’est pas une montre de jeune homme. Elle lui expliqua qu’il garderait cette montre toute sa vie et qu’elle devait donc être pratique.
Le visage expressif de Jacques exprima son desarroi. Les larmes lui vinrent aux yeux. Il fit un effort immense pour ne pas éclater en sanglots. Plus personne déjà ne faisait attention au gamin. La fin du repas était toujours insupportable avec cette fumée que les cigares et les pipes des hommes répandaient dans la salle à manger. L’odeur mélée du gigot, du chocolat de la mousse encore sur la table ainsi que de la fumée donnait à la pièce cette dimension dérisoire d’un lieu ultimement inconfortable.
La discussion porta sur l’école et sur Jules Ferry. Les uns trouvaient inadmissible de lui donner le nom de l’ancienne place du nord. « Pourquoi changer le nom de cet place ? ». Entre les pour et les contre, la famille semblait divisée comme s’il fallait ne pas être du même avis pour trouver sa place au sein du clan familial. Personne ne tomba d’accord avec l’autre. Tout cela pour une place qui un siècle plus tard servirait à des clochards pour venir y vomir leur bière. Que d’hommes illustres sont devenus des avenues ou des boulevards sans qu’on ne sache plus à quel point les noms qu’ils portent furent importants dans notre histoire.
Jacques était désespéré. Son oncle vint lui dire au revoir, son visage s’illumina quand prenant sa pipe dans la main, il lui posa la question fatidique » Une savonnette, hein ? Tu veux une savonnette ?… » C’était donc cela ce nom qu’il ne retrouvait pas et que son oncle connaissait. Il l’aurait, il la posséderait cette savonnette … Et si seulement cela pouvait être une Longines !« Tu vois Jacques, les traits noirs c’est du niel. C’est soudé avec l’argent. Passe tes doigts sur la boite. Tu sens c’est presque chaud … Le niel c’est une sorte d’émail. » Jacques était ému… Un dimanche de communion où son rêve lui est offert. « Ce n’est pas un jouet » lui dit sa mère. il faut en avoir soin. La recommandation n’était d’aucune utilité… Jacques admirait ces deux nuances claire et foncée.
« Tu dois regarder le mouvement mais fais-le une fois pour toute car la poussière l’abimerait. Pour ouvrir le second couvercle qui donne sur le calibre, je te déconseille de prendre un couteau. Tu abimerais la boite irréversiblement » L’oncle de Jacques lui conseilla de le lui demander. « J’ouvre toujours les montres avec mon ongle ». Les boites des montres de l’oncle de Jacques restent parfaites…. Jacques entendit cette recommandation. Il se servit peu de la montre et la plaça immédiatement dans une vitrine. Quand d’autres regardaient l’heure, lui regardait sa montre.
La montre de Jacques l’émerveillait. Longines, une marque tellement chargée d’histoire déjà en 1921, il en avait rêvé… Quand il eut 25 ans, Jacques placa sa montre dans une belle boîte en fer au fond d’un tiroir. Tous les mois, il allait au moins une ou deux fois la regarder. Parfois mais pas systématiquement il la remontait doucement en espérant qu’elle fonctionnerait. L’idée de s’en séparer lui était insupportable. La montre ne tomba jamais en panne. Jacques devint très malade à la fin des années 60. Son coeur ne suivait plus le rythme de ses déplacements. Pendant un repas, un dimanche, Jacques s’effondra. Il venait de raconter à son petit-fils l’histoire de sa Longines. Le petit-fils se vit confier cette montre par sa grand-mère. Jamais révisée, elle fonctionne toujours et loge au fond d’une boîte en fer faite pour des cachets contre le mal de tête, une boite de 1920.
Collée dans la boite, il y a un petit mot manuscrit. « Montre offerte par l’Oncle Joe, le 6 juin 1921 à 12 heures et 17 minutes. Ne jamais l’ouvrir avec un couteau. »__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).12 juillet 2011 à 12h31 #410000073170ZEN
MembreUne bien belle histoire
13 juillet 2011 à 2h10 #420001420661ZEN
MembreOn a tous un ancètre qui a vibré pour ces montres. Ce n’était pas des objets de luxe à l’époque mais des instruments de mesure avant tout. Affectivement très chargées, les montres le sont restées…
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Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).13 juillet 2011 à 3h02 #420001420663Tomsg
MembreTrès belle histoire!
La passion peut naitre très tôt , mon fils a 4 ans et il aimerait mettre mes montres, trop jeune petit scarabée !
En attendant je lui ai offert une flicflack boitier alu lavable en machine a 40°!
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Tag heuer carrera racing et Rolex Milgauss13 juillet 2011 à 5h48 #420001420662jonath
MembreMerci pour cette histoire Zen

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