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- Ce sujet contient 38 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
dnanlor, le il y a 7 années et 9 mois.
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29 décembre 2018 à 8h01 #420003763056
De Guerre
MembreJ’ai réparé des montres similaires aux vôtres. C’est une joie quand ils travaillent bien. Tout dans vos images semble correct. Je suis raisonnablement sûr que le numéro 1864 est le numéro de série d’un fabricant.
J’aime ce forum. Merci d’avoir posté vos images.
29 décembre 2018 à 9h14 #420003763057rstl99
MembreMerci bien pour votre commentaire. En effet, le numéro sur le boitier pourrait être un numéro de série quelconque.
J’aime bien ces vieilles montres verge, anglaises et françaises. J’ai lu beaucoup récemment sur les horlogers français (Le Roy, Romilly, Lépine, Berthoud, etc.) donc c’est un plaisir pour moi d’en appartenir une ou deux, et d’en prendre soin.
Voici quelques autres photos de la montre Romilly, incluant la gravure par ouvrier de « 1790 » (soit durant la création ou réparation future de la montre).
Sincères salutations.
–Robert



29 décembre 2018 à 22h40 #420003763058dnanlor
MembreBonjour,
Félicitations, très belle pièce ! La forme des piliers témoigne de la qualité de la réalisation.
On voit qu’il y a effectivement un problème avec la chaîne car le cliquet qui assure le réglage de sa tension n’est plus appliqué entre les dents de la roue à rochet. C’est probablement ce qui a fait que la chaîne n’est plus à sa place, à moins que le ressort soit cassé.
30 décembre 2018 à 1h36 #420003763059rstl99
MembreMerci Dnanlor.
En effet la montre mérite et nécessite un bon nettoyage, démontage, et une restauration sympathique.
Ce sera un bon projet pour moi, qui ai déjà défait et remonté 2-3 montres verge-fusée anglaises. Si je parviens à refaire marcher cette montre Romilly j’en serai très fier.Le balancier semble bon ainsi que les engrenages, donc le problème se situe probablement au barillet et au ressort. Je vais examiner çà avec attention avant de défaire quoi que ce soit, vu que le ressort devrait être sur tension (à moins que brisé) et pas facile à soustraire la tension vu que la chaîne est coincée en dessous.
J’en donnerai des nouvelles dans la nouvelle année.
30 décembre 2018 à 1h53 #420003763060dnanlor
Membre- rstl99 a écrit:
- vu que le ressort devrait être sur tension (à moins que brisé) et pas facile à soustraire la tension vu que la chaîne est coincée en dessous.
Ce renseignement est connu : si le cliquet est écarté de la roue à rochet, comme on le voit sur la photo, le ressort ne peut pas être sous tension. Pour savoir s’il est cassé ou décroché il suffit de tourner d’un demi tour le carré de réglage dans le bon sens, c’est à dire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. En cas de petite résistance élastique, le ressort est bon (ou cassé loin de son attache centrale).
30 décembre 2018 à 6h05 #420003763061rstl99
MembreMerci pour le conseil Dnanlor.
J’ai commencé à démonter la montre et j’incluerai des photos. Peut-être devrais-je mettre celles-ci sur le forum technique?
Jusqu’ici tout a l’air pas mal correct, pas de pivots douteux ou brisés.La chaine est probablement descendue à un moment donné sur la paroi externe du barillet et s’est enroulée à la base de l’arbre. La chaine et ses crochets sont bons, la fusée est bonne, et je vais bientôt ouvrir le barillet et constater l’état du ressort.
J’aime bien démonter (et remonter) ces bonnes vieilles montres verge-fusée. On se sent près des artisans qui ont façonné et mis ensemble toutes ces pièces, et y ont laissé leurs marques de limes et autres instruments. Certaines composantes ont l’air quelque peu « artisanale » lorsqu’on les regarde au microscope. J’assume que si j’examinais l’intérieur d’une montre Pierre Le Roy ou Breguet, je verrais une attention au fin détail plus prononcée.
Bon, à plus tard.30 décembre 2018 à 10h12 #420003763062rstl99
MembreVoici quelques photos du rhabillage de ma montre Romilly, que j’ai commencé aujourd’hui. J’aurai probablement quelques questions spécifiques lors de mon inspection des composantes.
Enlèvement du balancier pour commencer:


Les deux platines séparées


Autres photos:



30 décembre 2018 à 11h59 #420003763063dnanlor
MembreBravo ! très belles images !
30 décembre 2018 à 13h35 #420003763064franck272
MembreBonjour rstl99,
il y a un poinçon aussi sur le pendant, si on peux avoir une petite photo ?
Et il y en aurait bien un autre au dessus du nombre 1864 aussi.
Le poinçon losange pour l’orfèvre/horloger est apparu en 1797, la petite fleur, et bas non c’est pas yoplait
, c’est un poinçon de contremarque utilisé entre 1768 et 1774 pour Paris, cette boite est dite paysanne car la boite en argent est épaisse, ces boites ont été en utilisation de fin du XVIII, jusqu’à 1840 environ, c’est la première que j’en vois une avec un poinçon aussi ancien,
, on en voit surtout d’après 1800 avec ce type de boite. Mais j’en avais déjà vu plusieurs de fin du XVIII, et je supposait qu’il y en avait des plus anciennes…..
Le mouvement coïncide bien avec la boite, et avec le cadran.
Un des pieds de piliers est apparemment ouvert, sinon c’est bien sale, mais aussi habituel sur ces montres,
et tout le reste à l’air en bon état, il manque aussi l’aiguille de rosette, mais ça c’est pas grave.30 décembre 2018 à 15h51 #420003763065rstl99
MembreBonsoir Franck,
Merci beaucoup pour avoir regardé les photos et avoir offert vos observations expertes.
Donc le losange voudrait dire post 1797, la petite fleur 1768-1774. Peut-être qu’un orfèvre aurait fait du travail sur le boitier après quelques années?
Et il y a cette date (?) de « 1790 » gravée sur la platine sous le cadran, peut-être un rhabilleur indiquant une date de réparation?
Bon de savoir que tout semble bien coïncider ensemble.Je ne vois vraiment pas d’autres poinçons à l’intérieur de la boîte. Et il semble en effet y avoir une marque sur le pendant, j’ai pris une photo mais elle n’est pas très révélatrice (la marque, ni la photo). Peut-être vous dira-t-‘elle quelque chose?
J’apprécie aussi votre coup d’oeil expert sur l’état des pièces apparaissant sur les photos.
Y a-t’il un conseil quant à faire un petit nettoyage au spiral?
Et quelles sont les deux petites protubérances sur le dessous de l’anneau du balancier? (deuxième photo du second ensemble)
Merci encore énormément.
–Robert
30 décembre 2018 à 22h43 #420003763066dnanlor
MembreBonjour,
Les 2 petites chevilles placées sous la serge du balancier sont là pour limiter l’amplitude du balancier et éviter le renversement. Parfois il n’y en a qu’une seule. Par la suite cette cheville fut placée perpendiculairement dans l’épaisseur de la serge comme dans les échappements à cylindre.

31 décembre 2018 à 2h52 #420003763067rstl99
MembreMerci Dnanlor pour la belle explication, la terminologie précise (serge du balancier), et pour les images claires. J’étais plus habitué à voir la cheville unique sur la dernière photo, sur les montres verges anglaises que j’ai examiné.
Je n’ai pas examiné la platine mais il doit y avoir quelque chose contre laquelle ces chevilles accotent pour limiter l’amplitude.Pour Franck, j’inclue ces photos des poinçons prises à la lumière du jour en cas qu’elles soient plus révélatrices.
Ainsi se termine l’an 2017, en examinant une montre parisienne du 18ième siècle…
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé ni les amours reviennent
Sous le Pont Mirabeau coule la Seine…Merci à vous deux.
–Robert
31 décembre 2018 à 4h22 #420003763068franck272
MembreBonjour rstl99,
Je possède des objets poinçonnés des XVI, XVII, XVIII, et ils sont souvent recouvert de nombreux poinçons, de différentes époques et de différents pays, en fin de compte, ont re-poinconnait un objet pour contrôler le métal et son titre, mais cela arrivait aussi lorsqu’un objet devait être réparé, mais aussi quand on ne connaissait pas des poinçons plus anciens, dans le même pays.
La petite fleur devrait être accompagnée d’autres poinçons de Paris et de la même période logiquement, mais cette boîte à peut-être été terminée un peu plus tard, ce qui expliquerait ce losange.
Sur le pendant, c’est bien un restant de poinçon, mais illisible, et dans la boite, c’est plutôt une trace d’oxydation au dessus de 1864.
Pour le reste dnanlor, t’as tout expliqué, et pas sûr d’avoir déjà croisé celui de la 2eme photo
, et ton mouvement à une particularité, je trouve, la roue de centre est presque pleine.Sinon pour nettoyer le spiral, Bergeon vend un produit, le « one dip »
Je ne suis pas du tout expert
, juste passionné
31 décembre 2018 à 4h25 #420003763069rstl99
MembreJe suis en train de défaire les composantes diverses sur les platines afin de pouvoir mieux nettoyer celles-ci.
J’arrive à la potence et suis un peu bouche-bée en admirant sa construction au microscope. La potence française sur cette montre me semble pas mal plus sophistiquée que celle que j’ai vu récemment sur une montre anglaise ca. 1820.
J’hésite à démonter cette potence par crainte de ne pouvoir la remonter proprement afin de permettre à la montre de fonctionner convenablement.
J’attache une partie d’un diagramme de Berthoud du livre de Chapiro, et un article (écrit par Romilly lui-même je crois) dans l’encyclopédie Diderot sur les potences horlogères.
Et quelques photos de la potence sur cette montre de Romilly devant mes yeux.Cette montre est une source d’éducation considérable pour moi. On peut lire bien des choses mais rien ne remplace avoir un objet dans nos mains et devant nos yeux pour examiner et admirer, et essayer de comprendre.
–Robert



31 décembre 2018 à 4h38 #420003763070rstl99
MembreVoici une photo de la potence sur cette montre anglaise ca. 1820 dont je faisais mention dans le message précédent. Pas mal plus simple de construction, évidemment. Je me demande si dans ce cas la simplicité du fabriquant anglais était une bonne ou moins bonne chose comparée à la complexité du fabriquant français. Ou simplement une indication de l’évolution de la construction de montres durant les décennies qui séparent ces deux spécimens.

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