montres dames

13 sujets de 1 à 13 (sur un total de 13)
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    Messages
  • #410000160058
    microno
    Membre

    Bonjour,

    J’ai quelques montres mécaniques pour dames, de très petit calibres (les mouvements, pas les dames), que je voudrais réviser.
    Ma question est : que pourrais-je utiliser comme porte mouvement ?

    #420005048670
    Cadrature
    Membre

    Bonjour et bonne année,

    montres dames Img_2205

    Moi j’utilise mon porte mouvement comme ça… C’est suffisant.
    Mais il existe des petits porte-mouvements.

    Bon courage pour ces révisions

    Cadrature

    #420005048671
    Saturne
    Membre

    Chez Bergeon, le porte-mouvement pour calibres « dame » est la ref. 4039 prévu pour des calibres de 9 mm (3 ¾ lignes) à 25 mm (11 lignes) de diamètre.
    On doit trouver l’équivalent sans marque assez facilement.

    Sinon, tu peux acheter un jeu de « viroles » en plastique pour encore moins cher. Mais ça sert juste à poser, sans la fonction « étau » qui maintient le mouvement en place.

    #420005048672
    Torzio
    Membre

    Je n’ai jamais pu me servir de ces « serre-joints ». Lorsque j’ai appris le métier, cela n’existait quasiment pas.
    Je trouve que les viroles d’assemblage sont beaucoup plus adaptées et pratiques.

    Mais c’est un avis personnel. Mais certainement que pour quelqu’un de maladroit, cela doit être mieux.

    Je ne comprends pas non plus comment on peut supporter des « préservatifs » à tous les doigts tout une journée.
    Le toucher a aussi son importance. Lorsque j’ai fait mon entretien de pré apprentissage, mon maître m’a donné un morceau d’acier poli afin que je le manipule pendant la conversation. Lorsque l’entretien fut fini, il m’a tendu une enveloppe et m’a dit : tu mets le morceau d’acier dans l’enveloppe, tu la cachètes et tu signes. Dans une semaine tu reviens, on décachète l’enveloppe. Si le morceau d’acier n’a pas de trace d’oxydation, tu commences ton apprentissage.

    @+
    JC

    #420005048673
    Cadrature
    Membre
    Torzio a écrit:
    Lorsque j’ai fait mon entretien de pré apprentissage, mon maître m’a donné un morceau d’acier poli afin que je le manipule pendant la conversation. Lorsque l’entretien fut fini, il m’a tendu une enveloppe et m’a dit : tu mets le morceau d’acier dans l’enveloppe, tu la cachètes et tu signes. Dans une semaine tu reviens, on décachète l’enveloppe. Si le morceau d’acier n’a pas de trace d’oxydation, tu commences ton apprentissage.

    @+
    JC

    Quelle chance d’avoir mangé votre sandwich saucisson beurre juste avant l’entretien !
    flower

    @+
    Cadrature

    #420005048674
    Torzio
    Membre
    Cadrature a écrit:
    Quelle chance d’avoir mangé votre sandwich saucisson beurre juste avant l’entretien !

    flower

    @+
    Cadrature

    Que nenni, j’avais les mains très propres pour rencontrer mon futur maître d’apprentissage ! Question de politesse. On était très respectueux en ces temps là ! Et puis j’avais 14 ans et mon maître d’apprentissage n’était pas un oiseau tombé du nid !
    Je crois que le bicarbonate de soude est plus efficace que le beurre. Mais à cette époque je ne le savais pas. De nos jours, je crois que ce test n’existe plus, ce serait de la discrimination. Ce doit être pour cela que l’on voit beaucoup de « préservatifs » sur les doigts, dans les vidéos horlogères.

    @+
    JC

    #420005048675
    Xaipe
    Membre

    Intéressant tout cela, je connaissais l’anecdote du morceau d’acier ou de laiton mais je ne sais pas jusque quand cela a perduré. En ayant échangé avec des horlogers de manufacture j’ai tout de même compris que la transpiration acide est encore redoutée.

    En parlant d’apprentissage, qui connaîtrait l’âge moyen auquel l’étudiant achevait sa montre d’école à Cluses ou Besançon avant guerre ?

    _________________

    _________________
    Avez-vous coché toutes les cases ?

    #420005048676
    Saturne
    Membre

    La transpiration acide des mains est en effet un grave handicap pour l’horloger. J’avais un camarade à l’école d’horlogerie qui transformait n’importe quel bout d’acier en bloc de rouille, c’était impressionnant.
    Il n’a pas persévéré dans le métier (je ne dis pas que c’est la raison prépondérante, mais ça a pu jouer).
    Bergeon vendait à cet effet sous la réf. 5098 un « Savon antirouille contre la transpiration », et j’ai souvenir d’avoir lu dans certains ouvrages anciens des recettes pour limiter la transpiration des mains.

    Pour une raison similaire, j’avais lu (j’ignore si c’est une légende) que les ouvriers de chez Lip avaient interdiction formelle de manger des pommes pendant leur pause, de peur que l’acidité de leur haleine ne rouillât les pièces.

