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- Ce sujet contient 31 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
stephane28, le il y a 11 années et 5 mois.
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AuteurMessages
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24 janvier 2015 à 22h52 #420002775829
carlgustav
Membre- willbur a écrit:
- Et quand les goupilles n’existent pas comme sur cette Tissot où c’est le pont de l’ancre qui limite ?
On attaque le pont directement ?
Effectivement, on s’en prend aux parois de limitation . Limage fin, raclage au burin, pour augmenter le jeu, ou au contraire, forgeage à la potence à river , pour réduire . haut de gamme essentiellement, ou piéces très anciennes .
25 janvier 2015 à 0h15 #420002775830carlgustav
MembrePour en revenir à la montre de Bernard : ce bricolage là n’est pas sans évoquer le stackfreed des mouvements du 16eme, qui agissait de la même manière, mais seulement sur une durée limitée, » en haut « .
La fusée a assez vite, élégamment, remplacé ce système, mais l’horloger bidouilleur en cause connaissait peut-être cette antique solution ….
25 janvier 2015 à 10h00 #420002775831Bernard
Membre- 20:100 a écrit:
- Bonsoir…
Un petit commentaire car je suis « quelque peu » étonné par les solutions proposées…
Toute solution qui consiste a créer un défaut n’est pas une solution. (Enfin, selon moi !)
Quand on sait que la base de l’horlogerie est de minimiser les frottements, les freins, paillons, pivots plat, etc me laissent pantois…
Pourquoi pas, tant que l’on y est, laisser un jeu négatif entre l’arbre de barillet et le barillet !!! La c’est sur, ça va freiner !
Les paillons et les freins existent certes sur d’anciens mouvements, mais tout monde travaille a leur surpression.
( La solution la plus spectaculaire et élégante étant a mon sens l’engrenage sans jeu sur les Rolex 4130.)Je reviens aussi sur les chemins perdus qui ne se gèrent pas par le déplacement des palettes de l’ancre mais par l’ouverture ou la
fermeture des goupilles de limitations de l’ancre. (Quand elles existent)
Pour info, il y bien longtemps chez certains fabricants on ajustait l’amplitude par ces palettes de limitations afin d’avoir l’amplitude minimum
afin que le mouvement soit dans les normes. On avait souvent des problèmes d’amplitude trop faibles et on gagnait ainsi facilement 20 a 30°.
Le réglage de ces goupilles de limitations de l’ancre faisait parti du processus de réglage du mouvement en sortie d’usine.
A ce point qu’il existe des outils dédiés.
Le réglage ne commençait que lorsque les amplitudes maxi et mini étaient correctes.V.
Bonjour 20/100
Je reprends ton petit commentaire qui t’ a « quelque-peu étonné » …. car je me sens un peu …. visé …. , et j’espère que tu auras saisi mon très mauvais humour , préconisant comme une solution au phénomène de rebattement , la pose d’un frein sur une ruche de barillet …. . ! ce n’était que l’évocation d’une …. « réparation méritant un souvenir impérissable » constatée il y a …quelques années ….
Il va de soi que , comme tout le monde , j’abonde dans les vérités fondamentales (concernant les frottements) que tu évoques et il est agréable de converser avec tous les « Fammeurs » qui savent ce qu’ échappement signifie …..
Concernant les « chemins perdus » (ou repos) nos avis diffèrent quelque peu cependant .
Pour moi , les goupilles de limitation (calculées à l’origine pour un échappement théorique parfait , ne
devraient jamais ètre , pour reprendre ton expression , ouvertes ou fermées , elles doivent rester
strictement parallèles car , avec les jeux verticaux elles peuvent influencer la marche aux positions
« horizontale-haut / horizontale-bas » …
Et puis , tordre et redresser …. « çà fait désordre » surtout en horlogerie …
Trop ouvertes , il m’est eu arrivé de constater , une fois qu’une corne de l’ancre venait « frotter » sur le plus petit diamètre du double plateau …. Trop fermées il y a d’autres conséquences que je t’apprendrai pas !
Par contre , une très légère modification de la position des palettes d’ancre (dans une limite bien définie) est prévue ….
Enfin , tu parles de l’engrenages sans jeu sur les Rolex 4130 …. C’est de l’inconnu pour moi …et l’aimerais en savoir plus .
