FORUMAMONTRES › Forums › Les Grandes Heures de FAM › Multiplication des calibres : Faut-il se réjouir ?
- Ce sujet contient 22 réponses, 18 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Miniman 08, le il y a 14 années et 10 mois.
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2 janvier 2011 à 2h08 #420001560169
laphroaig007
MembreIl est à noter que ce type de débat existe aussi en automobile.
L’acheteur d’une Wiessmann ou encore d’une TVR ou une Excalibur à l’époque, pouvait-il avoir l’assurance d’avoir un SAV 10-20 ans plus tard ?
Non bien sûr.
Au final, je pense que la majorité des acheteurs de pièces chères et d’une marque de niche sont avant tout des acheteurs qui peuvent 1/ se payer ce type de produit, 2/ des acheteurs qui ne se posent pas forcément la question du SAV dans 10-20 ans…
Enfin, AMHA.
2 janvier 2011 à 2h44 #420001560170BRxavier
MembrePatek Philippe a bien compris le profit qu’il pouvait tirer de ce type de questionnement.
Sa dernière campagne de publicité « Restoration » reprend ce thème :
Je vous cite quelques éléments :
- Citation :
- En tant que manufacture familiale, nous nous engageons à restaurer et entretenir toutes nos montres.
Y compris celle fabriquées en 1839.
- Citation :
- Chaque horloger de notre réseau mondial bénéficie d’une formation permanente dispensée par Patek Philippe à Genève. Nous nous appliquons à garder en stock toutes les pièces d’origine des mouvements et des boîtiers et conservons également les outils et les machines utilisés pour leur fabrication. Toute montre de plus de 30 ans est envoyée à Genève afin d’être confiée à un spécialiste. C’est aussi le cas pour les Grandes Complications.
A gauche une photo pleine page du chronographe Patek Philippe (1942) restauré, Réf. 130, Calibre 13″’30.
9 janvier 2011 à 9h22 #420001560171Invité
MembreJe ne sais pas si on est dans le sujet, mais il y a les « ETA compatibles » : je pense aux Sellita (le SW 200 est le clone du 2824-2 si je ne dis pas de bêtises).
Je trouve à la fois ça très réconfortant pour l’avenir (la garantie de trouver des pièces détachées et de faire maintenir sa montre sur le long terme) et aussi une sacrée reconnaissance : on ne copie que ce qui est bien (historiquement ça a toujours été vrai dans tous les domaines techniques).
Par ailleurs – mais ça a certainement déjà été mentionné à propos de la politique du Swatch Group – c’est aussi une sorte de garantie « anti monopole », ceci sans aucune critique du SG de ma part…
2 mai 2011 à 21h46 #420001560172nicoclan31
MembreJe pense que ceux qui achètent des montres a plus DE 50000€ ne doivent pour certains pas se poser la question du SAV, et quand leur montre ne fonctionnera plus ils en accepteront une autre
Pour des montres très techniques comme Ricard Mile par exemple, il ne faut pas exclure que cette marque disparaisse avec les modes qui changent
Qui pourra alors les réparer et trouver les pièces?????3 mai 2011 à 2h39 #420001560173-Slayer-
MembreRoh ce déterrage des affres de l’enfer…
Pour RM, il ne vend pas des montres mais un prix (c’est bien pensé d’ailleurs, à 10k personne ne voudrait de ses trucs), ça renvoie à une certaine clientèle qui n’est pas, hors exception, faite de passionnés d’horlogerie, ils n’ont pas ce genre de considération sur la durée de vie de leur pièce autant d’un point de vue horloger que financier.
3 mai 2011 à 3h14 #420001560174Xav8471
Membre- nicoclan31 a écrit:
- Je pense que ceux qui achètent des montres a plus DE 50000€ ne doivent pour certains pas se poser la question du SAV, et quand leur montre ne fonctionnera plus ils en accepteront une autre
Pour des montres très techniques comme Ricard Mile par exemple, il ne faut pas exclure que cette marque disparaisse avec les modes qui changent
Qui pourra alors les réparer et trouver les pièces?????
Jolie déterrage !
Ricard Mile


4 décembre 2011 à 8h12 #420001560153ZEN
MembreCes trois dernières années ont vu apparaître une multitude de nouveaux mouvements dont la plupart font appel à des rouages faits par Swatch Group mais qui sont autant de créations plus ou moins durables et surtout dont le SAV posera forcément problème d’ici quelques années.
Quelles garanties de pérennité ? Quelle fiabilité dans le temps ? Quelle politique de la marque pour tenir ces fabrications à long terme ?
Ce sont autant de questions qu’il faut se poser . Une marque comme Omega est encore aujourd’hui capable de fournir des pièces de SAV sur des calibres des années 50… Swatch group devrait pouvoir assurer le SAV de ses mouvements pendant un siècle, Rolex offre des garanties écrites dans le temps et mieux les dépasse. En outre, les grandes manufactures historiques ont des décennies de recul sur la fabrication, le SAV, la continuité … Mais quid des manufactures ou pseudo manufactures d’aujourd’hui qui ont un calibre et une marque à la surface financière squelettique ?
Autant une maison comme Breitling peut inspirer confiance en créant un calibre autant d’autres avec des montres à 7, 10 15 ou 20 K-euros n’offrent aucune vraie garantie autre que celle inscrite sur un papier …
Comment vivez-vous cette incertitude ? Vous a-t-elle déjà fait renoncer à des achats ?