    #420005048677
    Torzio
    Membre

    @Xaipe,
    Concernant le « chef d’œuvre » horloger réalisé par les élèves avant guerre, je ne sais pas. Toutefois, après guerre les élèves de certaines écoles assemblaient un régulateur de type ATO. Il y en a au musée de Cluses. Un ami horloger, qui avait été à l’école d’horlogerie parisienne, avait aussi fabriqué le sien.
    Je pense que le musée de Cluses pourrait vous donner des infos à ce sujet.
    Si cela vous intéresse, je peux vous montrer les quelques objets que j’ai réalisé pendant mon apprentissage.

    Le cas révélé par Saturne est aberrant. Il est vrai que près de 40 ans nous séparent ! Plutôt que de faire perdre son temps à cet élève et le traumatiser, ils auraient mieux fait de l’orienter dans d’autres directions, en fonction de ces aptitudes. Mais c’était après l’arrivée du quartz et la dégringolade de l’horlogerie française. On ne pouvait pas recycler les professeurs titulaires, il fallait remplir les classes en attendant qu’ils prennent leur retraite !
    Beaucoup de fruits sont acides. Plutôt que de mettre des « préservatifs » à tous les doigts, ce qui diminue la sensation au touché, empêche à la peau de respirer et on ne sent pas si quelque chose, liquide ou graisse colle au « préservatif ». Encore, que l’on en mette au pouce et à l’index gauche, si l’on est droitier, ça passe encore. Mais à la main droite cela n’a aucun sens, puisque l’on ne saisit pas les pièces à la main ! Mais il a suffit que quelques gugus fassent des vidéos avec des « préservatifs » à tous les doigts, pour faire « pro », pour que cela devienne une évidence. Ils fraient mieux de mettre un masque anti postillons !
    Pour la belle pendulerie, on utilise des gants en coton blanc, qui permettent à la peau de respirer et n’altère pas trop le toucher.
    L’idéal, pour faire de l’horlogerie est d’avoir une bonne vue, une bonne dextérité et un ph de peau neutre et de ne pas transpirer anormalement.

    @+
    JC

    #420005048678
    Cadrature
    Membre

    Bonjour

    J’ignorais ces problèmes de transpiration acide… J’avais bien entendu parler de ce test sur une plaque le laiton et une plaque d’acier. Je croyais que c’était du folklore de professeurs sadiques des écoles d’horlogerie.

    Ça doit bien être pénible de travailler avec des doigtiers. J’en ai acheté pour faire bien un temps sans jamais comprendre à quoi ça pouvait servir. En revanche des tissus de coton ou même des gants blancs de tissu coton pour manipuler un bijou ou une montre finement polie, et éviter de laisser les empruntes, je comprends.

    Pour revenir aux porte-mouvements, une astuce que beaucoup doivent connaitre ici:
    Il est très simple d’utiliser une imprimante 3D pour confectionner différents porte-mouvements ronds ou de forme.

    Cadrature

    #420005048679
    Torzio
    Membre
    Citation :
    Pour revenir aux porte-mouvements, une astuce que beaucoup doivent connaitre ici:
    Il est très simple d’utiliser une imprimante 3D pour confectionner différents porte-mouvements ronds ou de forme.

    Cadrature

    @Cadrature,

    Je me demande si cela vaut bien la peine de les imprimer. On trouve la série de 12 à moins de 10 € !

    montres dames Virole11

    Cela va de la 6 lignes à la 22 lignes. Pour plus gros, si on ne veut pas dépenser beaucoup de sous, il est très facile d’en fabriquer dans des chutes de tuyaux PVC. Il y a un grand choix de diamètres ou de les imprimer en 3D, si on a le matériel et si c’est rentable, sauf à vouloir tuer le temps.

    Il faut mettre le mouvement sur la partie la plus étroite. Il faut que le mouvement dépasse légèrement, pour avoir une bonne préhension. Souvent, sur le Net on voit l’inverse !

    @+
    JC

    #420005048680
    Saturne
    Membre
    Xaipe a écrit:
    En parlant d’apprentissage, qui connaîtrait l’âge moyen auquel l’étudiant achevait sa montre d’école à Cluses ou Besançon avant guerre ?

    Pour Cluses ou Besançon, je n’ai pas l’information sous la main mais ça doit pouvoir se trouver.

    Pour L’école de Paris, L’admission se faisait à partir de « Treize ans révolus » (fin de l’enseignement primaire) et la durée d’étude était de quatre années. La montre école était terminée la dernière année. On peut en déduire que la montre école était achevée par les (bons) élèves vers 16 ou 17 ans.
    Source : « Les écoles professionnelles », Alexis Lemaistre, 1898

    #420005048681
    microno
    Membre

    Merci pour toutes ces réponses !
    En ce qui concerne l’apprentissage de l’horlogerie, mon père est entré chez LIP à 14 ans (en 1944 je crois); il y a fait son apprentissage et a suivi des cours à l’école d’horlogerie de Besançon, puis ensuite des stages dans diverses manufactures suisses …

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