En évoquant Rolex mon dernier ouvrier , vient de finir sa carrière …..précisément chez Rolex …
Pour terminer , qq images de ces foutus échappements … navré pour leur qualité !
Bien cordiales salutations , à toi et à tous !
bm



26 janvier 2015 à 12h21 #42000277583220:100
MembreBonjour tout le monde !!!
Concernant les goupilles de limitations, je confirme, dans un monde parfait on ne doit pas y toucher.
Mais a une époque, la manipulation était prévue et préconisé par les manufactures et comme je le disais, il y a même des outils prévus pour cela.
Certaines manufactures préconisaient donc vivement d’intervenir sur les goupilles de limitation de l’ancre plutôt que sur les palettes de l’ancre avec l’argument, -auquel j’adhère- que l’ achevage ayant été fait en usine par des horlogers qui ne font que ça toute la journée, il serait prétentieux pour un horloger de SAV de prétendre faire mieux. D’autant que si la montre a fonctionné des années avec la même ancre et roue d’échappement, il est assez improbable que le problème vienne de la.
L’ achevage ne devrait donc être modifié que si l’un des composants a été changé.Mais revenons a notre rebat…
Je vais généraliser, mais le principe est un peu le même chez tout le monde.
Avant le réglage, les horlogers sont sensés effectuer des mesures d’amplitude et de delta (écart de marche entre les positions) avec différents niveaux d’ armage afin de respecter les préconisations du fabricant.
Des valeurs incorrectes mettent souvent en évidence des problèmes incompatibles avec un réglage de bonne qualité.
Parmi ces valeurs, il y a une amplitude minimum, souvent après 24h de marche.
Et c’est ici que se situe le problème des freins, huiles épaisses, pivots plats et que sais-je encore…
Ces « solutions », si elle résolvent la question du rebat mettent souvent le mouvement hors tolérances au niveau du delta et de l’amplitude après 24h et rendent le réglage relativement aléatoire.
On se retrouve alors avec de nouveaux problèmes: Delta trop important ou amplitude trop basse.Pour Bernard, cher collègue,
Afin d’éviter le phénomène de rebond de l’aiguille compteur de seconde au centre, le 4130 de Rolex était équipé d’un classique paillon frein.
Lors des révisions, les plus anciennes version sont mise a jour avec une roue de seconde et une roue compteur de seconde au centre sans jeu.
Le paillon frein devenu inutile est alors supprimé.
Le principe est simple mais la fabrication extraordinaire.
Les dents de ces rouages sont évidées en leurs centres et les cotés de la dent ne se rejoignent pas a leurs sommets. Nous avons donc des demies dents
souples dont les deux cotés sont appuis quand la dent engraine dans le pignon…
Il doit y avoir d’autres images sur FAM, mais c’est le principe…
Un modérateur a cette image en avatar…V.
26 janvier 2015 à 13h51 #420002775833Bernard
MembreBien le bonjour 20:100 …. et à tous … aussi …!
Merci infiniment !
Je ne m’attendais pas à une réponse aussi précise et rigoureuse , probablement le reflet de son auteur …
,
concernant la limitation du »rebond » dans certains calibres Rolex….
Comme tu le dis , l’idée est simple voire lumineuse ! , mais il fallait y penser d’une part et le réaliser ensuite …
Décidément , le vieux dicton « on n’a jamais fini d’apprendre » s’est encore justifié ici ….
Je n’avais jamais entendu parler de cette solution …. bien qu’elle ne me serve jamais plus ,
« apprendre » me permet de rester …. oh , très peu dans le bain !
Sur ce sujet , merci encore pour tes images plus qu’explicites que , je suis certain , beaucoup d’autres vont apprécier !!