__________________________________
Contraria contrariis curantur. (Les contraires se guérissent par les contraires).4 décembre 2011 à 8h12 #410000078273ZEN
MembreHello,
J’ai trouvé ce post et cette discussion intéressants : c’est sans doute une question que ne se pose pas tant de monde que cela, sinon les marques qui fabriquent des mouvements spécifiques et qui ont moins de 10 ans d’existence n’auraient pas tant de clients que cela.Cela pose aussi la question de la culture horlogère des acheteurs des montres à un prix de vente supérieur à 20K€ (je prends ce seuil, car il me semble qu’à partir de ce seuil on commence à trouver des calibres spécifiques dans des marques d’existence récente) :
_ Combien parmi ces acheteurs achetaient des montres de luxe il y a 10 ans ?
_ Ces acheteurs connaissaient-ils Patek Philippe ou Audemars Piguet il y a 10 ans ? Connaissent-ils bien le monde de l’horlogerie et ses mouvements ?
_ Est-ce un effet de mode, continueront-ils à acheter des montres aussi chères dans 5 ou 10 ans ?- Bouss a écrit:
- Au risque peut être de m’éloigner un peu du sujet, on pourrait aussi se poser la question de la longévité et du SAV de certaines marques comme Richard Mille par exemple. La fiabilité de leur mouvement high tech. Ces montres très esthétiques, très techniques sont elles réparables
Pour être plus concret : changement de la pièce défaillante ou changement complet du calibre ? Ont-ils du stock pour pérenniser leur SAV ?
Je ne cible pas spécialement Richard Mille, j’aurais pu prendre Urwerk ou Greubel.
On pourrait ajouter aussi F Muller et De Bethune, moins R Dubuis puisque la marque est désormais adossée à un grand groupe.
- Bouss a écrit:
- Oui, tu as raison aussi. Mais le mec qui a acheté un tourbillon avec fonction chrono et rattrapante avec un calibre en Kevlar, lithium et alu (je prend juste un exemple simple
) qu’il a payé 85 000 euros et qu’il se retrouve avec son joujou sur les bras, non réparable, parce que le SAV a disparu (en même temps il ne doit pas avoir qu’une montre
), ça le fait moyen.
C’est une question légitime, mais finalement quelqu’un qui a acheté une Romain Jérôme à 15K€ sur mouvement ETA et qui cassera son verre saphir ou perdra une aiguille dans 10 ans se retrouvera peut-être dans la même situation, pièce introuvable, alors que ce n’est pas un mouvement spécifique.
4 décembre 2011 à 8h39 #420001560154Wis
MembreAimez l’horlogerie, c’est aussi soutenir des marques ou des calibres plus récents, dont la tenue dans le temps est inconnue. Cette incertitude permet aussi de mesurer le désir vis-à-vis de la montre.
4 décembre 2011 à 8h47 #420001560155proto*bruno
MembreLe mouvement ETA 2824-2 pour ne citer que lui est certes très fiable,connu de tous les horlogers et le SAV est sûrement excellent mais il équipe la moitié des montres automatiques trois aiguilles d’entrée de gamme,j’aime la diversité,alors tant mieux si de nouveaux mouvements font leur apparition sur le marché,les meilleurs resteront.
4 décembre 2011 à 8h52 #420001560156olivier2412
MembreLa question mérite en effet d’être posée, par contre je n’ai pas tout compris
pour les 7,10,15 et 20 euros ….4 décembre 2011 à 9h16 #420001560157Zorba06
Membre2 questions en une même si elle sont liées:
– pérennité de la marque
– pérennité du calibre
AMHA, les seules questions à se poser sont:
– le ticket d’entrée (le prix de la montre)
– son intérêt dans le temps (va-t-elle durer en terme de « mode »/ j’ai cherché mieux comme terme mais je n’ai pas trouvé)ensuite ton équation oublie une inconnue: le rachat de la petite marque européenne qui se sera fait une petite place au soleil lorsqu’elle aura des problèmes de trésorerie par une marque
pour s’offrir un ticket d’entrée4 décembre 2011 à 9h17 #420001560158Bouss
MembreAu risque peut être de m’éloigner un peu du sujet, on pourrait aussi se poser la question de la longévité et du SAV de certaines marques comme Richard Mille par exemple. La fiabilité de leur mouvement high tech. Ces montres très esthétiques, très techniques sont elles réparables
Pour être plus concret : changement de la pièce défaillante ou changement complet du calibre ? Ont-ils du stock pour pérenniser leur SAV ?
Je ne cible pas spécialement Richard Mille, j’aurais pu prendre Urwerk ou Greubel.4 décembre 2011 à 9h44 #420001560159laphroaig007
MembreD’un côté c’est une bonne chose, cela prouve aussi une certaine vitalité dans le secteur de l’horlogerie.
D’un autre côté, comme certains calibres ne survivront pas forcément à leurs « géniteurs » tôt ou tard, je pense que c’est un risque pour le futur SAV de ces calibres in-house dans quelques années.
AMHA
4 décembre 2011 à 10h02 #420001560160Bouss
MembreOui, tu as raison aussi. Mais le mec qui a acheté un tourbillon avec fonction chrono et rattrapante avec un calibre en Kevlar, lithium et alu (je prend juste un exemple simple
) qu’il a payé 85 000 euros et qu’il se retrouve avec son joujou sur les bras, non réparable, parce que le SAV a disparu (en même temps il ne doit pas avoir qu’une montre
), ça le fait moyen. -
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