Pour terminer , je reviens sur le sujet des goupilles de limitation …. , comme tout le monde , il m’est assez souvent arrivé , avec un peu de regret de les retoucher aussi… mais , une fois , sur l’ancre en acier d’une jolie pièce , en ayant la possibilité , j’ai réussi à faire une infinitésimale retouche , en agissant à l’aide d’une lime aux échappements , des deux cotés de la queue de l’ancre , au niveau des goupilles … cela a été suffisant …. on rencontre parfois des cas particuliers …
J’ai vraiment apprécié tes interventions
Très cordiales salutations,
bernard26 janvier 2015 à 15h39 #42000277583420:100
Membre26 janvier 2015 à 17h28 #420002775835isosta
Membresujet très intéressant !
je reste dans l’ombre et j’apprends mais n’en perd pas une goutte …d’huile synthélub…
et puis en plus si ça continue on va les marier (ou au moins les pacser) Bernard et 21:100…
Isosta
26 janvier 2015 à 17h33 #420002775836Bernard
MembreMais « y » foutrait de notre gueule …..
Attends tu ne perds rien pour attendre
26 janvier 2015 à 17h48 #42000277583720:100
Membre
J’ai pris du grade !!!!
21 maintenant !!!
V.
26 janvier 2015 à 17h59 #420002775838Milou
Membre- isosta a écrit:
- sujet très intéressant !
je reste dans l’ombre et j’apprends mais n’en perd pas une goutte …d’huile synthélub…
et puis en plus si ça continue on va les marier (ou au moins les pacser) Bernard et 21:100…
Isosta
26 janvier 2015 à 18h27 #420002775839willbur
MembreEffectivement, intéressant et belle réalisation que cette roue.
Les frottements sont peut-être même inférieurs comparé au frein classique.
18 mai 2015 à 9h27 #420002775840stephane28
MembreIl m’arrive un souci sur une Seiko avec un mouvement 6619, sans remontage par la couronne.
On me la passe juste pour la régler et resserrer la chaussée. Comme elle était ouverte, j’ai remonté le barillet de quelques tours simplement au tournevis, directement sur la vis de rochet. J’obtiens alors de bonnes valeurs ( 300° d’amplitude, point mort à 0, tout va bien). Je ferme la montre et je la porte. Et là, quelques heures plus tard, le chronocomparateur me montre 340° d’amplitude et la montre qui rebat quelques secondes quand je la pose sur le chrono, puis qui se calme pour revenir vers les 320°, et redescendre aux 310°. Tout cela à plat bien sûr.Ma seule solution, pour l’instant, a été de la laisser s’arrêter complètement, et de la porter directement, sans faire de mouvement pour l’agiter et la remonter. Le chronocomparo m’a donné 265° très rapidement, puis en fin de journée, autour de 305°. Heureusement que la nuit est là pour faire redescendre l’amplitude…
18 mai 2015 à 9h51 #420002775841Milou
Membre- stephane28 a écrit:
- Il m’arrive un souci sur une Seiko avec un mouvement 6619, sans remontage par la couronne.
On me la passe juste pour la régler et resserrer la chaussée. Comme elle était ouverte, j’ai remonté le barillet de quelques tours simplement au tournevis, directement sur la vis de rochet. J’obtiens alors de bonnes valeurs ( 300° d’amplitude, point mort à 0, tout va bien). Je ferme la montre et je la porte. Et là, quelques heures plus tard, le chronocomparateur me montre 340° d’amplitude et la montre qui rebat quelques secondes quand je la pose sur le chrono, puis qui se calme pour revenir vers les 320°, et redescendre aux 310°. Tout cela à plat bien sûr.Ma seule solution, pour l’instant, a été de la laisser s’arrêter complètement, et de la porter directement, sans faire de mouvement pour l’agiter et la remonter. Le chronocomparo m’a donné 265° très rapidement, puis en fin de journée, autour de 305°. Heureusement que la nuit est là pour faire redescendre l’amplitude…
Ce n’est pas un horloger mais un cardiologue qu’il faut au chevet de cette montre
18 mai 2015 à 17h14 #420002775842carlgustav
MembreSi elle ne rebat que quelques secondes, le phénomène risque d’être éphèmère, et de ne plus se reproduire .
S’il persiste, faudra aller jeter un oeil à la bride glissante du ressort et à la paroi de barillet : éventuelle absence de graisse spécifique, d’où grippage bride /paroi, interdisant le glissement du ressort lorsque nécessaire .
Et provoquant donc la suramplitude .
18 mai 2015 à 20h38 #420002775843stephane28
MembreMerci Carlgustav. Voici une sérieuse hypothèse de solution, sans aller toucher à l’échappement.
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